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 Le Troisième Dragon III - The Lost Tale

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Loupwolf
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MessageSujet: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 29 Juil - 22:18

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On ne la présente plus... cette magnifique île volante refuge de paix pour dragons et cavaliers, invisible aux yeux d'humains ordinaires. Argeya qui a connu bien des guerres. Après les cicatrices laissés sur sa terre par le réveil d'une ancienne légende un dragon géant du nom de Korangar, ses terres furent menacé par le roi dragon Vassilias aveuglé par son désire cruel de pouvoir. Désormais 20 ans se sont écoulés. 20 ans de tranquillité pour les Dragons et les Hommes vivants sur Argeya... Ou du moins c'est ce que beaucoup pensaient. La vie a parfois un cruelle sens de l'humour...

24 Juillet Argeyien:
 

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Argeya:
 

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Une vieille légende:
 

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L'avancement de l'Histoire:
 

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Ikari
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 29 Juil - 22:29

ENFIN pas trop tôt o/

Sinon, le QI et les statistiques, t'expliquent toujours pas °^°
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 29 Juil - 22:40

Je t'ai dis le QI ce sera au cours du rpg et Statistique je vous expliquerez par mp x3
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Ikari
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 29 Juil - 22:41

Beh, j'aime pas laissé du blanc D:
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 9:54

J'ai pas compris l'histoire des années disparues °^°
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 10:59

Bah en gros, si j'ai bien compris, tout d'un coup tu as pris tant d'année (soit une, soit 10,20 ect soit tu en as tellement pris que t'es devenue poussière XD ) ce qui signifie que tu as "perdu" tes années, car tu as vieilli d'un seul coup sans comprendre (ou alors tu as pris qu'un an et là c'est bénin) et que tu n'as pas pu vivre les années
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 11:29

beh, mes perso vont être tellement vieux D:
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 11:39

lw me dit : "non justement ils ont leurs âges de bases (T2) auquel tu rajoutes 20 ans puis ils peuvent perdre aussi bien 10 ans que 5 que 20 que 30 ou 15 bref c'est à nous de choisir et personne ne ne retrouvera son âge de toute façon"
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 11:43

ça fait vieux quand même D: alexandro a direct 30 ans minimum du coup D:
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 11:45

Mais nan, tu rajoute 20 auquel tu peux enlever un nombre d'année

Je te fais l'exemple avec Zéro même si elle n'est pas touchée :
16+20 = 36, mais avec l'étrange lumière, je peux enlever par exemple 18 années, donc Zéro aura 18 ans °^°
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 11:48

ahain et on peut faire moins que vingt ans? genre faire revenir saï à 11 ce qui fait 26/27?
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 11:57

lw dit qu'on peut
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 11:59

c'est cool ça °^°
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 13:26

Je sais je suis un génie uû vous pensiez quand même pas que j'allais avancer le rp de 20 ans sans prévoir un truc pour garder nos perso' jeune 8D
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 30 Juil - 15:23

Eavel Zéro, Arashi:
 

Valentine Vincent, Némésis:
 


Dernière édition par Ikari le Ven 7 Aoû - 14:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 5 Aoû - 0:18



C’était une nuit fraiche, une nuit où la pluie battait son plein, une nuit où l’orage rugissait, grondait et où les éclairs étaient d’une étrange couleur bleue. Le ciel était parcouru par cette lueur bleutée, zébré par l’électricité. La foudre s’acharnait sur une cavité rocheuse, se moquant de ceux affirmant que la foudre ne tombait jamais deux fois au même endroit. Celle-ci ne pouvait s’empêcher de tomber au centre de cette gigantesque cavité, elle ne pouvait s’empêcher de chuter et de s’éparpiller sur un sol où la vie n’avait nul lieu d’être, un sol nu de végétation, un sol nu de tout. Et tandis que les petits éclairs se répandaient sur cette terre de désolation, la creusant, la tailladant, une étrange lueur rose éclairait l’endroit où une masse blanche se trouvait.  La cavité brillait, scintillait de deux lueurs qui dans la nuit noire propageait une onde étrange comme si deux magie s’affrontaient, s’entremêlaient. Intense, violent, l’orage gronda, hurla et le sol de l’île où se tenait cette cavité trembla si fortement qu’il s’écroula, retenue que par quelques faibles lianes. Tandis qu’au centre du trou une grande forme blanche se mouvait, un cœur ayant vu ses battements ralentir pour se stopper vit en cet instant sa force lui revenir. L’électricité comme attirée par ce battement se rua sur la masse, rentra dans les plaies que le temps avait causées, recherchant le cœur battant, recherchant le souffle de vie.
Soudainement un regard s’ouvrit. Deux perles de sang jetant un regard féroce sur le monde, deux rubis laissant un regard de terreur sur la nuit glaciale. Un souffle chaud et électrique s’échappa d’une gueule inspirant de nouveau la vie, d’une gueule respirant de nouveau l’air de ce monde. Doucement deux ailes frémirent, se ramenèrent contre un flanc blanc devenant sombre. Un monstre se réveillait, une bête sortait d’un sommeil infini. C’était un éveil. L’éveil du dragon.
Autour de cette bête les lueurs bleues dansaient, meurtrissant cette terre plus qu’elle ne l’aurait dû l’être, s’agitant comme mué d’une immense joie, comme si l’électricité elle-même s’éveillait durant cette nuit, s’éveillait à des sentiments. Le regard du monstre se dirigea vers la seconde lueur, des griffes d’ors venant gratter le sol autour de l’origine de la lueur avant qu’il ne relève la tête, se perdant dans l’immensité des cieux nocturnes, se perdant dans une profonde réflexion alors qu’il se mit à rugir, à cracher sa rage dans la pénombre éclairée par deux lumières étranges. Un hurlement si profond qu’il insuffla au monde une soudaine peur, et de nouveau, l’îlot trembla, se détacha, se brisa. La queue blanche à la pointe acérée frappa le sol où la vie n’avait pas le droit d’être, le sol se craquela sous la puissance meurtrière de cette queue. Pourtant, face à toute une violence, face  à toutes les craintes et les peurs, face aux cieux terrorisés, face aux grondements sinistres, face aux lueurs lugubres qui semblaient danser comme des fantômes dans l’ombre, face à toutes les cacophonies, face à l’écho d’un rugissement draconien… Face à tout ceci une douceur naquit. Le dragon s’approcha, posa lentement son museau sur l’origine de la pâle lueur, il retourna ce qui était un corps, un corps aux courbes féminines et humaines, un corps ayant vu son œil arraché et maudit par un lys, un corps ayant sentie son bras se faire enlever. Un corps qu’il connaissait. L’électricité se dirigea vers ce corps inerte, vide, qui pourtant brillait. Un corps où une sombre et maudite magie enlaçait.

Puis ce fut l’enfer. Des lames surgirent du ciel, chutant sur le sol mort, apportant avec elles des minuscules fleurs blanches, des longs cheveux blancs bougèrent, des muscles se contractèrent et un cœur enveloppé de racines se remit à battre. Le sang coula et un lys s’en gorgea alors que la lueur rose s’atténua. C’était le second éveil, un réveille fait dans le sang, dans la chaleur d’une cavité qui aurait dû être gelé, fait dans la peur. L’éveil d’une fleur, l’éveil d’un poison. Les lames disparurent, ne laissant dans leurs sillons que les fleurs que l’électricité embrasa. A ses côtés la bête martelait le sol de sa lourde queue. Les deux corps retrouvant leurs sens, leurs mouvements, retrouvant peu à peu la vie et tout ce qu’elle offrait, retrouvant la morsure du froid, la morsure du chaud. Le dragon étendit ses ailes, tandis que sous eux, le sol, la cavité martyrisée par les lames, par l’électricité et par la tension magique que les deux êtres avaient créé s’éveilla en même temps qu’eux. Un grondement se fit entendre et de nouveau la foudre bleutée frappa avec violence un sol qui se fissura, se craquela et laissa apparaître son sang bouillonnant de feu et de flammes. Ainsi la lave déchira le monde, creusa les roches, fit fondre la terre, giclant à leurs pieds. Le monstre blanc fit exploser son pouvoir, se nettoyant des éclairs qui parcouraient son corps, ceci étant projeté sur le sol, avalé, engloutie par l’infernale lave. Il était comme un dieu, un dieu contrôlant l’électricité. L’électricité était la lueur, elle était son pouvoir, elle était lui tout simplement, parcourant son sang et faisant battre son cœur. Une lame ancestrale, à la garde fleurie, au tranchant stylisé, apparut devant le corps féminin qui l’empoigna. Et, se comprenant d’un unique regard, le dragon laissa cette humaine monter sur son dos alors que ses muscles furent stimulés et qu’il s’élevait d’un battement d’aile violent qui eut pour effet d’envoyer le reste du sol dans la lave. Le nuage de poussière qu’il soulevait se mélangeait à la cendre, à la fumée meurtrière tandis qu’il perçait ce nuage d’un battement d’aile. Son corps s’embrasait d’électricité, recrachait le surplus qu’il avait emmagasiné et il émanait de lui une lueur bleutée alors qu’il grimpait dans les cieux. La caresse du vent était une douce extase alors que ce duo de démon planait vers une petite île près de ce cracheur de feu. Près, de ce volcan s’embrasant, explosant et défiant la pluie de l’orage qui perdait, qui se calmait rapidement, n’ayant même pas pu mouiller le corps de la femme qui avait été protégée par les grandes ailes du dragon.
Le feu dansait avec les restes de l’électricité, créant une symphonie sinistre, évoquant le réveil d’un duo qui n’aurait pas dû revoir la lumière. L’enfer se détruisait, se dévorait et rapidement, sous les yeux du monstre et de l’humaine, un pan du volcan s’affaissa, vomissant ses gerbes de lave, laissant même celle-ci tomber telle une cascade de flammes. Puis, bientôt il ne resta plus rien du volcan, il ne resta plus rien de l’îlot qui avait vu la mort se réveiller. Il ne resta plus rien, plus d’indices de leur réveil, plus de piste. Il n’y avait plus qu’un trou tandis que les îles qui avaient tenu cet îlot voyaient leurs ponts et leurs lianes pendre mollement dans le vide, rongés  par la chaleur alors que la lueur de l’aube apportait sur ce désastre une lumière qui signifiait que tout était fini.

Le dragon releva la tête vers sa cavalière, un nom franchit ses crocs et elle lui répondit en retour en l’appelant. Alors il planta son regard dans l’unique œil de cette femme. De sa cavalière. De Zéro. Et, du bout du museau, il détacha le sombre nœud qui tenait sa tenue blanche, il laissa les pans s’écarter, dévoilant une cicatrice qui disparaissait dans une pâle lueur rose, une cicatrice qui signifiait tout. Puis il sentit, la main posée sur sa poitrine, caressant sa propre cicatrice, preuve qu’il était mort, preuve qu’on l’avait tué. Quand enfin il s’écarta, se fut sans un mot qu’il la laissa rattacher ses affaires, se fut sans un mot que tous deux comprirent… Comprirent qu’ils étaient morts. Mais que pourtant, ils étaient là, bien vivant. Les derniers rayons lunaires s’accrochèrent sur les écailles du dragon maintenant vivace d’une haine, d’une rage envers celui qui avait osé lui ôter la vie. D’une colère envers celui qu’il tenait aussi responsable du suicide de sa maîtresse. Il le tuerait, sa passion sanglante mènerait leur tueur tout droit en enfer s’il n’y était pas déjà. Cependant, avant tout cela, il y avait d’autres questions, d’autres choses. Le dragon blanc étendit ses ailes, et dans un hurlement profond, puissant qui résonnant dans l’aube, il célébra leurs résurrections, il célébra le retour. Le retour de la mort. Il célébra leur renaissance alors que la nuit qui avait assisté au chaos se retirait, laissant place à une aube nouvelle pour ce duo. Laissant place au poison de la fleur maudite.

***



Les draps étaient doux, comme de la soie, comme les plumes d’un oiseau, comme la brise chaude dans une journée d’été, comme la douce chaleur d’une mère. Pourtant, alors que ces draps semblaient appeler au sommeil à se glisse sous la couette, celui qui les occupait était déjà réveillé. Une jambe repliée, le bras dessus, le visage tourné vers la très grande fenêtre qui éclairait la salle, des longs cheveux noirs tombant sur les draps et sur son torse nu. Il était réveillé, dans ce lit luxueux, à regarder les premiers rayons du soleil pointer tandis qu’autour de lui se mouvait une masse imposante, grognant, voulant sûrement retourner dans les méandres des rêves, dans un univers onirique.
Pourtant il n’était plus l’heure de dormir, autours de cet être assis dans son lit se tenait une multitude de feuilles, de papiers, de dossiers éparpillés. C’était son travail, ou du moins une partie de son travail, remplir des dossiers, accepter tel ou tel type de vente, tel ou tel contrat… De la fumée s’échappa de sa cigarette quand il tira un coup, juste au moment où une femme rentrait dans la pièce.
-Maître Vincent, vous êtes réveillé à ce que je vois, votre père aimerait avoir les dossiers si cela est possible maître.
D’un simple geste il désigna les dossiers autour de son lit, regardant distraitement cette femme à leur service récupérer chaque feuille alors que dans son dos, cette grande masse faite d’ombre et d’or grognait contre cette pathétique servante qui finalement se dépêcha de partir, alors que deux émeraudes  naissaient dans un coin de pénombre, qu’une queue fendit l’air avant de s’écraser sur le marbre, faisant fuir cette femelle qu’elle ne pouvait supporter.
-Némésis, garde cela pour toi ici.
Un grondement répondit à la voix rauque de Vincent qui s’échappa des draps luxueux, se dirigeant vers cette masse s’étirant avant de presque sauter sur le jeune homme pour frotter sa tête reptilienne contre ce torse avant de s’enrouler autour de lui sans le laisser de temps pour se rhabiller. Cependant il avait l’habitude, elle s’enroulait toujours comme cela, ne lui laissant qu’une dizaine de pas de diamètre. Quand enfin, après quelques câlineries, elle le relâchera Vincent pu retrouver ses habits habituels, sortir de cette grande salle qui lui servait de chambre, tellement grande qu’elle pouvait abriter quelques dragons. Mais après tout, ce fut pour abriter Némésis que sa chambre avait été réaménagée.

Quand enfin l’héritier de la famille Valentine sortit de sa chambre il fut accueilli comme chaque matin par ses frères, par les servantes, par toute la famille en somme. Pourtant Vincent ne leur rendait qu’à peine leurs salutations, il partait tout simplement de ce manoir, comme bien souvent par ailleurs puisque de toute manière, s’ils avaient besoins de lui ils n’avaient qu’à l’appeler. Une fois sortit du manoir il ne lui manquait plus qu’à traversait le jardin pour sortir de la propriété. Et tandis que cet enfant du crime avançait en ignorant les nombreuses salutations, il volait au-dessus de lui une dragonne qui le cachait de sa grande ombre. Némésis. Vincent savait qu’elle n’allait pas le prendre sur son dos, toujours aussi sauvage qu’au premier jour, plus indomptable qu’un dragon sauvage, elle restait juste au-dessus de lui, ou prêt de lui, mais jamais elle n’acceptait qu’il ne grimpe sur son dos pour de courte distante. Puis, comme cela son cavalier ne devenait pas comme l’un de ces gros hommes qu’elle avait déjà vu quelques fois volant sur de pauvres dragons. Cette dragonne trouvait sa race devenue bien ramolli avec des cavaliers, c’était comme s’ils se soumettaient à une race inférieur, les dragons étaient devenus à son goût trop « animaux de compagnie ».

Ce fut sur ses pensées  que cette dragonne aux fines ailes sortit avec son cavalier sur le sol, ils se dirigeaient vers la ville, comme souvent d’ailleurs, soit pour faire le sale boulot, soit juste pour tromper l’ennui. En effet, Vincent tout comme Némésis se foutait pas mal de savoir pourquoi ils avaient rajeunie, cela leur était bien égal au final, elle en tant que dragonne était encore dans ses jeunes années et lui n’avait perdu que neuf ans, ce n’était pas grand-chose, il n’avait pas tant perdu, neuf ans ou non, sa vie revenait au même, c’était comme cela. Alors ce duo chef de la pègre se moquait pas mal de savoir pourquoi, il n’y avait pas eu de véritable dégât après tout dans leur famille, cependant certains membres des familles adverses avaient eu quelques dégâts à leur plus grand bonheur, mais certains acheteurs avaient eux aussi subit cet étrange changement d’âge, du coup la balance s’équilibrait partout. C’était plutôt dommage.
Cependant Vincent n’allait pas en ville pour les parties « ennemies », il voulait simplement sortir de ce monde dangereux, de ce monde où le crime était quotidien, de ce monde où les gens soit le fuyaient soit essayaient de le tuer ou encore de l’acheter. Fils de riche n’était pas toujours facile au final, notamment quand toutes les responsabilités lui tombaient dessus. D’ailleurs, il était même plutôt heureux au final de pouvoir faire ce qu’il voulait, sinon il aurait sûrement péter les plombs depuis longtemps, tout envoyer valser à cause de la rage est la colère.

Quand ils furent arrivés en périphérie de la ville sur l’une des grandes îles d’Argeya, Némésis décida enfin de se poser pour marcher à ses côtés, d’un pas élégant tout en restant puissant, comme la marche d’un félin. Pour aujourd’hui ils n’avaient pas grand-chose à faire, c’était comme une journée de repos cependant dans la mafia il n’y avait jamais de repos, il fallait toujours faire attention aux alentours, ne jamais baisser sa garde. Que ce soit avec les autres familles que les soldats d’Argeya, puisqu’il fallait l’avouer, la mafia restait illégal et Vincent comme toute sa famille et les autres familles était recherché pour les ventes, les crimes et autres. Par conséquent Vincent et Némésis devaient se méfier, même si généralement les soldats n’essayaient pas de les arrêter à leur demeure, tout simplement car c’était courir au suicide, mais en cet instant il était tout simplement seul, sans ses frères qui l’escortaient parfois, sans sa garde qui le suivait aussi, il était plus vulnérable mais pas complétement démunie pourtant. Vincent avait confiance en ses capacités, c’était comme cela et pas autrement, il savait se battre, avait survécu à de nombreuses attaques, alors si un cavalier se pointait et essayerait de l’arrêter car il avait vu sa tête sur quelques affiches ou il ne savait quoi, il n’allait pas se laisser faire ni se faire chopper comme cela. Franchement.

Il laissa ses cheveux cacher l’un de ses yeux sang alors qu’il s’avançait, parfois sur son chemin quelques personnes le reconnaissaient et s’écartaient, qui voulait se mettre à dos la mafia notamment quand cette mafia portait le nom de Valentine et que son étendard était un dracoliche. De plus, qui était assez fou pour s’en prendre à un cavalier dont le dragon marchait à ses côtés ? Qui était assez fou pour défier un fils de la mafia ? Pour défier une dragonne presque entièrement sauvage ?
Ainsi Vincent restait sur ses gardes, tout en sachant très bien qu’il était peu probable qu’on ne l’attaque. Il remit son manteau un peu mieux sur son menton et sa bouche avant de continuer son chemin, la dragonne de ténèbres et d’or à ses côtés, laissant derrière elle quelques grains de sable.
Qu’allaient-ils bien faire aujourd’hui ?
Que pouvaient-ils bien faire ?
A force, Vincent avait fait beaucoup de chose, si bien qu’il était à court d’idée. Leurs pas les menèrent à une grande place, une place où les pavés brillaient à cause de l’eau qui dégoulinait encore parfois des tuiles. L’orage de la nuit était passé et déjà les rayons tièdes chassaient la fraicheur restante de la nuit passée, chassaient les traces d’eau sur le monde.
Son regard de sang coula sur le milieu de la place, il se souvenait quand il avait une quinzaine d’année, il y a plus de vingt ans, quand sur cette place se tenait les exécutions des chevaliers d’Argeya. Il ne pouvait dire que c’était le bon temps, qu’il avait été heureux de voir ceux qui avaient exécuté les membres de sa Famille se faire exécuter à leur tour. Alors Vincent resta planté là, sur le centre de cette place, sa dragonne ayant rejoint les toits pour le confort, tandis que lui était entouré par quelques personnes marchant pour se rendre au travail, et déjà les boutiques commençaient à s’ouvrir, le vrombissement des véhicules à se faire entendre. La nuit n’avait bel et bien plus sa place, la matinée s’était depuis un bon moment levée, apportant avec elle la vie, et en vingt ans, Vincent regardait toutes les personnes qui semblaient avoir oublié tout ce qu’il s’était passé et qui se concentrait maintenant sur cet étrange phénomène avec le temps.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 12 Aoû - 1:26

Pour une fois, la rue avait une odeur qu'il réussissait à apprécier, celle que dégageait la terre après la pluie. C'était surtout cette impression de fraicheur, de renouveau comme si l'eau tombante avait lavé le béton des saletés toujours présentes et surtout, de ces résidus de fumée noire et étouffante que crachait en permanence ces machines bruyantes. À chaque fois qu'il entendait le vrombissement d'un moteur, il s'en trouvait mal-à-l'aise, ne sachant même pas à quoi pouvait bien ressembler exactement ces choses de métal dont la plupart des citadins se servaient pour se déplacer, pourtant il avait bien dû s'y habituer. Tout comme il avait dû s'habituer au fait de devoir se remettre à côtoyer d'autres humains... bien qu'au fond il n'en n'était plus complétement un. Mais question survie, il fallait s'adapter ou y passer.
Saber était assit au sol, sur le bitume humide après l'orage, le dos appuyé contre le mur d'un bâtiment de briques grisâtres, les bras croisés serrés contre son corps et les jambes repliées, le nez dans son écharpe pour se tenir chaud. Les nuits dehors étaient toujours froides et en plus il avait été surprit par la pluie, réveillé comme si on venait de lui lancer un sceau d'eau glacée en pleine figure... quoique ça lui était déjà arrivé, parce que personne n'apprécie trouver un mendiant dormir sur les escalier devant sa porte d'entrée. Même si il n'avait dormi qu'en pointillés, le garçon n'était pas spécialement fatigué, pas plus que d'habitude, et attendait que la ville commence à se réveiller. La rue ou il était ne payait pas de mine, c'était l'une de ses endroit comme les autres dans les villes, avec quelques magasins de quartiers dont les rideaux en fer ou les grillages protégeant leur vitrine n'étaient pas encore ouverts. Il n'entendait pas grand chose, les pas des passants ou le bruit des pneus sur le béton était encore absents ou lointain, et il aimait ce moment ou l'environnement semblait tranquille et sécurisé, très différent de la journée ou les bruits étaient constants et les passages nombreux, et le jeune homme avait toujours l'impression d'être dans une immense cage. Même les rares arbres qui délimitaient la route du trottoir poussaient enfermés entre quatre morceaux de bois, et certains attachés, les obligeant à pousser tout droit, comme si même la nature était artificielle. Entendant une porte s'ouvrir non loin de lui, Saber tourna légèrement la tête, les yeux baissés, écoutant si cette personne venait vers lui. Il n'entendit des rires, plusieurs voix qui semblaient embrumés par l'alcool, comme toujours, car il s'était posé depuis le milieu de la nuit juste à coté d'une boite de nuit. Personnellement, il ne comprenait pas pourquoi autant de monde aimait ces endroits, se rassembler au même point pour se coller contre d'autres inconnus, boire de la mauvaise boisson et se faire assourdir par ces bruits qu'ils osaient appeler musique, car même si lui était à l'extérieur, ces sons lui tapait très vite sur le système et lui donnait parfois un mal de crâne agaçant, sans compter les relents d'alcool et de chaleur qui sortaient à chaque fois que quelqu'un ouvrait la porte... pour fumer en plus de tout ça, bien souvent. Mais il restait assit ici pour la simple raison qu'il avait remarqué que beaucoup plus de personne étaient enclines à lui donner de l'argent. La plupart devait payer leur consommations avec des billets et se retrouver avec de la petite monnaie, et avec leurs sens désinhibés par l'alcool et même l'amusement, au final il arrivait parfois avec de la chance à réunir assez pour s'acheter de quoi survivre. Et en plus et même si c'était un peu sordide, le fait qu'il soit aveugle lui apportait au moins un avantage, ça attisait la compassion des gens. Au fond il s'en fichait d'être prit en pitié, de l'apitoiement, qu'en lui donnant une pièce les gens avaient l'impression d'avoir fait leur bonne action et que ça gonflait un peu leur égo, ou même d'être traité en paria, du moment qu'il ramassait de quoi éviter de mourir de faim. Heureusement très patient, Saber put rester un bon bout de temps assit sur le trottoir, devant répéter un bref merci aux gens conciliant ou bourrés qui lui filait deux trois pièces.
Enfin, jusqu'à que le videur ne finisse par le virer en lui disant de se barrer d'ici avant qu'il appelle les flics parce qu'il ne voulait pas avoir d'ennuis. Sans broncher, l'ancien cavalier reprit son bâton appuyé contre le mur, et se redressa pour s'éloigner, parce que quand il ignorait se genre d'interjection, ça finissait souvent mal. Tout en marchant tranquillement à cause de sa fatigue perpétuelle et au fait qu'il devait doucement bouger son bâton devant lui pour repérer les obstacles, il comptait les pièces dans ses poches en touchant, selon leur forme ou leur taille il ne lui était pas compliqué de savoir combien il avait. Pas besoin de voler aux étalages cette fois... pour ce matin en tout cas. Heureusement car il s'était rendu compte que les réputations allaient vite dans le quartier, cela faisait bientôt deux semaines que Saber était arrivé et déjà, et sans compter le fait qu'il s'était déjà montré violent, certains marchands possédant des étalages de fruits ou de légumes qui donnait sur la rue lui disait de dégager avant même qu'il n'approche de leur magasin. L'heure avait bien avancé et le jeune homme marchait en laissant ses vêtements encore légèrement humides par la pluie sécher au soleil. Attentif au moindre son, il écoutait aussi la conversation de deux personnes avançant devant lui. Encore une histoire de problème temporel ? Il avait souvent entendu parler de ça depuis qu'il était arrivé. Mais au final ça ne lui importait peu. Il bifurqua, et passa sa main sur le mur pour repérer la plaque en fer ou était marqué le nom de la rue, c'était pratique car les lettres étaient en relief. Il continua donc, sachant qu'il allait arriver sur une place souvent très ensoleillée. D'ailleurs il y avait pas mal de passage, et c'était autant de gens susceptible de lui donner un peu de monnaie. En arrivant, il tourna la tête vers le ciel, comme si il regardait les toits, intrigué en sentant une odeur non humaine dans l'air, depuis bien longtemps il savait parfaitement reconnaître une odeur de dragon. Alors qu'il continuait à avancer, il sentit son bâton se cogner contre quelque chose, qu'il identifia comme étant les jambes d'une personne immobile sur la place. Ce qu'il trouva étrange vu selon lui, sur une place les gens passaient, et quand ils décidaient de s’arrêter, c'était pour s'assoir sur un banc ou sur des marches. Mais pas en restant planté comme un plant de tomates en plein milieu.
-"Ah désolé..."
Dit-il rapidement sans y penser, et sachant qu'il ne fallait pas manquer une occasion, il en profita pour essayer de taxer cette personne, se tenant simplement en face d'elle sans esquisser un mouvement.
-"... Aurais-tu quelques pièces à me donner ?"

***

L'air était si froid qu'il se transformait immédiatement en brume vaporeuse à chaque expiration de ses poumons essoufflés, ses jambes engourdies par la fatigue et la fraicheur matinale lui réclamaient une pause depuis déjà un moment, depuis qu'il s'était engagé sur ce chemin qui suivait la crête d'une montagne. La voie à suivre n'était qu'à peine visible, les pierres grises et glacées se confondaient facilement avec l'herbe recouverte d'une couche de givre, mais au moins, il était presque plat et droit, différents des passages perdus dans le brouillard, difficiles entre les grandes pierres et autres rochers accidentés, qu'il avait suivit pour arriver jusqu'au sommet et ainsi pouvoir continuer sa route. La crête de la montagne ou il était, malgré la difficulté pour y parvenir, il ne regrettait pas d'être passé par ici. Il n'y avait aucun arbres, la forêt commençant bien plus bas sur les flancs de la montagne était même très petite, il y avait seulement de l'herbe et des buissons d'épines ressemblant à de la bruyère, cela lui faisait penser aux grandes landes de son pays natal, les plaines de toundra qui semblait pouvoir s'étendre jusqu'à l'horizon. À quelques points souvent à l'ombre, il restait encore de la neige, qu'on appelait avant neige éternelles, ne fondant jamais même sous les rayons du soleil à cause du froid perpétuel qui régnait ici. L'astre de jour d'ailleurs émergeait de derrière une saillie rocheuse à l'horizon, ses rayons allaient sans doute bientôt percer la mer de nuage qui s'étendait entre les montagnes, empêchant au voyageur des hauteurs de voir les vallons. "Mer de nuage", c'est en pensant à cette description bien pensée que le cavalier marchait, en regardant les épaisses brumes qui faisait comme une couche de coton rugueuse et agitée de mouvements, quelques fois battues par les vents, donnant l'impression de vagues lentes qui venait lécher les rochers dépassant de cette mer de brouillard. On n'entendait plus rien, loin des fracas de la nuit que le jour naissant avait chassé, si ce n'était le vent qui sifflait, emportant parfois quelques souffles de poudreuse quand une courte rafale caressait une nappe de neige. Le froid ne le dérangeait pas, il avait vécu avec, il l'appréciait même. Il marchait depuis tôt, dès que les premières lueurs de l'aube avait pointées entre les brumes, il s'était levé et avait continué sa route, voulant arriver rapidement à la prochaine ville, car cela faisait plusieurs jours qu'il randonnait ainsi et ses réserves arrivaient à leur terme, il ne fallait pas trainer même si le paysage était magnifique.
Alan s'en trouvait un peu las de marcher d'ailleurs, même si il aimait cela, voyager à pied pour découvrir un peu l'île. Car depuis longtemps il s'était rendu compte que voyager à dos de dragon, il loupait pas mal de chose... et puis surtout que de toute façon, le squelette volant n'accepterai jamais de faire le taxi et au fond, ça ne dérangerait pas le garçon qui préférait explorer au lieu de simplement passer de ville en ville pour trouver du travail. Ça devait faire plus de deux semaines qu'il ne l'avait pas vu celui-la, sans doute était-il en train de vadrouiller ou à errer dans les brumes pendant la nuit. Enfin, en ce moment, le garçon sentait que le dragon dormait, comme souvent, entre l'aube et le début de l'après-midi, vu qu'il vadrouillait ou s'amusait la nuit, au fond d'un lac... sauf que la, ça devait faire plusieurs jours qu'il n'était pas sortit de l'eau et à force, l'eau en surface devait être gelée. Son cavalier ne le dérangerait pas de toute façon, le dracoliche était dans une phase calme alors s'était pas pour le réveiller et qu'il se remette à aller tuer ou combattre inutilement. Se postant sur une pierre, faisant une courte pause, il examina le chemin qui descendait, finissant par se perde dans la brume, traversant la mer de nuage. D'après sa carte, la ville ne devait pas être loin, il arriverait sans doute dans peu de temps, juste à descendre ce chemin accidenté... il avait l'étrange impression que sur l'île, peu de personne voyageaient à pied... sans doute à cause de dragons. Reprenant la route, cette idée disparu quand il croisa un cairn sur le bord. Un cairn, un simple tas de pierre empilés, dont chaque personne qui passait par ici rajoutait un cailloux, preuve de son passage ici. Laisser comme cela une petite marque, Alan haussa les épaules et ramasse un morceau de rocher, qu'il rajouta au tas, suivant la tradition, et au fond il était presque content de savoir qu'il n'était pas le seul à emprunter ses routes, loin d'être les plus faciles mais qui offrait toujours une vue et aussi une impression de liberté. Il commençait à avoir mal aux pieds, même si il avait des chaussures de marche, ces dernières étaient usées depuis le temps. Le jeune homme réajusta sa cape grisâtre sur ses épaules, se préparant à emprunter la descente pour rejoindre la ville. Il y avait toujours quelque chose à faire, un travail à trouver quand on savait chercher et quand on savait quoi faire de ses mains. Depuis qu'il avait reprit conscience, il n'avait pas perdu son temps et savait rapidement apprendre, et puis parfois, il faisait même certains gestes inconsciemment comme si il les avaient répétés pendant longtemps. Alan soupira, inspirant l'air frai quitte à s'en brûler les bronches, lâchant un brouillard qui disparu rapidement dans le vent, s’apprêtant à entamer la descente sur le chemin au dénivelé important et serpentant entre les rochers fissurés qui semblait instable sous le pas.

***

Ce matin, Holly ne se réveilla pas avec le bruit agaçant du réveil, mais à cause du rayon de soleil qui vint inonder son appartement. La matinée était déjà avancée, d'habitude elle se levait tôt, mais quand elle reprit conscience, elle était affalé sur la table de sa cuisine, la tête posée sur ses bras croisées, et la première chose qu'elle entendit, ce fut son fichu réveil qui sonnait à l'étage, et qui devait sonner depuis un bon bout de temps vu que personne n'était la pour l'éteindre... c'était fou comme ces appareils pouvaient se montrer agaçants. Poussant un grand soupir, la jeune femme râla et se redressa lentement, passant ses mains sur son visage, elle avait mal au dos en plus à cause d'avoir dormi sur une chaise en bois. S'étirant, elle resta assise encore quelques temps, le regard fatigué et perdu à travers la fenêtre. Deux semaines déjà... ça lui paraissait durer bien trop longtemps, et même si elle avait cherché à savoir d'où venait ce problème temporelle et ou était passé les personnes disparues, elle n'avait rien trouvé d'utile. Vingt ans de perdu quand même... sans savoir pourquoi, ça l'agaçait. Dehors, la vie avait l'air de continuer tranquillement, bien que ça faisait plusieurs jours que s'était survenu, les journaux relataient encore des témoignages et des histoires de disparition ou, encore plus étrange, des personnes qui revenait comme ça, sans que personne ne sache pourquoi ni comment. Si on enlevait ça, cette journée était plutôt ensoleillé, seules les quelques gouttes sur la vitre encore humide témoignaient de l'orage de cette nuit, la cavalière elle ne l'avait même pas entendu... ou peut être qu'elle ne se souvenait pas l'avoir entendu. Holly fini par se lever de sa chaise, et la première chose quelle fit, ce fut d'aller se prendre une douche chaude pendant longtemps. Vingt ans, après toute ses années elle avait au moins espérer rester en paix, mais il fallait croire que Argeya avait une sorte de malédiction. Laissant l'eau chaude presque brûlante couler, la cavalière regarda la paume de sa main gauche. Son corps avait rajeunit, mais ce n'était pas tout, la cicatrice qu'elle avait sur cette paume, faite à cause d'un faux mouvement il y avait plusieurs années, avait disparue comme si le compteur avait fait marche arrière. Certains en était indifférents, d'autres ça les arrangerait peut être d'avoir perdu des années, elle trouvait ça perturbant.
Une fois habillée, d'un simple jean, chemise et une veste noire, elle ferma son appartement et sortit. La matinée était avancé, et la ville bien réveillée, il y avait de nombreux passages. Ça lui donnait des impressions étranges, maintenant avec le problème temporel, elle réalisait à quel point l'ile s'était développé en vingt ans. Arrivé à ce point, ça lui paraissait être passé tellement vite, s'en était presque paradoxal. Normalement cette après-midi elle avait simplement un rende-vous au centre d'entrainement, mais elle ne savait pas si elle avait vraiment envie d'y aller. Ce matin, Holly alla simplement se promener, passivement, les mains dans les poches, et voulant partir des activités de la ville, elle se dirigea plutôt vers la périphérie, vers les limites quand la ville se finissait. Après avoir prit le tram urbain pendant plusieurs minutes, elle descendit au terminus, allant se poser sur un banc perdu dans une place. De l'autre côté, on voyait une sorte de plaine ponctuée de quelques arbres, et encore plus loin, des montagnes, c'était étrange comme la ville et la nature se côtoyait à quelques minutes de marche. Si la vague de magie était arrivée avant, elle se serai sans doute activée pour trouver le pourquoi du comment de cet événement qui avait modifié le temps, mais pour l'instant, elle essayait surtout de trouver comment faire reverse et faire revenir les personnes disparues, il y avait surement un moyen. Réfléchissant à ça, elle tira une des cigarettes de sa poche, et l'alluma d'un coup de briquet, appuyant son dos sur le banc en croisant les jambes. C'était frustrant de se sentir ainsi à la merci des forces magiques qui vivaient sur l'île et qui avait l'air de pouvoir bouger à tout moment.
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 12 Aoû - 22:59

Il fut réveillé une seconde fois par le son du crépitement du feu en train de s'éteindre et l'herbe mouillée plutôt désagréable contre son dos nu. Elliot se redressa d'un seul coup en se rendant compte que le soleil était maintenant haut dans le ciel. Cette nuit là le cavalier avait été surprit par l'orage... il fallait vraiment qu'il trouve un abris ou gagne de l'argent pour pouvoir se payer au moins un endroit où dormir.
Bien que dormir n'avait pas été son but sur le coup, il s'était abrité de l'orage avec Kurakka -alors qu'il avait semblé qu'ils regrettaient tout deux que les illusions de Kurakka protège et trompe le regard exterieur mais pas des éléments comme la pluie- et dés que les caprices du temps avaient cessés, Elliot s'était alors empressé de chercher à faire un feu... ce qui lui avait prit un moment pour ne serait ce que trouver un endroit assez sec. Et il s'était apparemment endormis en voulant surveiller le feu en cas d'autre averse... enfin il aurait aussi bien put faire une nuit blanche. Chacun de ses muscles lui tiraient comme si il avait combattu la veille contre d'autres cavaliers acharnés. Bref le genre de courbatures dont on se passerait bien au réveil.
Le cavalier se redressa en recupérant son haut et son écharpe qu'il avait au moins put faire sécher, c'était toujours ça. Il enfila son tee-shirt et mis l'écharpe autours de son cou de manière à simplement cacher la cicatrice qui s'y trouvait. La seule qui lui restait. Même ses paumes de mains qui avaient été entaillées par le sabre de son frère n'en avaient plus aucune traces. C'est simplement toutes cicatrices qu'il avait eu avaient disparu... en dehors de celle qui avait causé sa mort. Oh pensée ainsi cela faisait assez sordide. Lui même était bien en peine d'expliquer comment il pouvait être ici... vivant tout simplement.
Elliot s'étira, grimaçant à la douleur de ses épaules raidit, songeant que pourble moment il avait d'autres préoccupations. Le gargouillement soudain de son estomac sembla approuver cette pensée. Il se tourna vers son dragon qui se reposait juste à côté de l'endroit où Elliot s'était endormi :
"Kurakka ! Allez d'bout espèce de marmotte !"
Lança le blond aussi bien à voix haute que mentalement pour réveiller le dragon auroral.
Dragon qui consentit à ouvrir un œil pour finalement se lever, ne manquant tout de mème pas de râler au passage :
"C'est le roi des siestes et des grasses mat' qui me demande de me lever on aura tout vu... et qui me traite de marmotte en plus quelle ironie..
-J'ai rien entendu ! Va plutôt chasser au lieu de râler je suis certain que t'a faim"
Enchaina Elliot en soupira face au grondement de Kurakka, depuis qu'ils s'étaient retrouvés le dragon avait la manie de plus vouloir le quitter des yeux plus de 5 minutes et... a vrai dire cela en devenait véritablement irritant...
"Je ne suis pas un gamin que tu doit garder Kura. Je peut le débrouiller tout seul un moment comme un grand sans qu'il ne m'arrive rien !
-...
-Quoi encore ?
-Je me demandais juste quand est-ce que tu comptait retourner en ville. Voir les autres je veut dire. Tu sais avant... que tu revienne j'ai recommencé à voir un peu Welo bon comme toujours il parle de la dernière jolie dragonne qu'il a vu mais si je disparais du jour au lendemain encore une fois il va finir par se demander ce qui se passe !
-Trouve autre chose. C'est trop complexe cette histoire. Je ne peut pas retrouver mes anciens amis avec un grand sourire en lançant "Salut les gars ! C'est moi Elliot ! Je suis plus mort !" Franchement..."
Kurakka soupira lourdement à la réponse de son cavalier, il se releva en entrouvant légérement son aile droite pour ébouriffer les cheveux du cavalier quand il passa à côté, ne lui laissant pas le temps de protester qu'il lui donna une tape à l'arrière du crâne ignorant le crie plus de réflexe que de douleur d'Elliot en lançant avant de s'envoler :
"Fais ce que tu veut mais pense y franchement. Tu pourra pas indéfiniment rester dans les bois"
Elliot fronça les soucils à cette remarque se frottant l'arrière du crâne en regardant son dragon s'éloigner. Il marquait un point certe mais il ne voyait vraiment pas comment aborder lebsujet de toute manière.
Il réajusta son écharpe et sortit ensuite un hameçon qu'l avait fabriqué en trouvant des tiges métallique d'un vieux grillage abimé, s'aventurant entre les arbres pour chercher un baton qui pourrait faire office de canne en murmurant pour lui même.
"Ce n'est pas tout mais faut vraiment que j'attrape un p'tit déj' moi aussi"

••••••••

"...in.."
Tiens ? Il avait comme l'impression qu'on l'appelait. Il fronça les sourcils en luttant pour ne pas sortir de son sommeil. Qu'on lui foute la paix ! Voilà plus d'une semaine qu'il bossait sur le problème de temps d'Argeya. Il avait tout de même droit à des pauses !
"Rin.."
Oh plus distinctement cette fois-ci. Un soupire franchit les lèvres du brun alors qu'il sentait la douceur du sommeil faire place à la douleur du réveil.
"Rin !"
Il n'aurait décidément pas du s'endormir sur sa chaise, la tête en arrière son cou lui tirait terriblement... oh il en venait presque à regretter la copine la plus récente d'Hotarô -que Rin n'appréciant pas avait fait vite fait partir- qui était masseuse.... Eh ! Qui l'appelait d'abord ? Il avait prit soin de fermer la porte à clé la veille au soir !
Rin lâcha un râlement en faisant descendre ses jambes de sur son bureau, se redressant sur sa chaise en retirant le livre qu'il avait sur le visage -laissant de magnifique traces sur ses lunettes- pour ouvrir les yeux et tâcher de dévisager la personne dans la pièce plongée dans unbnoir presque complet en dehors des lumières des branchements d'ordinateur :
"Aokiji ? Qu'est ce que tu fou là ?
-Eh bien quel accueil ! Je viens simplement récupérer les bouquins que je t'avais passée l'autre jour tu m'a peit les seuls qui peuvent laisser une hypothése sur ce qui s'est passé y a deux deux semaines.
-Comment t'es rentrée d'abord ?"
Questionna Rin en observant la jeune fille se déplacer dans la pièce ignorant d'aboed sa remarque alors qu'elle soupira que "Ce n'est pas une simple serrure qui peut le retenir"
Alors Rin haussa les épaules :
"Bah récupére ce que tu veut... ou ramène les à la bibliothèque d'Argeya. Vraiment il n'y a rien d'intéressant là dedans... qu'est ce que tu fo.."
Le jeune homme ne termina pas sa phrase se levant précipitament quand Aokiji ouvrit une fenêtre, voulant l'arrêter sauf que la tonne de livres par terre faisait un mur assez dissuasif quand on viens de se lever. Alors la cavalière ouvrit les volets laissant la lumière du soleil éclairer le pièce.
Ce qui fit lâcher un gémissement de douleur de la part de Rin qui se recroquevilla sur lui même la tête enfouie dans ses bras :
"P'tain ! Aokiji ! Ça fais plus d'une semaine que je suis dans le noir ! Mes seules sorties c'est la salle de bain et le pas de la porte pour récupérer pizza ou sushi ... mes pauvres yeux..
-Justement un peu de lumière du jour fera du bien encore un peu et tu te transforme en vampire"
Rétorqua Aokiji son éternelle air stoïque sur le visage. Au bout de tout de même un moment, Rin finit par se relever en essuyant d'un revers de main les larmes douloureuses au coin de ses yeux :
"Je déteste quand les gens agisse comme ça"
Il se fit superbement ignorer quand l'autre croisa les bras :
"Pourquoi te tue tu comme ça pour trouver une réponse ? Personne ne t'a demandé de faire des recherches...
-Vrai mais comme je contrôle le temps.. je peut pas m'en empêcher. Je me demande ce que l'armée nous cache encore avec cette tour. Le pique de magie sur Argeya est si haut en ce moment qu'il dérégle certains pouvoir et crée des malaises chez certaines personnes. C'est mauvais. La magie en grande quantité est dangereuse pas que pour les hommes mais pour la faune et la flore..  même pour les dragons. Heureusement qu'il n'y pas eut un pique pareil lors des grandes guerres contre Menrath ou Vassilias ou même lors du réveil du Korangar. Puis bien sur ce retour dans le temps me perturbe, perdre des années ainsi... certains ont disparu. Surement effacés car il ont trop rajeunis et il y a des rumeurs comme quoi des personnes.... mortes reviendraient en pleine forme. Il faut que j'étudie tout ça ...et que tout le monde soit vigilant pour les jours, les semaines et même mois à venir plutôtbque de se réjouir sur le fait d'avoir rajeunis..."
Tout en parlant, Rin avait rallumé les ordinateurs présent sur son grand bureau observant pensivement chaque graphique, tableau ou statistiques auquels Aokiji ne comprennait pas grand chose :
"Je vois... bref j'ai ce qui me faut"
Elle grimpa sur le rebords de la fenêtre saluant rapidement Rin avant de sauter ses... les bouquins de la bibliothèque dans les bras. Alors que Rin observait ses écrans pensif... le pic de magie de redescendait pas et semblait plutôt grimper ces derniers jours... de peu mais cela restait inquiètant.
Il poussa un soupire et retira ses lunettes en remettant en veille les écrans.
Bon il pouvait bien sortir un peu en ville et voler un peu... Hiyori serait sans aucun doute ravie de sortir un peu avec son cavalier.

••••••

"Courage je peut le faire !"
La jeune fille se pencha en avant pour ramasser un objet (non identifié) devant elle sans pour autant se retirer de devant le placard qu'elle s'efforçait de remplir. Elle réussit à atteindre l'objet au sol se retournant à toute vitesse pour le fourrer dans le placard et refermer ce dernier juste derrière avant que le bordel présent à l'intérieur ne menace de lui tomber sur la tête. Les deux mains forçant pour empêcher le placard de s'ouvrir elle se conscentra pour tordre les poignets sans les toucher avec son pouvoir. Une fois fais elle put enfin s'écarter du placard sans qu'il ne menace de s'ouvrir d'un seul coup violemment... elle devrait peut-être y accrocher une pancarte "Attention danger ! Ne surtout pas ouvrir !"non ?
La forgeronne haussa les épaules, plus tard sûrement, et se tourna vers sa forge. Oh malgré tout ce qu'elle avait jettée et four... rangée dans les placards sa forge lui semblaig toujours autant mal rangée.
Elle soupira en resserant le nœud de son tablier. Tout ces efforts lui donnaient chaud malgré un short et unebsimple brassière noire -qu'un seul mec ose la reluquer ou lui faire une réflexion il comprendrait sa douleur- et cela l'agaçait de plus en plus.
"Eh bien quelle motivation ! Je crois ne jamais t'avoir vu ranger ta forge avec autant d'enteain d'ici midi elle devrait être reluisante !"
S'exclama soudainement Feudor qui observait sa cavalière depuis l'arrière de la forge et Tora soupira alors que le dragon repprit :
"Aller je suis certain que tu peut le faire ! Un bon ménage ne peutbpas faire de mal... mais pourquoi s'y concentrer à ce point ?
-J'ai une commande d'un forgeron voisin il doit venir la chercher demain dans la journée... il peut pas voir la forge dans cet état ! Aaah j'avais une semaine pour le faire pourquoi j'ai tout repoussée au lendemain ? Et puis faut que ce soit un minimum accueillant si je veut espérer un apprenti ou une apprentie je veut dire... Je ne sais pas a qui je leguerais cette forge plus tard même sibmaintenant je viens de gagner des années mes convictions n'ont pas changées ! Je doit trouver quelqu'un qui prendra soin de cette endroit quand je ne pourrait plus moi même"
Lança Tora qui se remettait a ranger le diverse chose au sol chacunes à leurs place, enfin ce qui semblait être leurs place elle avait horreur du ménage et était le genre a mieux s'organiser et se retrouver dans le désordre. Elle sentait Feudor être plutôt pensif avant qu'il ne dise :
"Eh bien maintenant tu a bien plus de temps. Ne te casse pas trop la tête non plus sinon tu sera de mauvaise humeur et... tu ne veut pas encore provoquer une bagarre entre forgeron
-Ce n'etait pas moi la dernière fois ! Je te jure ! Ce sont ces espèces de types bourru ! J'ai rien fais de spéciale mais on aurait dit que leur crâne me supplier de les frapper avec mon marteau !
-Aaah ... décidément je crois que je ne m'habituerais jamais au monde des forgerons. Vous vous réunissez chaque mois en sachant pertinement que vous allez vous battre au point de vous retrouvez exclus de trois quart des bars environs. Puis après vous être mutuellement menacez de mort vous vous réconcilliez et vous aidez même pour construires des armes !
-Oh tu exagère ! On est exclu à peine deux ou trois jours ! Les forgerons sont de trop bon clients pojr les bars ! Eh moi j'aime bien cette atmosphère c'est amusant...
-C'est ce que je dis je ne comprendrais jamais"
Conclue Feudor qui en sourit presque d'amusement de toutes ses dents comme les dragons savent si bien le faire, ce qui fit grandement sourire Tora de bien meilleure humeur qui se décida à se remettre au travail.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 13 Aoû - 2:33

Leur regard était encore porté sur cette île détruite, scindée en deux, ne crachant plus que quelques gerbes de lave encore qui tentaient de rester agripper à la paroi rocheuse meurtrie. Parfois quelques étincelles azur claquées dans l’air avant de disparaître, rallumant une braise sur une fleur blanche. Ce n’était que de la destruction, un chaos qui s’apaisait enfin alors que la matinée était maintenant assez bien avancée. Ils n’avaient pas bougé, réfléchissant simplement aux événements de la nuit. Tout ceci était étrange. Pourtant à un moment elle s’était distraite, cela ne l’intéressait pas plus que ça. Pour sa part elle savait d’où elle revenait, de quel enfer, de quel paradis, qu’importe le lieu ou la croyance, elle savait tout simplement comment. Pour lui c’était autre chose, il se questionnait, pourquoi, comment, et bien d’autres connecteurs qui affluaient dans son esprit. Alors, en attendant elle inspecta ses armes, une par une, toutes. Les armes d’hast pour commencer : lances, faux, hallebarde et naginata. Ensuite les couteaux : poignard, stylet, scramasaxe, tanto, kunaï même, kandjar, kirpan. Pour continuer sur les épées : colichemarde, d’ailleurs sa lame sainte s’apparenté aux colichemarde, épées à deux mains, épées bâtardes, fleuret, glaive, et plus surprenant ces cannes faisant office de fourreau pour une épée très fine. Elle passa alors aux haches, puis aux sabres : chachka, cimeterre, le daisho et son katana, ninjato, tachi. Elle regarda aussi toutes ses serpes : faucille, kusari chigiriki. Enfin termina-t-elle par les dagues, simples, Kriss ou Dirk. Ce fut à ce moment-là qu’elle remarqua que l’une des dagues simples ne provenait pas de cette autre dimension, créée par son pouvoir pour servir d’entrepôt aux armes. La dague simple à la garde en cuir marron sombre, au tranchant légèrement vieillit, semblait venir de plus loin. La portant à son nez elle y décela une odeur de renfermé, d’oublié peut-être même, une odeur aussi âcre et de fumée se dégageait de la garde qui avait tout absorbé, la lame montrait ensuite qu’elle n’avait pas dû servir à grand-chose.  D’où provenait-elle ? Zéro ne s’en souvenait tout simplement plus, ce n’était pas dans ses habitudes d’abandonner ses armes, loin de là. Alors pourquoi cette dague n’était-elle pas avec les autres ?

-Z nous devrions partir en ville.
La voix grave et masculine de son compagnon la tira de cette légère torpeur pour réfléchir à ceci, tant pis au final, ils avaient d’autres choses à faire, ils devaient retrouver du travail, refaire sûrement leur nom, redorer leur blason par le sang. Il fallait recommencer à la case départ, comme par le passé. Alors elle se leva, secouant un peu ses cheveux blancs, son récapitulatif de toutes les armes était fait, la vouivre avait raison. Ils devaient aller en ville. Seulement, au lieu de grimper sur son dos l’ancienne mercenaire décida de marcher, Arashi la suivant à côté absolument pas gêné par les difficultés que beaucoup de vouivres avaient au sol. Non, grâce à ses deux grandes pattes il pouvait se tenir debout très simplement, sans poser les griffes par terre.
Au bout de trois-quarts d’heure,  le chemin s’était fait dans un silence le plus totale, à quoi bon parler ? Elle était concentrée sur son but à venir, sur le fait de reprendre une vie de mercenaire et lui ne faisait que penser à une vengeance, à sa résurrection, et à la magie qu’il sentait sur ses écailles glisser doucement. Toute cette magie ne le dérangeait pas, loin de là, c’était comme se baigner dans un lac à la température douce.  Vint un moment où le duo de sang et de terreur qu’ils étaient autrefois passa à côté d’un homme blond, sans y prendre gare Zéro crut reconnaître en lui quelqu’un, pourtant elle ne savait point qui, alors elle le dépassa tandis qu’il se devait aller vers là d’où ils venaient. Pourtant, après quelques pas, l’albinos s’arrêta, tourna légèrement la tête pour le voir de son œil valide. Oui, elle se souvenait.
-Toi. Je te connais.
Sa voix était neutre, calme, ne trahissant aucune expression, aucun sentiment. De toute manière elle ne ressentait rien. Nightray Elliot. L’un des anciens membres et sûrement près de la tête du chef, des rebelles. Elle se souvenait de lui. Elle n’oubliait jamais ses ennemis, ses compagnons d’armes de toute manière, même si elle ne les portait pas en respect elle se souvenait d’eux. Même si elle n’était plus aux ordres de l’ancien roi, qu’elle n’avait aucune raison de se battre et qu’aucune pulsion meurtrière et avide de sang ne battait en ce moment dans ses veines, elle tourna le poignet prête à riposter si lui tentait une attaque. Simple précaution sûrement, elle n’était jamais trop prudente. Arashi aussi rassembla son pouvoir, encore de la précaution. Ils n’étaient pas hostiles, l’un voulait protéger l’autre et l’autre n’était que méfiance. Pourtant au fond Zéro était rassurée de voir au moins une tête qu’elle connaissait, même si elle ne l’oserait jamais, ni à elle ni à personne, cela la soulagée de trouver des repères. Ancien ennemi ou non. Mais là encore, n’étant plus la mercenaire du roi elle ne l’attaquerait pas.
-Tu étais l’un des ferveurs défenseur de ce maudit griffon si je ne m’abuse.
Ils se faisaient encore dos, ni Zéro ni la vouivre ne s’était retournés entièrement, juste la tête pour le regarder. A quoi bon se retourner de toute manière ? Ce n’était pas comme s’ils allaient devenir super amis et aller à la plage avec d’autres compagnons.

***

Il y avait une odeur particulière. Une odeur qui rappelait la sienne, pas entièrement, un mélange de pluie, de boue, de saleté, âcre, amère, un peu de puanteur aussi mais il y avait dans ce mélange peu agréable une odeur de dragon voilé par l’odeur humaine. C’était étrange, particulier. Son regard émeraude glissa sur les gens présents dans la place où se tenait son cavalier. Elle patientait sur les toits attendant que Vincent ne se décide à quitter ce lieu. Parfois son visage s’adoucissait quand elle voyait des enfants joyeux et plein de vie avec qui elle avait envie de jouer. Pourtant elle devait tout de même faire bonne figure en tant que dragonne de l’héritier des Valentine. La dragonne faite d’ombre et de lumière se déplaça, de toits en toits afin de chercher la source de l’odeur. Et ce fut dans des relents d’alcool, de fumée, de sueur qu’elle trouva le détenteur de cette odeur étrange. Pourtant elle ne fit rien, restant sur le toit, l’observant tout simplement. Elle le regarda se lever, puis se prendre son cavalier. Aveugle. Sans mauvais jeu de mot, il ne fallait pas être aveugle pour le remarquer, ce bâton, cette marche lente et parfois hésitante.
-Qu’est-ce qu’il te veut Vince ?
-Il me tape avec son bâton et se heurte à moi pour me demander de l’argent.

C’était du joli tout ceci.

L’héritier de la mafia regarda ce gaillard, ce clochard, ce mendiant, son air stoïque ne trahissait pas son léger agacement à cette petite histoire. Il avait été sorti de ses pensées, et en plus il osait lui demander de l’argent, même aveugle on cherchait du travail, on ne restait pas à mendier, on tentait diverses choses. Du moins c’était l’avis du mafieux, il en avait vu des borgnes, des amputés continué à combattre pour l’honneur de leur Famille.
-Au lui de demander essaye de te chercher du travail.
Calme et grave était la voix de Vincent, il avait dit ça naturellement, sachant très bien que cet homme était aveugle et qu’en plus de cela son apparence dénué de soin ne devait pas l’aider pour chercher du travail mais tout de même.

Puis ce fut la chute. La dragonne étendit ses ailes dorées, s’élança pour atterrir sur la place, calmant les cris et les quelques insultes des passant d’un regard fort qui disait très bien qu’elle faisait ce qu’elle voulait. Elle s’était postée juste derrière le pauvre, le poussant vers son flanc avec sa queue. Qu’avait-elle encore en tête ? Ce fut la question que se posa Vincent avant qu’elle ne l’éclaircisse d’une voix douce et pourtant enjouée et pleine d’entrain.
-Pourquoi ne pas le prendre à l’essai !
Ce n’était pas une question, cela commençait bien.  Elle signifiait clairement le garder comme garde du corps. Merde, entre la garde de la Famille et ses frères Némésis voulait en plus lui rajouter un mendiant trouvé dans la rue ? Non, non il n’était clairement pas d’accord avec cette idée. De plus il n’avait pas du tout confiance, qui lui disait que l’aveugle ne les volerait pas ?
-Non. Je refuse et la famille ne serait de toute manière pas d’accord avec ton idée Némésis.
-Tu n’as pas le choix Vincent Valentine. Prend le à l’essai pour quelques jours au moins, s’il tente quoique ce soit j’en prendrais les responsabilités et je l’abattrais avant qu’il n’ait pu tenter quoique ce soit. Puis, tu sais tout aussi bien que moi qu’un garde aveugle compense souvent avec ses autres sens plus développé que vous, humains.
Qu’il n’aimait pas quand Némésis devenait comme cela, sauvage et redoutable, ils s’affrontèrent du regard quelques instants alors qu’elle avait placé ses antérieurs sur les épaules du mendiant, que les pieds d’un banc commencèrent à devenir sable. Mauvais. C’était mauvais.
-Bien, trois jours. Au moindre faux pas je le tuerais, s’il arrive à tenir trois jours sans rien voler ou essayer de tuer dans la mafia alors je ferais en sorte qu’il reste tout en gardant la règle du moindre faux pas il est mort. Contente ?

Un grand et charmeur sourire se dessina sur les babines de la dragonne alors qu’elle acquiesçait, sa queue battit l’air joyeusement alors que Vincent s’en retournait. Finalement ils allaient passer aux quelques endroits où ils devaient prendre de l’argent ou vendre des trucs pas très légaux. Ils n’avaient pas demandé au clochard, mais tant pis, il ne pouvait pas refuser maintenant, il en savait déjà trop. La dragonne noire et or lui rappela bien d’ailleurs…
-Tu entends ça homme qui sent un peu le dragon ? Tu vas travailler pour la famille Valentine maintenant, c’est cool, tu seras bien payé, tu auras un toit et un foyer spacieux et chaleureux. Les maisons sont aménagées pour qu’un dragon puisse rentrer, elles se trouvent dans la grande propriété du manoir Valentine qui lui peut contenir au moins trois à cinq dragons dans une pièce. Tu ne peux pas refuser cette offre par contre, sinon on sera obligé de tuer. Pareil, au moindre faux pas et tu vas mourir, les familles sont très soudés et c’est rare qu’on accepte des gens comme cela mais j’ai une intuition avec toi. Puis faudrait que tu arrives à prendre cette chance qu’on t’offre de travailler en plus. Tu as presque rien à faire, juste rester aux côtés de Vincent et le protéger mais Vincent à rarement besoin de protection. Au final tu es presque bien payer et tout pour rien. N’est-ce pas fabuleux ?
Waouh, elle n’avait jamais parlé autant mais il fallait bien qu’elle explique la situation à l’aveugle non ? Alors après avoir terminé son pitch et sans attendre de réponse Némésis le poussa sur les traces de Vincent. Pour les trois jours qui allaient suivre elle ne serait plus sur les toits mais aux côtés de cette homme pas très propre, autant pour le surveiller que pour veiller sur lui.


(viiiiite je veux la plage 8D LA PLAGE !

Sinon pour toutes les armes de Zéro là... Ben regardez ici si vous comprenez pas tout : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 14 Aoû - 6:42

Restant planté comme un pommier, Saber attendait la réaction de son interlocuteur, prêtant attention
aux sons que produisait ses mouvements, restant prudent parce qu'il avait déjà eut des réactions bizarres quand il demandait un peu d'argent à un inconnu comme ça dans la rue... parfois d'autres pauvres qui se disaient qu'un aveugle serai facile à dépouiller, du coup l'ancien cavalier ne se laissait jamais faire. Mais la l'autre n'avait pas l'air agressif, le ton de sa voix ne laissait pas transparaitre de l'animosité, peut-être simplement cette légère irritation qu'avait souvent les gens quand on les abordaient dans la rue. Quand il entendit l'autre jeune homme lui signifier qu'il ferai mieux d'aller taffer plutôt que rester dans la rue, Saber se doutait que c'était loupé et qu'il ne recevrai pas une pièce. Depuis les quelque jours qu'il était ici, ça lui avait traversé l'esprit de se chercher un travail, mais le fait qu'il ne puisse pas voir rebutait pas mal les gens... et surtout le fait qu'il avait l'air de ne rien savoir faire et que le patron devait pouvoir offrir du travail au noir et que ce genre de boulot ne garantissait jamais d'avoir une paye à la fin. En bref sa priorité avait été de pouvoir manger et il avait surtout prit son temps à voler des trucs ou essayer de gagner de l'argent rapidement par des moyens plus ou moins faciles. Toute ville avait son lot de mendiants, Argeya n'y échappait pas. En tout cas, Saber se dit que les leçons de vie ne remplissaient pas l'estomac, donc il ne répondit rien et s’apprêtait à simplement repartir et continuer son chemin. Pourtant il y avait toujours l'odeur forte et la présence toujours imposante que dégageait un dragon, ça faisait si longtemps qu'il n'en avait pas côtoyé un qu'il se sentait intrigué, presque nerveux, ne pouvant s'empêcher de vouloir en rencontrer, peut-être que c'était aussi dû à ses gênes hybrides. Il ne bougea pas d'un pouce, tournant la tête, quand il entendit clairement le souffle de vent provoqué par le battement des ailes, et simplement avec ce son et la manière de battre des ailes, il pouvait deviner si il s'agissait d'une dragonne ou d'un dragon, l'odeur aidait pas mal aussi, c'était comme pour les humains. Surprit en sentant le grand reptile venir le coller contre son flanc, il était pourtant quasiment beaucoup plus rassurée en présence d'un dragon que d'un autre humain. Pourtant il resta prudent quand il l'entendit parler d'essai. Dans la rue, il avait déjà entendu des proposition étranges alors maintenant, il sentait venir les plans foireux à des kilomètres, et se demanda bien de quoi elle parlait. Suivant avec attention le dialogue, il retenu trois mots, à savoir "famille", "Valentine" et "garde". Il ne mit donc pas longtemps à comprendre de quoi ça parlait, ce nom de famille il l'avait déjà entendu – c'était fou le nombre de conversation qu'on pouvait écouter en étant dans la rue – et ça avait été bien souvent dans une discussion singulière et avec un ton bas. Bref pas le genre de conversation qu'on a au café. Elle essayait de le faire engager comme garde du corps d'une famille mafieuse ? Il se demandait bien pourquoi cette dragonne avait soudain décidé ça, le fils de ce genre de famille avait sans doute déjà une ribambelle de gardes armés et en plus il était cavalier donc étant défendu par un dragon et pouvant surement se servir de magie, donc... pourquoi s'encombrer d'un type inconnu pour lequel il n'avait aucune raison de faire la moindre confiance ? Et qui en plus était un clodo des rues qui semblait être la dernière personne qualifiée pour être garde du corps.
Évidemment Saber n'eut pas son mot à dire quand ce Vincent Valentine fini par accepter, surement à cause de sa dragonne, et à ce moment l'ancien cavalier se dit qu'il était vraiment tombé sur la mauvaise personne, en moins d'une minute le voila embarqué dans une histoire de mafia dans laquelle il risquait sa peau. Rien que ça. Et pour des raisons qui lui échappaient en plus. Écoutant le grand reptile, qui lui confirma ce qu'il pensait en parlant comme un moulin, à savoir que la seule manière de s'en sortir, c'était d'être tué... et qu'en plus la moindre erreur était punie de mort.
-"Fabuleux ? … je suppose que tu as raison, arabinrin."
Dit-il pour donner le change, d'une voix neutre, bien que cela ne lui convenait absolument pas. Encore, suivre quelqu'un comme un brave toutou de garde pourquoi pas, mais ne rien avoir à faire... non il n'aimait pas, "ne rien faire" n'était clairement pas son délire. Pendant des années il n'avait rien pu faire, attaché ou enfermé, alors ça le stressait plus qu'autre chose, il savait qu'il avait besoin de bouger, et qu'à un moment ou un autre, ça finirai par mal tourner, et qu'il aurai envie de partir voler dans le ciel de l'île... ou au moins, s'exercer au vol vu qu'il n'était pas foncièrement doué pour l'instant. Mais, comme venait de le souligner la dragonne, il n'était clairement pas en position de refuser ou d'émettre un quelconque sentiment de contestation ou même de contrariété.
-"... Mon nom actuel est Saber tooth, mais si toi ou ton cavalier veulent le changer, c'est comme vous souhaitez."
Ajouta t-il bien que cela n'avait pas l'air d'être intéressant, alors il suivit son nouveau maitre, calquant ses pas sur le bruit que faisait celui du mafieux, restant à sa diagonale en retrait derrière lui. Ah bon sang, il venait de se faire enchainer une fois de plus, ramassé dans la rue comme on trouverai un objet perdu qu'on s'approprierait. Il se mit à suivre monsieur le fils du Parrain, qui sait ou est-ce qu'il allait aller maintenant, essayant de se dire que ce n'était pas si mal vu qu'il allait pouvoir manger à sa faim. Pour l'instant, il s'écrasa et n'osa pas dire un mot, n'ayant pas de but ni d'ambition, pour lui c'était juste un accident de parcours, d'un coup tenu en laisse par un total inconnu et sa famille qui avait maintenant pouvoir sur sa vie. Peu engageant, ni courtois ni social, il n'osait pas ouvrir la bouche pour demander ce qu'il allait se passer et ou est-ce qu'il allaient, se contentant de suivre docilement... autant éviter de mettre qui que ce soit en colère, que ce soit la dragonne ou l'homme.

***

Sur le chemin raide aux pierres accidentées, Alan avançait lentement, devant tâter le terrain à chaque fois avant de poser le pied quelque part. Plusieurs fois il avait perdu l'équilibre, manquant de glisser et de s'étaler dans les graviers. Malgré le fait qu'il avait les jambes engourdies, il n'était pas épuisé ni essoufflé car il avançait doucement, en devant forcer uniquement sur ses jambes dans la descente pour ne pas tomber. Il avait quitté la crête de la montagne, maintenant il se trouvait en plein dans le brouillard encore tenace mais qui se disperserai dans peu de temps avec le vent qui battait les flancs, les nuages bas laissaient déjà largement passer les rayons du soleil. Au fur et à mesure, le terrain devenait de moins en moins raide et moins rocheux, la végétation prenait de plus en plus de place signe qu'il approchait du vallons ou se trouvait la forêt, c'était plus agréable d'avancer et surtout plus facile. Avec la pluie, la terre était humide et meule, et bien que le chemin avait disparu dans la forêt, c'était bien moins compliquée que de marcher sur la descente qui filait entre les pierriers, il fallait juste éviter les branches et les racines dans cet épaisse forêt. Tout était humide, encore couvert de la rosée du matin, surtout parce que cette zone était encore assez à l'ombre de la montagne. Plus il avançait, plus il était pressé d'arriver en ville, rien que pour le fait de pouvoir s'assoir sur un banc et reposer ses jambes quelques temps avant d'aller consulter les petites annonces, se trouver un hôtel par cher pour se poser dans cette ville pendant plusieurs mois, peut-être un an avant de reprendre la route vu que bien souvent, c'était des boulots temporaires. Et encore, avant d'arriver pleinement dans le centre ville la ou il y avait le plus d'opportunités, il fallait encore qu'il se tape toute la périphérie et la banlieue, et ce n'était pas ce qui était le plus agréable avec toutes ces routes à voix rapide spécialement construites pour les voitures et autres véhicules. Il dû traverser des rails, plus trop utilisés heureusement, puis une zone industrielle avant de finalement arriver enfin dans un quartier d'habitations, ce qui n'était pas du luxe. Enfin, rien que le fait d'être arrivé sans encombres le mettait de meilleure humeur, il en oubliait ses jambes fatiguées. Et puis, il faisait beau, bien plus chaud que sur les hauteurs battues par les vents, en bref une belle journée, cela le rendant optimiste pour la suite. Marchant d'un pas rapide, il aperçu une ombre juste devant lui sur le trottoir, et heureusement qu'il eut le reflex de s'arrêter net en levant la tête, vu qu'il vit simplement une fille atterrir tout en souplesse sur le béton, sortant de nulle part. Étonné, il releva une seconde les yeux, et était presque sur qu'elle venait de sauter d'une fenêtre. Ne faisant aucun commentaire sur le fait que les portes ça existait, il resta planté ici avec cette impression désagréable de déjà-vu mais sans pouvoir savoir où ni quand. Pourtant avec des cheveux bleus, d'une couleur pareille, ça ne devait pas être courant, mais... c'était comme cette impression d'avoir manqué quelque chose, et impossible de se rappeler de ce qu'il pensait avoir oublié. Enfin, cette impression ne dura qu'une ou deux seconde le temps que la jeune fille ne se remette debout, et Alan en profita pour lui adresser la parole, l'air sans doute un peu paumé.
-"Excusez-moi... la question paraît étrange mais, est-ce qu'on s'est déjà vu quelque part ?"
Fixant les bouquins qu'elle tenait d'un léger air circonspect, on aurait presque dit qu'elle venait de les piquer... après tout, même sur Argeya, quelqu'un qui sautait d'une fenêtre c'était pas des plus habituel.

***

Écrasant sa cigarette sur une des lattes blanche et rouillées du banc, la cavalière souffla un dernier nuage de fumée dans un long soupir interminable. Bien qu'elle ai perdu des années, elle en sentait les années sur ses épaules. Elle avait beau avoir cherché dans des bouquins, aucun de ceux quelle avait lu n'avait eut un semblant d'explication sur l’évènement qui avait changé la cycle de magie de l'île et fait disparaître ou réapparaitre des gens. Un battement d'aile lui fit lever les yeux, elle aperçu les ailes noires et plumeuse de Welo qui volait non-loin, au-dessus des arbres, se dirigeant vers elle. Le dragon jaune profita du fait qu'il n'y avait aucun passage pour se poser sur le parking quasiment vide, en faisait attention à ne rien cogner en atterrissant. Secoua la tête, il vint se pencher au-dessus du banc ou se trouvait sa cavalière.
-"Alors, je croyais que tu essayais d'arrêter cette mauvaise habitude ?"
Dit-il en sentant l'odeur désagréable de la fumée de cigarette, ce qui fit seulement hausser les épaules à Holly. C'était loin d'être sa priorité et au moins, ça calmait ses nerfs pour un temps. Ça faisait longtemps qu'elle avait commencé, mais heureusement, elle n'avait jamais été une très grosse fumeuse. Pour changer de sujet, après quelques minutes de silence, elle lui demanda quelques nouvelles sur la vie qu'il avait dans les parties sauvages, et ils discutèrent quelques minutes, Holly le coupant avant qu'il ne se mette à décrire sa dernière conquête.
-"Au fait, tu a revu Kura ?"
Le dragon jaune secoua la tête, remettant ses poils noirs hors de devant ses yeux, peu surprit par la question même si ça faisait looooongtemps que sa cavalière et le dragon auroral ne s'était pas vu... depuis la chute du roi en fait.
-"Ben, oui je l'ai vu, mais si tu veux mon avis, il a plus toute sa tête, il arrête pas de disparaître et de réapparaitre comme ça."
Welo sourit en disant ça, au fond il ne le pensait pas foncièrement fou ou déprimé mais la perte d'un cavalier laisse toujours des séquelles après tout. Sur ça, Holly changea de sujet encore une fois, et se leva du banc. En y repensant, ça faisait aussi un bail qu'elle n'avait pas vu Tora, les amitiés de jeunesse finissaient toujours pas se faire engloutir par la vie et c'était triste à dire, mais c'était comme ça. Et puis, ça ne signifiait pas qu'elle ne serai pas contente de la revoir, se demandant ce qu'elle devenait aussi.
-"Tu veux que je te dépose ?"
Proposa le reptile à plumes en se levant à son tour, écartant ses ailes pour vérifier qu'il avait assez de place pour décoller sans abimer quelque chose.
-"Non ça va, je vais marcher."
-"Allez, ça fait longtemps qu'on a pas volé et puis, j'y vais aussi, ça fait un moment que j'ai pas causé à Feu'... enfin, "longtemps" en temps humain bien sur."
Puisqu'il insistait, et bien qu'il n'ai pas de selle et que c'était un peu compliqué de tenir sans sur le dos couvert de crinière, Holly grimpa d'un bond et s'accrocha aux longs poils. C'était vrai que maintenant, chacun vivaient un peu sa vie et il ne se voyaient bien moins souvent. Welo survola la ville à bonne distances des immeubles, c'était tout de même impressionnant à quel point les villes de l'île s'était développée, bien sur avant elles n'avaient pas non plus l'air de villages paumé mais tout de même.
En se posant devant la forge, qui n'avait soi-dit en passant presque pas changée malgré le fait qu'il avait fallut la reconstruire, Holly descendit et se rendit à l'intérieur, la porte étant grande ouverte comme bien souvent à cause de la chaleur qui y régnait souvent. Il y avait pas mal de bruit en plus de ça, et la cavalière frappa plusieurs fois sur la charpente de la porte, avant de faire un pas à l'intérieur.
-"Le bazar de cette forge, c'est un peu comme le naturel, chassez-le et il revient toujours."
Commenta t-elle avec un léger sourire. Même si elle s'était douté que Tora avait aussi perdu des années, ça la surprit tout de même, et lui donnait l'impression de revenir des années en arrière comme si elle avait passé un portail temporel en rentrant ici.
-"Comment vas-tu Tora ? Ça fait un bail... laisse-moi deviner, tu attends de la visite ? … Tu sais que chaque mois, il y a au moins un proprio de pub qui appelle aux quartiers pour demander à ce qu'ils envoient quelqu'un pour calmer des "fous furieux qui se frappent avec des tenailles et qui détruisent des tables" ? À croire que tout les forgerons sont de la même famille."
Welo lui, dès que posé, avant trottiné jusqu'à l'arrière du bâtiment pour finalement aller mettre un grand coup d'épaule dans celle de Feudor, le saluant et enchainant directement sur la conversation sans lui laisser le temps d'en placer une.
-"Alors quoi de neuf vieux ? Toujours pas casé ? La prochaine fois faudrait que je t'emmène aux sources chaudes, y'a toujours des groupes de dragonnes la-bas... à moins que t'es déjà trouvé ? Allez raconte !"
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 14 Aoû - 22:53

Il s'était aventuré un peu plus loin dans la forêt sans chercher à vraiment savoir où est-ce que Kurakka était vraiment partit. Il comprenait bien sur la position de son dragon et à vrai dire ne savait pas lui même comment il réagirait si Kurakka mourrait du jour au lendemain... pour finalement réaparaître 20 ans après. Cela devait être assez déstabilisant au final alors rien de surprenant à ce que le dragon auroral suive son cavalier un peu partout en refusant de le laisser plus de quelques heures seul comme par peur que ce ne soit pas vraiment réel et que son cavalier disparaisse à nouveau, cela passerait mais pas tout de suite. Bref tout ceci pour dire que si il râlait un peu de la trop grande attention du dragon ce n'était pas pour s'empresser de savoir où il s'en aller à chaque fois qu'il s'éloignait ! Enfin cela le perturbait un peu que le dragon ait bloqué leur lien mental simplement pour chasser...
Mais bon, pour le moment Elliot voulait surtout se concentrer sur sa rechercher pour sa création d'une futur canne à pêche. D'ailleurs il finit par s'arrêter en trouvant un bâton qui devrait faire l'affaire, il fallait juste qu'il le bricole un peu pour obtenir ce qu'il voulait. C'était dans ce genre de cas que Elliot était presque content d'avoir eu un tuteur avec deux mains gauches, largement plus intellectuel que manuel et qui avait des capacités de survit seul dans une maison relativement basses... cela ne lui avait pas vraiment laissé le choix pour apprendre à se débrouiller seul et devenir automnome rapidemment.
Enfin. Maintenant qu'il avait ce qu'il voulait il avait juste à retourner au lac qu'il avait vu plutôt. Ce qu'l aurait fait rapidement et de bonne humeur si il n'avait pas croisé ce duo là en chemin inverse.
Sur le coup il s'arrêta aussi. Ah il ne pouvait pas être si surprit non ? Lui même était en vie mais...
Il sourit grandement à la remarque de la jeune femme en se retournant pour croiser les bras :
"Oui j'étais du côté du Vulcain. Tu était pour Vassilias toi, Zéro et Arashi non ?"
Evidemment Elliot n'avait pas oublié le nom de ces deux là, on n'oublie pas le prenom d'un adversaire puissant.
Bien sur qu'il avait eu un air méfiant en remarquant qu'elle était prête à se défendre mais il ne porta pas une main a son sabre noir -il fallait vraiment qu'il retrouve le second, il tenait vraiment à ses armes et cela l'énervait vraiment de pas avoir trouvé le second, où pouvait-il être ?- il savait de Kurakka qu'il n'y avait plus Vassilias. Alors ils n'étaient plus ennemis mais neutre tout simplement.
Après un court silence il finit par demander :
"Si cela ne vous parait pas déplacée... que faites vous ici ?"

•••••

Même si l'irruption d'Aokiji l'avait tiré d'un sommeil qu'il aurait presque souhaité durer une éternité enfin au moins il sortait un peu et si il n'entendait pas la voix railleuse de son frère, il était certain qu'il entendrait parler de cette enfermement pendant un long moment. Mais bon pour le moment Hotarô était calme et Rin n'allait clairement pas s'en plaindre ou encore le sortir de son silence pas tant qu'l etait encore à moitié endormit.
Pourtant avant de sortir de la pièce désormais plongée dans la lumière du jour, il crut percevoir un mouvement sur son bureau si rapide qu'il était quasiment certain de l'avoir rêvé. Mais Rin fit demi-tour en s'éloignant de la sortie pour se rapprocher de son bureau. Tout y était n...
Il se rendit alors compte de ce qui manquait sur son bureau. Lui qui prennait excessivement soin de ses affaires se rendait forcément compte quand il lui manquait quelque chose.
Où était le poignard de Zéro ? Elle lui avait offert juste après avoir décidée de le libérer alors qu'elle le considérait lui et son frère comme des traitres du Roi -ce qui n'était pas faux au passage- alors qu'elle avait voulut les tuer en premier temps -non il ne remercierait jamais Hotarô pour l'insolence etbla témérité qu'il avait eu face à la mercenaire et qui leur avait a préalable sauvé la vie...-
Cela ne répondait pas à sa question. Comment le poignard avait pu disparaitre ainsi ? A vrai dire il n'y avait qu'une seule explication qui s'imposait dans son esprit mais c'était impossible. Quoi que avec l'explosion de magie...
°Rin qu'est ce qui te prend de t'agiter comme ça ?°
Il soupira ne sachant pas vraiment quoi répondre à son frère, si ce dernier était en face de lui il aurait sans aucun doute eu un sourire narquois sur le visage.
°Tu sais que je peut entendre chacunes de tes pensées hein ? Ce poignard tu la peut-être juste perdu..°
"Tu sais que non. Je ne me nomme Hotarô moi je prend soin de mes affaires !"
°Alors quoi ? C'est ton explication au problème ? Elle serait revenue ? Allez en tant que bon grand-frère je peu prendre les commandes un instant pour m'en ass...°
"Hors de question ! Et je te signal que c'est l'aîné des deux. Mais tu marque un moint autant s'assurer de ça"
Conclue Rin qui sortit enfin en refermant la porte derrière lui. Où vérifier en premier ?... sûrement l'endroit où avait été déposé son corps. Rin appela mentalement Hiyori et ce fut une furie nocturne surexcitée malgré le fait qu'il faisait grand jour, qui se posa devant lui.
"Rin ! Rin ! Rin! On sort enfin ? J'en avait marre de me tourner les griffes ! Où on va ? On peut s'amuser dans les nuages ? Même si il fait soleil j'ai vraiment envie de voler avec toi ! Alors ?"
Il fut un peu déstabilisé par ce soudain flot de paroles mais sourit, avec une pointe de remore il avait vraiment délaissé Hiyori ces derniers jours et s'en voulait vraiment.
"Oui on va voler mais excuse moi... ce ne sera pas pour s'amuser
-Pas de soucis ! Du moment qu'on y va !"
Rétorqua aussitôt Hiyori avec un énorme sourire draconnique.

••••

En sautant Aokiji ne s'était pas vraiment attendu a tomber nez a nez avec quelqu'un -enfin si c'était logique vu qu'elle sautait de ce qui correspondait d'un second étage en pleine rue mais bon- pas quelqu'un qu'elle connaissait elle voulait dire. Enfin connaissait, vite fais pour avoir été son ennemie durant la guerre de Vassilias. Mais elle ne pensait pas le revoir un jour. À vrai dire Aokiji durant ces 20 années avait plutôt voyagée sur Argeya et ne l'avait pas vu une seule fois.
Elle l'avait crut mort durant la guerre son nom ? ...aah en A...an.. Elle avait du mal à retenir les prénoms.. Ah oui ! Alan c'était le cavalier du dracoliche ! Elle ne le voyait pas d'ailleurs. En ville cela valait sûrement mieux d'ailleurs. Et Aokiji ne voyait pas non plus la compagne forgeronne du jeune homme... ils étaient peut-être plus ensembles ?
En tout cas le cavalier ne semblait pas la reconnaitre. Non on dirait qu'il avait même oublié qu'il la connaissait. Aokiji avait donc froncée les sourcils, légérement après tout c'était rare qu'elle ait autre chose que son expression stoique sur le visage, en regardant le cavalier face à elle.
"On s'est déjà combattu tu veut dire, Aokiji ça te dit rien ? Bah peut-importe. Où est ton dragon ? Et qu'est ce que tu fait ici... t'es perdu ?"

••••

Tora n'en voyait vraiment pasble bout. Si bien qu'elle faillit balancer un vase -sérieusement depuis quand elle avait des vases dans sa forge ? Que foutait-il là ce machin ??- à travers la pièce pour simplement calmer son agacement mais elle s'interrompit en entendant taper a la forge.
Elle reposa vivement le vase tâchant d'aborderbun sourire mais fut d'abord surprise par la voix de sonbamie abordant donc un vrai sourire ravie de revoir l'ancienne dirigeante de l'armée.
"Holly ! M'en parle pas ! Plus je range plus c'est le bordel est ce que c'est normal franchement ?"
Elle retira son tablier en croisant les bras pour aller voir son amie et discuter avec elle :
"Je vais super ! Et toi Holly alors ? ...ah c'est si evident que ça ? Demain un ami forgeron vient me rendre visite à la forge. Je suis certaine que les autres forges d'Argeya sont autant en desordre lais les forgerons sont plus égocentrique que ce qu'on peut croire. C'est important de montrer une forge dans un bon état resplendissante ! Enfin demain ce sera propre et rangé... mais la semaine prochaine ce sera de nouveau comme d'habitude je me demande pourquoi je me cqsse encore la tête."
Répondit Tora elle même amusée de la propre situation mais elle du se retenir de rire à la remarque d'Holly, bon leurs réputation les précédaient !
"Bien sur les forgerons sont tous une grande famille ! Puis on est de trop bon clients pour qje les bars se plaignet vraiment franchement ! La semaine prochaine on doit se revoir justement.. comme on est plus jeunes même moi j'aprehende ce qui se passera ! Un jour je t'inviterais a une de ces soirée tu sais c'est assez amusant en vrai ! Sinon quoi de beau de ton côté ? Depuis... cette explosion magique ?"
Demanda finalement la forgeronne. Maintenant qu'elle y pensait revoir Holly aussi jeune la perturbait aussi un peu mais.. elle, elle préférait ne pas trop se soucier de ce qui s'était passé. Elle avait l'impression que si des cavaliers commençaient a trop s'intéresser au sujet et faire de grande recherche dessus ce serait pour encore remettre son nez dans des affaires pas nettes comme pour les guerres de ces dernières années.
Feudor quand à lui était ravit de pouvoir voir un autre dragon car très franchement ces derniers temps il n'y avait pas tant de commandes que ça alors le dragon d'or ne voyait pas beaucoup de monde. Et il ne voulait pas s'aventurer du côté des dragons sauvages pour des raisons qui le regardaient.
Bien sur il n'eut pas le temps de placer un seul mot face au babillage de Welo devant presque se concentrer pour entendre chaque phrases de son interlocuteur :
"Non non je ne suis avec personne Welo. Et toi ? Depuis le temps que tu drague vraiment tu devrait avoir trouvé quelqu'un... hum tu devrait venir quand Tora a beaucoup de commande il y a pleins de cavaliers et cavalières qui viennent ici avec leurs dragons et surtout leurs dragonnes"
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Sam 15 Aoû - 0:35





Elle resta silencieuse un bon moment, le fixant tout simplement, analysant son comportement. Etait-il hostile ? Etait-il méfiant ? Méfiant sûrement, hostile non. Alors pour montrer qu’elle aussi était passée à autre chose elle fit tout simplement disparaître sa lame, et de sa main bionique elle fit signe à Arashi de calmer son pouvoir. Puis elle se retourna, elle lui fit face. Etrangement elle s’attendait à sa question, c’était tellement banale, tellement prévisible. Un faible sourire naquit sur ses lèvres alors qu’elle ferma l’œil, pourtant cela ne dura qu’à peine une demi seconde avant que la jeune femme ne retrouve son air stoïque, même distant et froid. Oui que faisaient-ils ? Bonne question. Que pouvaient-ils faire alors qu’ils venaient tout juste de renaître ? Il fallait tout simplement reprendre à zéro et rien d’autre.
Croisant les bras sous sa poitrine, tout en portant sa main à son lys rose pâle Zéro répondit lentement, doucement, calmement.
-On va vers la ville, il faut reprendre le travail, se refaire une réputation. Ainsi nous ne faisons que passer. Méfie-toi de la direction que tu emprunte. L’électricité n’a pas encore disparut et la lave est encore un peu présente.

C’était tout. Il n’y avait pas besoin de plus. Pourquoi faire plus de toute manière ? A quoi bon parler plus ? Ils n’étaient ni ami ni ennemi. De simples vieux ennemis, maintenant juste connaissance. Et même si la mercenaire ne connaissait pas le fin de mot l’histoire de Vassilias elle trouvait dans le regard d’Elliot une lueur qu’elle retrouvait dans celui de la vouivre. D’ailleurs ce dernier ne se fit pas prier pour parler, laissant sa cavalière venir vers lui, tournant de nouveau le dos au jeune homme.
-Toi, tu es mort. Mais tu es aussi revenue à la vie.
Elle aurait aimé évité cela, c’est vrai. Ils avaient droit à seconde chance même si elle aurait préféré mourir et ne jamais revenir, il ne fallait pas rester sur ce passé où leur première vie. Au lieu de cela il fallait repartir, recommencer et ne pas perdre une minute. Cependant Zéro n’en dit rien, elle garda le silence comme bien souvent, elle attendit patiemment que le dragon termine ce qu’elle espérait être un court dialogue. Elle était loin d’être très sociale mais en vérité cela ne l’intéressé pas. L’énergie mise dans les relations pouvait largement être mise dans le combat et la recherche de contrat pour faire couler le sang.
Soudainement elle ramena ses mains sur ses bras. Le sang. Lentement l’albinos courba l’échine, soufflant. La chair. Ce n’était décidément pas le moment d’avoir une pulsion. Ses ongles s’enfoncèrent dans sa peau blanche alors qu’elle se contrôlait. Pour ce coup elle éviterait de tomber entre les mains de ses pulsions. Ainsi quand elle releva la tête, ce fut un regard trahissant la douleur que la révolte contre sa pulsion sanguine lui offrait. Mais qu’importe. Elle devait tenir. Arashi ne lui avait jeté qu’un coup d’œil, depuis le temps, il savait, il connaissait, puis son regard s’était reporté sur le blond, il attendait patiemment une réaction. Quoique patiemment, lui aussi voulait repartir, dégourdir ses ailes encore, ressentir la morsure du froid, l’étouffement du chaud, la caresse du vent sur ses écailles. Alors patiemment pas exactement.

Un dragon étrange vola au-dessus de ce trio et deux lettres chutèrent. Comme des rochers : bien droit, sans se faire happer par le courant d’air que les ailes de ce dragon formait. Chaque lettre tomba sur la tête de l’un et de l’autre. Zéro la ramassa sur le sol, trouvant cela étrange. Ils venaient de revivre, qui avait pu avoir vent de cela ? Méfiante, prudent elle ouvrit la missive qui avait des relents d’eau salée et de sable chaud.
« Travail mercenaire. Adresse suivante : « Papynova »
Immédiatement la vouivre s’exclama qu’il savait où s’était mais que dans ses souvenirs le lieu était un lieu mort. Etrange pourtant s’était souvent dans ses lieux morts que les contrats pullulaient. Cependant Zéro ne partit pas tout de suite. Lui aussi avait reçu une missive qui ressemblait à la sienne, et dans son esprit Arashi lui avait dit que les deux avaient la même odeur. Elle voulait savoir si c’était la même chose. La vouivre se chargea de demander, toujours de sa voix grave et profonde.
-As-tu une adresse jeune humain ?

***

L’odeur de la drogue, du tabac, de l’alcool et les effluves de quelques femmes qui comme les animaux étaient en chaleur. Ce fut dans ce lieu que pénétra Vincent. Un lieu où le crime était maitre. Il s’avança vers le tenancier du bar, lui faisant signe de le suivre. Il avait agrippé le poignet du nouveau garde puisque Némésis devait patienter dehors, puis même s’il avait des « supers sens » là-dedans tout était tellement fort qu’il risquait d’être paumé. Enfin, heureusement aussi tôt le matin il n’y avait que deux ou trois gars bien droguée, la place était donc spacieuse, seul bémol tous les relents. Bref, l’homme à qui Vincent avait fait un signe les mena dans l’arrière-boutique. Les seuls mots qui furent échangés furent ceux que l’hériter prononça au mendiant.
-Fais gaffe, prépare-toi juste à t’enfuir si un truc dérape.
Ce n’était pas forcément rassurant mais ce n’était que la vérité. L’on n’était jamais trop prudent dans toutes ces affaires, alors quand Vincent rentra, tenant toujours Saber par le poignet mais il le lâcha pour plus de commodité une fois en face de quelques clients. Ils étaient peu nombreux, quatre, en fait cinq, l’un se cachait derrière des caisses. Bien sûr Vincent s’y attendait. La pièce n’était pas bien grande et encombré de caisses, de cartons et autres qui servaient au transport de toutes les choses illégales possibles et inimaginable.
-L’argent.
Voix dur, menaçante et pourtant entièrement détachée comme si le Valentine se foutait de ses gars. Dans un sens ce n’était pas totalement faux. Un premier homme, trapu, mal vêtu, bourru, couillu, cocu, fourbu et autres rimes en u pointa son canon sur la tête de Vincent. Génial, s’ils ne pouvaient plus traiter en amis et parler un peu. Le jeune homme grimpa sur une caisse, il connaissait son métier. Ses doigts passèrent sur le canon de sa propre arme et il put presque sentir le frisson qui remonta l’échine du clébard qui osait lui montrer les crocs.
-Voyons, apprends à tes chiens le respect mon vieux. Je veux juste l’argent que tu dois à la famille, rien d’autres. Ce n’est pas si compliqué, le bar est bien fréquenté la nuit après tout.
Sur le visage de Vincent rien ne se dessinait et cela perturbait ces pauvres chiens galeux qui jetèrent des regards étranges d’ailleurs  à l’aveugle. Un sourire narquois se dessina sur la bouche du tenancier tandis que dans son regard une lueur carnassière dévorait le mendiant. Vincent connaissait son penchant pour les hommes mais tout de même, enfin dans la pègre et la mafia il était prêt à tout.
-Donne-le-nous Vincent Valentine. Donne-nous ce garde.

Un deuxième homme, costard cravate, s’était avancé et allait porter sa main sur « le nouveau jouet de Némésis » quand soudain le coup parti. Le bruit heurta les murs et le sang coula sur le sol, tandis que quelques morceaux de chairs avaient atterris jusqu’aux pieds du tenancier.
-Némésis ne serait pas contente que je vous le vende. Une dernière fois l’argent.
Tremblant le tenancier s’approcha, le sang sur son visage ne cachait pas sa peur face à cet hérité et son larbin, si bien qu’une fois qu’il eut l’argent Vincent attrapa le chef de cette médiocre bande et le foutu dehors dans le couloir aux couleurs rougeâtre.
-Saber… Que dirais-tu de me montrer ce que tu vaux vraiment au combat ? Ils ne sont plus que trois maintenant dans la pièce. Si tu refuses je ne t’en tiendrais pas rigueur, mais tu ne leur montre pas que tu n’es pas la chienne en chaleur qu’il voit en toi. Fais ce que tu veux puis rejoins-moi.

Alors qu’il sortait, un homme bien alcoolisé l’interloqua, lui remit une lettre sans explication mais Vincent attendit d’être dehors pour l’ouvrir, sous les yeux de sa dragonne qu’il avait rejoint sur le toit.
« Ils exportent la drogue des Valentine. Adresse : Papynova. »
Etrange, il ne connaissait pas cette adresse et il était sûr qu’ils n’avaient pas de client, puis même, exporter leur drogue et leur voler des clients étaient très dangereux.
-Je connais l’endroit Vince, attendons Saber et allons-y.

Quelque fut le choix de Saber le duo l’attendit. De toute manière, il n’y avait que cette sortie. Une fois qu’il se représentera, Némé les prendrait sur son dos et prendrait son envol vers la destination. Pour les rares fois où elle acceptait d’avoir quelqu’un sur le dos Vincent n’allait pas se plaindre, enfin, il ne se plaignait jamais de toute manière. D’ailleurs, laissant l’aveugle seul était aussi une légère mise à l’épreuve, il se foutait pas mal de ce qu’il allait choisir, il voulait juste voir s’il allait revenir ou non. En fait, c’était autant la confiance que l’envie du travail que Vincent Valentine mettait à l’épreuve. Pouvait-il avoir un minimum confiance en lui ? Il n’allait pas sortir s’il ne voulait pas de ce travail aussi.  Un test, voilà tout.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Sam 15 Aoû - 3:28

Ce fut à contrecœur que Saber suivit l'autre garçon, en se concentrant pour marcher à la même vitesse, restant derrière lui pour être sur de ne pas foncer dans un obstacle... ce qui serait vraiment pitoyable. Il était surtout nerveux et agacé, vu qu'il n'imaginait pas la suite très agréable, car généralement ou allait un mafieux les autres avaient tendance à éviter, et pour de bonnes raisons. Rien que les odeurs qui flottait même en dehors, l'ancien cavalier devina facilement qu'il allait falloir prendre beaucoup sur lui pour ne pas se mettre à craquer et rester assez calme pour ne pas vouloir se mettre à casser une fenêtre ou s'attaquer aux personnes à l'intérieur. Quand son nouveau maitre l'obligea à rentrer, Saber se força à ne pas résister violemment, serrant les poings et les dents, vu que c'était loin d'être un bon plan de se mettre directement à s'opposer à un membre d'une famille mafieuse. Pourtant, dès qu'il entra, il retenu presque sa respiration tellement ça puait... et dire qu'il allait devoir s'habituer à ses endroits ou l'air était soi absent, soi chargé de relents alcoolisé ou enfumés. Il compta beaucoup plus sur son ouïe que sur son odorat, et déjà qu'il avait perdu un sens, le fait que les autres soi agressé le stressait, sans compte le fait qu'il venait de rentrer sans doute dans un endroit dangereux tout comme lui confirma Vincent... qu'il n'aimait pas non plus qu'il le force à rester la-dedans et encore moins qu'il lui serre le poignet ainsi. D'ailleurs dès qu'il le lâcha, Saber se frotta le bras, restant à côté du cavalier, légèrement en retrait. Alors ils étaient venu demander de l'argent... c'était fou comme cette chose dominait, la chose la plus importante, beaucoup plus que la vie de quelqu'un, il avait bien remarqué ça vu comment il s'était mit à mendier. Les bras croisés derrière le dos et se tenant droit comme si il était au garde à vous, peut-être un reste inconscient de son ancien poste au sein de l'armée du roi, il attendait simplement que ça se passe, tout les muscles tendus et les nerfs à vif, les sens en alerte. Il se tenait près à se défendre... enfin à se défendre lui-même, vu que son "maitre" n'avait pas l'air d'avoir besoin de protection, Saber se demandait toujours pourquoi il aurait besoin d'un autre garde du corps, non seulement il se sentait enchainé mais surtout enchainé inutilement. Quand un homme à la voix grave demanda à ce que Vincent lui donne son "garde", ce dernier n'aurai pas été surprit qu'il accepte. Enfin, ce n'était pas pour ça qu'il allait se laisser faire non plus, et quand il entendit quelqu'un se rapprocher dangereusement de lui, l'ancien cavalier était plus que près à se défendre, à attaquer, il en avait marre de se faire tout le temps traiter comme un objet, pendant vingt ans sujet d'expérience, ce qu'il avait été, marqué sur son bras, gravé dans sa chair, et maintenant ça.

Plutôt mourir dix fois que de laisser quelqu'un poser la main sur lui de quelque manière que ce soit, Saber s'était déjà concentré pour repérer et évaluer la taille du gars pour lui arracher le bras si il osait poser ses sales pattes. Pourtant, Vincent fut plus rapide vu qu'il tira, et bien que cela lui vrilla les oreilles, le jeune homme ne réagit pas, il en avait tellement entendu de ses détonations, c'était pourtant toujours aussi désagréable. L'odeur âcre du sang emplie la pièce, rajoutant encore à son malaise, et en tout cas cela convaincu les autres de donner ce qu'il voulait au mafieux, sans doutes étaient-ils bien effrayés par sa présence qui savait comment obtenir ce qu'il voulait d'eux. De plus en plus énervé par la situation et l'obligation de rester planté là dans cet endroit puant, la seule chose qui devait traduire le sentiment de Saber était son regard mauvais perdu dans le vide, qui ne semblait adressé à personne. Pourquoi un garçon aussi doué et à l'aise dans son "travail" avait besoin d'un garde du corps ? Il devait avoir beaucoup de monde à sa botte déjà, alors qu'ils me laissent partir, pensait l'ancien cavalier, même si mademoiselle la dragonne en avait décidé autrement.
Une fois que Vincent eut viré un homme identifié comme le chef, il décida de mettre son garde du corps à l'épreuve selon ce que comprit ce dernier, et il ne fut pas surprit vu qu'il s'était déjà douté qu'il allait se passer quelque chose dans ce goût là, puis son maitre sortit de la pièce en le laissant avec trois hommes. Peu impressionné, au lieu de se demander comment il allait se débarrasser de ses gêneurs, il réfléchit rapidement pour trouver la meilleure solution. Y aller en mode bourrin, se servir de ses pouvoir pour défoncer le mur et partir en s'envolant ? Pendant une seconde, il en eut vraiment l'envie, rien que de sentir le vent et le fait de pouvoir aller ou il le voulait... mais voila, il ne voulait pas non plus se retrouver traqué par des assassins mafieux pour seul prétexte qu'il en savait trop... mais il n'avait jamais demandé à savoir bon sang, de quel droit ils s’approprieraient sa vie comme ça ? Saber s'énervait tout seul, tergiversant en se disant qu'il aurait bien envie de tuer son "maitre" et son dragon vu que c'était les deux seuls au courant, bien que cela restait une idée meurtrière qui traversait son esprit nerveux, et une idée nullement réalisable. Monsieur le mafieux voulait savoir ce qu'il valait au combat ? Des ordres encore, et se braquant immédiatement, le jeune aveugle se dit qu'il pouvait toujours courir, de toute façon ça n'avait pas l'air de lui importer. Se fichant complétement de ce que pouvait bien penser ces trois hommes de lui, avant qu'ils n'aient put l'attaquer, Saber fila de cet endroit qui empestait la poudre et le sang, repassant par la même porte par laquelle ils étaient entrés. Si il avait pu, si il y avait une autre sortie, une porte de derrière ou quelque chose, il l'aurait emprunté sans hésitation, à choisir il préférerait vivre au jour le jour dehors plutôt que jouer les chiens fidèles. Mais voila, pas d'autre options, encore une fois, c'était obéir ou la mort. Il ressorti donc du bar, non sans s'être cogné le genou dans une table puis une chaise, retrouvant ceux qu'ils considéraient comme ses nouveaux geôliers dehors. Immédiatement, respirer de l'air frai et sentir le vent le calma, rien à faire il se sentait toujours bien mieux en extérieur. Sauf que voila, la dragonne semblait avoir décidé autre chose, car sans attendre le garçon sentit ses puissantes pattes l'attraper et le soulever dans les airs. Où est-ce qu'ils allaient encore se rendre... pour l'instant il ne pouvait que se faire balader partout au bon vouloir de ses "maitres", à choisir il aurait préféré suivre la dragonne en volant, mais il ne dit rien et se laissa soulever comme on emporte un bagage avec soi.

***

Le garçon resta planté, surprit, devant cette totale inconnue qui lui causait comme si ils se connaissaient depuis longtemps, vu qu'elle s'était directement mise à le tutoyer, et que apparemment elle savait pas mal de choses sur lui. Même si il s'était préparé à l'éventualité de rencontrer des gens qui le connaissait mais qui ne lui disait rien, c'était perturbant. Il avait beau essayer de se rappeler, mais le nom d'Aokiji ne lui disait rien, c'était la première fois qu'il l'entendait... depuis qu'il s'était réveillé du moins. Un peu mal-à-l'aise vu qu'il ne savait pas quelle était exactement la nature des liens qu'ils avaient ou avaient eut. Combattu ? Vraiment ? Pendant la dernière guerre ? Il avait du mal à y croire, vu que lui, il ne se voyait pas du tout prendre par à une guerre...
-"Combattu, vraiment ? Ça ne me dit rien... et en plus, je suis pas du genre à prendre par à un combat volontairement."
Ajouta-t-il, bien qu'il n'en savait pas grand chose au final, mais dans ce que lui avait raconté son dragon squelette, l'homme qu'il avait été ne lui avait pas semblé vouloir aller se battre pour une cause. Ça avait été peut-être par la force des choses ? Il savait ce qu'il s'était passé, le dragon lui ayant en gros raconté l'histoire de l'île, mais ne se souvenait absolument pas de l'avoir vécu. La guerre s'était l'affaire de l'armée après tout, et le garçon savait qu'il ne s'était jamais engagé et qu'il avait même combattu contre le griffon et ses cavaliers il y avait longtemps. Enfin, selon le crédit qu'il accordait aux paroles du dracoliche... un peu nerveux, il répondit avec un air d'agacement qu'il n'essaya même pas de cacher.
-"Vous parlez de Skulrak ? Aucune idée d'où peu se trouver ce foutu tas d'os. Et... je suis pas perdu... enfin je crois pas. Je cherche un hôtel pas cher, vous en connaîtriez un dans les environs ?"
Et même si il avait bien envie de lui poser d'autres questions, il n'osa pas vu qu'elle n'avait pas l'air super engageante, surtout le fait que apparemment ils avait été ennemis, le jeune homme ne savait pas ce qui s'était passé ni si il avait fait du mal à quelqu'un. En tout cas, il soupira longuement en se disant qu'il était paradoxal, d'abord il se disait qu'il voulait trouver quelqu'un qui la connaissait d'avant et maintenant ça le dérangeait, c'était frustrant. Entendant un bruit de léger choc derrière lui, il tourna la tête pour voir un petit dragon vert foncé, il n'était pas plus grand qu'un chien mais pourtant adulte, et il était chargé d'une sorte de selle... mais pas pour qu'un cavalier grimpe dessus – de toute façon, le seul cavalier que ce reptile pourrait soulever serai un enfant de deux ans – mais pour faire tenir accrochés deux sacoches qui semblaient plutôt remplies. Alan en fut d'autant plus intrigué quand le dragon se dressa sur deux pattes, marchant presque comme un humain et s''avança vers lui.
-"Alan Walker ?"
Demanda t-il d'une voix aiguë, ce qui était un peu ridicule même pour un dragon de cette taille, et le garçon eut une hésitation avant de répondre un "oui" en hochant la tête. Le reptile fouilla dans une de ses sacoches, lui tendant une lettre avec seulement marqué le prénom du jeune homme sur l'enveloppe, et avant même qu'il lui demande à quoi ça rimait, le dragon décolla aussi sec. Étrange, qui pouvait bien savoir qu'il se trouvait ici, et qui voudrait lui envoyer une lettre ? Curieux, il l'ouvrit. Il y avait juste un morceau de papier ou c'était marqué "Des réponses. Adresse : Papynova."
Ne comprenant rien, il tourna le papier dans tout les sens, mais il n'y avait rien d'autre.
-"Tu parles d'une adresse... y'a même pas de ville ou de numéro..."
Marmonna t-il pour lui-même, et il mit le morceau de papier sous le nez d'Aokiji en lui demandant :
-"Vous connaissez un endroit nommé "Papynova" ? Ça me dit rien personnellement."

***

Holly marcha au hasard dans la forge, regardant un peu cet endroit qui semblait en dehors du temps. C'était étrange de revoir tout ça. En tout cas Tora semblait ne pas avoir perdu de sa vivacité, ça faisait toujours plaisir à constater.
-"Une soirée de forgerons ? Je suppose que ça doit autant coûter que rapporter au bar, enfin, pourquoi pas. Je penserais à amener mon casque de moto, au cas ou y est... des projectiles."
Répondit-elle toujours en souriant, du moins jusqu'à ce que la forgeronne parla du problème temporelle et de cette explosion qui avait déréglé la magie de l'île. Ce fichu problème, la cavalière s'assit sur une des chaises qui trainait là, soupirant passivement.
-"Pour tout te dire... je ne suis surement pas la seule, mais ma fille fait partie des personnes disparues avec la vague magique, donc.... ça ne va pas très fort. Enfin, rien ne sert de se lamenter longtemps. J'essaye de comprendre d'où peut venir cette chose, mais il n'y a pas grand chose."
Elle fit une pause, croisant les jambes et appuyant son dos contre le dossier en bois... qui ne semblait pas très solide d'ailleurs.
-"Enfin, je fais quelque recherches de mon côté, mais ça ne donne pas grand chose."
Elles furent interrompues par un homme en uniforme frappant à la porte, ou plutôt sur la charpente de la porte. Holly le connaissait, c'était simplement le facteur qui faisait plusieurs des quartiers de la ville. Chargé de sa sacoche, il s'avança en s'excusant de les déranger, et vint tendre plusieurs lettres.
-"Voici le courrier du jour qui vous est adressé mademoiselle Nagawa, ainsi qu'à la forge."
Il fit une courte pause, cherchant dans son sac, et sorti une autre enveloppe.
-"... Cela ne vous dérange pas si je vous donne votre courrier maintenant puisque vous êtes ici mademoiselle Hopkins ? Voici."
Une fois qu'il eut fait sa distribution, il partit rapidement, sans doute pour ne pas être en retard sur ses horaires – il avait aussi le chic pour retenir tout un tas de noms et d'adresses aussi d'ailleurs –  et Holly regarda le papier qu'elle devait de récupérer, il y avait juste son prénom marqué dessus, à la simple encre noire et même assez bien calligraphié. Plutôt étrange, l'enveloppe semblait avoir été pliée à la main, différente de celles qu'on trouvaient dans le commerce. Intriguée, elle ouvrit et en ouvrit le papier. "Une surprise. Adresse : Papynova." Et rien d'autre de marqué.
-"Qu'est-ce que c'est que cette histoire encore... "
Marmonna t-elle en lentement en détachant chaque syllabes, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas entendu ce nom, cet endroit elle le connaissait, mais... elle ne se rappelait pas qu'il y ai quelque chose de bien intéressant la-bas. Et puis ces mots mystérieux, qui pourrait bien vouloir écrire ce genre de trucs, à moins de vouloir passer pour un excentrique. Au point ou en était ses recherches, elle n'avait aucune piste donc autant allait voir ce que voulait l'expéditeur de cette étrange lettre. Constatant que Tora venait de recevoir le même genre d'enveloppe (je les fait partir directement hein lw *smile*), Holly se redressa de sa chaise.
-"Personnellement je vais y aller. Tu veux venir ? Ça te fera une pause dans ton rangement."
Derrière la forge, Welo lui s'amusait bien à raconter ses aventures à Feudor, le dragon à plume s'était calé à l'ombre d'un arbre et secouait souvent la tête pour se faire de l'air, ses poils lui tenant rapidement chaud.
-"Non, mais c'est parce que aucune dragonne n'est d''accord pour rester avec moi, tu vois ! Mais j'ai encore le temps. Tu veux mon avis, les humains sont toujours trop pressés la-dessus. Personnellement, je ne préfère pas me poser tout de suite, les dragons vivent longtemps alors je me dis que autant en profiter."
Il aurait pu parler longtemps encore, quand il entendit sa cavalière l'appeler mentalement, lui décrivant rapidement la réception de l'étrange lettre. Du coup, Welo se redressa, avant d'aller récupérer sa cavalière, tout en s'exclamant :
-"Ah, quelque chose d'intéressant et de mystérieux... ça peut être que bien."
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Sam 15 Aoû - 17:56

Bien sur il fut quelque peu soulagé que la jeune femme fasse disparaitre son arme. A sa remarque, enfin conseil, il hocha la tête sans chercher à rien ajouter s'apprêtant tout simplement à faire demi-tour pour laisser le duo. Pourtant il se stoppa à la remarque du Dragon, pas besoin de le dire à voix haute lui aussi avait compris que le Dragon était dans le même cas que lui.
"Ah... t'es dans le même cas hein. Une seule cicatrice"
Il ne pensais pas vraiment engager une longue conversation avec Arashi mais le fait qu'ils soient tout deux dans le même cas changeait un peu la donne,vu qu'il n'avait pas encore vut quelqu'un qui était aussi revenu à la vie et il avait quelques questions a poser a vrai dire. Enfin il n'avait pas put s'empêcher de rester un instant silencieux quand il demanda alors par la suite :
"Depuis combien de temps pour toi ? Je veut dire est ce que tu te souviens de comment c'était avant de revenir ? Peut-importe ce que je fais personnellement il m'est impossible de me souvenirs mais par contre la nuit y a certaine fois, certain rêve où cela fais comme des flash de souvenirs mais ce n'est pas pour autant qu'on peut s'en souvenir au réveil... enfin si tu ne comprend pas tu finira bien par voir de quoi je parle"
Conclue le cavalier et il aurait bien laisser le duo si il n'avait pas été surprit quand ils recurent chacun une lettre, Elliot récupéra donc vivement la sienne. Papynova ? Cela ne lui disait que vaguement quelque chose a vrai dire il voyait à peu prêts où s'était mais pas certains de comment y aller mais cela le surprenait surtout de recevoir une lettre mainetant et qu'en plus elle lui parle d'avoir retrouvé son sabre. Cela était tout de même plutôt étrange et alors qu'il appelait mentalement Kurakka il se retourna vers le duo avec un léger haussement de tête :
"Oui je vois environ où et ce que c'est mais... y a rien de spécial là bas à ce que sache. Je veut dire vous devez aller au même endroit n'est ce pas ? Papynova"
Fit Elliot ce fut juste un peu après que Kurakka se posa non loin Elliot lui ayant parlé de la situation mentalement et assurait qu'il saurait comment s'y rendre.
"Enfin je compte vérifier tout de même ce qu'il y a là bas"
Indiqua Elliot au duo alors que Kurakka semblait aussi plutôt surpris de les revoir même si il n'en fit aucun commentaire. Alors il monta sur le dos de Kurakka en voulant rejoindre l'adresse indiqué par la carte.
A la demande de son cavalier Kurakka suivit Arashi etant donné que lui et sa cavalière connaissait le chemin à prendre. Chemin qui ne fut a vrai dire pas si long que ça, ou peut-être simplement rapide car le jeune homme était un peu pensif mais bon. Ils s'arrêterent à une plage, Papynova, ils étaient arrivés.

••••

Alors qu'Hiyori avait enfin décollée s'avançant dans les cieux ravie de pouvoir enfin voler avec son cavalier même si le but de cette sortie n'était pas vraiment des plus joyeux en vu du contexte. Pourtant elle dut presque se stopper quand elle croisa la route d'un petit dragon portant des sacoches sur son dos affirmabt qu'il avait du courriers pour eux. Qui pouvait être au courant, enfin ce n'était peut-être qu'un malentendu et leurs coursiers ne voulait peut-être pas parler d'Hotarô. En tout cas il laissa une lettre à Rin avant de s'éloigner aussi rapidement qu'il était arrivé. Alors que Hiyori volait maintenant sans trop de but attendant que son cavalier ait finit de lire la lettre curieuse de savoir de quoi il en retournait.
"Papynova ? Sérieusement ...
-Alors alors ? Ça veut qu'on aille là bas
-Hum... il y aurait des réponses par rapport à cette histoire de dague"
Répondit un peu pensivement Rin. Etrange. Il venait de perdre sa dague. Comment quelqu'un pouvait déjà être au courant ?
"Je te l'accorde c'est bizarre. Rin qu'est ce que tu compte faire ?"
Il haussa les épaules.
"On est pas trop loin autant y faire un tour on verra bien.
-Okey allons y !"
S'exclama Hiyori toujours fidèle à elle même, toujours aussi joyeuse alors qu'elle se dirigeant droit vers l'adresse de la carte.

Aokiji préfèra ignorait le ton de voix d'Alan même si l'agacement de ce dernier fit un peu de même sur elle bien qu'elle en restait toujours aussi froide.
"Si il continue tout droit tu devrait t'en trouver un d'hôtel, tu peut pas te tromper"
Rétorqua donc Aokiji. Peut-importe elle se contrefichait un peu de ce que pouvait bien faire le cavalier ici, il faisait bien ce qu'il voulait. Ce fut donc sur cette fin de discussion... particulièrement amicale qu'elle s'apprêta à faire demi-tour mais elle fut surprise de voir l'irruption du petit dragon.
Et à la question du jeune homme soupira :
"Oui je saisboù c'est... "
Bon il semblait vraiment perdu et elle était certaine que si elle expliquait comment aller là bas pas sur qu'il y arrive quand même. Puis il n'avait pas son dragon et aucun autre moyen de déplacements apparement. Bref il y mettrait vraiment un moment à pied -en admettant qu'il y arrive- alors elle finut par ajouter :
"Bon je peut appeler Sunanoo je te dépose là bas puis après tu te débrouillera d'accord ? Bon alors allez on y va"

••••

Elle se sentit vraiment désolée pour la fille d'Holly.Sur que pour les personnes qui avaient rajeunies mais qui avaient perdu quelqu'un c'était une situation difficile. Mais... :
"Quelque soit les situations il y a toujours eut une solution à Argeya alors cela nebpeut pas être bien différent cette fois c..."
Elle ne termina pas sa phrase en entendant les pas sur le toit de la forge. Oh le courrier c'etait plutôt le matin habituellement. Enfin un léger retard ou une urgence surement.
Ce qui l'intrigua un peu plus ce fut quand l'homme en profita pour aussi livrer une lettre à Holly. Tora ouvrit la sienne et apparement elle avait à peu prêts eu la même que son amie enfin a quelques détails prêts.
"Je ne sais pas veaiment où c'est non alors... je vais te suivre"
Fit Tora en rejoignant aussi les dragons a l'exterieur -même pas surprise de les voir en train de discuter de dragonnes- ele était assez curieuse pour aller la bas et elle eu un grand sourire :
"Une pause peut pas faire de mal oui !"
Alors elle était aussitôt montée sur le dos de Feudor après avoir prit le soin bien sur de fermer sa forge avant que Feudor ne rejoigne Welo déjà dans les airs et qu'ils ne partent vers Papynova... un nom assez étrange au passage enfin même une île magique pouvait avoir des coins paumés.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Sam 15 Aoû - 21:45

(Bon je nous fais tous arriver car je veux des BIKI… euh la plage !)

Quand Arashi déploya ses ailes, la sensation qu’il ressenti fut exceptionnel. Cela faisait tellement longtemps. Brasser le vent avec son cuir fin, le plier aux battements. 20 ans, 20 ans qui lui avait paru une éternité, perdu dans un néant, dans un endroit vide, n’offrant que les ténèbres, de froid et d’emprisonnement. Il ne savait pas ce qu’il lui arrivait, il lui semblait qu’il dormait, dans un endroit mort, désolé. Alors, quand l’humain commença à parler un peu la vouivre n’avait rien dit, il était resté muet, silencieux avant que Zéro ne clarifie les choses en disant tout simplement qu’ils venaient de se « réveiller ».

Durant le temps de vol, le dragon blanc était donc resté bien silencieux, mais ce duo n’avait jamais grandement parlé, nul besoin de mot ou de pensée pour se comprendre. Mais cette fois-ci le silence était le résultat des pensées de la vouivre tourné vers ses possibles ressenties. Il savait qu’il avait ressentie le froid, la solitude pesante, pourtant tout ceci restait flou, lointain. Il ne pouvait pas décrire ce qu’il avait ressenti durant sa mort, c’était à la fois long et court, chaud et froid sûrement. Il ne savait pas, son corps refusait avec son esprit de se souvenir, c’était comme un passage à blanc au final, peu de souvenirs, de sensations et ces deux-là ne voulaient revenir. Que devait-il en penser ? Pour l’instant il ne voulait pas s’y pencher, il voulait seulement se reposer et pour une fois, se détendre. Il voulait simplement récupérer ses forces, d’où le fait que la forte densité en magie lui convenait : elle l’abreuvait, le requinquait dans sa propre perte de magie.

Quand enfin il posa les pattes dans le sable, ce fut une stupeur cachée qui le prit. Cette stupeur était partagée avec celle de sa cavalière, qui osa mettre pied à terre et s’avancer légèrement. En face d’eux s’étendait un grand bâtiment, aux grands murs blancs barrés de poutres en bois sombre, tout était très stylisé, majestueux même, la toiture aux tuiles grises se voyaient ornée dans chaque coin de sorte de petites statues : des boules entourées par des vagues apparemment. Bref, tout ceci ressemblait à l’un de ses [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] dont Zéro avait déjà entendu parler. Arashi fut plus surpris à cause de ses souvenirs, avant une terre vaste mais de désolation, dénuée de vie et tout autre, et dorénavant un gigantesque bâtiment qui devait s’étendre sur plusieurs centaines de mètre, avec une plage et sur leur droite et derrière le bâtiment de l’eau à perte de vue.

Il s’avéra rapidement qu’ils ne devaient pas être les seuls à avoir reçu l’étrange missive, qui s’avérait sûrement être fausse déclaration. Pourtant, ceux qui arrivèrent mirent Zéro sur la défensive, méfiante elle recula de plusieurs pas, s’écarta de tout ce monde, accompagné d’Arashi. Elle en reconnaissait beaucoup. Des têtes qu’elle connaissait, qu’elle ne connaissait pas, qu’elle aurait aimé ne jamais revoir. Ses sentiments étaient identiques à ceux de sa vouivre : elle ne voulait pas rester ici, pourtant quelque chose lui disait de rester ici, son corps ne voulait pas répondre à ce que son esprit voulait, si bien qu’elle restait plantée là. Les bras croisés sous la poitrine, essayant d’analyser tout ceci, son visage froid ne trahissant rien, il ne trahissait pas la certaine douleur que la mercenaire ressentait. Elle ne voulait pas revoir toutes ses têtes, dans un sens peut-être avait-elle peur, peur de revoir d’anciens ennemis alors qu’en cet instant son corps s’éveillait doucement, il était encore trop faible pour se battre comme avant, cela se réglerait avec quelques nuits de bon sommeil, c’était certain mais pour le moment, le corps n’avait point pu se reposer. Alors elle se sentait faible, presque à la merci de ces autres personnes qu’elle ne voulait revoir. Zéro n’avait jamais l’habitude de revoir ses contractants ou ses anciens « acolytes » et les ennemis, d’habitude elle les tuait donc c’était une première. Mais qu’importe, qu’elle désire partir ou non elle se sentait obligée de rester et elle sentait qu’Arashi était soulagé d’être ici, tous deux comprenaient qu’en vérité aucun travail ne les attendait, seulement un peu de repos. Mais ils restaient silencieux, car dans le fond c’était ce que tous deux voulaient en ce moment.

***

C’était tellement rare quand Némésis acceptait d’avoir des gens sur son dos, elle avait grimpé Saber après avoir fait quelques battements d’ailes. Le trajet de la ville jusqu’à cette étrange adresse fut un peu long tout de même, ce n’était pas la porte à côté malgré qu’ils soient sur un dragon. Vincent avait aussi remarqué diverses choses « amusantes » chez ce nouveau garde, bon d’une part il n’avait tué personne : pas de sang sur lui ou ses mains, et même, le tavernier serait sortie pour l’engueuler. Mais il n’y avait pas que ça, il semblait frustré, en colère comme s’il n’était pas heureux de faire ce nouveau  « travail ». Ce qui était entièrement compréhensible, en vérité cette histoire embêtait réellement Vincent mais la dragonne ne serait pas contente s’il lui explosait la tête –au sens propre vu son arme-  et il était beaucoup beaucoup trop dangereux de le relâcher.
-ça m’emmerde aussi de t’avoir, mais tu as attiré Némé, elle était toute joyeuse de trouver un humain ayant une odeur de dragon apparemment. Mais il est trop dangereux pour les Valentine de te laisser partir et elle m‘en voudrait de te tuer très certainement.
Ses paroles n’étaient qu’un murmure engloutit par la brise afin que la dragonne n’entende pas. Il n’avait pas spécialement envie d’être jeté dans les cieux et de mourir en s’écrasant lamentablement sur le sol. Enfin, de toute manière ce qui était fait l’était et le restait généralement dans la mafia. Quand enfin  ils aperçurent une grande étendue d’eau, de sable et au centre un énorme et très grand bâtiment Némésis plongea pour s’arrêter violemment dans le sable. Son élément, c’était son élément. Ses doigts plongèrent dans ce sable chaud alors que Vincent descendait avant qu’elle ne se secoue pour les faire descendre. L’héritier regarda aux alentours, du monde, pas mal de tête qu’il ne connaissait pas sauf quelques rares personnes « emblématiques » comme l’ancienne chef des armées. Une tête qu’il rêvait d’éviter en réalité. Enfin, personne n’eut réellement le temps de parler ou autre que soudainement un nuage de poussière, enfin de sable, se souleva comme si un cheval lancé au galop courait vers eux.

Pourtant… Pourtant ce fut un vieillard. Un vieillard qui s’arrêta devant eux, tout sourire, l’air tout joyeux et il enchaîna d’un seul coup.
-Vous êtes enfin arrivés ! Je vous aurez attendu vous savez me faire attendre à mon âge… ohoho ! Vous êtes ici pour vous détendre et profiter de ma station balnéaire ! Plage, mer, filles en maillot de bain… uhuhu. J’espère que vous me ferez tous plaisir en restant, d’ailleurs, allez allez, je vais vous montrer votre chambre !
C’était un étrange énergumène qui pourtant attisait la sympathie et étrangement Vincent eut envie de rester ici alors qu’au départ il voulait repartir, Némésis lui avait chuchoté dans son esprit un « pourquoi pas ? ». En effet, pourquoi pas ? Ils pouvaient bien prendre du bon temps et profiter un peu non ? Ainsi le vieillard leur montra la chambre. La chambre hyper grande qui leur était à tous réserver. Elle ne pouvait pas accueillir les dragons mais elle était véritablement grande. Un paravent coupait simplement la partie homme et femme et le vieux expliqua rapidement.
-Bon, j’ai oublié, mais on m’appelle Papy ou Grand-père ! Sinon vous dormirez tous ici, les filles à droites, les hommes à gauches, les douches c’est séparées hommes/femmes mais elles restent commune et pas individuelle, dans cette aile du bâtiment les toilettes sont tout au fond du couloir, la cuisine de l’autre côté, à vous de faire votre manger et tout c’est plus drôle comme ça, et plus vivant ! Vous trouverez une sélection de maillot de bain, serviettes et tout ce dont vous aurez besoin dans le salon qui lui se trouve en face de votre chambre, il n’y parait pas mais c’est très bien insonorisé ! En fait notre bâtiment est si grand que chaque groupe à une aile à lui, celle-ci est la vôtre, c’est comme une petite maisonnée à côté de la plage et la mer. Cette aile se nomme « aile du dragon » vous avez les clés sur chaque [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Les dragons peuvent dormir dans un endroit spécialement prévue, on y a reconstruit une flore avec une montagne, une forêt, un lac, et tout. Plus petit mais cela reste de la vrai taille pour les arbres et tout. Seul la montagne n'a pas la taille d'une vrai montagne. C'est une grand gymnase au toit ouvert en réalité. C'est dehors, vous ne le raterez pas. On ferme s'il pleut mais il pleut rarement ! Bon, je vous laisse mes petits, j’ai d’autres clients à attendre.
Puis sur toutes ses explications « Papy » s’en alla, non sans gratifier des regards joyeux pour chaque enfant et un brin pervers pour les femmes, seulement son sourire changeant quand il partit, devenant plus énigmatique… Comme si tu ceci avais été fait exprès, comme si ce genre de retrouvaille avait été prévu. Qui sait au final ? Seul lui. Pourtant il manquait bien deux trois personnes malheureusement.

Ainsi devrait commencer le moment détente, plage et bikini.
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