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 Que l'enquête commence

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Ikari
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MessageSujet: Re: Que l'enquête commence   Dim 31 Mai - 14:07

Elle s’était changée, avait mis un pyjama pour la nuit alors qu’elle baillait à s’en décrocher les mâchoires. Il devait être minuit, minuit passé d’ailleurs avec plus de précision. La fatigue était là pourtant quelque chose lui disait que cette nuit le sommeil ne serait pas au rendez-vous. Quelque chose se tramait, des ténèbres glissant sur les murs, prêt à happer, à dévorer. C’était l’étrange sensation qu’elle avait en se glissant sous ses draps. Même le lit semblait geler, tout comme la pièce, il faisait frais. Trop frais. Comme si quelque chose planait dans tout le lycée, dans l’aile des jours, dans l’aile des nuits. Yuura n’était tout simplement pas du tout rassurée, quelque chose était génant, quelque chose n’était pas à sa place.
Au final elle n’arrivait pas à dormir, ses yeux ne voulaient pas se fermer. Ce n’était pas possible. Elle se tourna dans son lit, se retourna encore et encore avant de finalement se résoudre à ne pas dormir.
-Alice, tu dors ?
Et sans attendre de réponse, la jeune femme se leva, s’échappant de ses draps, en chemise de nuit, elle regarda un instant son amie puis elle ouvrit la porte. Elle ne pouvait pas rester comme cela. Elle ne pouvait pas ne rien faire et attendre gentiment que cela se passe. Elle devait savoir, trouver, comprendre.
Yuura ne pouvait tout simplement pas dormir, pas avec cette sensation. C’était excitant et cela faisait peur aussi, mélange étrange de deux sensations, de deux sentiments. Elle se sentait comme une tâche dans les ténèbres, une tâche qui avançait à tâtons dans les ténèbres, malgré la lumière dans le couloir alors que parfois certains élèves se retournaient sur cette jeune femme qui marchait en robe de nuit, pieds nues. Mais elle s’en moquait. Son pressentiment augmentait à chaque pas. La peur aussi. Mais l’excitation encore plus. Comme une petite brebis trop curieuse qui se baladait au sein d’une meute de loup.

***

Il avait peur. Le cœur battant à la chamade, les larmes brouillant sa vue alors qu’il avait la voix coupée. Il ne pouvait que le regarder, ne voyant presque rien de l’homme qui se tenait devant lui après qu’il l’eut remis debout. Cela aussi s’était terrifiant. Il se serait presque fait dessus s’il n’était pas passé aux toilettes auparavant. L’aura de l’homme était écrasante, déstabilisante, dangereuse. Il n’était qu’un homme grue, il fuyait le danger, il ne l’aimait pas. Se blesser, se salir était un blasphème déjà. De plus, il se sentait étrange par rapport à cet autre élève, mal à l’aise et pourtant il avait chaud, comme si une bouffée de chaleur avait pris possession de son corps. C’était réellement étrange.
Il était tétanisé, presque incapable de respirer, il sentait qu’il allait se transformer, par la peur, la terreur l’effroi. Il hocha seulement la tête à la question de son persécuteur. Oui il voulait tout de même des cours. Même s’il avait peur, car il ne pouvait pas se permettre de doubler. Il ne voulait pas rester chez les humains, il ne voulait pas rester dans ce monde sale, souillé…
Son souffle se fit plus fort alors qu’il reculait. Il ressentait le besoin de se nettoyer les plumes, il ressentait le besoin de s’éloigner de cet être à l’aura dérangeante. Mais il devait faire des efforts, pour comprendre ces foutues maths. Il devait le supporter, mais pour l’instant il craqua seulement : il s’extirpa de ses vêtements alors qu’il passait le bec sur ses plumes, répandant la glande pour les rendre lisses et duveteuse. Il avait craqué. Il avait pris sa véritable forme devant lui. Ses vêtements se retrouvaient en plus sur le sol, et cela était dérangeant pour lui de devoir se balader en grue parmi les autres élèves. Parmi les bêtes. Affamées. Féroces. Alors qu’il n’était qu’un être sans défense, ayant un peu de courage mais ne pouvant résister aux autres. Et surtout, la poussière du bâtiment allait le salir. Le salir putain.
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Crayon
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MessageSujet: Re: Que l'enquête commence   Jeu 4 Juin - 0:53

Nerveux et agacé, Jairo se balança d'un pied sur l'autre en soupirant, jetant un coup d'œil au plafond comme pour ce dire qu'il détestait les détecteurs de fumées qui l’empêchait d'en griller une en plein milieu du couloir, outre le fait que c'était formellement interdit. À chaque fois qu'il se sentait mal soit il fumait soit... par pur reflex, le garçon se gratta sans ménagement le dos de sa main qu'il avait entaillée plus tôt, retirant de l'ongle la croute de sang et de sanie formée par la coagulation, ce qui refis couler une goutte de liquide rouge sur sa peau et raviva la petite douleur. Qu'il se sentait mal, confronté à l'autre jeune homme, à ce jeune homme en particulier, et ce qu'il trouvait pour l'instant pire, c'était qu'il n'arrêtait pas d'y penser, ça le perturbait plus une d'habitude. Ou était-ce le fait que son esprit était toujours fatigué, en manque de sommeil et affamé ? Ou tout cela à la fois, pourtant Jairo s'empêcha de redevenir violent, autant physiquement que verbalement, bien qu'il aurait bien besoin de se défouler sur quelque chose ou quelqu'un. Dans le couloir assez mal éclairé, le lycéen restait immobile, venant de croiser les bras en fixant l'autre de ses yeux noirs. Visiblement son "élève" semblait dix fois plus mal-à-l'aise que lui, et si d'habitude les gens en pleine trouille, le wendigo se faisait une joie de leur crier dessus et de les insulter, là il n'en fit rien d'abord parce que le garçon comprenait amplement – c'était rare ça tient – et qu'il s'en empêchait, mais surtout que ça lui éveillait des émotions qu'il n'avait pas souvent. Voire même jamais, en fait. Jairo fronçait les sourcils d'un air franchement énervé cependant, regardant l'autre reculer comme si il était devant un prédateur qui allait le dévorer, mais ayant au moins accepté de suivre les cours. Le lycée aux cheveux noirs ignorait ce qui motivait ce choix, et le pourquoi il persistait à vouloir suivre les cours d'un type qui manifestement venait de lui faire un sale coup, mais il ne le releva pas en se disant que ce n'était pas ses affaires. Des cours de maths donc... et si il s’apprêtait à lui demander quand il voulait commencer, il n'ouvrit pas la bouche quand il commença à voir l'autre changer de forme, modifier son apparence subitement, sans raison. Enfin sans que Jairo y voit une raison particulière... à moins qu'il ne se transforme sous l'effet d'émotions ? Vu comme il avait l'air mort de peur ça ne surprendrait pas le garçon mais ça ne restait que de la supposition. En tout cas il examina de haut en bas le grand oiseau qui se tenait à présent devant lui, bien qu'il savait que les Nuits n'était pas des humains, c'était toujours intéressant et impressionnant d'assister à une transformation, surtout une aussi belle. D'ailleurs il semblait presque fragile, cette grue blanche en plein milieu du couloir. Bon ils n'étaient que tout les deux, mais, ça n'en demeurait pas moins un peu risqué, et d'ailleurs Jairo lui fit comprendre avec son tact habituel, mais il ne s'exprimait pas autrement de toute façon – ce qui posait des questions sur ses qualités de pédagogue d'ailleurs. Le garçon fit quelques pas vers la grue, et l'attrapa par le bec pour l'empêcher de reculer ou de répliquer même, et dit d'une voix étrangement calme pour tenter de ne pas l'effrayer d'avantage.
-"Dis donc t'es pas une lumière toi, c'est pas super malin de te transformer comme ça en plein milieu du couloir ! Surtout qu'y à des humains qui trainent dans les couloirs maintenant."
Il la relâcha rapidement, se disant que ça serai tout de même dommage qu'un corps aussi appétissant soi abimé... Ou peut-être que inconsciemment, la bête venait de marquer ce garçon-grue comme sa proie, et celle de personne d'autre. En tout cas, Jairo réajusta son sac sur l'épaule en jetant un coup d'œil dans le couloir histoire de vérifier si personne n'était présent, enfin, il fallait quand même penser à la première demande. Et puis que dans son sac de cours, il ne devait y avoir que cinq ou six feuilles et un stylo bic qui devait de balader dans le fond.
-"Bon on n'a qu'a aller squatter une salle dans la bibli'. J'vais chercher mes affaires de maths, on se retrouve la-bas. Et tu reprend forme humaine parce que moi j'fais pas cours à un piaf."
Ajouta t-il sur la fin, se disant que de toute façon il avait déjà prévu de sauter tout ses cours aujourd'hui. Tient peut-être que comme ça, ceux du conseil penserons que les humains qu'ils ont engagé pour surveiller la nuit ne sont pas capable de faire ce boulot ? En fait ça l'arrangerais bien d'être sur de ne pas tomber sur des délicieux humains au détour d'un couloir. Si il pouvait les éviter...
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Ikari
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MessageSujet: Re: Que l'enquête commence   Mar 20 Oct - 15:05



Le sommeil, comme une lenteur, un effet monotone s’agrippant à la peau, une douceur possiblement malsaine. Une langueur alléchante, amenant dans un pays de rêve cauchemardesque. Tourbillonnant, s’infiltrant dans l’être adorablement endormie, reposé, apaisé, rendant le monde malsain, faisant réveiller le pauvre d’un terrible cri soudain. Transpirant, haletant, hallucinant, son cerveau ne pouvant plus discerner la réalité du faux. Comme un lapin courant, s’enfuyant, son odeur alléchante, exaltante pour le prédateur riant.
Le sommeil riant, le cauchemar prenant place du rêve. Monde noir qui s’élève, monstre courant, t’attrapant, sous le rire chaleureux de l’insanité. Cloîtré dans la chambre, l’endormie, et celle qui s’était levée avant de repartir se coucher, cloitrer dans le noir, dans l’ombre aux tentacules dévorantes, léchant corps d’une langueur latente, prête à briser chaque rêve dans un souffle de terreur, qui les ferait lever nourrit d’une nouvelle angoisse. Prenant à la gorge, glissant sur les sternums, glissant sur l’échine froide, les faisant trembler, se réfugier dans un lieu de fausse sécurité quand l’ombre arrive. Fausse sécurité chante-t-il, le sang éclatant, giclant, la peinture rougeoyante, hypnotisant, l’ombre tacheté, s’enfuit, chantant, laissant l’autre à ses cris, à ses peurs, à ses angoisses alors qu’il se fait dessus.

Aucune échappatoire, chaque endormie rassuré. Non tout va bien. Ce n’est que du faux. Mais qui décide du vrai et du faux. Le sang est là. La terreur aussi, prenante, angoissante, rampante dans les ténèbres, à peine vu par les caméras des couloirs. Passant entre les jambes des monstres, cherchant une proie. Humain, humain chante-t-il. Parcourant le vieux sol, craquant, sinistre, tremblant sous le poids du cauchemar qui n’a peur de rien. Changeant les rêves d’un monde de sang et de chair putride, de cadavres d’enfants, rendant l’esprit embrouillé, malsain. Changeant les humains pour les voir vomir leurs tripes, hurler leur peur, laisser leurs sécrétions s’étaler sur le tissu.
Nouvelle proie chantonne-t-il, doucement, caressant le visage de l’endormie, le rêve changeant, le sommeil riant. Malsain. Insane.  Le cri résonne, puissant, exaltant, jouissif, le sang coule, le corps traîne. Puis tout disparait, il n’est même pas minuit. Le cauchemar a frappé. Chante-t-il qui du vrai ou du faux. Que dois-je faire encore, demande-t-il les entrailles du mort encore dans la bouche, le regard vide et joueur. Boucherie, boucherie, massacre, massacre chuchote-t-il dans son refrain.
Douce musique, cauchemardesque, délirante. Qui décide du vrai et du faux chantonne-t-il, regardant plongé dans l’ombre la foule devant la chambre. Son sourire tel un million de cafards, de blattes, grouillant sur le corps d’un mort, s’immisçant dans sa bouche et dans chaque orifice. Son regard joueur en demande encore. Jouons, jouons, chantonne-t-il retournant dans son antre.


Elle se releva, alors qu’elle était repartie se coucher, après une bonne heure de recherche où le vide l’avait enlacé, Yuura s’était endormie, d’un sommeil lourd, tordant mais l’étrangeté l’avait saisi, l’avait saisi alors que le grattement à sa porte rendait la petite pièce un effet peu sain. Elle avait attendu un moment, éveillée, en haleine, prête à bondir alors que la poignée de porte tournait, que le petit rond faisait un cercle sur lui-même avant de bloquer grâce au crochet qui fermait la porte. La Jour ne se releva qu’après une dizaine de minutes après que cette étrange action de la porte voulant s’ouvrir se stoppa. Puis, doucement elle se glissa sur le lit de sa camarade et amie, lui secouant doucement l’épaule pour la réveiller, même prête à lui mettre une gifle. L’étrangeté de la situation était tel que c’était la première fois qu’une telle chose arrivait. Peu rassurée Yuura n’expliqua cependant pas son malaise, cachant son appréhension, elle la tira seulement du lit, lui priant cependant de prendre la lame de bois. Puis, sans changer, sans enlever sa chemise de nuit noire, elle sortit cette fois pour de bon de la chambre. Bien décidée à entraîner Alice, bien décidée à ne pas retourner dans la pièce trop rapidement.

Se dirigeant vers le bruit, tenant son amie par la main comme pour se rassurer, elle pencha seulement la tête afin de voir pourquoi une telle foule, quelques paroles resurgirent comme « mon camarade a disparu ! Nous avions perm et il faisait la sieste puis plus rien ! » Ce n’était pas la première, c’était juste plus fréquent.
Soudainement elle sentie une drôle de sensation frôler ses chevilles, mais rien, il n’y avait rien, seulement l’ombre dans le couloir où la lumière était éteinte. Elles n’avaient pas le droit d’être ici, et ceux qui dérogés à la règle disparaissait tout simplement. Mais la curiosité chez Yuura était plus forte que tout, et la bêtise lui avait fait emmener sa meilleure amie.

***

La bibliothèque ? Il lui avait déjà fait un sale coup là-bas et Tsuru avait eu très peur, ainsi ne souhaitait-il pas réellement y retourner dès maintenant. L’Autre devait encore s’y trouver en plus. La grue prie alors de son fin bec le haut du garçon pour le retenir et lui signifier « certainement pas la bibli ». Mais en vérité, à peine avait-il fait ça qu’il l’avait relâché, son instinct lui criant, hurlant danger. Alors il reprit simplement sa forme humaine, à force la nudité ne devait pas déranger les monstres puisqu’ils ne conservaient pas leurs vêtements. Puis, avant que l’autre ne s’en aille véritablement il lui signifia juste un « d’accord » avant de lui-même repartir. De toute manière il était déjà prêt.

Seulement sur le chemin de la bibliothèque, alors que son stress augmentait un peu plus, qu’il commençait à vouloir repartir, ou reprendre sa forme de grue qui le rassurait nettement, il y avait foule. Le S s’approcha, et, après quelques difficultés pour s’imposer, se retrouva nez à nez avec une chambre vide et un autre monstre, qui criait à qui voulait l’entendre que son voisin de chambre s’était volatilisé. La grue resta quelques instants planté devant la chambre, l’impression d’être sali par quelque chose lui collait à la peau de manière désagréable jusqu’à ce qu’il ne parte au bout de quelques minutes comme la plupart des élèves. C’était si fréquent c’est derniers temps, la peur de disparaître agrippait presque tous les élèves comme un tic sur un chien. Pourtant c’était en même temps devenu banal, la première fois ils n’avaient pas eu cours, la deuxième fois aussi puis au bout du cinquième élève s’était déjà devenue une simple banalité. On allait voir, parfois on pleurait un peu puis on retournait en cours.

Quand il eut rejoint la bibliothèque, Tsuru agissait comme un véritable ninja, il ne faisait de nature pas grand bruit, mais là il épiait carrément chaque personne, et il avait repéré l’homme de tout à l’heure, de nouveau plongé dans la lecture qui pourtant semblait lui aussi chercher quelque chose. Ou plutôt quelqu’un.
Près des fenêtres, bien loin de cet élève, Tsuru s’installa, mais encore une fois l’impression de saleté lui revint dessus, et il ne put s’empêcher un vieux tic quand ses doigts commencèrent à gratter la peau blanche presque jusqu’au sang alors qu’il attendait son « professeur ». L’étrange sensation lui enserrant le cœur. Cette nuit était étrange, même l’interdite forêt semblait plus accueillante que l’ombre du lycée.

(je ne me porte pas garant de vos incompréhensions, moi-même avec la musique j'étais pas très saine... Enjoy 8D )
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MessageSujet: Re: Que l'enquête commence   Jeu 22 Oct - 18:03

Il avait enfin réussi à reprendre sa forme humaine, et de ce fait, il s’était même rhabillé, enfin, il était en train de le faire, il était encore pieds nus, sa chemise était encore ouverte, la cravate de l’uniforme perdue quelque part, bref, pas encore présentable. Alors qu’il se battait avec les boutons de sa chemise justement, il sentit comme un frisson lui remonter dans le dos. Comme beaucoup d’élèves nuiteux, Naör avait cet instinct animal qui le prévenait lorsque quelque chose clochait, le sixième sens des bêtes comme disaient les humains. Le sang du serpent avait beau être atténué dans ses lignées, cet instinct, il l’avait toujours.

« Il se passe quelque chose… »

Curiosité, crainte, le sentiment qu’il y avait un problème, il ne savait pas vraiment ce qui le pressa de finir se rhabiller, en tout cas, ce qu’il savait, c’était qu’il était de nouveau sur les nerfs. Voyant ce soudain empressement, l’infirmière qui était sur sa chaise de bureau la tourna vers lui pour lui faire face. Le regard qu’elle avait   était flippant, du moins, c’était l’impression qu’en avait Naör. Mais rapidement elle retourna à son activité en mode ranafout.

« Tu sais, il y a des choses dans lesquels tu ne devrais pas essayer de glisser ton museau. »

A ces mots, le serpent resta un instant interdit. Puis il grommela quelques paroles incompréhensibles et finit de se rhabiller. Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ce maudit piaf ? Il disait toujours des trucs bizarres de toute façon, parfois il avait même un comportement bizarre et plusieurs fois Naör s’était demandé s’il n’y avait pas un problème dans l’existence de l’infirmière. Sortant de l’infirmerie une fois redevenu présentable, quoique la veste n’était pas mise et la cravate absente, le serpent n’avait pas envie de faire de vieux os là-bas pour une fois. Il n’avait pas envie d’aller en cours non plus. En quelque sorte, là, il allait vraiment sécher sans aucune excuse.

***

Ce matin, ou ce soir, ça dépendait comment on le prenait, bref en se levant ou plutôt se préparant, Luyis savait qu’il allait avoir des problèmes aujourd’hui. Effectivement, à cause d’une malheureuse histoire de calculs ratés, il avait ruiné son dernier uniforme propre en reprenant sa véritable forme. Mais si, vous savez, le serpent emplumé, oui oui, celui qui ne tient pas dans les couloirs, oui oui, celui que personne même les nuits pensaient exister réellement pour ne jamais être apparu jusqu’ici, oui oui, le Quetzalcoatl, oui oui, Luyis quoi. Vous voyez que vous savez ! Bref, Il avait dû mettre son uniforme de jour comme on lui avait filé les deux. Sauf que voilà, ça, ça passait pas auprès des profs et voilà comment notre terminal se retrouva emmerder pour la journée, enfin la nuit.

Un de ses potes… comment il s’appelait déjà ? Antonio, un cuèlebre fort sympathique… Lui avait dit qu’une autre personne avait disparu. Fort intéressé comme tout le monde, Luyis allait rejoindre son pote pour jouer aux curieux, quittant le CDI dans lequel il procrastinait depuis une heure lorsqu’il fut interrompue par le documentaliste qui visiblement, était au courant qu’on ne lui avait pas encore donné de châtiment pour son crime vestimentaire. Et c’est ainsi que le serpent à plume se retrouva à devoir porter une pile énorme de livres. Jusqu’à ce qu’il trébucha sur quelque chose qui ne devait pas être là, entre autre un gars près des fenêtres.

Luyis se ramassa en beauté, en arrière en plus, il s’était retourné parce qu’il finissait de parler avec un élève quelconque, les livres tombant avec fracas sur le sol, et quelques-uns sur sa tête.

« ¡Carajo! »

Il se releva assez rapidement, ce n’était pas comme s’il était blessé, il offrit même un sourire gêner à l’autre, après tout, il lui avait marché dessus.

« Siento, je ne t’avais pas vu »

Le tout avec le bon accent s’il vous plaît.
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