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 Le Troisième Dragon III - The Lost Tale

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Crayon
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Lun 17 Aoû - 0:27

Embarqué sur le dos de la dragonne, Saber se trouvait plutôt content de pouvoir voler une nouvelle fois sur un dragon, si son esprit était plus clair il aurait peut-être médité sur le fait que sur Argeya c'était quelque chose de normal, de voir des dragon pouvoir se promener en ville. Seulement il était surtout concentré pour essayer de ne pas tomber dans le vide. Le trajet était plutôt grand, même en volant aussi rapidement, l'île semblait toujours pouvoir s'agrandir, pourtant le ciel de la terre était si immense qu'elle semblait toujours plus petite, il repensa quelques secondes au temps qu'il avait passé à chercher, mais cela ne fut pas long avant qu'il ne se redemande où est-ce que ses maitres allaient, dans quel endroit sordide ou vers quel coup mafieux. Il releva un peu la tête quand l'autre jeune homme s'adressa à lui, son ouïe accrocha facilement les quelques mots qui filèrent dans le vent crée par les battements des ailes dorés. C'était bien la dragonne qu'il devait remercier pour l'avoir embarqué dans la mafia, il l'avait bien sentit lors des quelques secondes qui avaient précédés la décision de Vincent quand le grand reptile avait proposé, ou plutôt décidé de garde un mendiant comme garde. Puisque son maitre semblait tout aussi enthousiaste que lui, ça promettait une super ambiance... Saber se demandait quand même pourquoi le garçon n'avait pas essayé de s'opposer à la dragonne, est-ce que cette dernière irait jusqu'à faire du mal ou tuer si on exauçait pas ses désirs ? Parce que l'ancien soldat se disait qu'il n'avait pas envie de rester comme le jouet, le truc marrant qu'elle s'est ainsi approprié en faisant passer ce travail pour une chance en plus. En bref Saber n'avait toujours pas digéré ce coup la et s'en trouvait vraiment agacé, enfin, il cherchait aussi mentalement comment il pourrait faire pour essayer de les convaincre qu'ils ne risquaient rien en le relâchant, chose impossible mais il ne pouvait s'empêcher d'essayer de trouver de solutions pour s'en sortir, il faudrait qu'il tente de parler à cette dragonne, après tout elle avait imposé quelque chose au mafieux dont elle pourrait peut-être recommencer.
Après le voyage, durant lequel il n'avait pas décroché un mot comme ça lui arrivait bien souvent en ce moment, l'ancien cavalier qui ne s'était pas préparé à un atterrissage aussi brutal fut surprit, chutant du dos de la dragonne et s'étalant le dos à terre. Avant même de se redresser, il sentit l'odeur de la chaleur du sable, entendait les pas et le minéraux voler avec les légères brises. Ils étaient allé à la plage ? Se remettant debout et s'époussetant un peu pour enlever tout les grains, Saber soupira en envisageant plusieurs possibilité, ça pouvait être l'endroit luxueux et loin de la ville d'un trafiquant ou d'un type trempant dans des trucs pas super légaux, ou une genre de baraque de riche au bord de l'eau de la famille, ou alors la dragonne les avaient juste emmenés ici pour faire une baignade. Peu enthousiaste même à l'idée d'être en repos, le jeune homme eut une légère grimace et se frotta le nez, gêné par les émanations de chaleur qui venait du sable presque brûlant. Avec son écharpe il avait déjà chaud en plus, pourtant ça ne l'empêcha pas de baisser la tête en fronçant les sourcils, mettant en partie son nez dans ce bout de tissu un peu déchiré qu'il avait autour du cou. Entendant quelqu'un approcher, il eut presque peine à saisir tout ce que racontait cette voix, qui devait appartenir à une personne âgée à cause du son fatigué, mais pourtant aux tons très enjoués comme si les invité étaient les personnes les plus attendues ici. Une station balnéaire vraiment ? Et avec le séjour gratuit en plus ? C'était bien le dernier endroit ou il s'attendait à arriver et ou il voulait rester, mais si ses maitres avaient décidés de rester ici, il ne pouvait que faire de même, pour l'instant en tout cas, pensait-il. Lui tout ce qui l'intéressa, ce fut quand le vieux parla de manger et de douches, les deux choses qu'il n'avait pas eut depuis quelques jours.

***

A choisir, il aurait peut-être préféré y allait en train, ou se faire prendre en stop, mais le plus rapide (et surtout gratuit) restait la proposition de Aokiji bien qu'il n'était pas très chaud à l'idée de voler sur un dragon inconnu... quoique c'était toujours mieux qu'avec Skulrak, qui le portait dans ses pattes et parfois la tête en bas. Donc, pas le choix, il avait dit oui, se faire déposer sans dépenser un sous restait tout de même un bon plan. Le voyage, un peu long tout de même, s'était conclu par la dernière chose qu'il s'attendait à voir, une belle maison aux style nippon du monde d'en bas, devant une plage paradisiaque avec tout le matos pour des vacances sans toute réussies (et sans soute pas données).
-"Merci madm... Aokiji... et à vous aussi Sunanoo"
Dit-il en posant pied à terre, rassurer de sentir le plancher des vaches tout de même. Il regarda un peu la maison, elle était vraiment pas mal et semblait si confortable que ça lui donnait l'envie d'aller faire la sieste à l'intérieur... sérieusement quelqu'un l'avait vraiment invité ici ? Pourquoi ? C'était étrange, et en plus, il n'était pas seul à avoir été convié. En regardant rapidement les personnes présentes, il ne reconnu personne, un peu nerveux quand même ne sachant pas ce qu'il se passait, on aurait dit une sorte de réunion étrange, avec des humains et des dragons... encore plus étrange quand un vieux se précipita vers le groupe pour leur faire tout un speech de bienvenue et leur présenter l'endroit et la maison, le tout en parlant en un temps record tout aussi vite qu'il était arrivé. Alors il avait vraiment été invité ici, et pouvait rester sans payé ? Plus besoin de chercher un hôtel alors... voila qu'il se retrouvait presque en vacance. Quoique, il l'était vu qu'il n'avait pas de boulot... enfin, il était surtout au chômage mais rien ne l'empêchait de rester ici quelques temps. Curieux de visiter cette "aile du dragon", il entra à l'intérieur, les doubles portes étant déjà grande ouvertes, écoutant le vieux parler des chambres, avant qu'il ne s'éclipse sans même qu'on lui puisse lui poser une question. Des questions, Alan ne s'en posait aucune pour l'instant, il était fatigué de la marche en montagne, et la première chose qu'il fit, ce fut enfin de s'allonger pour reposer ses jambes, il choisit son futon au hasard, et s'affala sur le dos, poussant un soupir en regardant le haut plafond en bois traité.

**

Welo avait volé directement vers l'adresse indiquée, surprit tout comme sa cavalière de voir un endroit complétement aménagé, bien loin de l'endroit sans intérêts qui s'y trouvait avant. C'était réellement étrange mais, en plus de vingt ans ça pouvait tout à fait avoir changé, bien qu'il faudrait pas mal de boulot pour avoir construit tout cela, ça semblait même assez moderne mais avec un côté typique agréable à voir, différent de stations de béton moche qui existaient déjà. Quand le dragon jaune vint se poser sur le sable, juste devant, il s'était montré prudent, ayant reconnu des cieux le grand vouivre blanc contre lequel il s'était battu, rien que d'y repenser il avait de l'électricité statique dans les poils. En années dragons, ça ne faisait pas si longtemps que ça en plus. Il atterrit tout de même à plusieurs mètres, se trouvant dans les même interrogations que sa cavalière qui venait de descendre et avait évidemment reconnu l'ancienne mercenaire du roi. Ils avaient pourtant reçut des rapports affirmant leurs morts, à elle et son dragon, donc Holly resta planté sur le sable pendant quelques seconde à réfléchir, donc les rumeurs de personnes revenues à la vie étaient vraies ? Ou est-ce que ce duo s'était fait passé pour mort et s'était caché durant tout ce temps ? La seconde hypothèse semblait peu vraisemblable vu que, ça ne lui avait pas semblé être le genre de Zéro de se cacher et que de toute façon, pourquoi réapparaitre maintenant. Mais il n'y avait aucune raison de combattre, enfin... l'armée pourraient toujours avoir envie de l'arrêter pour ses (nombreux) crimes, mais Holly n'en faisait plus partie et n'était donc pas officiellement habilitée à entreprendre une arrestation. Et puis de toute façon, un combat serai très mal engagé surtout qu'elle n'était pas armée, et n'avait pas besoin de se lancer la-dedans. C'était le problème de l'armée après tout et elle avait assez donné donc pour l'instant, tant pis. Elle reconnu vaguement un ancien soldat du roi aussi qui était présumé mort, mais l'autre garçon avec la dragonne noir et doré, elle ne connaissait pas.
Non la rumeurs des gens revenu à la vie se confirma un peu plus quand elle reconnu Elliot, Kura même si elle ne l'avait pas revu elle savait qu'il était vivant, mais son cavalier... elle était sur de l'avoir vu mort et l'armée l'avait même enterré, et la cavalière resta les bras croisés, n'arrivant que difficilement à y croire, de plus, il avait la même tête qu'avant, tout aussi jeune, le temps n'avait pas eut de prise, c'était à peine croyable.
Quand un vieux se pointa à toute vitesse et commença à faire un discours et leur montrer rapidement ou ils allaient dormir, Holly avait presque oublié les raisons étrange de sa venue ici, elle était surtout intéressé par la présence d'autant de monde liés par la guerre. Son frère était même là, lui aussi était présumé mort mais pourtant, il semblait ne reconnaître personne, ou alors, il était tellement antipathique qu'il ne prenait pas la peine de venir au moins la saluer. Quand le Papy eut fini de parler, la cavalière n'attendit pas une seconde et vint se poster pile devant Elliot, ne sachant même pas quoi dire ni même si elle devait être contente ou consterné de le revoir, ou les deux en même temps, ça lui semblait tellement étrange qu'elle ne savait pas quoi en penser... plus de vingt ans, tout de même.
-"... Alors tu fais partie des personnes ressuscitées ? Et tu viens même pas me voir ?"
Lui dit-elle en lui appuyant son index sur le torse, comme pour vérifier que c'était pas un genre de fantôme ou qu'elle avait pas des visions, et lui attrapa le nez entre son pouce pour le tordre avant de finir sa phrase. Bien qu'au fond c'était juste pour la forme vu que, si elle s'était retrouvé dans la même situation, elle aurait longuement réfléchit et hésité avant d'envisager d'aller retrouver des gens qui l'a croirait dans l'autre monde. Mais au fond elle était évidemment contente de revoir son ami après autant de temps, finalement elle le serra dans ses bras, tient elle avait presque oublié comme il était grand. Le relâchant quelques seconde après, elle eut un léger sourire en disant d'une voix calme.
-"Contente de te revoir Elliot."
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Feather
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 19 Aoû - 18:17

Il n'avait jamais fait attention au fait qu'il s'était autant éloigné de la capitale. Le voyage avait été terriblement long et pourtant, il ne lui avait pas semblé qu'il l'était autant lorsqu'il était parti. Mais après tout, c'était de se faute, c'était lui qui avait choisi de vivre dans ces lieux reculés où seuls régnaient la nature et les dragons sauvages, s'installant à trois jours du village le plus proche. Saï était devenu un de ces ermites barbus et bourrus qui tirait sur toute personne qui s'approchait de chez lui et discutait après. Enfin, était, maintenant, la barbe, on repassera, tout comme la bonne taille pour le fusil d'ailleurs. Comme il n'avait pas de dragon, enfin plus mais ce simple mot pouvait l'agacer, lui rappelant l'abandon d'Elios, il avait du loué un dragon. C'était une chose qui s'était toujours un peu faite, les dragons vivant plus longtemps que les êtres humains, certains qui avaient vécu trop longtemps avec ces derniers pour revenir auprès de leurs congénères sauvages, décidait de rendre service en se proposant pour tels ou tels choses ce qui leur payait logis et nourriture. Saï avec donc loué un type coureur,  dragons aux longues pattes, très rapides sur la terre ferme mais dont le vol n'était pas très aisé avec quelqu'un sur le dos. Il aurait aimé un dragon qui volait mais on les lui refusait à cause de son « âge », ce qui l'agaçait. De ce fait, rejoindre la capitale avait été vraiment long.
Mais maintenant il y était, il avait récupéré son sac, payer le dragon et se retrouvait lâcher en pleine jungle urbaine. C'était fou comment la ville avait changé en une quinzaine d'années, Saï ne reconnaissait plus rien. Des immeubles avaient poussé, tout comme des routes. Des bus et des voitures avaient déjà commencé à apparaître lorsqu'il était parti mais là, il y en avait énormément, trop à son goûts. Cette poussée de croissance ne se voyait pas autant en campagne. Il se demandait encore pourquoi il était revenu, un simple reflet dans une vitrine lui rafraîchit la mémoire : il était redevenu un gamin de onze ans, visage enfantin, et de la suie sur le visage comme s'il était fils de charbonnier, cheveux en pétard, il avait mis un gavroche pour que ça ne se voit pas, lui cachant ainsi la moitié des yeux. Un style qu'il avait toujours eu étant gosse et qui revenait lui coller à la peau. Un retour à l'enfance anormal qui lui avait indiqué qu'il devait revenir voir l'armée d'Argeya pour rembaucher.

Mais avant, il ne se sentait pas du cœur à retourner là-bas, il avait un brin de nostalgie qu'il devait revoir. L'ancien aérodrome, son ancienne maison avait été détruite mais il aimait y retourner, retrouver des affaires ou juste le vent frais. Il fut déçu, le terrain herbeux, les grands champs vides pour faire décoller les avions, tout ça, il n'y avait plus qu'un énorme bâtiment blanc avec un grande baie vitré, un style assez moderne qui le dégoûtait. Après tout, ça devait être normal, il avait déserté, le terrain n'était pas à lui, logique qu'il soit vendu, il ne payait même plus le loyer. Mais il avait un pincement au cœur et c'est l'air maussade qu'il entra dans le bâtiment, histoire de voir ce qu'était au moins devenu ses affaires.  
La secrétaire à l'entrée ne devait pas être vieille, la vingtaine maximum mais peut-être qu'elle aussi avait rajeuni. Elle lui apprit, non sans montré son  agacement pour être inutilement dérangé, qu'ils avaient retrouvés quelques reliques étonnantes dans cet « entrepôt miteux » et qu'elles avaient été rendue à l'armée -vous ne pouvez pas savoir ce que Saï avait récupéré comme objets- les armes diverses avaient été vendu et tout le reste brûlé. Le garçon n'avait plus rien de son ancienne vie et si Aryun n'avait pas été tué, il lui en aurait voulu d'avoir perdu ses saï noirs. Agacé, furieux surtout d'avoir perdu ses plans de machines volantes, il retourna dehors, essayant de se calmer avec le vent. Lui aussi avait changé à cause de toute ces constructions. Saï ne reconnaissait plus rien et avait juste envie de retourner chez lui, massacré des épouvantails et arroser son potager.

***

Il n'avait plus vu la lumière depuis deux semaines au moins, en fait depuis cette histoire qui avait fait perdre de nombreuses années à tout les résidents de la prison, de l'île même d'après les rumeurs. Lui même avait effroyablement rajeuni. Il avait perdu quoi ? Seize, dix-sept ans ? Il était redevenu un gamin. Alors que ça avait perturber tout le monde, changer certains rapports de forces, bouleversé les uns, anéantis les autres, et surtout profité à quelques uns, lui, ça l'avait juste amusé. Il était redevenu gamin ? Et alors ? L'âge ne l'avait jamais dérangé et cette drôle d'histoire l'avait occupé un petit moment. Il avait même accepté de se prendre au jeux. D'habitude, ils ne subissaient que l'influence des sceaux anti-magie en plus de la sécurité nouvelle technologie du bâtiment mais là, les gardiens étaient nerveux alors il avait bien voulu se faire bander les yeux. Ça faisait maintenant deux semaines qu'il n'avait plus vu la lumière.
La tension était palpable, elle l'avait toujours été ici, tels étaient ces lieux où seul des grilles séparaient les chefs de bandes de racailles qui foutaient le bordel en ville aux gardiens, membres de l'armée d'Argeya. C'était toujours le bordel dans ces prisons, il n'y avait pas de véritables grand mais pas que des petits alors on se bastonnait pour de vieilles querelles, pour savoir qui serait le patron des malfrats de la prison. Mais on ne l'avait jamais fait chier lui, personne n'osait, parce qu'il était tout simplement déstabilisant et ça foutait encore plus de bordel. Ça faisait deux semaines qu'il n'avait pas vu le jour, ça faisait aussi deux semaines qu'il était isolé dans une cellule rien que pour lui où on venait juste pour lui donner à manger, l'habiller, changer les draps, il n'avait plus les mains libres après tout, pour ne pas enlever le foulard autour de ses yeux. Ça l'avait amusé un moment, maintenant il s'ennuyait de nouveau.

« Alya, Alya, ma douce Alya, que vois-tu ?
-Une simple porte close, un long couloir gris, quelques caméras et un cavalier qui dépérit comme la dernière fois et l'avant dernière fois, comme à chaque fois même. Alexandro, on est capable de sortir alors pourquoi continues tu ce jeu stupide ? Tu vas finir par devenir fou...
-Probablement. »


Scène étrange d'un jeune garçon blond aux yeux bandé, les mains liés dans le dos, assis contre le mur, petit sourire au lèvre et une petite bestiole blanche à son cou. Alya n'avait pas changé de taille depuis qu'elle était là, elle ne le pouvait pas mais personne n'avait vu non plus qu'elle était là. Et elle n'en pouvait plus. Elle voulait sortir, elle le pouvait sans problème mais il fallait convaincre son cavalier de venir avec elle.

[i] « Alexandro, s'il te plaît, sortons. Ça devient n'importe quoi cette histoire.
-Et bien soit, sortons alors. Peut-être qu'il y aura des choses intéressantes dehors maintenant ou sinon, il va falloir les créer. Redonnes moi la vue, redonnes moi la liberté je te pris...»

Sur ces mots, la petite dragonne blanche sembla soulagée. Un coup de crocs bien placé, un jeu de griffes par là et les menottes sautèrent puis elle enleva le nœud du foulard pendant que son cavalier se releva, faisant quelques gestes d'épaules pour réveiller les muscles puis il se tourna vers la caméra, son air charmeur sur le visage.

« Et on n'oublie pas de sourire à la caméra ! »

***


La terre se mit à légèrement trembler alors qu'un bruit sourd semblait retentir des entrailles souterraines puis le sol se fissura, laissant surgir le corps d'une énorme bête haletante. La créature s'appuya sur les rebords du trou de ses pattes osseuses, les muscles tremblants, extirpant son corps des sous-sols, elle secoua sa tête pour se débarrasser des débris rocheux qui s'y était accroché, détournant les yeux du soleil comme si elle le craignait, se traînant à l'abri d'un arbre.

« Bordel, il n'est pas passé loin celui-là »

Vathos en tremblait encore. Alors qu'il avait crut avoir bloquer toute la ligne et qu'il pouvait enfin se reposer tranquillement, quelque chose l'avait ébloui. Aveuglé, il n'avait vu que trop tard le métro dont le chauffeur s'excitait sur les freins, filant au passage un énorme mal de crâne au dragon. Vathos n'avait eu le temps que de défoncer la porte d'une issu de secours pour s'y loger, y laissant quelques plumes. Si ça avait été tout, ça aurait été mais une équipe de maintenance était venu le virer, le jeune dragon avait dû se créer une sortie lui même pour éviter tout problème.
Et maintenant, il était dehors, en plein jour. Les néons de son corps s'étaient éteint alors que cet saloperie d'astre solaire lui défonçait les yeux. Le seul avantage, c'était l'air frais, quoiqu'il jugeait que dehors, c'était aussi asphyxiant qu'à l'intérieur, les humains avaient tout pourri. Ils avaient détruit son monde, ils l'avaient trahi, tué, chassé. Parfois Vathos se sentait complètement perdu dans ce monde qui avait changé trop vite.

Il s'était couché sous son arbre, pour se remettre de ses émotions mais rapidement, il se releva, déranger par sa propre odeur de pourriture. Là était l'inconvénient de sa nature, il se décomposait et pour stopper ça, il devait manger mais pas n'importe quoi. Tel une créature toute droite sorti d'un mauvais film de morts vivants, il devait bouffer le contenue des boîtes crâniennes et soyons honnêtes, ça le dérangeait un peu en général. Une voiture passa sur la route en face, ça incita Vathos à bouger tout de suite, il haïssait cette essor humain, il avait besoin de le fuir là tout de suite maintenant. Un petit regard en diaporama, il constata qu'il devait être en banlieue, ça serait plus simple d'ici de partir en forêt. Grimpant en haut de son arbre, il se laissa ensuite planer de bâtiment en bâtiment, sous les cris de quelques personnes surprise de voir une tête de dragon à leur balcon et finalement, Vathos se retrouva dans la forêt, rupture totale entre le monde des hommes et celui des dragons.
Il avait déjà entendu parler comme quoi Argeya respectait encore le lien qui unissait les habitants à la nature, ce qui n'était pas le cas avec le monde du dessous, avec la Terre. Le jeune dragon craignait cependant que ceci ne dure pas très longtemps, déjà l'être humain d'Argeya semblait pourri jusqu'à la moelle, Vathos n'en avait pas un très bon souvenir de son premier cavalier. Il ressentait encore les chaînes qui l'entravaient et le muselaient, il ressentait encore les coups des punitions, il se rappelait du goût de la chair qu'il avait déchiqueté pour se libérer, ça le fit sourire. Il avait eu une petite vengeance et maintenant, il pouvait revenir encore et encore, cet imbécile pouvait lui arraché le cœur, lui découper la tête, il pourrait toujours mordre même si tout recoller serait relativement chiant.

Chassant les pensées négative, Vathos se laissa glisser entre les arbres, ses néons retrouvant assez d'ombres pour se remettre à briller. Il ressemblait un peu à un fantôme comme ça. Relevant la tête, il observa les nuages qui se formaient, il allait pleuvoir dans la journée, ça le rafraîchirait un peu. Ah... et il devait chasser aussi, pour arrêter de pourrir.
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Dim 30 Aoû - 15:02

A vrai dire ils avaient à peine eut le temps de réagir. Elliot avait l'impression que dés que les cavaliers dragons avaient posés pied à terre ce grand-père était apparut a toute vitesse sans leur laisser le temps de vraiment réaliser où il était et aussi ce qu'ils faisaient ici.
Ainsi Papy leurs avaient présentés les lieux avec un grand ravissement de la présence de ses invités, ne leurs laissant pourtant pas le temps de faire la moindre remarques ou tout simplement, ne semblant même pas leurs laisser le choix que de se reposer ici et de profiter de l'endroit.
En soit ce n'était pas une mauvaise chose non ? De base Elliot aurait eté absolument ravit de passer du temps à la mer, même si d'après les dires celle d'Argeya ne vallait absolument pas celle de la terre et cela rendait le blond un peu curieux du coup mais bref, mais quoi qu'il en soit en ce moment même il n'était pas vraiment ravit d'être ici. Malgré toutes ses bonnes résolutions il n'avait pas envie de voir du monde. Pas tout de suite. La situation était juste trop étrange.
Cependant, comme toujours il n'en laissa absolument rien paraitre même pas par pensée avec Kurakka. Il abordait donc un léger sourire comme toujours.
Il avait remarqué des visages qu'il connaissait bien d'ailleurs comme Tora et Alan, bizarrement il avait l'impression que ces deux là agissaient comme des inconnus l'un envers l'autre, aussi les deux autres mercenaires de Vasillias dont dans l'immédiat il ne se souvenait des prénoms. Il avait aussi Holly, bien sur quand Papy s'éloigna, son amie s'était rapprochée. Et pour le coup le blond aussi ne sut pas vraiment quoi dire ou faire. Il n'avait pas la notion du temps qui etait passé, pour lui il était tombé au combat et cela aurait put être la veille comme il y a des années. Si il savait qu'une vingtaine d'années s'etaient écoulés c'était uniquement grâce à Kurakka. Alors oui, la situation etait carrément déstabilisante, c'est vrai qu'est ce qu'n dit dans ce genre de situation ? Si cela c'était dejà produit et là il avait un doute.
"Hey le nez c'etait obligé ?"
Avait ralé Elliot quand elle lui avait tordu le nez vers la fin de sa question, bien plus pour la forme qu'autre chose vu qu'il afficha presque en même temps  un grand sourire en ajoutant aussitôt :
"Ravit de te revoir aussi Holly !"

****

Il est sur que rencontrer pour la première fois ce Papy est un peu perturbant. Rin en arrivait à se demander comment il arrivait a être aussi énergique pour son âge ou encore pourquoi il les avait tous invité ici depuis quand exactement il y avait de telles bâtiments ici car très franchement  dans ses souvenirs cet endroit était désert et sans interet.
Et avec ce qui se passait en ce moment il se demandait si c'était vraiment le bon moment pour prendre du bon temps comme des vacances improvisés ici, même si l'idée était assez séduisante ça il ne pouvait pas le nier.
Rin observa donc les differents invités une fois que ce fameux grand-père fut partit voulant les laisser vaguer à leurs occupations et ... se retrouver ? Non vraiment il avait l'impression que chacun ici connaissait au moins une personne présente. Et comme par hasard, ou plutôt comme toujours dans ce genre de moment, Hotarô avait comme disparu et ne réaparaitrait pas à moinw d'avoir une bonne raison ou l'envie tout simplement.
Bref tout ça pour dire que les soupçons qu'avait eut Rin à la disparition du poignard s'averait vrai. Zéro était revenue, faisant partie des personnes résuscitées avec Arashi et si il ne sut quoi dire ou en penser, Hiyori, elle, fut ravie de revoir un ancien camarade qu'elle croyait perdue... alors qu'ils ne s'étaient jamais entendus plus que ça.
Oh Arashi ! T'es aussi revenu ! Ça fais bizarre mais c'est chouette de vous revoir ! Pas vrai Rin ?
s'exclama donc mentalement la dragonne et son cavalier retint un soupire mi-chemin entre l'amusement et l'exaspération face a l'énergie débordante de la furie nocturne, à la place il se contenta d'un hochement de tête affirmatif.

De son côté Aokiji aurait voulut faire demi-tour dés qu'elle eut déposée Alan sur le site. Dés que le grand-père les laissa enfin elle avait voulut repartir. Oh elle n'avait pas grand chose à faire ici et Sunanoo semblait mentalement de son avis. Chacun retrouvait d'anciens ami(e)s particulièrement à cause du bug temporelle... En fait si elle se décida de rester -juste pour cette nuit comme elle le précisa rapidement par téléphatie à son dragon- c'est uniquement car le trajet inverse était long à effectuer et que la journée était bien avancée, tout simplement. Et peut-être egalement car elle n'avait définitivement rien de mieux à faire de toute manière alors pourquoi refuser un endroit symphatique où dormir ? Oui elle venait de se convaincre seule mentalement en quelques secondes de réfléxions... elle haussa les épaules avant de se décider à entrer dans la pièce où elle pourrait dormir ce soir, juste pour voir.

****

Comment dire ? Tora était à la fois contente et stressée d'être ici. Sa forge ! Toujours pas rangée et sûrement jamais prête pour quand elle recevrait son collégue forgeron... oh et puis de toute manière elle n'était plus vraiment à ça prêts.... ce n'est pas comme si les autres forges étaient toutes rangées aussi hein ! La jeune fille decida de se contenter de cette pensée là en souriant presque satisfaite.
Elle aurait voulut suivre Holly pour saluer Elliot aussi, un peu surprise tout de même de voir le cavalier blond...censé être mort, ici. Un peu.. car elle ne suivit pas Holly fronçant simplement les sourcils quand elle avait vut Alan... qui se comportait comme si il n'avait jamais vu sa sœur ou elle de toute sa vie ! On connait le caractère bouillant de la forgeronne... et non il ne s'était pas amélioré en une vingtaine d'années même si elle avait rajeunis.
"Holly je pense pas que tu t'en soucie beaucoup mais tu m'excuse d'avance hein !"
S'exclama donc Tora avant de se diriger à grand pas là où Alan s'etait couché. Sans un mot, sans demander l'avis ou attendre une remarque de quelqu'un, elle souleva le jeune homme par le col du tee-shirt pour le forcer à se relever -oui assez facilement...quand on vous dis qu'être forgeron ça fait les muscles et n'oublions pas que quelqu'un en colère est toujours plus fort hors actuellement Tora était furieuse-
Ainsi quand il fut debout devant elle, Tora prit soudainement soin de recouvrir son avant bras droit d'une couche de métal avant d'asséner son poing dans la figure du jeune homme sans prendre la peine de contrôler sa force. Alors quand l'autre fut à terre elle senperlit de gueuler ;
"ALORS COMME ÇA ON DISPARAIT PENDNAT 20 ANS POUR FAIRE RÉEPARAITRE SA SALE TRONCHE COMME UNE FLEUR ?! ON DIRAIT QUE T'A AUCUNE IDÉE DE CE QUE JE FAIS AU TYPE QUI DE FOUTE DE MA GUEULE !"
Elle repprit sa respiration en ajoutant plus calmement -quoi que du moins sans hurler- non sans emprunter un ton assez glaciale qui enverrait un grand type baraqué et sur de lui chialer dans les jupes de sa mère :
"Soit encore heureux que je ne veuille pas abimer les batiments de notre hôte. Mais je te conseilnpas de croiser mon chemin durant ton petit séjour si tu veut pas que je te defonce le crâne à coup de barre métallique dans la tronche !"
Conclue donc la forgeronne en faisant furieusement demi-tour en direction de la plage voulant calmer ses nerfs. Ignorant superbement les autres personnes présentes choqués ou non -un peu comme Elliot qui osait à peine demander à Holly ce qui s'etait passé entre ces deux là- qui de toute manière n'avaient pas interet à faire la moindre réflexion.
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Ikari
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Dim 30 Aoû - 21:40


Quand le vieil homme parti, la fleur maudite laissa un faible soupir passer entre ses lèvres. Elle ne souhaitait pas rester ici. Zéro voulait recommencer, alors pourquoi était-elle enfermée avec les fantômes du passé ? Les souvenirs, les sentiments… Sans un mot, avec juste un regard pour cet Elliot, l’albinos s’échappa. Elle ne pouvait tout simplement pas rester ici, pas dans cette étrange ambiance, entre les retrouvailles, les joies, les colères… Cela la rendait malade.

Ses chaussures et ses chaussettes en main, ses pieds foulant le sable chaud, presque brûlant, tandis qu’elle se dirigeait vers la mer, pensive. Zéro n’en pouvait plus, elle était fatiguée mais pourtant elle devait trouver un travail, l’épuisement n’avait pas lieu d’être, elle et la vouivre blanche devait recommencer, repartir. Cependant ce n’était pas ici qu’ils pourraient trouver quoique ce soit.
Son regard balaya l’horizon, tombant sur les diverses personnes occupant le sable. Des enfants brayant, des jeunes hommes attirant, des jeunes femmes encore plus attirantes, des groupes d’amis, et des couples. C’était bruyant, mais le bruit des Hommes était couvert par les vagues, alors au final c’était agréable. Pourtant le monde était dérangeant, alors Zéro chercha un autre endroit pour réfléchir.
Elle grimpa un petit amas rocheux, juste au bord de l’eau, afin d’aller sur une petite plage bordée par la roche, c’était un creux dans une petite falaise, une minuscule plage où l’on ne pourrait mettre que quelques personnes, trois ou quatre tout au plus. C’était l’endroit parfait, un endroit calme où le silence n’était brisé que par les flots, que par le bruit de sa respiration calme et distante. Doucement, elle se laissa glisser contre la paroi pour finalement s’asseoir sur le sable, les jambes légèrement étendues, sa main de chair glissaient d’ailleurs vers son pied droit tandis qu’elle posait sur son genoux sa tête. Ses longs cheveux blancs tombèrent sur son épaule et son dos alors qu’elle fermait les yeux. Ereintée.
Elle ne voulait pas rester ici, elle ne souhaitait pas rester dans ce lieu maudit, hanté. C’était insoutenable néanmoins Zéro avait l’impression d’être obligée de rester ici, de ne pas pouvoir s’échapper, comme prise au piège. C’était un sentiment qu’elle ne pouvait accepter. Elle devait retrouver du travail et ne pas passer du temps à se reposer même si son être demandé clémence. Sa lame apparut, se plantant dans les grains de sable alors qu’elle s’y adossait. Ce n’était vraiment pas bon, de rester ici. Elle se sentait happer par d’autres démons qui plus est. Son corps réclamait, trop longtemps. Trop longtemps qu’il n’y avait pas eu de sang.

Quand la Furie Nocturne lui parla dans son crâne –chose que la vouivre avait beaucoup de mal à apprécier-, il tourna son regard vers elle. Comment pouvait-elle dire ceci ? Alors qu’il y a vingt-ans –de ce qu’il avait compris- ils s’étaient tous deux affronter dans un combat. Il l’avait déjà aperçue avant sa traîtrise, il était vrai, mais elle agissait comme une intime. Cependant Arashi n’allait pas l’ignorer, alors en guise de salutation, il répondit simplement à haute voix :
-Gamine.
Planta son regard de sang dans celui de la dragonne sombre, c’était un regard qui pour lui était adoucie mais qui extérieurement ressemblait assez à son regard de dragon féroce. Qu’importe de toute manière, puisqu’il lui attrapa le menton avec les griffes de son aile, le souleva afin de la mettre un peu plus à sa hauteur. Dieu qu’il la voyait comme une enfant.
-Pourquoi tant de familiarité Hiyori ?
Il sous-entendait parfaitement le passé, mais après vingt ans peut-être avait-elle oublié ? Après tout, en vingt ans bien des choses avaient dû changer. De plus, si son cavalier s’était entiché de la sienne, alors peut-être que cette dragonne avait à force reprit l’affection des jeunes Valdez et l’avait traduit comme si elle connaissait telle une amie Zéro et lui-même.
Un rictus à peine audible échappa au contrôleur de foudre tandis qu’il relâchait la dragonne et repartir, à pieds, vers la plage hors des bâtiments, une plage où peu d’humain se trouvait et il se disait que cela devait être les dragons qui en profitaient le plus vu que celle-ci n’était pas encadrée par le bâtiment. Il s’y dirigea, cherchant le contact avec Zéro sans pour autant le trouver avant de finalement se coucher dans le sable humide, se faisant recouvrir par l’eau. Il pensait à ce Papy. Il était étrange, c’était comme si… Comme si il avait tenté de tous les réunir, mais pourtant il avait dit que certains n’étaient pas encore là. Allaient-ils venir ? Il ne savait pas. Alors il profitait de ce répit pour se reposer, pour tout remettre en place, ses souvenirs, ses habitudes. Comparé à Zéro, lui voulait rester et se rappeler.

***

Vincent était allé faire un tour des lieux, il ne connaissait pas grand monde où alors, juste de nom et généralement c’était des noms que l’héritier n’aurait pas voulu entendre, des noms appartenant à des personnes qu’il ne souhaitait pas voir. Des personnes dangereuses pour lui, pas dans le sens où il pouvait se faire battre –comme ce pauvre homme face à cette… Furie- mais dans le sens où s’il se faisait attraper c’était la tête de la famille mafieuse qui tombait. Il y avait trop de monde, des personnes qui sur la plage pouvaient être des soldats, des mercenaires ayant eu une possible somme d’argent pour le tuer où le rendre aux autorités. Cela frôlait la paranoïa, il était vrai mais chez les mafieux c’était toujours comme cela. Ils n’avaient aucunes confiances. Ils ne pouvaient pas faire confiance, même dans leurs femmes, leurs épouses, dans leurs frères ou sœurs… Ils ne pouvaient pas faire confiance.
Par conséquent Vincent était méfiant, mais il ne pouvait pas être distant avec tout le monde car il avait le pressentiment qu’ils allaient rester ici un petit moment, et personne ne pouvait rester silencieux trop longtemps. Ainsi après que la jeune femme  ayant frappé l’homme qui s’était laissé tomber quelques instants auparavant, il se rapprocha pour l’aider à se soulever et sans un mot il le dirigea vers la salle de bain pour qu’il reprenne ses esprits au calme. Il ne parlait pas, ne questionnait pas, mais il ne pouvait pas laisser quelqu’un comme cela, du moins quand ce quelqu’un n’était pas un ennemi. Alors il s’adossa contre le mur de la salle de bain, attendant que l’autre se débarbouille et ait une réaction décente.

Pendant ce temps Némésis était partie s’allonger non loin du pavillon, pas totalement à l’endroit occasionné pour les dragons car elle était trop timide pour se confronter aux autres de son espèce, elle était trop timide pour rester avec les autres dragons du groupe de ce pavillon. Alors elle restait au plus près de son cavalier pour se rassurer, et nerveusement elle jouait avec le sable.
Que penser de tout ceci ? Pourquoi étaient-ils ici ? Puis pour combien de temps, même s’il appréciait la compagnie des autres elle ne pouvait pas y aller comme une fleur ! Sa tête se frotta contre le sable, se couvrant des grains en poussant un long soupir. Comment faire ? Elle voulait jouer, parler, nouer des liens elle, mais avec son mafieux de cavalier… ce n’était pas réellement possible.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Lun 31 Aoû - 1:24

Le vent froid battait les quelques flocons de poudreuse recouvrant le lac gelé, sur les terres des hauteurs au nord de l'île certaines neiges ne fondaient jamais complétement, mais ce qui lui plaisait surtout, c'était les épais brouillards givrant souvent présents autour des montagnes, et qui masquaient facilement à moins d'un mètre en avant. Le lac se trouvait sur un grand plateau montagneux, dont les seuls arbres étaient des conifères aux épines blanches, couvertes d'une fine couche de givre, qui commençait doucement fondre, goutant sur les pierres froides, à cause des rayons du soleil perçant entre les nuages bas. Cependant, la lumière du jour était encore loin d'arriver jusqu'à l'endroit ou reposait le squelette, sur le fond sableux et noir du lac, écrasé par les milliers de litres d'eau glacée, pourtant ses os s'en trouvaient tranquillisés. Le dracoliche était couché sur le flanc, affalé comme un cadavre qui aurait coulé, dans l'obscurité qui régnait tout autour, la seule source de lumière provenait de ce corps squelettique. Un léger fumerole bleuté, à peine plus grand que la flamme d'une bougie, bien protégé entre les côtes osseuses, dansait doucement au rythme des mouvements de l'eau. Il y avait plusieurs poissons des profondeurs, attirés par cette faible lueur, qui nageait dans l'onde environnante et passaient parfois entre les os, nettoyant les vertèbres des petites algues qui s'y accrochaient, et parfois des crustacés qui avait eut l'audace de s'y fixer. Si ça faisait plus d'une semaine que le squelette n'avait pas bougé d'un iota, parfaitement immobile comme le mort qu'il était, cette fois alors que rien ne le laisserai croire, la lueur bleutée se mit à éclairer de plus en plus, chassant un peu plus d'obscurité à chaque seconde, et la flamme se mit à pulser comme un cœur, faisant glisser l'aura sur les os à chaque battements. Le fumerole grandit, imprégnant toute la cage thoracique, puis avança sur les vertèbres du cou pour aller animer le crâne, s'échappant par les orbites et les naseaux comme pour redonner vie au squelette. Lentement, la tête se leva, faisant fuir les rares animaux aquatiques téméraires qui étaient resté malgré l'aura menaçante, et tout en faisant craquer ses os engourdis, le dracoliche se leva, s'étirant sans se presser. Il marcha au fond de l'eau, c'était facile, aucun poumons rempli d'air pour faire flotter le corps, les mouvements ralentis par la fraicheur de l'onde et soulevant un nuage de sable à chaque fois qu'une patte osseuse faisait un pas. Il marcha longuement, comme un fantôme hantant le lac et depuis longtemps errant dans les eaux noires inaccessibles. Aucun bruit, et surtout personne qui pourrait venir le déranger, les fonds des lacs profonds étaient comme des havre de paix ou il était certain de pouvoir trouver un sommeil paisible pendant plusieurs jours d'affilés. Peu à peu, la lumière du soleil traversait l'eau, à mesure qu'il avançait et se rapprochait du bord, quittant les profondeurs. Quand l'eau fut bien plus claire, le squelette releva le crâne pour observer la surface, recouverte d'une couche de glace, mais ce n'était surement pas cela qui allait le ralentir. Écartant lentement ses ailes, se plaçant sur ses pattes arrières, il se prépara prendre une forte impulsion, encore plus que si il devait décoller pour vaincre la pression de l'eau. Détendant brutalement ses membres et donnant un violent coup d'ailes qui créa une grand mouvement d'eau, il fonça vers la surface, défonçant littéralement la couche de gel, heureusement pas très épaisse et déjà en train de ramollir cause des rayons. Son crâne et le haut du squelette surgit de l'eau, projetant des morceaux de glace et des éclaboussures dans tout les sens et poussant un rugissement caverneux. Avec l'élan, il sauta sur la berge non loin, et décolla aussitôt, tournant quelques temps sur lui-même dans une vrille aérienne pour débarrasser ses os des cristaux de givre, ces derniers rejoignant l'air froid. Le dragon se remit rapidement d'aplomb, filant au-dessus des arbres dont la cime bougeait sous le vent provoqué par son passage. Il sentait ses os engourdis comme après une hibernation, et se disait que rien de mieux que du sang pour réveiller ses sens. Passant au-dessus d'une montagne, il remarqua une troupeau de chamois occupés à brouter l'herbe et ne l'ayant pas remarqué à cause de la hauteur. Ces pauvres herbivores imprudents étaient en plus sur un flanc dégagé, et le dracoliche n'attendit pas qu'ils le remarquent pour plonger vers eux, provoquant la panique dans le troupeau dont tout les membres se mirent à galoper pour s'enfuir. Skulrak fit un rase-motte, le plus rapidement possible avant que les proies aillent se cacher entre les rochers, et en attrapa un entre ses griffes, donnant ensuite un coup d'aile pour remonter. Il brisa le cou du pauvre herbivore qu'il venait de chasser, le portant entre ses pattes... tout en se concentrant pour repérer ou se trouvait son imbécile d'humain, et en reprenant contact avec l'esprit de ce dernier, il remarqua qu'il semblait se déplacer. Skulrak prit donc la direction qu'il pressentait. Il vola rapidement, et quelques minutes avant d'arriver, sentit même que le garçon avait mal et qu'il semblait confus. Peut-être lui était-il arrivé quelque chose d'amusant ?
En parlant d'Alan, ce dernier n'avait pas fermé les yeux une minute, allongé sur son lit, qu'il sentit une poigne ferme l'attraper pour l'obliger à bouger, ce qui l'agaça un peu, il voulait juste se reposer alors qui viendrait le déranger de toute façon alors qu'il ne connaissait personne ? Une fois sur ses jambes il aurait bien râlé, mais en voyant que la jeune femme semblait complétement en colère, il fut juste surprit de recevoir autant de haine dans un seul regard que cela lui cloua le bec avant même qu'il ne l'ouvre. Ce fut donc sans comprendre qu'il se prit un magnifique pain dans la figure, et pas un simple coup de poing mais il avait l'impression de s'être cogné contre une planche en métal avec la force d'un éléphant. Avec la force de l'impact il recula de plusieurs mètres, perdant l'équilibre et s'effondrant sur son arrière-train, une main sur son visage douloureux. Sonné, il ne sentit pas tout de suite le goût métallique du sang, mais pourtant entendit clairement son agresseur lui hurler dessus avec toute la rage dont elle semblait pouvoir faire preuve. En plus il ne comprit rien du tout à ce qu'il dit, il n'avait pourtant rien fait de mal, pour lui c'était bien la première fois qu'il la voyait. À cause de la douleur, il en avait les yeux humides, et en plus il saignait du nez, et se trouvait chanceux de ne pas avoir la mâchoire fracturée, et il fixait d'un air paumé cette jeune femme en furie qui l'insultait et lui crachait sa colère, sans piger le pourquoi du comment. Sur le coup il se dit qu'elle était folle et avait besoin de se défouler sur quelqu'un... en tout cas il ne répondit rien, il ne savait pas quoi dire et en plus il avait trop mal pour esquisser un mouvement de mâchoire. Faire une scène pareil en plein milieu de tout le monde en plus... Alan regarda la jeune femme tourner les talons et repartir et on aurait presque pu voir un nuage d'orage au-dessus de sa tête. Ne se relevant pas tout de suite, il décolla sa main et en fixant les doigts et la paume pleine de sang, et par reflex il passa sa langue sur ses dents pour vérifier qu'elles étaient toutes toujours là. Le séjour commençait déjà bien. Le garçon laissa un inconnu l'aider à se redresser, et le conduire à la salle de bain.
-"Ah, merci."
Dit Alan en se dirigeant vers un lavabo, retirant le sang à l'eau froide et s'essuyant... en fixant son reflet dans le miroir, il vit avec consternation qu'il avait une belle marque rouge à l'endroit ou il s'était prit le coup, qui allait surement se transformer en superbe hématome sous peu. Cette fille... il avait beau chercher, il ne se rappelait absolument pas l'avoir déjà vu, mais pourtant il était sur qu'ils s'était connu vu que personne de sain d'esprit n'irait foutre un coup pareil et hurler sur un inconnu sans raison. Elle appartenait surement à on passé disparu, et...
-"Bon sang mais qu'est-ce que j'ai bien pu lui faire pour mériter ça..."
Pensa t-il tout haut, et dans le reflet il regarda celui du jeune homme qui l'avait conduit ici, lui aussi était un inconnu mais maintenant, Alan n'était plus sur de rien. Il détailla l'autre jeune homme, il ne trouvait pas qu'il avait une apparence rassurante, mais il cherchait surtout dans sa mémoire si il l'avait déjà vu.
-"Heu... est-ce qu'on se connait ? Si c'est le cas, je suis désolé mais... je ne m'en rappelle pas..."
Après tout il venait de l'aider, un peu, donc pourquoi pas, et pis le garçon espérait peut-être une explication sur la réaction violente de la jeune femme... En plus de cela, il eut un soudain regard surprit en sentant le dracoliche reprendre contact et surtout comprendre qu'il était proche, d'ailleurs Alan se frotta les bras quand il sentit ses marques le picoter... le cavalier était loin d'être rassuré par la venu du dragon d'os qui généralement n'apportait rien de bon, mais en même temps, Skulrak pourrait au moins lui dire qui était cette fille et ce qu'il s'était passé.
Le dragon lui venait de survoler le bâtiment, et fut surprit que son maitre se trouve dans... un endroit pareil. Il n'avait clairement pas l'argent pour se payer une nuit ici, et en plus cette zone de sable remplie d'humains l'agaçait sérieusement. Il vint se poser, sans même essayé de se poser brutalement et de rugir pour se faire de la place, de toute façon les humains avaient toujours naturellement tendance à le fuir et ça l'arrangeait bien, et de toute façon il ne resta pas en plein soleil, il n'aimait pas ça, et fit quelque pas pour se mettre à l'ombre des arbres, se couchant pour entreprendre de dépiauter la proie qu'il avait ramené, en attendant que son maitre viennent encore pour l'embêter.

***

Manger... Saber n'avait que cette idée en tête depuis qu'il avait entendu le vieux parler de nourriture, et qu'il sentait même quelques odeurs appétissantes qui flottaient ça et la, des goûters apportés par les vacanciers ou des restes d'odeurs de cuisine, entre les parfums chaud et salé de la mer, celui du bois de la baraque. Vincent lui avait l'air de vaquer à ses occupations, et l'ancien cavalier se dit que de toute façon il ne devait pas y avoir de danger par ici... bon il se doutait qu'il pouvait y avoir de mauvaises surprises mais, le mafieux n'était pas sans défense non plus donc Saber se disait qu'il pourrait en profiter pour se refaire une santé, parce que vivre dans la rue en étant tout maigre, affamé et dormir dehors ça n'aidait pas à retrouver ses forces et il avait été affaibli pendant bien trop longtemps. Encore sur la plage, le garçon avait reconnu des odeurs, celles qu'ils connaissaient, et même si il ne les avaient pas ressenti depuis longtemps, il n'oubliait jamais, ça lui revenait directement dans qu'il se force à se rappeler. Il venait de reconnaître l'ancienne mercenaire du roi, d'ailleurs il avait du se concentrer vu que la dernière fois, c'était sous forme de cadavre qu'elle était donc... ça le surprenait. Faisait-elle partie des personnes revenues à la vie comme il avait déjà entendu lors des conversations prises à la sauvette dans la rue ? Pourtant il n'eut pas l'idée d'aller lui dire salut, vu que même si ils avait été plus ou moins des alliés, ça n'avait plus lieu d'être et ils n'étaient qu'à peine de connaissances. Même si ça lui faisait bizarre.
Saber avança et tapota les quelques marches du bout de sa chaussure avant de s'engager dans la maison, avançant la main devant lui pour ne pas se prendre un mur en pleine face. Il avait distinctement entendu une voix féminine hurler – de toute façon, ça serai surtout sur de ne pas l'entendre – et se dit qu'il ne valait mieux pas s'en mêler, de toute façon son attention fut reporté sur une autre odeur, pas seulement qu'il connaissait mais dont il appréciait la détentrice, son ancienne équipière. Il resta planté devant l'entrée quelques secondes, venant de repenser au temps qu'il avait passé sur terre, maintenant qu'il était revenu sur l'île il se rendait encore plus compte à quel point ce temps avait passé. Dans le noir, sans voir aucune lumière, il avait littéralement perdu la notion de temps, parfois il avait été incapable de dire si cela faisait une minutes ou plusieurs jours qu'il avait été inconscient, en majorité à cause des produits analgésiques qu'on lui injectait constamment. Avec sa famille, Aokiji était la seul personne qu'il avait espéré revoir dès son retour et pour qui il s'était forcé à rester en vie et avoir le courage de voler longtemps pour chercher l'île juste après sa fuite de la terre. C'était aussi en partie pour cela qu'il était aussi réticent à l'idée de devoir rester comme garde du corps, l'impossibilité de pouvoir rechercher ceux qu'ils voulaient retrouver, mais dans ce cas, il n'aurait pas retrouvé son ancienne équipière si il n'avait pas été trimbalé par la dragonne de son patron. Tout perturbé, Saber n'attendit pas une seconde de plus pour se diriger vers elle, la main tendu qu'il posa sur son épaule dès qu'il fut assez proche.
-"... C'est toi Ao' ?"
Demanda t-il mais surtout pour l'aborder parce qu'il savait parfaitement que c'était elle après tout, et sans lui demander son avis ni lui laisser le temps de répondre, il la serra contre lui en ayant passé ses bras autour de ses épaules. En fait cette étreinte ça devait être surtout pour lui, parce que c'était la première personne avait qui il avait de bon rapports, même si ça datait de très longtemps, et un unique point de repère. Si longtemps... sans savoir pourquoi il avait envie de pleurer, le cœur serré... sans doute était-il plus perturbé qu'il ne le pensait d'être revenu chez lui après ses nombreuses années de solitude sur terre et retrouvant maintenant une personne à qui il faisait confiance. Retenant ses émotions pour éviter tout de même de se mettre à pleurer comme une madeleine sur Aokiji, il ferma forts les yeux sans vouloir la lâcher comme si il avait peur de se noyer, même si au final avec son corps maigre et fatigué il ne la serrait pas bien fort. En plus, ça lui rappelait aussi Loas, de revoir une personne de son passé. Ne sachant pas quoi dire et ne voulant pas parler pour balancer un banal "content de te revoir" qui serai une expression réductrice comparé à ce qu'il ressentait, et surtout qu'il avait la gorge noué et ne voulait pas non plus parler de peur que son envie de pleurer ne s'entende dans sa voix, il resta simplement silencieux tout en essayant de se calmer.

***

Holly elle avait simplement haussé les épaules quand Tora s'était excusé par avance... elle connaissait assez son amie pour savoir que ça n'allait pas super bien finir pour Alan, et eut presque mal pour lui quand le poing de Tora l'envoya à terre. Revoir son imbécile de frère maintenant... non seulement ils étaient loin d'être en bon termes déjà avant, mais maintenant qu'il se repointait comme ça tranquille vingt ans plus tard et en les ignorant en plus superbement, c'était agaçant... enfin, le cavalière se dit qu'il était peut-être mort il y avait longtemps... et qu'il était revenu avec le boum de magie ? Mais ce n'était pas non plus une raison pour faire celui qui ne les connaissaient pas. En bref, il faudrait qu'elle tire cela au clair à un moment. Enfin pour l'instant elle ne s'en mêla pas, et laissa un autre jeune homme emmener son frangin vers la salle de bain. Vu l'humeur massacrante de Tora, elle jugea qu'il ne valait mieux pas aller la déranger maintenant... mais elle comptait quand même aller lui parler un peu plus tard le temps qu'elle se calme un peu. C'était une étrange réunion tout de même, ce Papy avait réussi à réunir presque tout le monde, des anciennes connaissances et amis perdu de vu depuis un bail... ça devait cacher quelque chose. Peut-être qu'elle en saurait plus en restant ici, parce qu'elle avait l'étrange impression qu'il y avait quelque chose à savoir sur tout ça.
-"Hm... y'a vingt ans, un peu après la guerre, Al' a disparu du jour au lendemain sans même laisser un mot, donc..."
S'adressa t-elle à Elliot en guise d'explication, bien que cela restait plutôt maigre mais ça laissait facilement comprendre la réaction – tout de même assez excessive mais après tout c'était son caractère – de Tora. Holly jeta un coup d'œil à l'extérieur, apparemment la plupart du groupe c'était déjà dispersé, les dragons aussi et les autres avaient vaqué à des occupations, et il y avait pas mal de gens qui se baignaient ou prenaient le soleil... c'était étrange, comme si cette endroit était hors du temps et n'avait pas été affecté par la vague de magie. D'ailleurs, si le Papy avait rajeunit, soit il était au départ très très vieux soit il n'avait pas perdu beaucoup d'années. Bizarrement cette pensée lui traversa l'esprit alors qu'elle pensait à tout autre chose. Enfin, même si c'était perturbant, cela restait tout de même agréable de voir le beau temps et la bonne humeur qui flottait sur la plage. Elle indiqua au cavalier que ça serai bon de rester un peu dehors, et s'affala sur un des bancs à l'ombre du bâtiment, posé contre un mur.
-"T'a loupé vingt ans quand même... "
Pensa t-elle tout fort en s'adressant au cavalier blond, se disant qu'elle voudrait bien lui raconter plein de choses, et même si il y avait d'anciens ennemis dans les parages, elle n'était pas plus méfiante que cela. D'ailleurs en parlant de ça.
-"Au fait... toi et la mercenaire, Zéro, vous êtes revenu à la vie en même temps ?"
Continua Holly normalement, surtout pour parler mais aussi implicitement pour avoir quelques informations sur les conséquences de la vague de magie... oui elle y pensait toujours et ne comptait pas arrêter de réfléchir dessus sous prétexte qu'elle était à la plage.
Welo de son côté, aimait beaucoup la plage, et n'avait pas été mécontent quand la grande wyvern blanche aille plus loin, ça le stressait un peu malgré lui même si il se disait qu'il n'avait aucune raison au final. Ayant été témoin de l'engueulade, lui il alla directement voir Tora et s'allongea sur le sable à côté d'elle, levant légèrement une de ses ailes pour lui faire de l'ombre.
-"Les femmes humains peuvent se montrer aussi féroces que les dragonnes quand leur cœur est blessé hein Tora ?"
Dit-il en esquissa un sourire qui se voulait calmant mais qui avait surtout l'air d'un étrange rictus à cause des crocs et de son air constamment joyeux. Enfin il disait ça comme ça bien que cela faisait de nombreuses années, mais il pensait que revoir quelqu'un même après longtemps ça faisait souvent remonter des mauvaises choses et si il pouvait lui éviter de ruminer... puis il connaissait Alan aussi bien – peut-être même mieux – que sa cavalière et il ne lui avait pas semblé qu'il pourrait quitter quelqu'un qu'il aimait ainsi... enfin, supposait-il. Restant silencieux un moment, il observait la mer et les gens, ainsi que les autres dragons présents sur la plage. Au fond rester coincer la bulle ici ne lui déplaisait pas, et puis, le dragon jaune se disait que c'était l'occasion d'avoir des relations plus sympathiques avec tout le monde. Sa longue oreille noire pivota quand il fut attiré par un battement d'aile, et voyait le dracoliche se poser vers les arbres, il ne put s'empêcher de faire un commentaire en marmonnant.
-"Et évidemment, l'autre cadavre se pointe..."
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Feather
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Lun 31 Aoû - 15:43

Il avait retrouvé non sans mal le bâtiment où étaient censé être les cavaliers de l'armée d'Argeya. Il aurait dû y entrer, retrouver Holly, éventuellement se faire engueuler parce qu'il avait disparu, demander ce qu'il se passait, reproposer son aide, replonger. Cette vie, il l'avait longtemps voulu mais l'avait quitté avec le départ d'Elios. Cette vie, il avait tellement eu de mal à l'obtenir mais maintenant... maintenant il n'avait plus envie d'y retourner. Il soupira, deux semaines de voyage et voilà qu'il changeait d'avis. Bon il fallait qu'il admette l'évidence, il reviendrait forcément mais pour l'instant, il préféra repartir un peu, se promener, se détendre. Il n'avait plus rien ici, plus de maison, plus d'affaire, à peine quelques amis. Les repères étaient tous anéantis alors peut-être que s'en refaire était une bonne idée, de toute façon, il sentait que ça servait à rien de retourner dans ce bâtiment tout de suite, un pressentiment qu'il écouta.

Il marcha le long des quais d'un canal qui avait été aménager ici. Il retrouva l'ancienne capitale, la vieille ville et ça, ça lui fit du bien. Des rues pavés sur lesquels les voitures ne roulaient pas, des enfants qui jouaient dans les ruelles serrées avec les chiens et les dragons de la famille. Un chat faisait la sieste sur le rebord d'un pont. Quelques vieux bateaux reposaient sur l'eau verte, bateaux qui ne servaient plus que de maison et sur lesquels étaient accroché des pots de fleurs. Des abeilles et des papillons flânaient ici et là, de vieux pêcheurs occupaient les quais tandis qu'une bonne odeur de pain chaud s'élevait dans l'air. Au coin d'une ruelle, des gens discutaient gaiement à un petit bistrot tandis que plus loin, sur une place avec deux café, trois arbres, cinq lampadaires, un groupe de musique méconnus de tous jouait tranquillement, animant le lieu. Si on levait les yeux, on pouvait y voir le ciel au dessus des toits. Et au loin, on entendait le bruit de moteur de la nouvelle ville que Saï détestait tant.
Lui, avait plus vécu vers la falaise à l'ancien aérodrome qui était maintenant détruit. Il avait connu la force du vent qui faisait trembler sa maison, le bord du monde d'Argeya avec le ciel pour seul horizon et s'il se retournait, il avait eu le droit à de vaste étendu d'herbe verte. La vieille ville, il la connaissait pourtant bien aussi, pour avoir été un petit facteur au début du tome 1. Maintenant que tout disparaissait sous les buildings, il se rendait compte oh combien ça lui manquait au fond.
Laissant un peu de nostalgie de côté, il s'acheta un croissant qu'il alla manger sur le bord du quai.

***

Ils l'avaient vu et ça les inquiétaient, ils savaient maintenant qu'il était avec sa dragonne, ils savaient qu'il avait décidé de sortir. Ils savaient également qu'il pouvait le faire et ça devait probablement les faire chier. Alya, s'ils avaient pu, ils l'auraient éloigné de son cavalier, ils l'auraient emprisonné dans une cellule spéciale rien que pour elle. Mais la dragonne était en fuite et personne n'avait su la retrouver. Maintenant, ils savaient où elle était, dans le pire endroit où ils auraient pu la trouver, gentiment enroulé au coup du jeune garçon qui leur souriait d'un air malicieux au travers de la caméra. Les gardiens le savaient, ils étaient dans la merde et de ce fait, ils avaient probablement déjà appelé le bureau qui gérait les Cavaliers de l'Armée.
Qu'ils viennent, ça ne rendrait les choses que plus excitante. Alexandro laissa glisser la dragonne blanche entre les barreaux de sa prison, la laissant prendre son envole vers les marques du sceau qui scellait leurs pouvoirs. Les geôliers comprirent son petit jeux et se précipitèrent dans le couloir, arme en main mais lorsqu'ils croisèrent de regard cuivré du garçon, un frisson leur parcourra l'échine, Alexandro le savait, il le sentait.

« Trop tard ♥ Sérieusement, que comptiez vous faire ? »

Alya est bien plus rapide que ça voyons. Le garçon finit-il à peine sa phrase que la petite troupe fut balayer par un immense dragon blanc, dragon qui profita de son élan pour défoncer la cage, libérant le cavalier qui sortit tranquillement de sa geôle comme s'il faisait une petite promenade dans la forêt. Il alla vers les hommes à terre puis en choisit un au hasard qu'il regarda dans les yeux, les traits de l'homme affichant un véritable sentiment de peur, c'est que ça devait courir les ragôts en haut, ça faisait sourire Alexandro.

« Je suppose que tu serais d'accord pour m'accompagner à la sortie non ? »

Et comme dénuer de sa propre volonté -en réalité celle-ci se faisait écraser par l'ordre d'Alexandro- le garde commença à déverrouiller les portes. Évidement les autres s'étaient déjà relever, prêt à faire feu mais Alya encore une fois, réagit plus vite, leur sautant dessus, crocs et griffes dehors, prête à déchiqueter toute vie s'opposant à eux.

« Oh du calme Alya, ne les tues pas, nous ne sommes pas des criminels voyons ! … … En fait, si nous sommes ici, c'est bien parce que nous devons en être, je suppose que tu peux le faire maintenant. Bye bye ♥ »

Et sur ces derniers mots, dit avec le sourire innocent d'avant, il passa la porte, à la suite de son libérateur forcé, non sans prendre les armes à feu des gardiens avant qu'Alya ne les salissent. L'alerte fut donner presque immédiatement, la sirène retentissait dans tout le bâtiment, le personnel ainsi que les autres prisonniers commencèrent à paniquer, un peu prient au dépourvu. Alexandro lui rejoignit le dos de sa dragonne qui doubla le libérateur, ouvrant elle même les dernières portes. Il fallait être plus rapide, les cavaliers dans quoi, moins de trois minutes ?
Une fois dans la cour, un autre problème s'opposa à eux, on avait grillagé et électrifié la sortie vers le ciel pour empêcher les dragons de venir. La porte d'entrée était également fermées et bien trop lourde pour la briser. Alors le duo choisit une autre solution, une solution complètement folle mais qui marcherait. La dragonne blanche s'envola vers le bureau du directeur dont elle défonça la fenêtre, se retrouvant face à l'homme complètement surpris mais loin de se laisser abattre. Le directeur attrapa un sabre accroché au mur, prêt à en découdre. Hum sérieusement ? Croyait-il vraiment qu'il allait servir d'otage ? C'était bien trop encombrant et pas du tout le style d'Alexandro. Non, lui, il voulait passer par le toit pour pouvoir sortir, après tout ce bureau formait l'issu la plus fragile et la plus franchissable pour eux, il fallait juste y penser. Alors Alya grossit encore, pour pouvoir défoncer d'un coup de tête le-dit toit puis elle s'envola de nouveau, vers la liberté cette fois.

Ce plan avait juste été parfait, Alexandro n'était plus prince et n'avait jamais été roi mais il faisait ce que bon lui semblait. Enfin, ce plan aurait dû être parfait, sauf qu'ils avaient sous estimé le directeur qui avait troqué son sabre contre un revolver et tirer tant qu'il était encore temps. Alexandro se prit la balle en pleine épaule, ce qui lui arracha un cri de douleurs.

« -Ale...
-Continues Alya, trouves un endroit tranquille, on verra ça plus tard. L'armée va arriver, on a pas le temps pour ces conneries. »

***

Pourquoi, oui pourquoi les dragons de la surface volaient hein ? Ils pouvaient pas rester tranquillement à terre comme tout le monde ? Non, Ils voulaient des grands espaces, Ils voulaient dominer le ciel. Nan mais c'est vrai, c'est chiant quoi à la fin ! Et évidemment, c'est gros orgueilleux se sentaient obliger de le courser en volant alors que lui ne pouvait que marcher au mieux. Hum... remontons un peu dans le passé voulez vous ?

Vathos était à la recherche d'une proie pour lui en extraire le cerveau comme le bon zombi qu'il était. Or des proies, il en avait vu, mortes, toute fraîche tuée, au détour d'un chemin, sans personne autour. Bien, soit, c'était un poil étonnant mais soit. Content de sa trouvaille, notre jeune dragon s'était empressé de commencer à briser les crânes pour en dévorer le contenu sauf que là, le proprio était revenu et comme par hasard, c'est un gros mal grognon et bien loin d'être généreux. Alors Vathos s'était carapaté comme il le pouvait dans une course à moitié courant, moitié planant alors que l'autre là, lui volait.

Donc où en étions nous ? Ah oui, Vathos ne faisait pas le fier. Ouais, les dragons étaient mal foutu, les plus vulnérables ne volaient pas et les autres-ci, de ce fait, notre petite bestiole se fit attraper la queue et emporter sur quelques mètres. Ça aurait pu être bien plus, s'il n'était pas ce qu'il était. L'autre le lâcha d'un coup, prêt à vomir. Ah ba c'était ça de bouffer de la viande avarié mon gros. Enfin, Vathos ne s'arrêta pas pour le dire, une fois à terre, il fila vers la ville, direction les égouts et stations de métro, son territoire à lui.
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 18 Sep - 22:11

Elliot avait grimacé. Grimacé de douleur en voyant le poing "spécial Tora" -alias coup de poing fort en plus recouvert de métal- atterir sur le visage d'Alan. Il connaissait la petite forgeronne de taille modeste et s'inquièta même de savoir si le nez de son ami était cassé ou non...
Bien qu'il ne comprenait pas pourquoi ce dernier les avaient totalement snobé. Au début le blond avait crut à une dispute de couple, même si il se souvenait qu'elles étaient rare avec Alan et Tora mais l'explication d'Holly etait tout autre.
Elle l'intrigua. Et Elliot se promit d'aller parler avec le frère de sa meilleure amie un peu plus tard. En attendant il repporta toute son attention sur cette dernière, tout sourire comme il en avait l'habitude :
"Ah oui. Holly ! Faut que tu me dise ce qui s'est passé en 20 ans hein ! J'ai du loupé plein de truc !"
Cette conversation il y tenait. Tout simplement savoir ce qui s'etait passé, en tout cas son expression jovial s'assombrit un peu malgré lui à la demande suivante :
"Je ne crois pas... cela semble plus ressent pour elle en fait, c'est un peu dur à définir mais c'est quelque chose dont je suis certain. Pour ma part je suis "ici" depuis, il me semble, cinq ou six jours. J'ai eu un gros coup de chance de trouver Kura. Hahaha il a eu un de ces bug mental quand je l'ai appelé mentalement !"
Elliot marqua une courte pause, Holly semblait vouloir en savoir plus sur ces étranges événements et il comprenait cela. Dans le cas inverse il aurait aussi voulut savoir, alors il tâcha de lui donner au moins quelques info' de ce qu'il savait même si il aurait préféré parler de tout autre chose ou que cela n'avancerait sûrement pas plus la blonde :
"Inutile de me demander ce qui s'est passé. Je ne sais pas. Je me suis tout simplement réveillé en plein milieu d'une forêt, j'avais l'impression de m'être simplement assoupit un instant depuis.. ben que je suis mort. Et il y a un blanc total si j'essai de me souvenir de ce qui s'est passé après, un truc m'empêche de m'en rappeler. D'ailleurs le corps est totalement purgé je n'ai plus mes cicatrices hum... tu te souviens de celle de mes paumes ? Que je me suis faite en me battant contre mon frère ? -j'utilisai ça comme excuse pour pas bosser quand il faisait pas beau- Elles ont totalement disparu ! Pareil pour toutes les autres. En fait tout ce qui reste .. c'est la cicatrice que j'ai au cou, la dernière que j'ai eu."
Conclu le blond qui avait simplement un peu réajusté son écharpe, cette unique cicatrice le mettait définitivement mal à l'aise et il était en un sens rassuré d'avoir au moins quelque chose pour la cacher. Quand à ses explications, pour le moment, il passa les cauchemars sous silence, le dernier truc dont il voulait parler...
Le blond afficha un grand sourire à Holly ajoutant :
"Breef ! Je suis totalement paumé en ce moment, Kurakka a du insisté une journée entière avant que le crois pour tout le temps écoulé. Pas très utile pour les infos hein ? M'enfin y a bien quelque sur tout Argeya qui doit savoir ce qui se passe "
Ou du moins il l'espèrait.

***

Rin ne savait pas trop ou donner de la tête. Il aurait bien aimé parler avec Zéro mais cette dernière avait disparu de son champ de vision... peut-être un besoin d'être seule pour le moment ? Il ne voulait pas l'importuner. Mais il pensa qu'il ne l'avait pas franchement remercié pour l'avoir libéré durant la guerre contre Vassilias. Alors qu'elle savait qu'il était un ennemi, un traitre, encore pire. Enfin depuis tout ce temps elle ne devait sûrement plus du tout s'en soucier.
Rin repporta alors son attention sur l'endroit où il devrait dormir. Il voulait simplement occuper son esprit ailleurs pour ne pas dériver dans diverses pensées -que de toutes façon Hotarô aurait au bout d'un moment sûrement stoppé en gueulant... chose très douloureuse quand c'est mental- quand il fut surprit de tout l'agcement qu'il sentit.
Une pure injustice. Mais elle ne venait pas de lui. Le jeune homme sortit et vit sa dragonne face à Arashi qui venait maintenant juste de décoller alors que Rin entendit Hiyori s'exclamer indignée, mentalement :
*Gamine ! Je suis une dragonne adulte espèce de vieux rabat-joie !*
Non suivit d'un grognement exaspéré avant de décoller on-ne-sait-où sans prévenir Rin malgré ses demandes exclamatives mental. Ah cela lui apprendrait à essayer d'être sympathique avec un dragon aussi ingrat tient ! Pas capable de répondre poliment à un salue !


Aokiji fut vraiment surprise quand elle vit Saber. Ah. Elle ne l'avait même pas remarquée avant ! Son envie de repartir fondit un peu alors qu'elle jugea le jeune homme du regard. Elle voulait lui poser pleins de questions. Où était-il passé ? Qu'avait-il fait en 20 ans ? Où... était son dragon ?
Mais elle n'en fit rien, de peur de mettre les pieds dans le plats. Elle voulut juste profiter des retrouvailles avec son ami. Dans l'armée de Vassilias, il lui demandait souvent de lui décrire tout ce qu'elle voyait et sans le vouloir ils finissaient souvent par trainer ensemble. A force, un peu malgré elle, Aokiji avait finit par le considérer un peu comme un petit frère. Petit frère après qui elle aimait bien râler ou ignorait mais dont elle aimait tout de même prendre soin.
Malgré ça elle fut surprise de l'étreinte de Saber. Et peu habituée à ça elle ne savait pas trop comment réagir, Susanoo était le seul qui avait le droit à des marques d'affections de sa part ou qui lui en donnait...
Alors après un court instant de presque reflexion intense, Aokiji finit par passer une main sur la tête de son ami comme pour être un peu plus rassurante malgré ses airs de glaces. Et tâcha même d'ajouter des paroles, au moins comme elle exprimait rarement ses sentiments quand c'était le cas cela avait le mérite d'être totalement sincère :
"Saber tu m'a manqué, je suis vraiment contente de te revoir"

***

Tora marmonna quelque chose d'incomprehensible -sûrement s'approchant de "les hommes sont vraiment con" en fait- aux paroles de Welo. Quand il avait atterit prêts d'elle, toujours aussi furieuse, elle avait voulut le rejeter. Lui dire de s'en aller vissa et de lui foutre la paix. Mais finalement ce n'etaig pas si mal d'avoir quelqu'un qvec qui discuter ou tout simplement une présence.
Feudor était peu doué pour ça, mais Tora sentait au moins l'esprit bien veillant du dragon dans sa tête. Un ami silencieux et compatissant, totalement réconfortant et calmant pour elle si nerveuse.
Assise les jambes remontées contre son torse, bras croisés dessus et tête fixant l'horizon elle soupira pour répondre à Welo :
"Je pensais pas qu'après tout ce temps je m'emporterais comme ça. J'essaie de faire des efforts, je sais que je m'emporte trop facilement mais c'est carrément plus fort que moi. Ce type m'a dais sortir de mes gongs en nous ignorant comme ça ! Même sa propre sœur !"
Au nom de cadavre, Tora pensa bien sur à Skulrak. Tiens lui aussi était là alors ?
"Il sait sûrement ce qui s'est passé en 20 ans... Oh puis j'en ait totalement rien à foutre !"
S'exclama finalementnla forgeronne. Elle avait horreur de ruminer le passé. Elle se redressa en étirant ses bras, observant la mer. Bon elle avait un sale caractère mais ses poussées d'adrénalines se calmait au moins tout aussi rapidement... comme toujours. Tora sourit donc à Welo :
"Hé t'etait pas obligé de venir me parler. Merci Welo, tiens Holly a plus de selle pour toi hein ? Je vous en ferez une. Modèle léger et très classe, des retombées que j'ai eu... cela plait beaucoup aux dragonnes en ce moment. Cela donne un côté aventurier imdomptable quoi, héhé"
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Ikari
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mar 22 Sep - 21:29


Le son des vagues, des mouettes, l’odeur de l’embrun, des algues, du sable brûlant sous les rayons de la boule d’or ardente, la vue de la mer revenant, repartant, donnant ou prenant. Tout s’étendait devant elle, paysage magnifique brillant et appelant, faisant oublier le danger, la méfiance.
L’eau éclaboussait ses grandes et blanches jambes, ses chaussettes en main elle regardait la marée haute revenir, tenter de la prendre à chaque houle sans pouvoir l’agripper pour mieux la faire sombrer dans les abymes. Ses cheveux chutaient sur le côté, la tête toujours calée sur son genou replié. A quel point prenait-elle l’eau ? Elle glissait autours de son bassin pour repartir, mouillant ses vêtements, les rendant collant et presque même transparent. Mais cela n’était pas l’une de ses préoccupations, à quoi bon se préoccuper de ce genre de chose, c’était fugace, inutile, c’était seulement se prendre la tête pour rien. Dans un soupir la mercenaire se laissa tomber, chuter sur le dos. A quoi penser ?

Elle se sentait vide, lasse. Et en même temps, elle se sentait pleine, remplie de question. Cependant l’idée de devoir rester ici, l’idée de ne rien faire, lui était comme un ennemi. Rester signifiait réfléchir, penser, se questionner  au passé, à l’avenir. Rester c’était se demander pourquoi Arashi était vivant, pourquoi sa sœur avait-elle décidé de la faire revivre à ce moment-là, et au moment où Arashi revenait alors qu’elle aurait pu la faire souffrir en la ranimant en dehors du moment où son dragon ressuscitait car la douleur de la perte de la bête aurait été terrible. Mais ce n’était pas la bonté d’âme de sa sœur qui l’avait ranimé en même temps que lui. Zéro se doutait que l’avenir serait sûrement nettement plus difficile que si elle était revenue à la vie sans son dragon. Nouveau soupir. Rester ici, vivre durant quelques temps dans l’oisiveté, dans cette idée de ne rien faire et de prendre du bon temps… Non, elle ne pouvait pas faire cela, elle ne pouvait pas rester comme cela, elle se sentait trop instable pour rester ici, non pas engloutie par l’eau mais par toutes ses pensées négatives.

Ses doigts fins, étrangement féminin mais qui pourtant faisaient un travail plus masculin (sexiste Ikari ! xD), glissèrent à la base du lys, touchant les pétales fins mais indestructibles, et doucement sur l’arcade sourcilière les ongles se plantèrent, comme si elle allait essayer de s’arracher cette malédiction. Chose impossible. Un râle cette fois-ci franchit ses lèvres alors qu’elle fermait son unique œil, laissant l’eau la recouvrir. Tout ceci était insupportable, cette sensation d’entrave, de savoir qu’elle ne pouvait pas partir.
Pourtant la Fleur Maudite tenta, elle ne pouvait pas rester ici, pas avec les fantômes du passé, pas avec les démons de l’antan, elle ne pouvait pas supporter autant les gens que la foule de questions, de hantises qui venaient inonder son esprit, abreuvant le chaos qui régnait en son sein. Pourtant, quand enfin elle arriva aux abords de la propriété, de la plage, non sans repasser devant la jeune femme qui avait frapper un jeune homme et un dragon noir et jaune plumé qui devaient discutailler, elle passa aussi devant un dracoliche, et elle n’avait pas besoin de plus, pour se souvenir de ce qu’il avait fait. De qui il avait ôté la vie. Son regard fut dur mais fugace, rapide. Elle sentait la haine vibrante d’Arashi battre en elle malgré leur distance mentale. Et cette haine coulait aussi dans ses veines, elle n’était que décuplée par la présence de celle du dragon blanc.
Pourtant, alors qu’elle avait dépassé le dracoliche en passant sous son nez, sans rien trahir comme à son habitude, sans rien montrer, sans rien dévoiler sur ce passé commun, ainsi, alors qu’elle allait mettre pied sur l’herbe de l’orée du bois qui entourait la plage, le nuage de sable si spécifique à ce vieil homme fut en vue.
Son sourire était aussi grand que si elle arrivait, et la bonne humeur qui émanait de lui, mais aussi de ce lieu tout entier la mettait mal à l’aise. La conversation qui s’en suivit fut simplement étrange. Si étrange, presque incohérente, qu’il est impossible de retranscrire ce dialogue. Cependant, au final, elle ne put partir. Enchaînée, entravée, la gorge nouée, les jambes coupées, et sans bras pour se traîner. Avec pour seule explication, une phrase énigmatique comme quoi ils devaient rester un moment pour être frais pour la suite. Mais quelle suite ? Il y avait chez ce vieillard quelque chose qui éveillait des soupçons, il ne voulait rien dire, s’entêtait à répéter qu’il manquait du monde, qu’ils devaient cohabiter pour « la suite ».

Enervée mais d’un calme froid la mercenaire rejoignit Arashi, le dragon se nettoyant en faisant couler l’eau salée sur ses écailles, il jeta sur sa cavalière son regard de sang, qui ressemblait à celui de Zéro, ce regard compréhensif. Nul besoin de mots, de phrases inutiles, ou de pensées futiles. Ils pouvaient simplement communiquer sans communiquer, parler sans parler, s’écouter sans s’entendre. Leur lien était intense, puissant au point qu’ils n’avaient plus besoin de ce genre de chose pour ce comprendre. Le silence qui régnait entre eux était un de ces silences agréable, réparateur. Ils ne se prenaient pas la tête entre des choses qui ne leur servaient pas.
Et au final, les deux comparses savaient qu’ils auraient du mal à rester ici, déjà Arashi avait senti l’aura de son meurtrier, et même si les temps d’antan étaient ceux de la guerre, il lui en voulait. Il le tuerait, et jamais il ne pourrait accepter une rédemption. La vouivre se releva, bien droite sur ses pattes engloutie par la mer. Il connaissait sa puissance, repoussait sans cesse ses limites, en plus de 900 ans de vie solitaire il avait appris à se connaître et à connaître ses ennemis sur le champ de bataille. Alors cette fois, il ne laisserait rien passer. Son regard rouge glissa sur l’électricité qui frictionnait sur ses écailles, qui grouillait sur son corps et qui commençait à doucement tomber en étincelle, en gerbe bleutée sur  l’eau. Il n’y avait rien aux alentours aucun danger donc de laisser son pouvoir exprimer sa colère, sa haine qu’il peinait à contenir, à retenir.
Arashi ne pouvait pas laisser son affront impuni et sa vengeance serait terrible, même si pour la faire, il devrait se plier en quatre. Et qu’importe son entourage, qu’importe les possibles personnes qu’il pourrait apprécier, son objectif était clair. Abattre ce dracoliche, anéantir sa magie, et qu’importe par quel moyen, qu’importe s’il devait lui-même épuiser sa force, car au fil du temps, il avait –et sûrement comme le dracoliche- un contrôle de plus en plus parfait sur sa magie.
Il se vengerait. Qu’importe comment. Il le tuerait, il laverait sa mort.

***

Ce type semblait paumé, complétement perdu, il semblait presque en dehors du temps, en dehors de l’espace, dans sa bulle, dans son monde. Vincent restait cependant stoïque, calme et froid, il parlait peu et mit d’ailleurs du temps avant de répondre au pauvre qui s’était pris un sale coup. L’héritier ne pouvait pas expliquer le coup, mais il n’était pas un salopard qui laissait les gens pisser le sang par le nez et dans la panade.
-Je ne te connais pas, je n’ai seulement pas été éduqué dans l’idée de laisser les gens comme ça.
Dans un sens s’était faux, dans l’autre s’était vraie.
Vincent avait été éduqué d’une telle manière à protéger les siens, à protéger sa famille et sa famille ne comptait pas seulement les liens du sang mais aussi ceux qui travaillaient avec eux comme par exemple celui que Némésis lui avait refilé, ce Saber là. Rien que d’y penser cela lui tira un frisson, il fallait qu’il s’en débarrasse, qu’il trouve un moyen de le virer et d’éviter de le buter, car Vincent avait un minimum de respect pour les gens lambda, et les caprices de sa dragonne l’ennuyaient quelques fois, d’autant plus que ses caprices étaient de passage. Némésis n’appréciait pas les Hommes, alors qu’elle trouve un intérêt à cette race était assez rare mais cette intérêt disparaîtrait par lassitude, par ennuie.
Bref, en dehors de cette éducation de protection il avait aussi appris à être sans pitié, il avait appris à tuer, à achever, à torturer. Alors non, il n’avait pas réellement été éduqué à aider, il avait été éduqué à tuer et à protéger les personnes utiles.

-Je ne connais pas cette fille, ni les autres personnes hormis quelques-unes que j’aurais préféré éviter. Je suis Vincent.
A ce point-là… Autant se présenter, puis de ce qu’il avait compris, ils allaient passer du temps ensemble et selon les dires de Papy ici ou en dehors de ce lieu qui ressemblait à un espace utopique. Il avait d’ailleurs tous les moyens d’être nommés endroit utopique : il était dans un lieu coupé du monde : entre la forêt et la mer, seuls les invités pouvaient y aller, tout semblait fait de joie et de bonne humeur, comme si le crime et le sombre n’existaient pas, et la vie semblait prospère quoique légèrement oisive. C’était la définition même des lieux étant une Utopie. Et donc il avait semblé au jeune homme que ce groupe allait s’agrandir de quelques personnes mais rester un grand groupe pour l’avenir. Tout ceci allait clairement lui poser problème en vérité. Il devait gérer avec son père à nouveau fringant la Famille Valentine, et non pas s’amuser à la plage. L’euphorie du départ s’était rapidement transformée en envie de déguerpir mais là encore, cela semblait impossible. Sûrement devaient-ils faire quelque chose pour avoir le privilège de repartir ? Peut-être que ce lieu serait le début de quelque chose ? Mais à ce moment-là, cet endroit pouvait tout aussi bien être la fin.

-Tu devrais essayer de parler avec les autres, ils ont eu l’air de te connaître et si tu dis que tu ne te rappelle pas c’est que tu as peut-être subi un choc qui t’a rendu anémique ? Bref, il est peut-être vrai qu’aller se coucher sans saluer les autres peut se montrer impolie que tu les connaisses ou non.
Et voilà, il donnait une leçon de moral. Bon sang, dans quel merdier il s’était fourré ? Il ouvrit finalement la porte pour repartir, non sans lui dire d’aller discuter avec la femme qui l’avait frappé mais peut-être attendre qu’elle vienne d’elle-même.

En attendant, la jeune dragonne survolait les plages sablées, cherchant un endroit sans personnes, là où elle pourrait s’amuser sans gêner, où plutôt sans être trop vue. A cause de sa timidité Némésis cherchait un endroit où elle pourrait jouer comme quand elle était gamine. Son choix se porta sur une portion à l’orée de la forêt, elle n’avait repéré personne sur une portion assez grande et des airs, elle se jeta sur le sable, le faisant voler autour d’elle alors qu’un immense sourire commençait à étendre ses lèvres et qu’elle glissait ses ailes sous les grains brûlants, dans cette chaleur qu’elle aimait tellement. Quand soudain la femelle releva violemment la tête qui s’aplatissait avec son corps dans le sable dont elle changeait la composition pour le faire se mouvoir lentement avant de s’enfoncer dedans. Mais là, elle lui avait redonné une consistance normale et elle ne jouait plus.

Son regard était fixé sur le dragon d’os qui se trouvait sous les arbres et sous l’odeur de sang qui empestait autour de lui. Doucement, s’extirpant du sable, la dragonne s’approcha, timide, craintive non pas à cause de l’apparence du dracoliche mais plus à cause de sa gêne et de ses difficultés avec les autres même si généralement ça allait mieux avec les dragons. Sans mot, sans signe de répugnance, de dégoût car elle avait toujours appris à accepter –et dans sa fratrie les différences étaient-elles que Némésis était obligée d’accepter qui que ce soit malgré son apparence-, elle avait toujours compris que l’apparence ne faisait pas le caractère. Alors, regagnant tout de même la confiance et l’effronterie dont elle faisait souvent preuve la dragonne d’ombre et de lumière l’examina un peu, se demandant légèrement si l’odeur du sang était de lui avant de voir la proie entre ses pattes. Après tout, avec l’odeur maritime, d’iode, et son museau encore plein de sable, il lui était difficile de dire si le sang venait de lui ou de la proie. Un mouvement de la queue exprima son soulagement et sa joie et ainsi elle se laissa choir dans le sable, encore. Retournant à ses jeux sans continuer à faire des histoires sur les personnes présentent vu qu’elle avait nettement plus de facilité avec les dragons et que de toute manière, Némésis savait se défendre.
Autant par la parole que… Après tout, les os devaient bien se transformer en sable, alors pour une fois que son pouvoir pouvait marcher sur quelque chose de « vivant » -vu qu’elle ne pouvait pas réduire les fibres vivantes en sable-, elle n’allait pas s’en plaindre, même si la violence et le sang n’était pas son fort. Elle avait d’ailleurs un peu de mal avec l’odeur du sang et ce qu’elle avait vu sur les os des pattes.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 25 Sep - 6:16

Machinalement, Holly s'était mise à sortir un paquet de cigarette d'une de ses poches, en attrapant une avec la bouche tout en fouillant dans une autre poche pour trouver ou elle avait bien pu mettre son briquet, amusée par le fait qu'il demandait ce qui avait changé, elle croisant les jambes, s'adossant un peu plus sur le banc.
-"J'en ai peut-être pas l'air, mais j'ai plus de quarante ans... par où commencer... aux quartiers ça à pas mal bougé, la plupart de ceux que tu connais font d'autres choses à côté, si ils n'ont pas complétement quitté l'armée. Comme la paix commence à être durable – jusqu'ici du moins – quelques fonctions on été remaniées, le pouvoir beaucoup plus décentralisé..."
Elle fit une pause dans sa narration quand elle sortit enfin son briquet, et se disant aussi que ce n'était pas vraiment le moment de se lancer dans une grande discussion politique sur la gérance de l'île et du pouvoir et toutes ces choses qui sont plus ennuyantes que réellement intéressantes dans ce genre de situation. Elle avait surtout écouté ce qu'il lui avait dit sur son retour, comme elle le pensait ça ne servirait à rien de demander aux anciens morts – expression étrange – ce qu'ils savaient. Pensivement, elle attrapa une des mains d'Elliot pour en écarter les doigts, examinant ses paumes qui était lisses comme au premier jour, et ne s'arrêtant pas là, elle baissa l'écharpe d'un doigt pour vérifier la cicatrice qu'il avait, non pas qu'elle n'y croyait pas mais c'était surtout un reflex de toujours vérifier.
-"Hm... c'est la blessure qui t'a été mortelle, non ? C'est moche à voir."
Ajouta t-elle avant de le laisser tranquille avec ses investigations, se remettant le dos contre le dossier du banc pour allumer sa cigarette et en tirer une bouffée. Ce qui l'a fit tousser.
-"Aah bon sang... j'ai arrêté de fumer vers mes seize ans, et quand j'ai repris il y quelques années j'avais plus du tout l'habitude et j'ai toussé comme ça... on dirait que mes poumons sont revenus dans leur bonne santé de la vingtaine !"
Elle soupira passivement, certes ce n'était pas désagréable de perdre quelques rides et quelques années et retrouver un corps fringuant de jeunesse mais en même temps, elle avait l'impression que c'était comme si tout ce qu'elle avait vécu avait été effacé et c'était désagréable.
-"Personnellement, j'ai quitté mon poste de lieutenant il y a cinq ans, maintenant j'enseigne les langues ou le maniement des armes aux recrues mais aussi à ceux qui le sollicite. J'ai une fille aussi, qui a treize ans cette année. Malheureusement elle fait partie des personnes disparues."
Nouveau soupir, elle toucha aussi pensivement sa propre cicatrice sur le coté gauche de son visage, elle par contre n'avait pas disparue, signifiant que son corps était revenu seulement après ça.
-"Ça fait beaucoup de choses à engranger non ? Mais faire un résumé de tout ce temps... En tout cas, toi tu m'as l'air toujours aussi insouciant à ce que je vois... Quoi qu'il en soit, je ne sais pas pourquoi le vieux à invité tout le monde ici, mais je suppose que ça serai une bonne idée de rencontrer toutes les personnes concernées. Toi tu est plutôt doué pour rassembler les gens, tu n'aurais pas une idée par hasard ?"
De son côté Welo était plutôt satisfait que Tora ne se mette pas à broyer du noir trop longtemps, de toute façon cela datait tout de même de plusieurs années, même si pour lui ça lui paraissait être hier mais ça devait être très différents pour les humains qui vivaient beaucoup moins longtemps. Le dragon fit un mouvement de tête l'oréal, secouant ses poils noirs, le pire qui soit quand il faisait grand soleil et chaud comme aujourd'hui.
-"C'est vrai que ça serai plus pratique, avec tout mes poils il paraît que ça complique la vie à Holly."
Répondit-il avec un sourire draconien.
-"Je n'étais pas obligé de venir te parler c'est vrai, mais ça me fait plaisir ! Tout le monde s'est un peu perdu de vu ces derniers temps. Faudra que je dise merci à... "Papy" d'ailleurs."

***

Fixant son reflet dans la glace de la salle de bain, le garçon tâta son nez pour vérifier qu'il n'avait rien de brisé, heureusement ça avait plutôt bien tenu le coup, il pensa même bizarrement que ça ne devait pas être le premier coup de poing de ce genre qu'il se prenant en pleine face. Il remit tout de même de l'eau froide dessus pour faire passer la douleur un peu plus vite, mais il aurait quand même sans doute un bleu sur la joue. Se tournant pour faire face à l'autre garçon, il eut un air déçu quand il affirma ne pas le connaître.
-"Éviter ?"
Répéta t-il en penchant la tête, intrigué par ce que voulait dire son camarade par la. Il devait y avoir des personnes qu'il n'appréciait pas, supposa le cavalier, et il ne pouvait s'empêcher de se demander qui et pourquoi bien que ce n'était pas ses affaires. Quoique si ils devaient cohabiter ici quelques temps, ça pourrait bien le devenir. En parlant de cohabitation, après que le jeune homme eut dit son nom, lui aussi ne tarda pas à se présenter simplement.
-"En tout cas, enchanté Vincent... mon nom est Alan."
Il se mit à se frotter la joue, faire des mouvements de mâchoire lui faisait mal, ça allait être coton pour manger en plus. Personnellement, il était plutôt bien content d'être ici, il avait la chance de n'avoir aucune obligation vu qu'il était sans travail, normalement sans cette situation il faisait tout pour en trouver un mais... vu que le séjour était offert, il n'allait pas s'en prier. Effectivement lui-même se trouvait assez nonchalant sur ce sujet, et quand Vincent lui fit remarquer son attitude, il acquiesça avec un mouvement de tête affirmatif, nullement dérangé par la remarque qu'après coup il trouvait assez justifiée même si au fond de lui quelque chose trouvait cela désagréable. Peut-être qu'avant il aurait été agacé par ça et l'aurait envoyé sur les roses ? Il se demandait souvent comment il aurait réagit et il lui arrivait souvent que ses actes ne collaient pas du tout avec ce qu'il ressentait, c'était étrangement perturbant. Pendant un instant, il resta le regard perdu, les yeux qui semblait flotter comme si il regardait un mur invisible entre lui et son interlocuteur, avant de reprendre rapidement, oubliant ses quelques secondes d'absence.
-"Amnésique ? Oui en quelque sorte. C'est vrai que ce n'étais pas très poli de saluer personne, sur le coup je pensais seulement à me reposer après avoir marché des heures ! Mais tu as raison, il ne vaut mieux pas laisser ça dans cette situation. Je ferais mieux d'aller la voir, en espérant qu'elle veuille bien me parler sans m'attaquer avant cette fois."
Dit-il avec une touche d'humour sur la fin, avant de commencer à repartir, non sans bien sur oublier de remercier Vincent évidemment.
-"Merci de m'avoir aidé. Profitons au mieux du séjour."
Rajouta t-il aussi, vu qu'il avait l'air, contrairement à Alan, de ne pas être foncièrement enchanté à l'idée de rester ici, ce que le garçon comprenait mais espérait tout de même que tout ce passe bien. Les autres semblaient avoir vaqué à leurs occupations, et jetant un œil dehors, il chercha la jeune femme de tout à l'heure du regard, la repérant de dos à côté d'un dragon à plumes. Inspirant comme pour se donner du courage, il marcha vers elle pour arriver derrière, laissant quand même un bon mètre de distance au cas où.
-"Excusez-moi de vous déranger, mais... est-ce que je pourrais vous parler ? Euh... sans me prendre un autre coup si possible. Enfin si vous ne voulez pas... je ne vais pas vous forcer. Mais j'aimerais au moins que vous m'écoutiez, euh... je voudrais mettre les choses au clair."

Skulrak de son côté trouvait l'endroit bien agité, entre les anciens ennemis qui lui passaient sous le nez et les dragons qui s'amusaient dans le sable comme un poisson dans l'eau. Dans quoi c'était encore fourré son maitre pour échouer dans un endroit pareil ? C'était terriblement agaçant, et en plus, beaucoup trop chaud. Non seulement il n'aimait pas la chaleur de base, mais ses morceaux de chairs se décomposaient encore plus vite au soleil. De plus, il restait sur ses gardes, s'attendant à tout moment que son ancienne victime ne vienne pour réclamer vengeance de son meurtre. Ça, il comprenait parfaitement et attendait le combat avec une certaine impatience, impatience de mesurer ses capacités contre celles du vouivre blanc. Le squelette se trouvait excité, il se souvenait de ce qu'il avait ressentit en retrouvant la mémoire et en se souvenant de ses meurtriers qui l'avait réduit à l'état de cadavre et balancé dans le monde d'en bas, sur terre. L'envie forte de se venger, de faire subir la même chose à ceux qui avait osé prendre sa vie, quitte à la perdre une seconde fois. Il avait jeté toute ses forces dans la bataille et en était ressorti vainqueur, il avait écrasé ses meurtriers, les avaient dispersés en morceaux, avait dansé sur leur tombe. Rien de plus acharné qu'un dragon cherchant vengeance ! Et Skulrak trouvait cela grisant, de s'être fait un tel ennemi.
Comme à son habitude quand il voulait se nourrir, il attrapa d'une patte la tête de sa proie morte entre ses griffes, et lui tordit le cou jusqu'à entendre le craquement des os, arrachant ensuite les chairs pour séparer les deux parties. Consciencieusement, il pressa le corps de l'animal décapité comme un citron, au dessus de son crâne pour que le sang se répande sur ses os. Le liquide rouge coula entre les vertèbres et jusque sur les côtes, alors qu'il relâchait le corps vidé, avant de s'amuser à plonger son nez osseux dans les entrailles encore toutes chaudes et dont il aimait la consistance. Quel dommage qu'il ne puisse pas les manger. Tout en se nourrissant, il avait observé avec attention la dragonne qui avait osé s'approcher, intrigué qu'elle vienne par ici alors que généralement, dragons et humains s'éloignaient. Si elle avait été une humaine, il l'aurait complétement ignorée d'ailleurs. En plus comment pouvait-elle s'amusait autant dans le sable ? Lui il n'aimait pas cette chose, ça s'infiltrait partout entre ses os et dans ses orbites et ça grattait. Les sens toujours attisés par l'idée d'avoir un adversaire digne de ce nom, le dracoliche, sans attendre que ses os et son aura absorbent complétement le sang, se leva et extirpa les entrailles de sa proie d'un mouvement de patte, et choisissant un moment ou la dragonne lui tournait le dos, il sauta dans sa direction. Atterrissant juste à côté d'elle, il pencha le crâne et avança sa patte pour lui coller les boyaux qu'il tenait juste sous le museau.
-"En veux-tu ? Ils sont frais, et... délicieusement fondants..."
Prononça t-il d'une voix caverneuse et à moitié ricanante rien que pour voir si elle allait avoir peur d'un squelette juste à côté d'elle, puisque qu'elle semblait si intéressée par lui.

***

Serrant son amie contre lui, Saber était vraiment content d'entendre sa voix, seulement cela, elle aurait put lui dire n'importe quoi qu'il aurait été heureux qu'elle lui parle. Son odeur et sa chaleur le rassurait aussi, alors qu'il pensait devoir rester tout seul pendant encore longtemps.
-"Toi... toi aussi tu m'a manqué, Ao-chan. Et tu avais complétement raison, je suis vraiment désolé."
Murmura t-il dans un soupir de soulagement, après tout il se sentait comme protégé maintenant qu'il savait qu'il avait des gens sur qui compter et qui pourraient l'aider. Ça lui faisait vraiment plaisir qu'elle aussi soit contente de le revoir, après tout on ne savait pas ce qu'il pouvait se passer en autant de temps. Il la garda contre lui quelques temps, et il aurait presque pu remercier la dragonne et son maitre pour l'avoir emmené ici, au départ c'était quand même grâce à eux vu qu'il ne serai jamais arrivé la dans le cas contraire, même si ça l'agaçait de le savoir. Finalement après quelques temps il l'a relâcha, non sans sourire, cela devait faire un bout de temps qu'il n'avait pas eut l'envie de sourire d'ailleurs. Il se mit aussi à poser une main sur la joue de la jeune fille, caressant les traits de son visage comme pour vérifier si ils n'avaient pas changés.
-"Tu restera un moment ici hein ? J'aimerais te parler."
Rajouta t-il en s'écartant vu qu'il avait grandement envie de parler à quelqu'un qui le connaissait, avec ses capacités sociales déjà pas bien élevées la captivité n'avait pas arrangé les choses, mais il ne pensait pas cela irréversible. Tournant la tête vers l'extérieur, il ferma les yeux comme si il se concentrait pour percevoir quelque chose.
-"Zéro est ici aussi non ? Elle est revenue avec ce truc magique ? Tu l'a vu ? J'aimerai la saluer. Tu viens ?"
Trois membres de l'ancienne armée réunie au même endroit, même si ce temps était révolu, au moins ils avaient été alliés et il lui était impensable de ne pas aller la voir surtout que la dernière fois qu'il l'avait vu, elle tait morte. Il avait déjà entendu des gens parler de gens revenu à la vie, pour eux la vingtaine d'années devait avoir passé comme une fraction de seconde exactement comme quand l'on dort... enfin ce n'était que son hypothèse.
Saber sortit de la baraque et eut un temps d'hésitation, tournant la tête comme si il cherchait du regard, bien que c'était surtout pour repérer une odeur ou un son connu, la première qu'il senti fu celle d'Arashi, et se dirigea vers lui après en avoir déterminé la provenance, chose qu'il lui prit plus de temps que d'habitude à cause des odeurs salés du bord de mer. De toute façon il ne mit pas longtemps à entendre les crépitements caractéristiques de l’électricité qui agitaient l'eau.
-"Salut, arakunrin, je suis désolé que Loas ne soit pas là..."
En s'avançant il perçu aussi la présence de Zéro, tant mieux qu'elle soit la, et bien que connaissant le tempérament de la jeune femme, il ne se posa même pas la question de si elle allait le frapper ou pas pour avoir fait ça, et n'attendit pas non plus une réponse, et ouvrit ses bras pour attraper la mercenaire et la serrer contre lui, il lui sembla d'ailleurs qu'elle était assez tendue.
-"Tu m'as manqué tu sais ! Dire que la dernière fois ta peau était aussi froide qu'une lame..."
Lâcha t-il sans réfléchir, bien qu'après coup ce n'était sans doute pas la meilleure phrase de retrouvailles, au fond ça l'avait peut-être surprit vu que le dernier souvenir qu'il avait était le corps froid et inerte qu'il avait porté.
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Feather
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 25 Sep - 15:55

Il avait fini par se faire une raison. Il était temps de se bouger un peu réaliser la raison du pourquoi il était revenu. Laissant la vieille ville et les derniers souvenirs derrière lui, Saï retourna au bâtiment de l'armée d'Argeya. Il lui semblait grand, la première fois qu'il y était allé aussi ça lui avait paru grand, il devait avoir quoi ? Le même âge auquel il était revenu ? A croire qu'à chaque fois qu'il était poussé à aller dans l'armée, il devait obligatoirement être un gosse. Ça aurait presque pu être marrant mais dans cette situation, Saï trouvait ça juste chiant. Il allait encore avoir des problèmes, même si les gens savaient que certains avaient énormément rajeuni, on le considérait quand même comme un gosse, la tête devait y faire quelque chose. Arrêtant d'admirer la façade, il finit par entrer dans le hall en soupirant.
Si de l'extérieur, ça n'avait pas énormément changé, de l'intérieur, l'ancien cavalier de l'armée ne reconnaissait déjà plus rien, juste la forme de la pièce peut-être mais même la peinture avait changé, tout comme la dame de l'accueil. Vingt ans, c'était long, terriblement long pour une ville, surtout lorsque celle-ci subit derrière une catastrophe d'ordre certaine magique.

En tout cas, il était loin d'être le seul à s'être pointer ici. Beaucoup de civils semblaient perturber, ce qui en soit était normal. Quel vieux ne serait-il pas étonné de retrouver ses vingt ans ? Ou ses onze ans... Il y avait des histoires de disparition aussi, ça n'étonnait pas Saï, sur son trajet, il y avait eu plusieurs cas comme ça et lui-même avait perdu quelqu'un, entre autre le jeune dragon qu'il élevait depuis peu, comme pour remplacer ceux qui n'était plus là et le vide de la solitude. Elios lui manquait, il ne le nierait pas mais il s'était fait une raison, ça l'étonnerait grandement qu'il le revoit un jour, surtout s'il était retourné en dessous de l'île. Aryun aussi lui manquait mine de rien. Ils avaient tous eu des problèmes à cause de lui, n'était pas un personnage sympathique, ils avaient essayé de se tuer mutuellement, lui ayant réussi mais au fond, c'était une partie de son âme qu'il avait perdu, ce qui le rendait beaucoup plus sensible aux pouvoirs concernant ce sujet, il ne serait pas étonnant que la perte de ses pouvoirs ne soit pas que à cause de son ancien dragon également.
Dans les discussions des gens, il y avait aussi des histoires de réapparitions mais ça, le garçon ne comprit pas vraiment de quoi il s'agissait. N'écoutant pas plus que ça, trop plongé dans la lecture inintéressante d'un magazine qui traînait comme dans toutes salles d'attente qui se respecte, il n'obtint pas plus de précisions et oublia bien vite l'information.

Puis vint enfin son tour. Dire qu'avant, il entrait ici comme dans un moulin, ce bâtiment étant son ancien lieu de travail, même lors des cinq ans sans dragon. Il alla donc vers la secrétaire qui semblait n'attendre qu'une chose, la fin de sa journée.

« Hum... Bonjour, ça serait pour voir Hol... Mlle.Hopkins »

Parce qu'évidemment, on trouvait plus facile les personnes par leur nom que leur prénom. La secrétaire lui lança un drôle de regard. Déjà, ça ne devait pas l'enchanté d'avoir affaire à quelqu'un dont l'apparence était celui d'un garçon d'à peine une dizaine d'année, peut importe le véritable âge derrière. De plus, plus grand monde devait demander cette cavalière depuis qu'elle n'était plus lieutenante mais bon, c'était une amie autrefois et Saï restait persuadé qu'elle devait encore travailler ici.

« Elle est absente »

Évidemment.

« Hé bien appelez là, elle doit bien avoir un portable ou un truc du genre 
-Elle n'a certainement pas que ça à faire et moi non plus 
-Si ça vous emmerde tellement d'appeler, filez moi un numéro, je me débrouillerais. »

Combat de regard, puis la secrétaire tourna les yeux, il avait gagné. Merci Aryun d'avoir laissé un air comme ça au fond des yeux.

« C'est bon, je peux le faire. Je dois donner quel nom ? 
-Riesen Saï »

De nouveau un drôle de regard.

[Bon, je sais pas si ça te dérange ou pas crayon mais l'avantage du téléphone, c'est qu'on peut ne pas répondre]

***

« Alexandro ? »

Aucune réaction, elle retenta un appel.
Pas de réponse, elle donna un coup d'épaule, ça réveilla le garçon.

« Continues jusqu'à la fin de cette forêt. Normalement y'aura personne là-bas, cet endroit est abandonné depuis des années. 
-Tu es sûr que ça va ?
-Mais oui, ne t'inquiètes pas »

Il avait une voix faible, Alya savait que  son cavalier n'allait pas aussi bien qu'il le disait. Il ne s'était pas tout simplement endormi. Ils étaient poursuivi et allaient être recherchés, Alexandro ne dormirait jamais dans une situation pareil, il serait bien trop excité par cette poussé d'adrénaline pour ça. Non, ça santé en avait pris un coup dans ces dernières heures. Il n'avait pas respiré à l'air libre depuis des mois, ça devait le fatigué un peu, de plus, il se servait de son pouvoir après en avoir été privé de façon forcée pendant si longtemps, ça pompait forcément l'énergie. Et surtout, surtout, il était blessé merde ! Malgré qu'il dise que ce n'était rien, elle l'avait senti, le sang de son cavalier coulé sur ses poils et ses plumes, elle savait très bien que non, ça n'allait pas.

« Tiens, descends là, c'est juste derrière.
-Ne te rendors pas.
-Oui, oui, t'inquiètes »

Elle se posa entre les arbres, il resta sur son dos jusqu'à une petite plage. Une fois qu'il sentit les pas s'enfoncer, il glissa d'Alya pour pouvoir marcher également dans le sable. Il sentit également qu'un truc n'allait pas, sa dragonne s'était mis instinctivement sur ses gardes, il le sentait pas les pulsion électrique de sa peau contre la sienne, sa main était encore posée sur l'encolure d'Alya. Il leva les yeux et vit des bâtiments, il y avait des silhouettes également sur la plage, grosses et plus petites, des dragons et leurs cavaliers. Le soleil et la blessure l'empêchait de voir qui c'était exactement. Seulement ensuite son cerveau enregistra des sons et il crut bien reconnaître des voix. Sa main à couper qu'il y avait des cavaliers de l'armée ici. Mais qu'est-ce qu'ils foutaient là bon sang ? Puis depuis quand il y avait des maisons ici ?

« Hé bien bonjour, désolé du dérangement, on était en balade et on s'est perdu. Un bête histoire, nous repartons de suite »

Une petite révérence, une grimace de douleur à cause de son épaule et son haut gorgé à demi séché qui lui collait à la peau et il tourna les talons avant de savoir qui s'était, toujours appuyé sur sa dragonne qui voulut l'aider à remonter sur elle.

« Non, je ne supporterais pas un autre voyage comme ça, on va devoir se déplacer à pied »

***

Vatos avait trouvé un bout d'égout non visité, il s'y terra là et n'y bougea plus d'une plume. Il fallait qu'il se remette de ses émotions. Et en cas de doute, si cette partie valait le coup d'être faite pour deux phrases.
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 25 Sep - 20:30

Eh bien ... décidément il ne s'habituerait sûrement jamais à cette histoire de 20 ans. Holly était de base plus jeune que lui, alors imaginer que logiquement maintenant elle avait 20 de plus... oh c'était décidement vraiment trop compliqué. Bien sur il ne le fit pas remarquer à voix haute.
Il écoutait simplement ce que Holly lui racontait, pensant que maintenant l'armée... il ne voulait plus y mettre les pieds. Peut-importe comment finirait cette histoire il n'y retournerait pas. Le blond jugeait qu'il avait assez donné pour cette dernière. Même si... il n'était pas sur de ce qui arriverait aux personne "revenue" à la vie, il ne voulait pas y penser.
Enfin Elliot ne protesta absolument pas et ne dit rien quand Holly voulut elle-même vérifier une de ses mains et même son cou, mais il s'empressa dans la foulée de remonter son écharpe sur cette cicatrice dont il aurait préféré ne jamais se souvenir. Tout simplement parce qu'il voulait oublier ce moment là...
"Ouais j'aurais préféré qu'elle soit effacée et que je conserve les autres"
Mais il eu un sourire largement amusé quand Holly lui parla de cigarette :
"Cela devrait te donner une bonne excuse pour arrêter !"
Mais il fut bien sur décu pour son amie. Une fille ? Il aurait bien voulut qu'elle s'attarde plus sur le sujet, a quoi ressemblait-elle ? Son prénom ? Mais voilà un sujet délicat vu sa disparition alors il n'engagea pas la conversation dessus. Toujours mieux que de mettre les pieds dans le plat n'est ce pas ?
"Insoucient ... je préfére bon vivant ! Hahaha"
Il réfléchit plutôt à la demande qu'elle lui posa... en fait il ne voyait qu'une solution. Vu l'heure elle tombait très bien, ensuite rien que l'idée lui faisait plaisir. Ellilt eut un nouveau grand sourire et déclara :
"Quelle chance tu a de parler de ceci à moi ! Si tu veut réunir des gens adresse toi d'abord à leurs estomac ~ Je vais me charger de cuisiner. Vu l'heure le reste se fera tout seul, les langues se delieront plus facilement... ou au moins on se réunira plus facilement autour d'un repas !"

****

Rin soupira, se résignant. Inutile d'essayer de contacter Hiyori, soit elle etait trop vexée pour l'entendre, soit elle l'ignorait superbement. Quand elle était ainsi, Rin avait vite appris qu'il fallait juste abandonner sans plus se casser la tête. Hiyori se calmerait toute seule, comme toujours, parfois, elle agissait réellement comme une gamine... ceci il le pensa le plus discrètement possible. Inutile d'en rajouter au cas où elle l'entendrait.
Alors Rin regarda simplement le reste du groupe encore présent. Il était vraiment perdu, chacun se conaissaient vraiment ou au moins un peu alors que pour lui c'était assez vague. Alors il ne savait pas quoi faire. A ce moment il pensa qu'il aurait bien aimé qu"Hiyori cesse de bouder et vienne plutôt le voir, même si elle l'etait trop, il préférait la voir trop collante avec lui qu'ils soient chacun de leurs côtés !
Indirectement, le cavalier écouta une partie de la conversation entre... Aokiji et Saber si il ne se trompait pas. Voir Zéro ? Il aurait bien aimé lui parler aussi, elle l'avait carrément ignorée quand ils étaient arrivés ici.
"Bien sur je te suis"
Entendit-il dire par Aokiji alors qu'elle suivit Saber se dirigeait déjà vers l'endroit où se trouvait Zéro. Alors, Rin les suivit aussi, tout de même assez discrètement car il ne savaig pas comment il expliquerait ce qu'il faisait si les deux autres lui demandaient soudainement ce qu'il faisait à ainsi les suivrent...En tout cas il essairait de parler avec la cavalière quand eux deux auraient finit voilà.
De loin, il vit Saber serrer Zéro dans ses bras, elle d'habitude non toujours aussi glaciale... cela lui fit involontairement froncer les sourcils. Rectification, il parlerait à Zéro dés que les deux autres partiraient !


****
"Hahaha ! Alors promis je te ferais ça, commande offerte par la maison plutôt spéciale ~"
Conlue donc Tora souriante au dragon. Et elle ajouta :
"Laisse moi venir avec toi ! Remercier quelqu'un pour des vacances gratuites où en plus on revoit de vieilles connaissances c'est bien le minimum !"
Affirma la forgeronne. Bon son problème de forge semblait totalement oubliée pour le moment, peut-importe si son camarade forgeron venait demain et qu'elle n'etait pas là ils n'auraient qu'à mettrent unautre rendez-vous pour le boulot. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eut de vacance, Tora adorait son métier et forcément s'y donnait à fond. Au point de parfois se reveiller au milieu de sa forge groggy, se demandant qu'est-ce qu-elle avait bien put faire la veille... perturbant.
Enfin. Tora s'apprêta à proposer a Welo de retourner voir les autres, ce serait bête de rester dans leurs coins. Enfin elle faillit... la jeune femme s'interrompit net quand elle vit et entendit Alan. Il agissait vraiment bizarrement... mais elle avait eut sa "vengeance" en partie au moins. Elle croisa alors les bras pour répondre :
"Tutoie-moi c'est agaçant de se faire vouvoyer ainsi. C'est bon je t'écoute, qu'est ce que tu veut me dire ?"
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Ikari
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Sam 26 Sep - 0:33

Quand Saber arriva accompagné d’Aokiji, Zéro ne sut comment réagir. Elle laissa son ancien compagnon l’enlacer, et même si elle ne lui rendit pas cet enlacement, même si elle n’était pas réellement sentimentale la mercenaire était heureuse de les revoir. Alors elle passa seulement son bras de chair comme si elle allait lui faire une bonne prise autour du cou, elle resta un moment comme cela sans rien dire avant de se défaire de cette étreinte.
-L’on peut dire que je suis heureuse de vous revoir vous aussi, Saber, tu es entièrement aveugle je remarque tu as l’air plus grave et marqué par la vie, Aokiji, tu as l’air d’avoir peu changé. Vous vous rendez-compte, rester ici avec les chevaliers d’Argeya ?
Sur la deuxième partie de sa phrase elle s’était tournée pour faire face à la mer, regardant l’horizon dans un parfait cliché quand l’on disait des choses graves. Pourtant dorénavant elle n’y accordait plus vraiment de chose, même s’il était vrai qu’elle devait être recherchée pour énormément de meurtre elle s’en moquait. Elle n’était qu’une mercenaire après tout, retourner sa veste ou non dépendait de l’argent à la clé.
La vouivre lui jeta un regard, allait-elle se confier, allait-elle leur dire qu’elle ne voulait pas rester ici, qu’elle avait tenté de partir ? Qu’en vérité… Elle ne voulait pas rester avec eux.
Elle les appréciait, non pas comme amis mais comme compagnon qu’elle respectait et même si Saber avait toujours été assez paresseux elle lui portait une certaine estime. Cependant ce n’était certainement pas cela qui lui donnait envie de rester. Ce n’était pas cela qui effaçait les fantômes du passé et bien au contraire : ils faisaient partis des fantômes du passé.

Arashi ne demanda pas où était Loas, il y avait dans le ton de Saber quelque chose qui disait « il ne viendra pas. Il ne viendra plus ». Et de ce que la bête blanche avait compris il était fort probable que des pertes en vingt-ans, explosions magiques ou non, aient été faite. Alors il sortit de l’eau, laissant l’électricité le regagner et de sa voix grave et profonde il demanda à Aokiji où était Susanoo mais finalement c’était plus par conversation que pour réelle réponse, il ne s’inquiétait pas réellement des autres dragons, les dragons étaient forts de toute manière. Puis le snipeur n’eut aussi que peu le temps de répondre que déjà l’albinos s’était retournée, et si elle s’était montrée plus sociale, plus amicale avec ses anciens compagnons, cette Zéro plus douce avait disparu. Sa froideur était revenue, son air stoïque  ne trahissait qu’un regard dur et sa voix n’était qu’une lame de rasoir, qu’un couteau tranchant la chair et répandant le sang.
-Ce n’est pas parce que tu restes dans ton coin que tu en deviens invisible pour autant Rin Valdez.
Des fois Arashi se demandait comment elle arrivait à retenir aussi bien les noms, les prénoms mais il était vrai que le travail de mercenaire ce n’était pas seulement tuer, c’était prendre conscience de son ennemi, et déjà à l’époque, Vassilias lui avait demandé de prendre aussi conscience des nobles qui l’entouraient. Alors en vérité… Zéro connaissait Rin et Hotaro Valdez bien avant leur rencontre.

Etrangement Zéro était partagé entre l’idée de le considérer comme un fantôme, un démon même et donc le réfuter, le rejeter. Pourtant et sans savoir elle était aussi heureuse de le revoir, elle voulait lui parler, se confier et elle ne comprenait pas cela, elle ne comprenait pas sa réaction et même cela ça lui faisait peur. La mercenaire se perdait, et elle se rendait compte qu’elle avait changé dans les années avec Vassilias, dans son esprit régnait l’incompréhension. Alors elle faisait ce qu’elle avait toujours fait : elle se forçait à rester calme, stoïque, à retenir ses étranges envies et ses besoins de repos, et merde, elle pouvait voir sur lui ses muscles qui semblaient l’appeler.
Alors elle lui fit dos. Elle planta son regard dans celui de son dragon, elle croisa les bras, réfutant tout ce qu’elle ressentait de nouveau, d’inconnu puisque la mercenaire n’avait connu que la haine, la colère, le sang et le meurtre. Mais maintenant, elle avait passé trop de temps, l’apprentissage ne lui plaisait plus, la découverte de ce genre de chose n’était qu’une chose terrifiante. Puisque même sous ses apparences, Zéro n’en restait pas moins une personne humaine. Cependant la mercenaire ne pouvait pas ne pas filtrer ces choses futiles.
Au final, elle ne savait pas comment réagir, dès le moment où Saber l’avait prise dans ses bras –elle avait d’ailleurs retenu un réflexe dangereux- Zéro s’était détendue mais se retrouvait de nouveau mal à l’aise avec la présence du jumeau. Parce qu’elle ne savait pas comment réagir.

***

Vincent avait suivi le jeune homme, Alan, de loin pour éviter qu’il se reprenne un coup, mais ce ne fut pas le cas, cependant la femme ne semblait pas entièrement heureuse de cela. Alors il retourna simplement vers le bâtiment du Dragon, et comme attiré par l’odeur de la nourriture il s’y dirigea. Tombant sur un ancien chevalier d’Argeya. Vincent avait 14 ans lorsque cet homme était encore vivant, alors oui, il se devait, en tant que héritier des Valentines, de connaître ses ennemis. Mais il était très peu probable que le blond se rappelle d’un gosse d’une dizaine d’années.
Le jeune homme s’installa sans un mot dans la cuisine, plus vers un coin qu’autre part, mine de rien il était légèrement épuisé, alors il ferma les yeux, quelques instants, prenant une grande inspiration et attendant.

De son côté Némésis jouait encore avec le sable quand elle sursauta, et se recula en voyant le squelette « surgir » sur le côté en lui fourrant des entrailles sous le museau. Elle n’aimait pas cela, elle n’aimait pas l’odeur du sang, mais la colère qui naissait en elle, cette envie de ne pas le laisser « gagner » faisait tel que la dragonne planta un regard émeraude dur dans les orbites du mâle (c’était bien un mâle d’ailleurs ?) tout en se demandant si c’était bien là qu’elle devait regarder. Et d’un coup de la queue sec, elle balaya les immondices, retenant la bile à sa lèvre, faisant tout pour se montrer forte alors qu’elle était faible, alors qu’elle ne pouvait pas se battre, faisant tout pour surmonter la vue du sang coulant, glissant, gouttant sur les os du dragon.
-Que cherches-tu ? Tu cherches à te prouver que tu es fort, que tu fais peur ? C’est pathétique je trouve, tu dois valeur mieux que ça, ce sont les Hommes qui font ça.

Non elle ne se laisserait pas faire, elle ne se soumettrait pas, car elle n’aimait pas se soumettre, Némésis ne se couchait pas, ne se soumettait pas, elle ne pouvait pas laissait un mâle avoir le dessus sans rétorquer et d’autant plus quand celui-ci prenait plaisir à venir la voir.
Un soupir frustré s’échappa de ses lèvres et légèrement gamine la dragonne de lumière et de ténèbres se retourna, lui tourna le dos, retournant jouer avec le sable en créant dans ce dernier plusieurs formes jusqu’à s’amuser à recréer une miniature mobile du dracoliche. Un sourire se dessina quand cette petite construction se mit à marcher comme un robot. Cette petite construction ne pouvait certes pas voler mais elle était clairement plus mignonne et plus amusante que l’original.
Sûrement avait-elle peu de crédibilité mais ce n’était pas grave, elle était contente dans son élément, si bien qu’elle se laissa choir dans le sable, s’amusant à créer une mini armée de dracoliche qui marchait comme des robots. Elle était presque aux pieds osseux et sûrement plus rapidement à sa merci mais bon, il ne pouvait pas lutter dans le sable. Némésis voulait jouer de toute manière.
-Tu salis la plage en plus…
Sa voix n’était qu’un soupir alors qu’elle enfouissait son museau sous la chaleur du sable qu’elle aimait tant. Oui, il mettait du sang partout et le sable absorbait les liquides, c’était triste.
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Crayon
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 1 Oct - 4:56

Content de ne pas se retrouver avec une lame dans le ventre après son geste amical suite à une mauvaise réaction de la mercenaire, Saber la relâcha tout de même assez rapidement en sachant que ce genre d'affection était loin d'être la tasse de thé de la jeune femme. Il hocha légèrement la tête suite à ses paroles, d'une certaine manière elle avait bien résumé la situation, ils avaient changés, en vingt années. Même si il ne pouvait voir son apparence, il lui semblait cependant que le ton de sa voix, que son odeur et sa présence n'était par contre pas très différente, mais pour quelqu'un qui venait d'être ressuscité – c'était tellement étrange à penser, que des gens morts pouvait revenir comme cela – cela devait être plus difficile. Ça le rendait nostalgique tout cela... au final il tenait seulement à la saluer, mais pour lui Zéro lui avait toujours donné l'impression que tout l'agaçait, il ne jugeait pas mais constatait simplement que même si chacun éprouvait un certain contentement de de se revoir, cela n'allait pas plus loin. L'ancien cavalier avait entendu les pas d'une autre personne, qui semblait ne pas oser s'approcher, mais cette odeur lui était inconnue. Une connaissance de Zéro apparemment ? En tout cas, il jugea qu'il valait mieux les laisser entre eux, cela lui semblait être une situation compliquée vu le ton qu'avait prit la mercenaire. Saber n'étant pas du genre à se prendre la tête ou à se poser beaucoup de questions sur la vie ni à avoir des problèmes existentiels profonds, il savait exactement ou ses pas allaient le mener bientôt : à la cuisine. Son ventre réclamait tellement que lui-même ça l'agaçait, alors il indiqua à Aokiji d'un signe de la main qu'il allait rentrer dans le bâtiment, laissant la mercenaire et l'autre personne en tête-à-tête. Comme souvent, il compta le nombre de pas, et s'arrêta jusqu'à qu'il arrive au même chiffre qu'à l'aller, tapotant du pied devant lui pour vérifier que la marche de l'entrée était bien là, ce qui était le cas, alors il rentra, une main qui balayait le vide devant lui pour ne pas foncer dans une porte. Suivant les odeurs de nourriture, il trouva sans difficulté la cuisine, remarquant immédiatement la présence de son cher maitre et d'une autre personne inconnue. Saber longea le mur de sa main, repérant les placards, touchant un peu de partout jusqu'à ce qu'il tombe sur ce qui semblait être un saladier rempli de fruits. Sans faire de manière, il l'attrapa et vint s'assoir à table, sortant une grappe de raisin qu'il se mit à dévorer. Il ne dit pour l'instant rien, attendant que l'autre personne parte, pour tenter de négocier avec ce mafieux, vu que jusqu'à présent il ne lui avait quasiment pas, ou plutôt, pas du tout parlé. Bon grâce à lui il venait de retrouver deux de ses anciens camarades, mais plutôt s'arracher les dents une par une avec une pince chauffée à banc plutôt que de lâcher le moindre merci.
-"Alors, qu'est-ce que vous comptez faire de moi maintenant ? Je crois comprendre que votre famille n'est pas au courant, pas encore, rien ne vous empêche de me laisser partir, si ?"
S'adressa t-il à Vincent d'un ton neutre en gardant les yeux baissés. Au moins rien de l'empêchait d'essayer de savoir ce qu'il en serait de la suite, pensait-il, car il avait cru comprendre que c'était surtout une idée de la dragonne, mais il avait semblé à Saber qu'il y avait une chance pour qu'elle oublie plutôt rapidement ce caprice.
-"Et si vous avez peur que je révèle quoi que ce soit, je peux vous dire que les histoires louches de mafia, je m'en contrefiche comme de ma première écaille donc je n'irais pas en causer à qui que ce soit."
Continua t-il en essayant de se montrer convaincant, bien que c'était la vérité, mais avoir été enfermé longtemps n'avait pas amélioré ses capacités en terme d'élocution ou de conversation.

***

Bien sur, Holly s'était douté de ce que Elliot aurait comme idée si elle lui demandait cela, un prétexte pour lui faire faire la cuisine peut-être ? Mais en tout cas, ça avait le mérite de faire d'une pierre deux coups, sans doute que certaines personnes allaient avoir pas mal de choses à se raconter après tout ce temps. Elle fit donc un signe de tête affirmatif, pour l'instant pas besoin de continuer à raconter sa vie ni les derniers évènements, ce n'était pas la peine de se précipiter maintenant à tout vouloir dire, ça viendrait sans doute après. La cavalière resta un moment silencieuse, regardant pensivement vers l'horizon, avant d'être surprise par la sonnerie de son téléphone qui se mit à jouer les premières notes de la musique du film "Psychose", une musique pas bien rassurante qu'elle avait mis spécialement pour les appels des quartiers... peut-être une manière de se prévenir elle-même que "attention, l'armée vient encore t'embêter". Quoi qu'il en soit cela l'agaça un peu, mais elle décrocha en se demandant ce qu'elle pouvait bien vouloir.
-"Quoi ? Je vous avez pourtant répété de ne plus m'appeler sur mon portable perso' !"
Commença directement Holly sans savoir qui exactement était au bout du fil, quoique ça aurait put être le griffon en personne qu'elle n'aurait pas non plus changé de ton -- a supposé qu'il puisse se servir d'un téléphone -- Sauf que c'était évidemment une secrétaire, qui prit la mouche rapidement vu qu'elle lui répondit sur le même ton, le joie des coups de téléphones.
-"Z'avez qu'à changer de numéro si ça vous embête tant que ça ! Et en plus je vous signal que vous aviez un cours a donner ce matin, tout le monde est venu sauf vous ! Et c'est pas tout-"
Avant d'en entendre plus, Holly éloigna le téléphone de son oreille et soupira en laissant la secrétaire parler dans le vide. Elle en profita pour écraser sa cigarette sur le banc, y laissant une trace de brûlure, soupirant un dernier nuage de fumée qui lui piqua la gorge en passant. Heureusement que maintenant, elle n'avait plus à écouter les plaintes et les soucis de l'administration, et encore moins le blabla sans intérêt d'une secrétaire fatigante qui déversait toute sa frustration de la journée de faire un boulot naze et que sa retraite ne venait pas assez vite.
-"Je te laisse t'occuper du repas ? Ça risque d'être un peu long..."
S'adressa t-elle à Elliot en désignant d'un coup de tête le téléphone d'où sortait une voix qui n'avait pas l'air des plus calme. Décidément il n'y avait plus de respect, et la cavalière étendit ses jambes en soupirant, replaçant l'appareil près de son oreille elle coupa le monologue de son interlocutrice avant qu'elle ne se rende compte qu'elle avait parlé toute seule.
-"Bon ça suffit ! Tu veux quoi vieille branche ?"
-"Hmpf ! Vous avez un appel d'un certain Reisen Sai, vous voulez lui parler ?"
Holly resta silencieuse un moment, se demandant si elle avait bien entendu. Saï ? Vraiment lui, mais pourquoi maintenant ? Alors il était toujours en vie quelque part ? Ou alors il était mort et était revenu... Assez surprise allait un peu vite en besogne en envisageant toute seule plusieurs hypothèses sur le pourquoi du comment, et laissa donc ses pensées filer dans sa tête, introuvable pendant plusieurs années et maintenant il réapparaissait comme une fleur sauvage au milieu d'un champ, elle se demandait bien ce qu'il avait pu faire pendant tout ce temps. Toute ses personnes qui revenaient subitement dans un laps de temps très court, c'était quelque peu perturbant mais à ce stade, ça devait être facilement toute une partie de l'île qui était perturbée. D'ailleurs devant le silence téléphonique, la secrétaire se mit tout de suite à vérifier si elle avait toujours quelqu'un au bout du fil ou si on lui avait raccroché au nez.
-"... Allô ?"
Ce qui fit enfin réagir Holly, qui pour l'instant n'avait pas bougé d'un iota.
-"Euh... oui... passez-le moi !"
Répondit-elle précipitamment, tient maintenant qu'elle savait qu'il était là elle n'allait pas lui mettre un vent, ce ui serait assez illogique vu qu'il avait disparu elle qu'elle avait effectué des recherches – qui n'avaient soi dit en passant rien donné. En tout cas la cavalière attendit quelques secondes, entendant des bruits de mouvement du combiné, avant de parler la première, voulant s'assurer que c'était bien la bonne personne vu que, elle n'excluait pas la possibilité que ce soit juste quelqu'un utilisant un nom qu'elle connaissait.
-"... Saï ? C'est toi... vraiment ? Est-ce que... tout va bien ?"
En même temps attiré par un dérangement qu'elle sentit dans l'esprit de Welo, Holly se leva du banc, restant le téléphone à l'oreille concentré sur sa conversation mais tournant tout de même la tête vers le dragon jaune posé plus loin.

***

Assez mal-à-l'aise devant cette situation, Alan, baissa la tête pour fixer ses chaussures, remuant un peu de sable du bout du pied en parlant d'une voix faiblarde.
-"Comme vous... comme tu veux."
Ça lui faisait assez étrange de tutoyer quelqu'un qu'il ne connaissait pas mais, en même temps ils avaient l'air d'avoir le même âge donc le vouvoiement faisait aussi un peu trop formel. Ne sachant pas par ou commencer, il chercha quoi dire au début pour introduire son explication, il se dit que pour une conversation ce serait mieux de regarder son interlocutrice au lieu d'admirer le sol. Il fixa la jeune fille, puis le dragon jaune, d'ailleurs ce dernier il avait une forte et dérangeante impression de déjà-vu mais n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, c'était assez agaçant. Finalement Alan commença sans introduction par le plus évident.
-"C'est que... j'ai perdu la mémoire. Je me suis réveillé il y a environ cinq ans, et je ne me souviens de quasiment rien avant ça. C'est à cause de Skulrak, euh... mon dragon... enfin je suppose que tu dois le savoir."
Dit-il assez clairement, bien qu'il ne savait pas trop à quoi s'attendre comme type de réaction. En plus ça lui paraissait assez maigre comme explication, mais après il n'était pas non plus enclin à raconter sa vie et la perte de son âme à quelqu'un d'inconnu. Pour l'instant il se disait qu'il valait mieux tâter le terrain avant d'entrer dans ce genre de sujet, enfin, si jamais il y avait des questions. Réfléchissant rapidement, il se dit que ce qu'il venait de dire pouvait d'ailleurs passer pour une espèce d'excuse facile qu'il sortirait, du coup il se sentit obligé de continuer en tenter de rassurer la situation.
-"Je... j'ignore ce que je t'ai fais, ou ce que je n'ai pas fais, mais... si cela peut te rassurer, tu peux considérer celui que tu as connu comme mort... "
Juste après se phrase, il ne laissa pas le temps de répondre et posa en premier la question qu'il se demandait depuis qu'elle l'avait frappé.
-"Excuse moi de demander ça, mais... comment est-ce qu'on se connaissait ? Des amis, des parents peut-être... ?"
Un peu stressé par cette discussion, il ne remarqua par tout de suite que le dragon jaune semblait intéressé par tout autre chose, et cette autre chose ne semblait pas être des plus agréable vu qu'il venait de se lever, et fixait en direction de la forêt, d'un air qui était plutôt rare sur son museau. Un air qui n'était ni joyeux ni détendu, mais qui semblait annoncer qu'il avait vu un truc louche et qu'il s'était mit tout de suite en mode attention, comme si une petite lumière rouge s'était allumée dans son cerveau. Pourtant il n'avait rien dit, et Alan suivit donc instinctivement le regard du dragon, pour voir un garçon assez jeune qui avait l'air de se trainer. Le cavalier venait de le voir se retourner après qu'il l'ai entendu dire une phrase d'excuse, accompagné d'un dragon blanc l'aidant à marcher. Sans se poser de question et coupant court à la discussion avec la jeune fille, Alan fit quelques pas rapides vers lui et lui posa une main sur l'épaule pour le retenir.
-"Attend, t'es-"
Le jeune homme s'interrompit assez rapidement quand il senti quelque chose sur sa main, qu'il retira tout de suite de l'épaule en constatant qu'il avait maintenant des traces de sang sur sa paume. Étrange pourquoi était-il venu ici ? Peut-être qu'il avait été blessé par quelque chose et qu'ici, c'était le plus proche endroit civilisé qu'il pouvait atteindre ? Sans sourciller Alan insista en faisant un pas de plus vers le garçon blessé, évidemment sans pouvoir le reconnaître.
-"Tu devrai rester ici ! Ici il y a une infirmerie, si tu repars comme ça tu va finir par te vider de ton sang..."

Skulrak lui venait d'être assez prit de court par la réaction de la dragonne, c'était simple ce n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait, aussi bien que la mine dégoutée par les entrailles d'ailleurs, pour lui c'était une des choses qu'il y avait de meilleur dans une proie et les donner à quelqu'un c'était comme renoncer à la cerise sur un gâteau. Enfin, il aurait surtout pensé qu'elle ferai sa précieuse et qu'elle partirai non sans lui lancer une pique comme elle le faisaient toutes, du coup la première réaction du squelette fut de se mettre à rire, il se redressa bien campé sur ses quatre pattes et laissa échapper ce qui se rapprochait le plus d'un ricanement éraillé, grave et caverneux qu'on entendrait dans un film d'horreur de fantômes.
-"Ha ! Je ne cherche rien, et je n'ai rien à me prouver. Au moins, tu as du cran, dommage que ça rende souvent stupide."
Répondit-il simplement d'une voix neutre, s'était très rapidement calmé juste après, rien que cette courte conversation l'avait un peu agacé, de toute façon rien que le mot conversation ne lui plaisait pas de toute manière. La regardant s'amuser avec son sable qui semblait être son élément comme dans un poisson dans l'eau, le dracoliche ne fit aucun autre commentaire, il leva le crâne en direction du soleil en se disant qu'il ne voulait pas rester comme ça sous ces astre bien trop chaud, ça faisait sécher trop vite le sang qu'il avait sur ses os et après ça coagulait. Il rebaissa sa tête quand la dragonne continua à lui parler, n'appréciant pas spécialement le fait qu'elle s'amuse à faire ces trucs mouvants dans le sable.
-"Et alors ? Toi tu as bien gâché mes tripes en les envoyant dans le sable."
Comme pour appuyer ses propos, il se mit à s'ébrouer comme le ferai un chien sortant de l'eau, projetant des gouttes rouges tout autour de lui dans un concerts de claquements de vertèbres peu agréable à entendre, ce qui fit s'agiter l'aura bleuté quelques instants. Puis il recula et se coucha simplement. Qu'est-ce qu'elle voulait, à lui parler comme ça ? C'était pour se vanter plus tard devant ses copines dragonnes qu'elle avait causé à un sac d'os ? Dans le fond il se fichait bien de ce qu'elle pouvait raconter plus tard, mais il ne concevait pas qu'on puisse lui parler juste pour parler, son seulement il était un squelette sur patte et en plus avec un sale caractère qui rebutait n'importe qui. Frappant d'énervement sa queue sur la sol, Skulrak augmenta quelque peu son aura froide pour ne pas que ses os ne se réchauffent trop vite et que ses lambeaux de finissent par se désagréger trop rapidement.
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Feather
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 2 Oct - 23:23

Il n’avait jamais eu de chance avec les secrétaires, il était encore tombé du le stéréotype parfait de la casse-pied qu’on semble toujours déranger quand on lui demande de faire son métier et qui ne manque pas d’être insupportable lorsqu’elle le faisait. Saï eut le droit d’entendre toute la remontrance que recevait Holly et il s’en voulait un peu de devoir lui faire subir ça juste parce qu’il avait demandé à l’appeler. En attendant, il patienta gentiment en regardant comment avait changé le hall. Nouvelle peinture, nouvelles fenêtres (ils avaient même installé un semblant de baie vitrée, les dragons ne devaient pas trop aimer ça), nouvelles plantes vertes, nouveaux meubles et nouveau personnel. Jusque-là, il n’avait reconnu personne. Heureusement qu’Holly travaillait encore là… de toute façon, Saï avait du mal à la voir autre part qu’au service de l’armée, même s’il avait visiblement choisi moins physique et plus tranquille maintenant, elle était toujours là. Dernier repère dans ce monde qu’il avait quitté quinze ans plus tôt, se faisant une raison sur le non-retour d’Elios et sa condition d’homme à pied. Il était revenu mais on risquait encore de le coller aux bureaux si on acceptait quand même de le reprendre malgré sa désertion et surtout, son état de gamin.

Puis la secrétaire ficha enfin la paix à Holly et lui fila le téléphone. Saï s’empressa de le prendre, il n’était pas là pour regarder le paysage ou se laisser à la nostalgie.

« -"... Saï ? C'est toi... vraiment ? Est-ce que... tout va bien ?" »

C’est comme si elle avait du mal à le croire. Le garçon ne lui en voulut pas pour ça, il était parti sans prévenir du jour au lendemain sans prévenir et comme on n’était jamais venu le faire chier, il devait tout simplement être considérer comme mort maintenant. Il en fallait plus pour le tuer, si Aryun pouvait encore être là, il aurait pu le confirmer, il avait failli mourir tellement de fois…

« Ouais c’est moi… Désolé, ça fait longtemps »

Le croirait-elle ? Elle avait certainement été une des premières à être mise au courant pour le rajeunissement soudain de certaines personnes, malgré ça, ça devait être étrange d’entendre une voix de gamin (ce qui agaçait d’ailleurs la victime) alors qu’il était censé avoir un peu moins que la quarantaine. Il enchaîna, histoire de ne pas laisser trop le temps à son amie de douter.

« Ensuite si ça va bien… Disons qu’il y a eu des problèmes assez étranges vers là où j’étais, ce qui m’a ramené à la capital mais on dirait que vous avez eu la même chose. Ça commence à dater un peu mais… disons que je n’ai toujours pas de dragon donc ça a mis du temps pour venir. »

Le seul qui aurait pu avoir été trop petit en plus, de toute façon, son jeune âge l’avait fait disparaître, dévoré par le temps qui faisait n’importe quoi. Triste vie.

***

On le retint. En temps normal, il n’aurait pas apprécié. On ne le retenait pas lorsqu’il avait décidé de partir, c’était un coup à finir avec une clé de bras pour quelqu’un. Mais là, c’était plus autre chose qui le dérangeait, notamment que ce con venait juste de lui agripper l’épaule dans laquelle une balle s’amusait à jouer à cache, virant tout le sang qui gênait, poussant les os qui la retenaient. Il réussit à contenir un hurlement de douleur qui monta au fond de sa gorge, avalant sa salive pour faire passant, tirant les poils d’Alya cependant. La dragonne réagit à ce moment –là manquant d’arracher la tête à cet intrus qui osait faire du mal à son cavalier mais ce dernier la retenu à temps d’un non ferme.

« C’est bon Alya »

Il calma sa dragonne en lui caressant doucement l’encolure mais elle resta assez sceptique au vu de l’expression qu’elle affichait. Alexandro ignora ceci, se réintéressant sur l’autre abruti, lui offrant un sourire crispé, son épaule restant tout de même très douloureuse.

« T’es pas du genre à avoir inventé l’eau courante toi non ? »

Nan mais parce qu’il fallait être sacrément stupide pour agripper quelqu’un lorsqu’il y avait trop de sang pour faire propre sur le haut. Forcément, devait y avoir un truc qui clochait quoi. Mais l’autre n’était pas aussi débile qu’il en avait l’air, comprenant assez vite la situation, semblant soudainement paniquer pour lui. C’était mignon mais merci, tu me barres juste mon chemin là. En plus, Alexandro avait une sale impression de déjà vu, quoique d’un autre côté, c’était assez courant. Il en avait vu du monde lorsqu’il était encore Prince, époque qui jugeait la mieux réussie dans sa vie. Petit regard à Alya, il ne faisait pas vraiment confiance au gus juste devant là mais l’idée d’aller crever dans une infirmerie plutôt que dans une forêt était assez persuasive. Simple regard, il voyait bien que sa dragonne voulait au plus possible l’éloigner de tout ce peuple, surtout qu’elle avait reconnu le dragon jaune, lui aussi d’ailleurs. Tout deux savait très bien que celui-là, il traînait avec les cavaliers de l’armée et que ce n’était donc pas bon d’être près de ces derniers lorsqu’on était en fuite.

« Hé bien… pourquoi pas. Ça évitera de salir la mousse »

Regard noir de la part d’Alya, petit sourire de la sienne derrière un air fatigué. Quoi ? Il n’allait pas cracher sur l’occasion de pigmenter de nouveau un peu sa vie quand même.

***

Vous voulez savoir ce qu’est un stéréotype parfait des égoûts d’Argeya ? Hé bien ça ne change pas beaucoup des notre en fait. Déjà, c’est long, c’est moche, ça pue. C’est également un véritable labyrinthe, on pourrait y développer une véritable civilisation ici, pour peu qu’on s’habitue à l’odeur. Il y a l’eau courante, mais je vous déconseille de vous y baigner ou de la boire, ça reste assez spécial. Les trottoirs sont glissants, dû à une atmosphère assez humide et un manque d’entretien régulier les laisse un peu répugnant mais globalement, ça va. Certains sont aérés, d’autres beaucoup moins, il faut savoir bien choisir son quartier.
La flore y est assez variée. Nous pouvons y trouver plusieurs espèces de mousses, de champignons et d’algues s’y développer avec aisance. Vous pourrez également y trouver quelques fleurs et herbes si vous avez de la chance, certaines zones sont ensoleillé et propice au développement.
Vous pourrez également croiser une faune particulière avec divers rongeurs de taille moyenne, des blattes, des cafards et autres insectes intéressants. Il paraîtrait même qu’il y aurait des crocodiles dans certaines zones.
C’est assez particulier pour y faire du tourisme mais… ah vous voulez savoir où est Vathos ? Oh il ne doit pas être bien loin je pense °^°
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Sam 3 Oct - 21:50

Ah on parlait de son amour du travail après ? Elliot dut retenir un large sourire amusé en vue du ton qu'employa Holly quand elle répondit au téléphone. Il aurait bien aimé voir tête et la réaction de la personne de l'autre côté du fil tient ! Mais bien sur la mauvaise humeur apparente de la blonde, il préférait l'évitait alors quand elle le prévint que cela risquait durer il se leva en hochant la tête lui souriant et ajoutant avant de partir :
"Okey je me charge de ça ! Évite de trop t'énerver contre la pauvre personne au bout du fil haha !"
Il fila alors presque aussitôt en direction des bâtiments pour rejoindre la cuisine, bon si il voulait préparer le repas pour tout le petit groupe qu'ils étaient il ferait mieux de s'y mettre des maintenant.


Ah... ouais des fois il regrettait presque avant quand on faisait pas attention à lui sauf lorsque c'était Hotarô qui était présent. Oui il était tout de même un peu gêné d'être prit sur le fait et même sûrement davantage a partir du moment où les deux autres, Saber et Aokijin décidérent de s'éloigner pour retourner voir le reste du groupe ou alors aux bâtiments. Même si Aokiji resta un peubpour discuter avec Arashi, parlant de son dragon Sunanoo qui semblait être partit dés qu'ils étaient arrivés ici pour simplement voler un peu dans son coin mais.. peu importe.
Cela ne changeait en rien la situation du moment, Rin ne savait pas quoi dire ou faire maintenant, surtout que le ton qu'avait empruntée Zero n'était pas si amical. Aussi glacé comme une lame, toujours aussi fidèle à elle même. Elle lui avait même tournée le dos... et Rin ne voulait même pas songer à contacter son frère. En fait il était absolument certain qu'Hotarô profiterait de ce doute là pour le faire dégager à grand coup de pied mental et prendre sa place. Non merci, Rin n'en avait définitivement pas envie.
"Eh bien... Nouz n'avons pas vraiment eut le temps de discuter même un peu tout à l'heure hum... 20 ans ça fait beaucoup je veut dire.. Si tu veut savoir quelque chose en partulier our connaitre les changements de l'île ou la fin de la guerre. Enfin peut-importe tu vois bien, tu peut demander, si tuveut"
Non il ne savait pas quoi dire, c'était frustrant.


Tora fut assez surprise des dires d'Alan. Mais d'un autre côté c'était un peu comme si elle s'y attendait, bien qu'elle n'y avait absolument pas pensée quand elle avait écrasée son poing dans sa figure, sur le moment elle s'étaot juste dis que putain ça détend...
"Ouais je sais qui est Skulrak"
Répondit machinalement Tora dans un premier temps mais malgré elle, elle fronça davantage les sourcils pour rétorquer ensuite ;
"Eh bien si cela peut te rassurer cela fait bien longtemps que je considére ton "ancien toi" comme mort pour ce qui est de la conaissance..."
Elle marqua une ause, voulant réfléchir avant de répondre quoi que ce soit, puis finalement elle lâcha demi-sourire narquois de coin :
"Je n'ai pas envie de te le dire. Tu a juste à savoir que oui, on se connaissaient, pour le reste vu que tute souviens de rien je ne vois pas l'interêt de te le dire. Ça me donnerais juste envie de te frapper encore une fois et je suis certaine que tu ne veut pas ça"
Elle n'ajouta rien et rejoignit plutôt Alan quand il courut vers le jeune garçon bléssé mais la première réaction de la forgeronne fut surtout de croiser les bras avec une expression du style "J'ai déjà vu sa tronche quelque part à lui" un ancien client ? Peut-être pas ... oh et puis elle ne pouv1it pas se souvenir de tout le monde. Elle déclara alors :
"Bon Alan t'a qu'à rester avec .... ce gamin de quoi au moins nettoyer la plaie et arrêter le saignement ce serait pas l'idée du siècle de bouger avec ça"
Elle n'attendit aucune réponse. Ni d'Alan, ni de l'autre, qu'elle fila déjà dans une autre direction pour trouver l'infiermerie.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Dim 4 Oct - 1:43

Alors c’était ses mots. Il l’avait dit lui-même. Vingt ans.
Pour elle ces vingt années n’étaient strictement rien, ce n’était qu’un cillement, qu’un  battement. Puisqu’elle n’avait pas connu ces vingt ans, Zéro ne pouvait pas dire que c’était long. Non en vérité c’était même trop court. Dans un soupir la mercenaire se retourna, le regard froid, dur et impitoyable. Elle se protégeait par cette carapace de glace, elle cachait sa maladresse dans la parole par ce qu’elle avait toujours connu : la distance.

-Vingt ans. Je n’en ai pas l’impression et je n’ai que faire de savoir ce qu’il s’est passé. Cela se voit et se sent bien assez de toute manière.
Son ton semblait irrité, mais la fleur maudite ne pouvait réagir autrement et Arashi qui avait acquiescé aux paroles d’Aokiji avant de reporter son attention sur les deux humains semblait rire de cette situation. Sa cavalière était fidèle à elle-même et lui semblait ne pas savoir quoi dire, il ne savait pas par où commencer et cela en était risible. Avec un sourire narquois, se moquant des deux jeunes gens la vouivre s’élança, les entourant d’un nuage de poussière,  creusant le sable par la puissance que le battement de ses ailes produisit sur le sol. Autant pousser le vice en partant et en les laissant en duo, ou plutôt trio si l’on connaissait Rin et son cher jumeau Hôtaro.
Le dragon blanc s’éloigna ainsi, regardant le crépuscule tomber autour de cet endroit pour finalement se poser sur les tuiles dont quelques-unes glissèrent et s’écrasèrent sur le sol dans un léger fracas. Ramenant ses grandes ailes de manière à placer ses griffes au-dessus de son crâne légèrement rentré vers le poitrail dans une position de repos. Et de là, la vouivre laissa le sommeil commencer à le gagner, sa taille immense faisant parfois terreur à certains touristes ne l’incommodait pas dans l’endroit où il prenait repos. Il attendait surtout, patiemment, calmement, comme à son habitude, que les éléments se déclenchent, se dénouent, se délient.

Finalement la mercenaire s’était assise contre un rocher, les doigts de chairs croisés avec ses doigts de pied.
-Que me-veux-tu Rin ?
Autant aller droit au but, Zéro voulait en finir le plus rapidement possible, elle voulait qu’il parte, et elle-même ne voulait pas rester ici, mais c’était comme s’ils avaient tous quelque chose à faire en ces lieux, comme s’ils devaient faire quelque chose.
Mais qu’importe, la jeune albinos s’en moquait, le travail l’attendait, et les fantômes, les démons du passé n’avaient pas leur place dans sa seconde « chance ». Et elle n’allait pas laissé sa franchise s’amoindrir comme le tranchant de ses lames que jamais elle ne laissait s’émousser.
-Je ne veux pas que le passé empiète plus qu’il ne le fait déjà.
Voilà. Les mots étaient lancés, la vérité dévoilée. Qu’importe comment il le prendrait, c’était d’une part trop tard et d’autre part la simple vérité. Aussi dure soit-elle.

***

Le mâle squelette semblait plutôt décontenancé, et même d’un coup frustré. Et elle… elle ne comprenait pas cette réaction, mais à vrai dire ils n’avaient pas non plus commencé sur le bon pied. Alors la dragonne sombre et or se retourna en délaissant le sable qui se désarticula, mais elle ne s’approcha pas plus. Même si d’habitude elle sautait sur les gens, notamment sur leur dos, quelque chose lui disait que ce n’était pas la bonne approche avec lui.
Après quelques minutes de délibération intérieur Némésis se redressa, s’éloigna du dracoliche et glissa de nouveau son museau sous le sable. Néanmoins cette fois-ci le sable était gorgé de sang, il empestait cette odeur entêtante que la femelle haïssait et qui avait une sainte horreur de la viande et du sang. Mais elle avait réagi de manière excessive, contrôlant son dégoût mais non ses gestes. Alors, tout en revenant vers le mâle, elle nettoya le sable sur les boyaux qui dégoulinaient de sang sur ses écailles, lui tirant un malaise légèrement visible quand elle fit chuter « cette nourriture » sur les pattes du squelette.
Puis sans rien attendre, la bête plongea son nez dans le sable, se le frottant avec fureur avec ses doigts. Enlevant jusqu’aux dernières traces de sang et de quelques morceaux de chairs. Bordel. Comment on pouvait aimer ça ?

Après cette séance de nettoyage extrême, dont l’odeur ne voulait pas partir et qui embêtait réellement la dragonne, elle fit tout de même quelques concessions en prenant sur elle et se recouchant, cette fois en face du dracoliche.
-Heeey, Mr. L’arroseur-arrosé, faut pas se frustrer juste pour ça…
La voix de Némésis était douce, calme comparé à la possible distance et agressivité  dont elle avait pu faire preuve quelques instants auparavant. Son regard plongé dans les orbites du dracoliche mais elle ne resta pas bien longtemps proche de lui : le choc des températures lui n’était pas non plus agréable. Décidément, même si sa timidité n’empêchait pas le fait qu’elle aimait la présence des autres, et être avec eux, celui-là avait tout pour la rebuté. Mais ce n’était pas son apparence cauchemardesque qui avait fait fuir les personnes de cette plage hors du site balnéaire qui la dérangeait mais la froideur qui se dégageait de lui et qui gelait même quelques grains de sable, puis il empestait le sang. Cette odeur était réellement incommodante mais la dragonne ne se résolvait pas à tourner le dos et à le laisser seul. Quand ses parents lui avaient fait prendre son envol Némésis avait toujours combattu sa timidité en allant vers ceux qui étaient seuls. Alors elle se faisait fureur et attendait, se replaçant d’une telle manière à être couchée mais la tête relevée afin de regarder et d’attendre les réactions de celui qui semblait vexé de ne pas lui avoir fait peur.
Némésis ne pouvait pas lui dire qu’elle était végétarienne mais acceptante avec le poisson, elle ne le connaissait pas assez de toute manière puis elle était sûre de recevoir quelques remarques désagréables et blessantes qu’elle s’efforcerait de prendre avec calme et patience. Alors la dragonne attendit seulement les réponses du mâle, s’il était trop hostile à discuter elle chercherait autre chose à faire, s’il acceptait de parler et de nouer quelques liens. C’était à voir, en tout cas le regard qu’elle lui portait n’était pas empli d’un quelconque dégoût, d’une quelconque répugnance et elle lui parlait comme elle parlerait à n’importe qui. Pour elle Némésis ne semblait pas hostile et assez ouverte.

-Ce n’est pas comme tu peux le penser.
La voix de l’héritier était calme, son regard perdu dans le vide. Ce n’était pas si facile, pas si simple. Sinon oui il aurait dit non, il l’aurait « renvoyé ». Oui l’aurait fait, mais les risques étaient gros, si déjà on le choppait, qu’on le torturait il pouvait parler. Il pouvait parler même sans torture, il pouvait les vendre. Et de toute manière, sa famille devait déjà être au courant. C’était futile, inutile de chercher à se délivrer des chaînes de la pègre de toute manière.
-Je cherche une solution mais il y a des risques. Que tu parles, que tu te fasses prendre et torturer pour qu’on t’oblige de parler… Et on ne laisse pas réellement un héritier sans surveillance. Je suis persuadée qu’à l’heure qu’il est tout le monde connaît ton visage, ton nom, ton prénom, tes possibles surnoms, et une grande partie de ton passé. Et les promesses, même dans un monde en dehors de la pègre l’on sait que les promesses ne sont que des contrats oraux bidon.

En quelques mots Vincent avait expliqué ce qu’il se passait, le danger de la situation, et si Saber était assez intelligent il allait comprendre que le danger était plus pour lui et non pour le Valentine. Si ce n’était pas les ennemis qui prendraient au piège Saber c’était la Famille qui le tuerait. C’était un piège, un guet-apens dans la gueule d’une bête dont la mâchoire inférieur et la mâchoire supérieur étaient entièrement différentes. Et qu’importe si Saber était l’homme le plus puissant du monde, de l’univers il ne pourrait rien contre les familles. Car ils étaient en groupe, et avec tous un dragon.
Au final Vincent pensait plus au bien de Saber sans réellement le dire qu’au sien en refusant qu’il s’en aille et que les deux parties fassent comme si de rien n’était. Ce n’était tout simplement pas permis, pas possible.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Sam 10 Oct - 21:45

Il n'arrivait pas à le croire, il ne voulait pas y croire. Était-ce vraiment aussi invraisemblable de partir de cette famille ? Saber connaissait très mal ce genre de monde. Évidemment, la confiance était un mot entièrement inconnu la-bas, inutile de demander à ce qu'on le relâche tranquillement. Au moins il avait essayé... mais les paroles de Vincent était plus que claires, si il voulait partir ça serai en quatre planches, en gros. L'ancien cavalier attrapa ce qui lui semblait être une orange dans le panier de fruit, vu le toucher rugueux de la peau, et se mit à l'éplucher avec les doigts après avoir terminé l'intégralité de la grappe de raisin. Il resta silencieux, de toute façon il ne pourrait sans doute pas trouver d'arguments contraires. Il était donc une fois de plus prisonnier ? Tout cela à cause de la dragonne qui l'avait attrapé, il faudrait qu'il lui demande pourquoi elle lui avait fait un truc aussi cruel d'ailleurs. Car c'était comme cela qu'il le ressentait.
Finalement, pensait-il, si il fallait mourir pour en sortir, alors pourquoi pas, ça ne le dérangerai pas plus que ça, au moins il pourrait revoir Loas dans ce cas. Autre chose l'intriguait dans ce que venait de raconter l'autre garçon, alors les familles iraient vraiment jusqu'à aller déterrer il ne savait quoi à son sujet ? Tient il serai bien curieux de savoir ce qu'on pouvait trouver. Le village ou il était né avait été rasé il y avait des années, il avait vécu avec des dragons en pleine nature dans un endroit paumé, finalement il devait surtout y avoir des trucs sur lui sur son passage dans l'armée du roi, eux avaient des dossiers ou ce genre de trucs, imaginait-il. Une autre question se posait à lui aussi, est-ce que la "famille" avait beaucoup d'influence sur terre ? Ça lui rappelait le moment ou il avait tout détruit et réduit en cendres. Mais bon, si cette famille voulait s'embêter à faire des recherches, à la bonne heure c'était leur problème, personnellement il s'en fichait.
-"J'entends bien ! Mais si ça peut les rassurer, je me laissera volontiers couper la langue, si ils me laissent tranquille par la suite."
Annonça t-il en haussant les épaules, mangeant son dernier quartier d'orange. Il avait encore faim, ce n'était pas des fruits qui allait le rassasier plus que ça, mais il se sentait sale et voulait surtout aller se doucher.
-"Sur ce, excusez-moi, cher maître."
Rajouta Saber d'un ton sarcastique en se levant de sa chaise... au fond il espérait toujours pouvoir se sortir de cette situation d'une manière ou d'une autre, peut-être en prenant forme dragon pour s'envoler à tir d'aile ? Bien que encore avec ça et même si il le faisait en cachette, il était sur de se retrouver en cavale jusqu'à la fin de ses jours. Quoique l'île était grande, peut-être pourrait-il se cacher quelques temps, le temps de profiter d'une liberté relative avant d'être abattu. Et si il arrivait à retrouver et revoir au moins une fois sa famille dans ce laps de temps, il pourrait mourir en paix. Comme il avait perdu son bâton, il devait marcher en levant son bras en l'air et tâtonner sur les murs de cet endroit inconnu pour savoir ou aller. Se rappelant ce que leur avait annoncé le Papy quand il était arrivé ici, il construit rapidement un plan simple dans sa tête pour savoir ou était les douches. Rapidement, il senti l'odeur de l'humidité et du savon, et pensait même à chercher de la main l'écriteau sur la porte pour en sentir les relief et vérifier qu'il était bien devant les douches hommes.

***

On essaye d'aider quelqu'un, et voilà ce qu'on récolte, décidément entre le coup qui avait faillit lui briser la mâchoire et maintenant ça, Alan avait déjà passé bien mieux comme journée. Ça commençait bien.
-"Hé ben, excuse moi de ne pas être du genre à laisser un gosse pisser le sang..."
Grommela t-il en essuyant mécaniquement sa paume sur son propre jean – qui était déjà terreux de toute façon – y laissant une trace rougeâtre. Certes il se doutait bien que ça n'avait pas dû lui faire du bien qu'il le retienne pas l'épaule comme ça, mais il l'avait surtout vu de dos, et en plus... sans savoir pourquoi, il avait vaguement l'impression de ne pas avoir à être gentil avec ce garçon.
-"En plus, je veux pas dire mais le saignement ne va pas s'arrêter comme par magie, si tu reste comme ça tu vas salement y passer. Après si tu préfère aller nourrir les charognards dans un coin, t'es libre."
Ce ne fut qu'à la fin de sa phrase que le cavalier se demanda soudainement pourquoi il venait de répondre de manière aussi peu sympa, après tout ce n'était qu'un gamin blessé et il ne lui avait rien fait de bien méchant. Pourtant, alors que pour son esprit il avait un total inconnu devant lui, ses impression lui donnait assez l'envie qu'il devait s'éloigner, comme si son instinct était passé sur alerte rouge. En plus, la dragonne blanche semblait agressive et ne lui inspirait pas du tout confiance. Bon ! Même si tout ça, ce n'était pas une raison pour laisser se perdre une vie. Du coup, en attendant que Tora apporte la trousse de secours de l'infirmerie, Alan commença directement à voir de quoi cette plaie avait l'air, sans demander son avis au gamin mais de toute façon, qu'il n'aille pas résister sinon ça allait faire que l'agacer un peu plus, pensait le cavalier. Ce dernier sortit un opinel de la poche arrière de son jean, et en e mettant accroupit face au garçon, il passa la lame dans le trou du vêtement, pour l'écarter un peu plus et laisser apparaître la blessure. Sans savoir comment, Alan reconnu tout de suite la plaie typique que faisait une balle en entrant dans de la chair. Ceci expliquait cela, et pour qu'on lui tire dessus, ce gamin ne devait pas être blanc comme neige si on voulait faire de l'euphémisme... sinon il sera allait directement à un hôpital au lieu de venir se perdre par ici. Enfin, du coup le cavalier comprenait mieux sa réticence. Si ça se trouvait il était en cavale, et ce n'était sans doute pas une super idée d'aider un criminel, mais d'un autre côté ça ne se faisait pas de laisser quelqu'un se faire vider les veines. Pas de blessure de sortie, du coup la balle devant être encore à l'intérieur... Alan chercha dans une des poches de sa veste, et en sorti une compresse qu'il déplia et plaça sur la plaie sanglante.
-"Tient ça appuyé. Bon maintenant je t'emmène à l'infirmerie pour qu'on enlève la balle sinon y'a risque d'infection."
D'ailleurs en disant ses mots, pensant que la dragonne blanche ne pourrait pas le suivre à l'intérieur, et que le gamin allait avoir du mal à marcher tout seul, Alan passa ses bras autour du corps pas bien épais, et se redressa pour le soulever du sol et le porter. À l'intérieur il devait sûrement y avoir des médecins, ou au minimum des infirmiers qui ferai sûrement un meilleur boulot que lui en terme d'opération et de couture sur de la chair.

Skulrak de son côté observait sans comprendre le manège de la dragonne, qui venait de lui rendre ses tripes et se nettoyait juste après comme si elle était allergique au sang. Pourquoi détester cela à ce point ? Pour sa boite crânienne, ce n'était vraiment logique. En tout cas, il attrapa les entrailles entres ses doigts squelettiques, et se tourna dans une autre direction, pour redresser son buste. Le dragon écarta ses côtes dans un craquement mou assez rebutant et plaça les entrailles entre, qui disparurent rapidement dans l'aura bleutée comme si cette dernière venait des avaler. Puis, il referma les côtes qui reprirent leur place habituelle... faire ça était tout de même quelque peu douloureux, mais ça lui permettait de pouvoir profiter de tout les nutriments qui se trouvait dans la chair, et pour peu que la proie était un herbivore qui avait mangé il n'y avait pas longtemps, il profitait même des vitamines du dernier repas de sa victime.
Le dragon d'os se remit à fixer la dragonne, et recula de deux pas pour se recoucher dans le sable. Il s'en trouvait agacé, énervé et être comme cela l'énervait encore un peu plus. Cette dragonne était trop étrange, elle n'était pas normale. Elle devait sûrement chercher quelque chose, ou se ficher de lui, pourquoi se forcer à rester près de lui sinon ? Et d'abord, il se frustrait pour ce qu'il voulait. Elle avait l'air de détester le sang ou même la viande vu sa réaction de tout à l'heure, alors pourquoi elle se faisait violence comme ça ? Pour le squelette ça lui paraissait contradictoire, lui il ne faisait jamais rien qui lui déplaisait, quitte à se ficher des autres alors il ne comprenait pas ce genre de réaction et encore moins à son égard.
-"Et si tu me disais ce que tu veux, ça irai plus vite, au lieu de faire toutes ces manières ?"
Grogna le squelette en frappant les vertèbres de sa queue dans le sable.

***

En reconnaissant la voix fluette d'un tout jeune garçon à l'autre bout du fil, Holly eut comme un vrai retour en arrière, de beaucoup plus loin cette fois, c'était vraiment étrange d'entendre la voix de Saï comme elle était lorsqu'elle l'avait rencontré. En plus, elle ne l'imaginait absolument pas adulte, mais bien avec sa tête de gosse décoiffé qu'il se trimballait dans le temps. C'était à la fois amusant et perturbant. En entendant ces excuses, elle lui aurait bien demandé pourquoi il était parti aussi brusquement, mais se dit que maintenant ce n'était plus très important vu le temps passé. Et de toute façon, Saï avait rapidement enchaîné. Il lui parlait de l'accident, et Holly pensait qu'il cherchait des réponses vu qu'il avait été aussi victime du bouleversement de la magie, malheureusement elle en avait aucune à lui fournir.
-"Oui... cette étrange vague de magie à fait rajeunir plein de monde, certains ont disparus, d'autres sont revenu à la vie comme ça.. et personne n'y pige quoi que ce soit. En tout cas ça eut l'air d'intéresser grandement les scientifiques de l'île. Pour toi... je suppose que tu as du perdre pas mal d'années, n'est-ce pas ?"
Lui répondit-elle, avec une question rhétorique sur la fin. Elle ne savait pas quoi lui dire à propos de ça, mais elle savait au moins qu'après toute ses années, elle aimerai bien le revoir. Mais peut-être que lui ne le voulait pas ? Après tout, si il était revenu et l'avait contactée, c'était à cause de l'accident qu'il y avait eut, peut-être n'aurait-il pas fait cette démarche pour une autre raison.
-"Au fait... Elliot est revenu lui aussi. J'aimerai te revoir, est-ce que tu veux nous rejoindre ? On est à... euh, "Papynova" ça te dit quelque chose ? Si tu veux comme tu es aux quartiers je peux envoyer Welo te chercher."
Le dragon jaune se son côté, était assez mal-à-l'aise et se savait pas trop quoi penser de tout cela. Il voyait l'ancien prince, blessée, avec une dragonne blanche, débarquer de nulle part comme ça... normalement il ne faisait plus parti de l'armée, mais devait-il pour autant les laisser partir ? Finalement, le reptile à plumes se recoucha dans le sable... de toute façon vu l'état du jeune cavalier, il allait rester un peu de temps par ici. Sa cavalière étant occupé avec son téléphone, il jugea qu'il valait mieux attendre encore un peu avant de lui annoncer qui venait de débarquer. Enfin, vu comment était Holly en ce moment, il se doutait qu'elle laisserai couler.
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Feather
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Sam 17 Oct - 19:42

Holly en savait à peine plus que lui, apparemment, personne n’avait encore découvert le pourquoi du comment de cette histoire. Seul élément qu’il apprit en plus, il y avait certes des disparus mais également des revenus et ça, il avait du mal à y croire. La logique sur Argeya avait fini d’être supprimée, ils étaient tous habitués maintenant. Il soupira, pour les questions sans réponses et pour la dernière que son amie lui posa.

« Ouais, j’en ai perdu une paire. »

Il n’osa pas demander si elle aussi, elle avait été victime de cette drôle de magie. L’équilibre de l’île devait avoir effroyablement souffert de tout ça. Holly le tira de ses pensées avec une autre information qui, avouons-le, lui fit un sacré choc. Saï n’aurait jamais pensé qu’une de ses anciennes connaissances fasse partie des « revenus ». Elliot… il avait assisté à son enterrement, il voyait encore sa tombe fleurie sur laquelle était gravé son nom, sa date de naissance et celle de sa mort, le tout avec une photo mise en noir et blanc. Il avait réussi à faire son deuil et à se dire que son ami était mort. Le savoir en vie était perturbant, Saï entendit à peine la suite des paroles d’Holly, laissant un grand blanc.
Il finit tout de même par prendre conscience des dernières questions et répondre.

« Euh… non « Papynova » ça ne me dit rien du tout. Envois Welo oui, ça sera plus simple. Comme je n’ai plus de dragon, ça me permettra de vous rejoindre plus vite en même temps. Je vais devoir raccrocher, on me lance un sale regard, dis-lui que je l’attends devant le bâtiment principal, de toute façon on ne me laissera jamais aller plus loin. Donc… à tout de suite je suppose »

Il ne lui laissa pas le temps de répondre qu’il raccrocha avant que la secrétaire ne lui vole presque le téléphone des mains. Il était probablement resté trop longtemps pour elle et elle le vira presque sous prétexte qu’il y avait du monde. Donc après des convenances plus que froides, l’ancien cavalier sortit dehors pour attendre le dragon jaune. Lui aussi, ça faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu.

***

Blablabla, ce gars l’agaçait à lui faire la leçon, et sur ce ton en plus. Heureusement que sa copine s’était barrée parce que si elle était pareil, il ne l’aurait pas supporté. Alexandro n’avait pas l’habitude qu’on lui manque de respect ou qu’on réagisse face à lui comme on aurait réagi face à n’importe qui, il avait toujours su s’imposer d’une façon ou du autre et avec son pouvoir s’il le fallait mais là bizarrement, au lieu de relever ce défi qu’il fixait parfois seul, transformant les autres en victime de son caractère, il s’en ficha tout simplement, regardant éventuellement ailleurs. La fatigue peut-être, ou l’éveil d’un nouvel intérêt.

Le gars finit par s’accroupir en face de lui. Ah, c’était vrai qu’il était redevenu un gamin, il avait perdu quelques centimètres. Aussi étrange que cela puisse être, redevenir un gosse ne le dérangeait pas du tout, en fait, il y voyait un véritable intérêt, il pouvait recommencer ça vie… enfin, sauf s’il continuait à se faire tirer dessus comme un lapin. Il laissa l’autre charcuter son haut, de tout façon, ce n’était pas à lui. Puis le mec sortit une compresse de ses poches, il devait avoir une véritable brocante à l’intérieur vu le nombre de truc qu’il en sortait, puis il la lui tendit, lui donnant l’ordre de l’appuyer sur sa blessure, du moins le temps d’aller à l’infirmerie. Génial, avec le dragon jaune qui traînait dans le coin, on risquait fort bien de vite le ramener à sa petite maison de barreaux. Puis l’autre passa un bras autour de lui pour le soulever, Alexandro touchait à peine le sol du coup, désavantage d’être redevenu gamin. Du coup, Alya prit la taille d’un lion à peu près avant de passer sous les jambes de son cavalier et le porter ce qui en soit, était beaucoup plus pratique et rapide, même si changer brusquement de position tira une grimace au garçon blond.

« Hé bien, merci je suppose ? »

Parce qu’il devait probablement s’estimer heureux que l’autre gars  ne l’ait pas envoyé balader malgré le fait qu’il avait commencé à le considérer comme un imbécile, même si au fond, Alexandro le trouvait toujours un peu stupide. Un de ses grands défauts, il était effroyablement dédaigneux.

***

Vathos avait finalement bougé. Plongé dans les eaux poisseuses des égouts, il nageait complètement submergé, sans voir, sans sentir, sans respirer et il s’en moquait bien. Un dragon d’une autre race n’aurait pas été capable  de vivre comme lui, un dragon encore en vie n’aurait pas été capable d’arpenter les mêmes terrains répugnants que lui alors au final, on ne risquait pas de venir le faire chier. L’inverse cependant était plus plausible. Lâchez une bête de sa taille dans les égouts de votre ville on verra bien.
Sauf qu’un nouveau territoire s’ouvrait face au dragon zombi. Il releva la tête de l’eau, considérant une galerie. Ce chemin, il n’existait pas avant non ? C’était étrange, quoique pas tant que ça, Vathos n’avait plus exploré ces évacuations d’eaux usées depuis longtemps, traînant plus dans le métro. Parce qu’il s’ennuyait et accessoirement parce que j’ai enfin trouvé une logique rp pour le ramener là où il y a du monde, le dragon décida d’essayer ce nouveau chemin. Plongea de nouveau sous la surface, il donna une légère impulsion et hop, il remonta le léger courant de ce fleuve immonde. Quoique pas tant que ça, étrangement, l’eau ici était un poil plus propre, comme si elle provenait d’habitations qui n’avaient jamais encore vraiment servies. Etrange mais pas désagréable, pour une fois que la dragon ne sortira pas de ce genre de milieu en puant la mort… enfin non , les égouts. Quoiqu’il arrive, Vathos puait toujours la mort.
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 21 Oct - 14:02

Quand Holly avait reçut l'appel des quartiers, il ne s'était pas vraiment fait prier pour s'éloigner. Pour commencer souhaitant d'abord laisser son amie tranquillement et aussi car maintenant il n'avait plus vraiment envie d'avoir des liens avec l'Armée d'Argeya. Oh malgré tout ce que certain pouvaient dire ou penser sur l'armée, bien sur qu'Elliot lanporterait toujours en estime en un sens il y avait travaillé assez longtemps pour cela. Mais c'est aussi ce temps qui l'avait totalement convaincut de ne pas retravailler pour.... Bien qu'il ne comptait pas pour autant perdre ses aptitudes aux combats -de toute manière savoir se battre était souvent très important sur Argeya qui ne restait jamais vraiment tranquille- mais bon il aurait bien le temps d'y repenser plus tard de toute façon... Si ce problème de temps était maintenant permanent. C'est vrai, que se passerait-il si le temps revenait normalement ? Comme il était revenu grâce à cela.. Le blond secoua la tête. Il n'avait pas pour habitude de se casser la tête pour cela alors pas la peine de commencer maintenant. Le jeune homme repporta plutôt toute son attention sur ce qu'il était en train de cuisiner, voilà quelque chose qui lui avait manqué. Il avait l'étrange sensation de ne pas avoir cuisiné depuis bien longtemps et que pourtant d'un autre côté, inversement, cela ne remontait pas à tant que ça. Étrange. Quoi qu'il en soit le principal c'est qu'il n'avait perdu aucun de ses réflexes pour cela. Comme il faisait chaud, qu'ils étaient non loin de la mer et en vacance -etaient-ils vraiment en vacance ?- il voulait opter pour quelque chose de simple à manger et léger qui pourrait s'adapter aux goûts de chacun. Alors il avait choisit de faire des crêpes, cela restait assez convivial pour tenter d'engager une conversation avec tout le monde.
Maintenant il ne lui restait plus grand chose à faire, il avait quasiment terminé, et Elliot jeta un regard pensif à l'exterieur. Le temps passait vite, ironiquement, le soleil commençait maintenant à décliner. Et aucun d'entre eux ne savaient pourquoi on les avaient tous conviés ici...

****

Il n'était pas surprit du ton froid de Zéro. Pas froissé par la voix tranchante et ne mâchant pas ses mots, au lieu de se sentir impressioné et envie de reppartir comme il y aurait eut quelques années, Rin croisa plutôt les bras une très légére irritation pointant dans son humeur neutre du moment. Zéro ne semblait pas vraiment perdu de la situation actuelle, revenir, vingt ans écoulés cela ne semblait être que des détails pour elle. Alors Rin ne chercha pas à insister là dessus, il avait après tout un point de vue plutôt différent, lui voulait comprendre cette histoire de temps. Lui même le contrôlant cela en était d'autant plus perturbant, comme il ne pouvait se débarasser de cette sensation qu'il allait arriver quelque chose ici... qu'ils n'avaient pas été réunis pour rien tous combien ils étaient. Et que jusqu'à ce que quelque chose se passe ils feraient mieux de rester ici. Mais qu'importe. Pour en revenir à la situation actuelle, l'irritation que ressentait Rin actuellement :
"En toute sincérité je n'en ait aucune idée. Si cela t'irrite à ce point je vais m'en aller. Mais Zéro, ne me considére pas comme un élément du passé. Jusqu'a preuve du contraire je suis bien là, dans le présent, je ne suis pas sur le seuil d'égalité d'un souvenir ou d'une situation passé. C'est presque vexant d'être comparé à quelque chose de si insignifiant"

****

Tora avait laissé Alan se charger du jeune garçon blessé qu'il avait repéré sur la plage. Bien sur qu'elle comptait aider hein... enfin là actuellement, elle etait surtout à l'infieremerie sans trop savoir quoi faire. Elle avait bien l'impression qu'Alan saurait se débrouiller sans elle de toute façon. Et en ressortant, cela fut confirmé quand il aida le plus petit à se relever. Bon autant le laisser se débrouiller.
Il avait perdu la mémoire, cela elle ne s'y était pas attendue vraiment mais cela ne changeait rien à la situation. Elle avait tournée la page et hors de question de retourner son attention sur Alan. C'était terminé. C'est bien pour cela qu'elle ne lui avait rien dit, elle avait ses raisons pour cela. Bref maintenant la forgeronne voulait de tirer de ces pensées là hors elle n'avait bien sur pas sa forge sous la main, logique, donc impossible de s'occuper en façonnant de nouvelles armes par exemple. La jeune fille soupira en passant une main sur sa nuque mais elle se stoppa en remarquant Holly, seule. Elle la rejoignit donc rapidement au moins elle pourrait discuter avec son amie :
"Tiens Holly tu n'est plus avec Elliot ?"
Plus rhétoriquement pour engager une conversation qu'autre chose.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 21 Oct - 16:52




Ce n’était pas réellement étonnant ce genre de réaction. Ce n’était pas comme si elle n’y était pas habituée, bien au contraire, elle avait connu des sentiments à l’extrême, minime, tout dépendait de la personne qu’elle tuait après tout. Mais ici la mercenaire n’allait pas le tuer. Sûrement aurait-elle aimé, sûrement aurait-elle voulu ne jamais le revoir. Ses doigts s’enfoncèrent un peu plus dans la chair de son bras, sous le regard du dragon blanc qui semblait jouir de cette situation.
Pour la fleur maudite le noble avait tort. Il était un spectre, un fantôme du passé et qu’importe si le soleil se couchait, donnant une splendide lueur dorée à la mer le paysage n’allait certainement pas être le lieu d’un quelconque romantisme ou autres foutaises de ce genre. Fronçant les sourcils, se mordant l’intérieur de la joue, Zéro se retourna, lui faisant face, il était irrité ? Il était en colère ? La gamine qu’elle était n’en avait rien à faire.
-Tu appartiens au passé Rin. Que tu sois là ou non dans mon esprit tu n’es qu’un spectre du passé. Un fantôme à éliminer, un traitre du passé qui perdure dans ce présent. Si tu veux partir, fait. Ce n’est pas moi qui vais te retenir.
Puis elle se retourna, grimpa sur le dos de la vouivre. Elle était décidée à partir, à ne pas rester par ici, elle devait rejoindre la ville, elle n’avait jamais aimé les gens, et encore moins être dans un aussi grand groupe. Sa place n’était certainement pas ici.

Arashi étendit les ailes, battit violemment le sable pour se propulser et retrouver les cieux, laissant des restes d’électricités se faire absorber par le sable chaud. Ils ne pouvaient pas rester, pas ici, et en aucun cas ils n’avaient d’ordres à recevoir si cela ne venait d’un employeur. Pourtant la sensation de devoir rester était plus forte, alors la vouivre blanche préféra simplement voler en rase-motte au-dessus de l’onde, cherchant à calmer la Fleur maudite qui se tenait les jambes dans le vide, frôlant presque l’eau. Tous deux savaient que cette nuit ils ne dormiraient pas, ou peu et sûrement pas avec les autres.
Rapidement, le dragon eu rejoint l’opposé de l’endroit où ils avaient été, et quand il se posa dans le calme sa cavalière descendit et le laissa repartir. Sur la devanture de toile et de bois était écrit « accueil ». S’ils devaient vraiment rester, autant prendre une chambre simple.

Sans un mot elle s’avança, réussi à trouver de l’argent dans la ceinture sur sa jambe qui lui servait de rapide pochette et demanda une chambre seule  à la vieille dame qui tenait le comptoir. Cette dernière la toisa un moment du regard, puis accepta finalement non sans soupirer l’air de dire « les jeunes… » mais qu’importe, Zéro s’en moquait. La chambre était plus loin, dans une aile différente de l’aile du dragon, une aile plus réservée à de simple chambre et rien d’autre.  Enfin le repos au moins et elle pourrait dormir sans ce faire hanter par le passé. Puis…

Quand la jeune femme rentra dans la chambre, elle se laissa glisser le long de la porte une fois refermée, haletante, pantelante, le lys répandant son sang sur le sol et ses doigts alors qu’elle se le tenait.  C’était véritablement mauvais et Arashi était repartie voler au-dessus de l’eau, trop loin pour calmer. Pour la calmer. Pour faire taire le désir de sang. Le désir de chair. Pour faire taire la pulsion.

***

Encore une fois ce n’était pas si facile. Et ce n’était pas de la mauvaise foi. Combien de fois Vincent avait vu des traitres mourir juste parce que couper la langue, les doigts et tous les membres encore possibles ne permettaient pas à faire taire totalement la personne. Combien de fois Vincent avait vu des innocents se faire recruter comme Saber et se faire décapité ensuite tout simplement car là encore le laisser en vie était trop dangereux, qu’importe les promesses et tout le bordel ? Il ne connaissait que trop cela, il n’y avait pas d’échappatoire. C’était une cage dorée, ou alors une prison où chaque jour l’on risquait sa vie et où chaque jour on regrettait de ne pas être encore et resté dans la salle de torture d’Argeya. Le monde de la pègre était impitoyable.

Plusieurs fois par le passé Vincent avait été heureux de  n’avoir pas eu à subir cela, à subir l’enrôlement d’une personne lambda dans sa famille. Mais le drame venait de se passer. Il ne répondit rien aux paroles de Saber qui inévitablement ne comprenait pas leur situation car c’était tout aussi difficile pour l’héritier. Franchement faudrait qu’il ait une sérieuse discussion avec sa dragonne. Tout ceci allait l’emmerder et sûrement serait-il le premier à abattre ce nouveau garde du corps car il aurait perdu son royal sang-froid.

A côté de ça, la dragonne ne se posait pas ce genre de question, elle tentait plus de détendre l’atmosphère car le squelette en devenait presque hostile. Bien entendu elle n’avait pas regardé ce qu’il avait fait avec les tripes, préférant clore les yeux et même s’empêcher de respirer pour ne pas sentir, bon, elle entendait toujours le craquement des os mais étrangement cela ne la dérangeait pas.
Cependant Némésis rit jaune quand l’autre ouvra de nouveau la gueule. C’était lui qui avait commencé –cela faisait très gamin mais tout de même ! Ce tour ci, elle grogna aussi, se renfrognant même faisant mouvoir le sable sous le dracoliche avant, d’enfin, lui répondre sur un ton qui en laissait paraître long sur son état d’esprit agacé.
-Je te rappelle que c’est toi qui es venu et a agité ta nourriture sous mon nez. J’essaie juste d’avoir une conversation ou plutôt un semblant car Môsieur fait le dragon fort et se la joue comme un véritable salopard.
Et à la manière des chevaux elle souffla, faisant partir le sable loin devant elle alors qu’étonnamment elle avait envie d’éclater de rire et qu’elle se retenait de lui grimper sur le dos depuis un bon moment. Il était rare qu’elle insulte les gens mais lui ne l’avait pas loupé, et en plus de cela elle avait clairement insisté sur son monsieur comme si le dragon agissait comme un noble humain. En vérité la seule chose qu’elle omit de dire fut qu’il semblait aussi détestable que les humains et qu’il agissait comme un grossier personnage. Mais sûrement cela aurait été vexant. Quoique, se faire traiter de salaud n’était peut-être pas mieux, heureusement le ton de sa voix n’était pas entièrement empli d’animosité, et l’on sentait bien que la dragonne de lumière et d’ombre avait dit ça juste pour montrer sa frustration face à ce dragon qui agissait comme s’il voulait absolument faire peur. Elle allait faire de la psychologie bientôt…

***

Comme à son habitude depuis qu’il était ici, c’est-à-dire depuis quelques jours, il prenait une bonne glace et la mangeait tranquillement sur la terrasse de la plage, ses yeux mauves glissant sur les jeunes femmes qui, quand elles le voyaient, lui rendaient un regard timide tantôt joueur et désireux alors qu’il souriait comme à son habitude. Le dragon blanc flottait autour de lui telle une aura mystique. Pourtant aujourd’hui il ne profita pas bien longtemps du goût de la glace glissant sur sa langue, frottant son palais et répandant son goût sur ses papilles que le vieux décida de s’asseoir devant lui. Les yeux aux pupilles étranges tombèrent sur le directeur de la station balnéaire qui n’hésita pas à se prendre un peu de vodka avant d’entamer la conversation.
-Byakuran je sais que tu es ici en repos pour quelques courtes vacances et profiter mais méfis toi, j’ai fait venir ici certains représentant de la loi et même s’ils ne travaillent plus à l’armée du fait que tu sois recherché ils pourraient bien t’arrêter. Tu sais, ce sont Holly, Elliot et il doit aussi y avoir Saï je pense qui ne devrait pas trop tarder.

Il n’avait dit mot, regard ce vieil homme attendrissant qui le mettait en garde contre d’anciens soldats. Mais en toute sincérité l’homme à la chevelure d’albinos s’en moquait pas mal, il n’était pas inquiet et en tout réponse le grand-père eu droit à un rire franc et joyeux de sa part. C’était tordant, hilarant. Il n’y avait aucun danger mais l’attention restait tout de même touchante.
-Ne t’en fais pas vieil homme, je sais encore me défendre, ils ne peuvent pas m’attraper.
Il en pleurait presque tant il riait, Drago Di Cielo s’était enroulé autour d’une rambarde afin de laisser son cavalier rire de bon cœur, attirant des regards tous suggestifs qui en disait beaucoup sur l’effet de son rire alors qu’il se calmait en mettant une cuillère de glace dans sa bouche. Puis, le mafieux laissa le vieux repartir, son regard retourna vers la plage, son sourire plus grand et plus charmeur que jamais. Que pouvait bien faire les vieillards de l’armée ? Même s’il n’y avait personne des Millefiore ici hormis lui, il savait parfaitement se défendre, et sûrement que Papy n’accepterait pas qu’on l’arrête dans l’enceinte de la cité. Après tout, il était un client régulier depuis l’ouverture de cet endroit, il venait avec la famille pour boire, pour draguer et coucher. Parfois même venait-il régler des papiers importants ici dans une chambre simple qui lui était attribué, une chambre légèrement plus luxueuse mais Byakuran était un insouciant que se moquait de devoir se doucher dans des douches communes pour cette aile, n’avait-il pas un beau corps de toute manière ?

Il passa sa main dans ses cheveux, rien ne pouvait gâcher ce début de soirée et même ses vacances. C’était si rare et si compliqué d’avoir un temps de répit dans la mafia, surtout quand l’on était le chef de la plus puissante famille. Continuant sa glace il flatta la tête de Ciel tout en regardant le couché de soleil, pour une fois seul à le regarder et non accompagné.

(Byakuran et Drago Di Cielo mis !)
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Dim 25 Oct - 22:50

Alan avait été surprit quand le dragon blanc à plumes avait changé de taille, mais au moins, c'était plus pratique pour porter le garçon blessé. Et même si ce dernier avait une attitude qui agaçait le cavalier, il l'accompagna pour être sur qu'il arrive bien à l'infirmerie, question de bonne conscience. Les médecins allaient sans doute avoir du boulot avec la balle, pensait le jeune homme, alors il préféra laisser faire les professionnels.
-"Hé bien, pas de quoi, je suppose."
Avait répondu Alan au remerciement. Enfin à l'espèce de remerciement. Bon et maintenant, qu'avait-il à faire ? Pas grand chose, en fait, rien du tout. Il n'avait pas envie de se prendre la tête, il avait déjà eut une discussion agaçante avec la jeune fille de toute à l'heure, et si elle ne voulait pas lui raconter ce qu'il voulait savoir, tant pis il attendrait. La première chose qu'il fit, ce fut d'aller se laver les mains pour y retirer le sang qu'il s'était mit sur les paumes en manipulant le haut imbibé de liquide rouge du jeune garçon.
Après ça, cette fois il avait juste envie de se reposer, la journée était passé bien trop vite. Alors Alan se redit dans la cuisine, suivant une étrange odeur. Sans savoir comment, il su que c'était une odeur de crêpes. Après tout, le cerveau reconnaît particulièrement bien les odeurs, qui font plus facilement appelle à la mémoire. Dans la cuisine, il y avait le garçon blond de toute à l'heure qui cuisinait, et Vincent. Tient, vu que c'était la seule personne qu'il connaissait – enfin, dont il savait au minimum le prénom, c'était déjà mieux que rien – il s'assit à table à sa diagonale.
-"Au fait Vincent, est-ce que tu a aussi reçu une carte un peu étrange demandant de te rendre ici ?"
Skulrak releva le crâne, se disant que cette "conversation" n'allait décidément pas bien loin. C'était souvent comme cela de toute façon. Il avait vaguement l'impression qu'aucun des deux ne comprenait l'autre, ni les attitudes ni les expressions, enfin ça il avait l'habitude. D'ailleurs qu'est-ce qu'il lui avait prit au départ de se bouger de dessous les arbres pour aller faire un truc aussi stupide ? Il n'aimait pas converser avec les autres, ça partait toujours dans une incompréhension, et de toute façon il n'avait pas de conversation, et encore moins avec une dragonne qui semblait appartenir à un monde totalement différent du sien, en avait-il l'impression. Puis de toute façon, qu'est-ce qui le retenait de mettre fin à cette discussion ennuyante ? Rien, alors le squelette ignora la dernière phrase, même si elle était insultante, depuis le temps qu'on lui avait insulté ça ne lui faisait plus vraiment d'effet, encore moins depuis plusieurs années déjà. Levant le crâne vers le soleil qui descendait, enfin bientôt le nuit, et il bougea brutalement son cou pour se remettre quelques vertèbres d'aplomb, avant de se lever. Cette dragonne voulait une conversation ? Elle était mal tombée, pensait le dracoliche, il valait mieux pour elle qu'elle trouve quelqu'un qui saurait répondre autrement que de manière désagréable, et puis si elle pensait qu'il se la jouait, ou il ne savait qu'elle expression, c'était bien la preuve qu'il ne savait pas faire passer correctement des attitudes, et qu'il comprenait rien aux interactions sociales... car pour lui, rien que le fait d'avoir tenté de parler sans provoquer de combat était quelque chose de bien. Mais ça l'agaçait d'essayer de causer, alors après s'être levé, il ne dit rien et marcha simplement en s'éloignant pour aller rafraîchir ses os, tant pis il aurait au moins essayé de parler à un autre dragon, mais décidément, déchiffrer les paroles des autres, c'était trop agaçant et ennuyeux pour lui. Skulrak entra donc dans l'eau fraîche, qui se teinta d'un rouge très diluée avant que cette couleur ne se fasse disperser par les mouvements des vagues, et le dragon se coucha dans l'eau jusqu'à que ses épaules soient immergées.

***

Holly n'avait pas eut le temps de répondre que ça avait raccroché. Un plus précisément, elle avait juste put prononcer le début du mot "d'accord" avant d'entendre le bruit de raccrochement, suivit de la tonalité habituelle et répétitive. Peut-être un coup de la vieille bique de secrétaire qui n'aimait pas qu'on monopolise le téléphone, vu qu'à l'accueil il y avait souvent beaucoup de passage surtout en soirée. La cavalière resta plantée devant le banc, regardant l'écran de son portable quelques instants avant de le refermer, finalement elle avait bien fait de ne pas changer de numéro pour être tranquille... enfin, c'était plutôt une chose qu'elle avait toujours eut la flemme de faire et toujours remit à demain. Relevant la tête après avoir rangé son téléphone dans la poche de son jean, elle fut presque surprise que le soleil ait autant déjà autant descendu. La soirée s'installait tranquillement, faisant prendre peu à peu des couleurs plus chaudes à la plage.
Le dragon jaune qui s'était rapidement redressé, avait franchi les quelques mètres qui le séparait de sa cavalière, et se rendit auprès d'elle pour lui annoncer d'un invité plus ou moins indésirable venait de faire son apparition. Agitant un peu sa queue pour en retirer les grains de sable qui collaient aux poils noirs, il pencha sa tête vers la jeune femme.
-"Holly, devine qui est là"
Tournant la tête vers le dragon jaune, et peu emballée pour jouer aux devinettes longtemps, la concernée ne se pria pas pour aller chercher la réponse directement dans l'esprit de son dragon, merci le lien mental, et le reptile qui n'avait aucune raison de l'en empêcher la laissa trouver.
-"... Quoi ? Il est encore en vie... ?"
Question rhétorique vu que la réponse était plus qu'évidente. Mais que l'ancien prince se retrouve ici, et blessé, c'était étrange. Fouillant dans ses souvenirs, elle se rappelait qu'il avait du être enfermé quelque part, peut-être. Se frottant les joues, elle se laissa tomber sur le banc en soupirant. Elle n'avait tellement pas envie de s'activer maintenant... c'était fatiguant. L'armée avait qu'à se débrouiller sans elle, elle estimait qu'elle avait assez donné comme ça. Officiellement elle n'avait plus l'autorité d'arrêter qui que ce soit de toute façon.
-"Welo, tu veux bien passer aux quartiers ? Pour ramener Saï ici. Il doit t'attendre devant le bâtiment principal."
Le dragon jaune acquiesça d'un signe de tête, et alla trottiner sur la plage pour décoller, faisant voler une bourrasque ensablé et laissant une trace de griffe sur la plage. Holly regarda le reptile s'éloigner rapidement, tournant ensuite la tête en entendant Tora s'approcher.
-"Elliot ? Non, il doit être ne train de faire ce qu'il sait faire de mieux, la cuisine."
En parlant de cela, elle commençait à avoir faim. Elle avait loupé le repas de midi avec ça.
De son côté, Welo avait volé rapidement, se dépêchant de se rendre aux quartiers. Bon la zone aérienne au-dessus de ces derniers était surveillée, mais au moins, il avait la chance d'être reconnaissable. Il amorça la descente, et une fois ayant repérer une tignasse noire, il alla se poser juste en face. Effectivement ça lui fit comme un retour en arrière quand il vit le visage enfantin de Saï, et le dragon tout content, se jeta presque sur le jeune garçon, l'attrapa entre ses pattes pour le soulever devant son museau, comme si il portait un chaton.
-"Ah Saï ! Mais t'es encore tout petit ! En fait, tu grandira jamais si ça se trouve... t'es pas avec Elios ?"
Questionna le dragon jaune avec un sourire reptilien, avant de reposer le garçon sur ses deux jambes.
-"Au fait je n'ai pas de selle, donc il va falloir t'accrocher."

***

Saber, venant de passer sa main sur le symbole "homme" des douches, n'attendit pas pour se rendre à l'intérieur. Ça sentait la chaleur, l'humidité et toutes sortes d'odeurs de savon. Ces dernières n'étaient pas agréables aux sens olfactifs de l'ancien-cavalier, il n'aimait pas les odeurs artificielles qui masquait les autres, ça le perturbait toujours un peu dans ses mouvements et ses impressions. Pensant que ça serai bête de remettre ensuite ses habits sales une fois que lui serai propre, il alla fouiller un peu dans les placard pour trouver d'autres fringues à se mettre sur le dos, dans les chambres communes, entre les draps et quelques oreilles de rechanges, il trouva ce qui lui semblait être, au toucher, être un jean à sa taille. Et puis un t-shirt, avec apparemment des motifs dessus, mais ça, il s'en fichait. Ça lui allait très bien. Il eut la flemme de se concentrer pour savoir ce qu'il y avait sur le t-shirt, mais si il s'était un peu intéressé, il aurait peut-être remarqué qu'il y avait marqué en gros dessus un "Papynova!" stylisé, avec la tête du Papy imprimée juste en dessous, qui faisait un grand sourire et un un V de la victoire avec ses doigts. La classe incarnée en somme.
Sous la douche, Saber fut surprit de constater que l'eau était chaude. Ça paraissait évident, mais vu qu'il ne prenait que des douches froides depuis un bon bout de temps, il en avait presque oublié que c'était normalement plus agréable que ça de se doucher. Du coup, il y resta un peu plus longtemps qu'il l'avait prévu. De toute manière et d'une façon générale, faire des actions quotidiennes ça lui prenait toujours plus de temps à cause de sa cécité.
Une fois propre, sec et habillé, il attacha ses cheveux mouillés en queue de cheval, préférant les laisser sécher à l'air libre plutôt que d'utiliser les cracheurs d'air chaud qui faisait un bruit pas possible. Ça sentait bon dans la cuisine, ça titillait son estomac encore affamé, alors Saber y retourna et vint s’asseoir à table, en tâtonnant un peu.
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Feather
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Lun 26 Oct - 23:17

Il l’attendait patiemment dehors, assis sur un banc, tel un gosse qui attendait que ses parents viennent le chercher. Le temps que le dragon arrive, Saï regardait les gens passé, la population avait effroyablement rajeunie depuis la catastrophe. En passant, il torturait une fleur qu’il avait cueilli, la dépiauter étant un tic de patience comme un autre. Welo le repéra avant lui, en fait, le garçon leva la tête seulement lorsqu’il sentit un courant d’air typique des battements d’ailes de dragon. Il eut à peine le temps de se lever  que le dragon l’attrapa, le porter étant redevenu une chose facile vu sa taille et son poids, visiblement heureux de le revoir. Ça faisait… vraiment longtemps qu’il ne l’avait pas vu. Ça devait être un peu de sa faute, quoique Welo ne semblait plus revenir très souvent en ville la dernière fois que lui y était. Peu importe, Saï offrit un sourire au dragon, évitant de râler sur le fait qu’il le portait bien trop facilement, rappelant le fait qu’il était redevenu gamin.

« ça serait triste si on ne me laissait pas un jour l’occasion d’avoir une taille adulte »

Et l’air qui allait avec, il n’était pas encore devenu nain mais bien redevenu enfant. Il attendit d’être de nouveau sur le plancher des vaches pour répondre à la question sur Elios, question qui tira un soupir au garçon, s’il n’appréciait pas d’être de nouveau un gamin, il appréciait encore moins d’être devenu un cavalier à pied, il avait l’impression de ne plus être un vrai habitant d’Argeya depuis. De plus, il ne pouvait même pas regretter de ne plus être sur Terre et de vouloir y retourner puisqu’il faisait partie de ces gens argeyien pure souche.

« Je n’ai plus aucune nouvelle de lui depuis une vingtaine d’année, depuis que le lien a été brisé en fin de compte »

Mais bon, là actuellement, ils avaient d’autres chats à fouetter. Elios ne reviendrait pas, Saï avait fini par se faire une raison. Et puis, Holly l’attendait et après avoir disparu une quinzaine d’année, le garçon s’en voudrait un peu de la faire patienter pour des broutilles.

« Pas grave pour la selle, je sais m’adapter »

Et le vol en dragon, ça ne s’oubliait pas.

***

L’autre gars l’avait laissé tout seul avec les médecins. Autant ça rassurait un poil sa dragonne qu’il n’y ait plus que des professionnels dans l’entourage de son cher cavalier, autant Alexandro commençait à s’amuser un peu de l’autre énergumène, le manque de véritable conversation peut-être, après tout, il était resté enfermé un certain temps. Mais il prendrait son mal en patience et déjà il l’oublia pour s’occuper du médecin. Bon, il avait la tronche de médecin compétant mais qu’est-ce que fichait un médecin dit compétant dans ce trou qui était censé être paumé la dernière fois qu’il était venu ? ça datait pas tant que ça pourtant. C’était fou comment un endroit désert pouvait devenir une station balnéaire populaire aussi vite, en tout cas, ça n’arrangeait pas ses affaires, enfin dans un certain futur proche, là ça l’arrangeait bien.

On le débarrassa de son haut qui irait direct à la poubelle, on ne pouvait plus rien pour lui de toute façon, on le débarrassa de la compresse qui en avait pâtie aussi. On l’anesthésia partiellement pour qu’il ne douille pas trop, même si à ce stade, Alexandro jugeait que c’était un peu tard. On lui retira la balle, nettoya la plaie, referma le tout, bref, des trucs de médecine quoi. Puis on l’aida pour aller se laver, parce que mine de rien, il avait foutu du sang partout. Le garçon ne sut pas vraiment combien de temps tout cela dura mais lorsqu’il se retrouva dans un lit dans une chambre de l’infirmerie, la blessure bandée, attendant de guérir, propre et avec un pyjama neuf appartenant à on ne savait qui, il pouvait constater qu’il faisait nuit dehors, ou presque. Alya dormait en mode chat sur le lit, visiblement apaisée que son cavalier aille mieux. Alexandro était fatigué, n’avait plus vraiment mal avec les calmants et n’avait qu’un ordre, rester coucher et se reposer.

Il n’avait pas envie cependant. Se relevant, non sans une grimace, il se dirigea vers la fenêtre, ce qui réveilla la dragonne qui lui lança un regard réprobateur. Le garçon l’ignora, ouvrant la fenêtre et s’imprégnant de l’air marin. S’appuyant contre le rebord, il regarda le ciel avec un léger sourire.

« Dis Alya, tu es déjà allée une fois sur Terre toi ? »

***

Bordel de merde ! C’était qui l’imbécile qui avait foutu un conduit d’eau ici ? Hum… Reprenons là où on en était voulez-vous ? Vathos nageait dans une nouvelle galerie, avec de l’eau presque propre et tout. Jusque-là, rien de nouveau avec le post précédent. Mais voilà, ladite galerie était en fait un entonnoir et notre dragon avait dû se sortir de là en vitesse. Mais pensez-vous bien que les choses auraient été trop simple s’il ne s’était pas retrouvé au milieu de pleins de tuyaux d’eau. Vous l’avez devinez, y’aura de la plomberie à refaire, laisser passer un dragon la dedans et il y aura de la casse.
Mais niveau bestiole, ne vous inquiétez pas, Vathos finit par réussir à retrouver une sortie et il réussit à atteindre la surface… enfin, il se retrouva les pattes dans l’eau… dans la mer… en bon être zombifié qu’il était… Ouais, l’eau salé, il appréciait moyen.

« Hé merde… »

Le pire, c’est qu’avec la nuit tombée, il était bien visible, brillant joyeusement dans le noir comme un lampadaire qui viendrait d’être allumé.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 29 Oct - 23:05

Ils volaient librement, au-dessus des nuages et à grande vitesse, pour le plus grand plaisir de Cloud. Cette fois-ci, il avait opté pour tenter de battre le plus grand record de vrilles dans les airs. Son dragon, lui, désireux de bien faire et de vouloir redonner le sourire à son cavalier, suivait à la lettre les instructions qu'il lui donnait. Et à leur côté, Livaï et son dragon Astragant les observait avec inquiétude, bien qu'il ne laissait rien paraître.

Ils avaient volé presque toute la journée, ne faisant que de courtes pauses pour se rassasier. Ils étaient néanmoins habitués à ce mode de vie, et ce depuis de longues années.

- Argeya n'est plus très loin, tu devrais commencer à te préparer à arriver, dit Livaï de son air toujours aussi impassible.
- Déjà? Bon... Je suppose que tu voudrais d'abord commencer par trouver une mairie ou n'importe quel lieu officiel, non?
- Oui, et je voudrais que tu m'attendes bien sagement, pas comme la dernière fois, où j'ai dû aller payer une caution pour te sortir de prison, tout ça parce que monsieur voulait savoir à quel point les escrimeurs de rue étaient forts.
- Peut-être, mais maintenant j'ai ma réponse.
Livaï soupira bruyamment: Bref, on cherchera du travail en tant que mercenaire. On ne connaît pas encore assez bien la politique des Cavaliers d'Argeya pour tenter de s'y rendre et de combattre pour eux.
- Moi je m'en fiche, tant que je peux me battre.

Livaï ne répondit pas, réprimant les souvenirs douloureux de cette fameuse nuit, où leurs vies furent détruites... Il comprenait tout à fait la décision de Cloud de se battre pour tenter d'oublier. C'était sa manière à lui de gérer ses sentiments. Néanmoins, il aurait préféré que ce ne soit pas aussi... Brutal et dangereux. En seulement quelques années, Cloud était devenu fort, très fort. Presque imbattable du point de vue technique. Mais c'était là tout le problème: à ne combattre seulement qu'avec colère, il s'était renfermé, ne laissant que très peu de personnes pénétrer sa forteresse. Livaï s'en inquiétait grandement, mais préférait se taire et l'aider de loin, pour ne pas risquer de le froisser encore plus qu'il l'était. Il souhaitait qu'il puisse enfin rencontrer quelqu'un qui puisse l'ouvrir au monde, quelqu'un qui puisse le supporter et l'aider dans son combat.

Cloud, lui, regardait les paysages défiler, et discutait mentalement avec Zéphir de la nouvelle vie qui s'offrait à eux.
"... Ouais, t'as raison, je devrais pas m'en faire à ce point. Et puis je trouverai bien un moyen pour me défouler!"
"Fait juste attention s'il-te-plaît... Je tiens pas à devoir te ramasser à la petite cuillère."
"Si jamais il se passe quoi que soit, appelle mon oncle. Il est le seul à pouvoir se battre contre moi. J'espère quand même réussir à trouver un adversaire avec lequel je puisse réellement me défouler et m'amuser. Je veux à tout prix devenir plus fort."

Ils passèrent tous encore quelques minutes en silence quand Argeya apparue enfin. Elle était splendide avec ses grandes îles flottantes, ses dragons et leurs cavaliers volant en toute liberté... Oui, il se pourrait que ce soit l'île dont ils avaient toujours rêvé.
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 30 Oct - 14:45

Venant juste de terminer, Elliot se décida à délaisser la cuisine pour le moment, ils allaient sûrement manger dehors mais autant prévenir les autres. Une fois que leur groupe improvisé et non-prévu serait réunis, ils pourraient discuter de cette fameuse invitation qu'ils avaient reçut. Cela le surprendrait grandement, mais qui sait peut-être que certains d'entre eux en savaient un peu plus que les autres... Enfin le blond retira le tablier qu'il avait tout de même pris soin de mettre avant de cuisiner, à grand contrecœur parce que sincèrement le tablier rose très classe digne de Barbie c'était loin très loin d'être le genre de vêtement qu'il aimait porté mais passons maintenant il pouvait s'en débarrasser. Avant de sortir Elliot se retourna vers les deux personnes déjà présente dans la pièce, Vincent de ce qu'il avait entendu et bien sur Alan à qui il lança un :
"Hé Alan ! La prochaine fois prend un peu de temps pour saluer les vieux copains hein ça fais toujours plaisir !"
Puis sans attendre de réponse, il pourrait bien discuter après, il sortit de la pièce pour se diriger à l'extérieur. Cela lui fit penser qu'il se demandait où avait bien pu passer Kurakka, il ne lui avait pas vraiment parlé depuis qu'ils été arrivés ici. Et en parlant du loup, le blond eut juste le temps de tourner la tête sur le côté pour remarquer celle du dragon non loin de lui se retenant à grand peine de sourire. Ah ça il ne s'y était pas trop attendu ce qui expliqua son exclamation de surprise :
"Ah ! Merde ! Kurakka préviens !"
L'intéressé afficha un large sourire draconnique se retenant d'éclater de rire, du moins comme un dragon pourrait éclater de rire, face à l'expression que tirait son cavalier pas mécontent de la surprise causé :
"Ah tu verrait la tête que tu tire P'tit Elly !
-S'teuplait arrête avec ce surnom complètement débile ! Qu'est ce que tu faisait ?
-Juste le tour du coin. Notamment de celui réservé pour les dragons...
-Ah pourquoi t'a trouvé un truc bizarre ?
-Non.. Non un mauvais pressentiment. Mais j'ai juste du me faire une idée... Peut-importe si il y a quoi que ce soi appelle moi"
Sans un mot de plus et pour clore la conversation, Kurakka décolla sans même laisser le temps à son cavalier de faire la moindre remarque. Remarque qu'il ne comprenait absolument pas le comportement actuelle de son dragon, ni vraiment la conversation qu'ils venaient juste d'avoir, pour lui, plutôt sans queue ni tête.

***

Rien de mieux que de se faire traiter de spectre du passé pour mettre de bonne humeur. Ah en 20 ans, Rin comme Hotarô d'ailleurs, avait bien eut le temps de penser à beaucoup d'autre chose que la cavalier aux cheveux blanc. Très franchement il aurait put répondre la même chose, pour lui aussi, cela faisait surtout partit du passé toute cette histoire. Et puis, même si c'était injuste, un mort ne devrait pas revenir à la vie. Ce n'était pas normale. Quelque chose contre les règles même de la vie. Alors actuellement c'était plus elle qui était à considérer comme un fantôme du passé que l'inverse. Mais Rin n'en fit pas la remarque, pas plus qu'il ne fit un geste quand Zéro s'éloigna, décollant sur le dos d'Arashi.
Là le jeune homme fit demi-tour plus remonté et pensif que tantôt. Il avait horreur de se prendre la tête. Tiens "l'ermite" comme disait Hotarô, qu'il était devenu n'aurait jamais du sortir de chez lui. Cela aurait été bien mieux. Et il aurait put continuer à effectuer des recherche sur ce fichu bug temporel. Il ne serait pas aussi irrité si cela s'était passé ainsi. En parlant de bug temporel il aimerait bien avoir l'avis et quelque témoignage des personnes présente ici et, même si cela été délicat, surtout celui de celle étant revenue plus encore que les autres. L'idée même que la population d'Argeya accepte et commence à s'habituer à ce retour temporel de quelque année avait quelque chose de perturbant. Ils ne pouvaient pas juste se contenter de faire comme si ne rien n'était, enfin ! En tout cas Rin était à peu prêts certain d'une chose concernant ceci. Le temps serait impossible à rétablir. Les années perdus ne reviendraient pas, pas plus que les personnes disparus ou que celle qui étaient revenue repartir six pieds sous terre. L'instinct ? Son pouvoir ? Toutes ses recherche ? Il ne savait pas trop qu'est ce qui lui permettait d'affirmer ceci mais il en était certain. Ah vraiment il voudrait rencontrer le type responsable de tout ce capharnaüm.
Hotarô du percevoir cet instant de réflexion de là, bien que Rin se disait que son frère avait sûrement du être attentif à ce qui se passait depuis tout à l'heure, en tout cas il entendit un ricanement de la part d'Hotarô qui affirma qu'il se prenait vraiment trop la tête avec tout ces trucs "inutiles" puis il ajouta :
Bon laisse moi la place Frangin. Je suis pas venu depuis un moment ! Par ailleurs ton histoire de revenant, je sais pas pourquoi tu te casse autant la tête à y réfléchir. Je te signale qu'en quelque sorte j'en suis également un, après tout moi aussi je suis mort hein...
Oh un point pour le frangin insupportable... Il sentit son frère tiquer dans son esprit à cette pensée et cela fit sourire moqueusement Rin qui finit par accepter et fermer les yeux un court instant pour "effacer" sa présence d'esprit et laisser son frère prendre sa place. Dire qu'avant ils n'y arrivaient pas à moins d'avoir un sale coup à l'arrière du crâne ou une violente émotion, c'était bien plus simple à présent. Quand le jeune homme rouvrit les yeux, ceux-ci avaient prit une teinte dorée. Hotarô étira un sourire pas mécontent de sortir enfin vraiment, il passa une main dans ses cheveux pour les arranger un peu autrement. Ouais cela avait un côté cool de partager l'esprit de son frère mais sincèrement c'était tout de même mieux de pouvoir retrouver un corps.

***

Après avoir rapidement quitté l'infirmerie en évitant de croiser Alan et le gamin blessé sortit de nul part, Tora s'était dirigée la personne seule et qu'elle connaissait Holly. Bon elle n'était pas mécontente de constater que l'ancienne dirigeante de l'armée d'Argeya après Vulcain était seule, elle pourrait au moins rapidement lui parler de son frangin. Après tout elle avait bien le droit de savoir, et si Tora avait décidée de ne rien raconter à Alan, Holly voudrait peut-être rafraichir la mémoire de son frère qu'il sache au moins qui elle était. Enfin, la forgeronne avait commencée la conversation en constatant aussi qu'Elliot qui était partie discuter avec Holly à son arrivé n'était plus là, et la réponse d'Holly fit largement sourire la forgeronne.
"Ha ! Si c'est lui qui cuisine on est sur de bien manger tiens ! Je dis pas non à un bon plat cuisiner, j'en ait ras-le-bol des nouilles instantanée ou des pizzas. T'sais quoi ? Je suis tellement allée à la pizzeria pas loin de la forge que je connait la type comme un vieux pote. Il m'a invitée l'autre jour chez lui à manger avec sa femme et des amis, il avait fais des pizzas. Ah je doit être maudit !"
Mais cela valait peut-être mieux qu'elle cuisine tiens, connaissant ses incroyables capacités culinaires... Finalement les fast-food et les truc instantanée c'était pas si mal, enfin à se demander comment elle arrivait à conserver une fine ligne. Tora finit quand même pas aborder le sujet qui l'avait premièrement amenée à discuter avec son amie :
"Oh j'ai parlée avec ton frangin. Je n'ai aucune idée de ce qu'il a bien put encore lui arriver mais il a perdu la mémoire il ne se souviens même pas de toi. Je voulais te le dire qu'au moins tu est au courant pour quand tu lui adressera la parole au moins"
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Ikari
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 30 Oct - 18:44



Au final, cette « conversation » s’était assez mal terminée, le dracoliche était partie plus loin dans l’eau qui ne devait sûrement pas être à une température que la femelle appréciait. Du coin de l’œil elle l’avait regardé s’éloigner silencieusement, s’en retrouvant légèrement attristée, peinée malgré son caractère joyeux et actif. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander si elle avait dit quelque chose de mal, si elle avait fait quelque chose de mal ? Après tout, il pouvait bien avoir des mœurs différentes, mais si tel était le cas, le fait qu’elle n’en sache rien la rendait-elle fautive ?
Puis au fond, c’était elle qui se sentait frustrée et offensée  qu’il soit parti comme ça, sans aucun respect puisqu’il n’avait pas dit une seule salutation. Elle ne se disait pas victime, elle cherchait simplement à comprendre. Mais peut-être qu’il n’y avait rien à comprendre, il faisait ce qu’il voulait après tout.

Son museau glissa de nouveau dans le sable, froid maintenant comme s’il obéissait à la tristesse qui couvrait le faciès de la dragonne qui en avait perdu son sourire. Même si elle se connaissait, même si elle savait parfaitement que dans à peine dix minutes elle aurait retrouvé son sourire et sa joie de vivre, cela restait frustrant et Némésis n’approuvait pas la tristesse, elle refoulait la peine, ne voulant montrer qu’une bonne image d’elle. Pourtant en cet instant, dos au mâle (si c’était bien un mâle là encore), la bête d’ombre et de lumière se roula un peu plus, se tassant sur elle-même, ses ailes elles-mêmes ne reflétant plus tellement le soleil comme si tout son corps s’assombrissait selon ses sentiments.
Néanmoins, elle ne pouvait pas rester éternellement comme cela, alors de nouveau, pour ce remonter le moral, seule comme toujours car jamais la femelle n’avait réellement eu d’amis, juste des compagnons de voyage, rapides, disparates mais dont elle se souvenait inlassablement des noms alors qu’elle savait qu’elle ne les reverrait plus. Ainsi faisait-elle d’autres minuscules sculptures dans le sable, des hommes, des femmes, des arbres, des jouets, des dragons… qui partaient en poussière dès l’expiration. Alors, après quelques sculptures, muette dans le silence, laissant son « compagnon » d’os d’une discussion de trois pauvres phrases à ses propres pensées, elle commença à retrouver son sourire, mouvant ses  ailes pour faire rouler le sable dessus. Les ensevelissant comme l’on pouvait ensevelir les gamins ou le chien de la pub tripadvisor.

D’un seul coup, soudainement, elle battit des ailes, s’envolant sans demander son reste, passant assez haut au-dessus de l’autre squelette. Elle était dans un courant aérien chaud, alors que les derniers rayons du soleil étaient reflétaient par ses écailles dorés. L’envie soudaine de partir, de prendre son envol, de voler encore et encore l’avait violemment prise tandis que Némésis appréciait la sensation du vent chaud s’engouffrant dans sa crinière, que le sable qui roulait sur le cuir sombre chutait par grain à peine perceptible dans  l’eau salée. C’était nettement plus appréciable que la sensation de tension après la fin du bavardage.
Tout exulter. Tout expirer. Exulter chaque sensation, remplaçant toutes les néfastes par une joie à peine dissimulée alors qu’elle descendait vers la mer, venant frôler le liquide de ses ailes, baignant ses pattes, s’éloignant chaque fois du rivage, toujours plus loin, avant de prendre un virage serré pour se rapprocher de l’emplacement de son cavalier sans jamais quitter l’étendu bleu. La sensation de bienêtre prenant, glissant sur tout le corps. Expirer dans un long soupir chaque soucis, le vol était un moyen pour Némésis de faire disparaître chaque chose, comme dans un programme informatique pour mieux le reprogrammé. C’était la perte, la chute, l’oublie pour trouver l’apaisement. Là où certains le trouver dans les bras d’un autre, elle le trouvait dans le vol, dans l’état de solitude dans lequel elle avait toujours voyagé même gamine. Comme si la nostalgie était le gisement à creuser pour l’apaisement. Mais cette nostalgie était remplie de bons moments, inlassables, inoubliables.
Puis elle plongea, disparaissant sous la masse liquide, perdant complétement de vue le monde de la surface. Elle s’était laissée happée par l’eau, par son appel sachant très bien qu’il lui faudrait rentrer à la nage : l’on ne pouvait pas prendre son envol dans l’eau, la pression, l’attraction n’était pas la même après tout. Mais se laisser couler, ne serait-ce qu’un instant, c’était perturbant, amusant de voir ce monde inconnu. Son regard de reptile couru dans les flots, alors qu’elle glissait, tombait vers le fond en faisant face à la surface, les bulles d’oxygène qu’elle faisait s’envolant, s’opposant à elle qui chutait vers le fond. Et quand peu à peu la respiration lui manqua, qu’elle ferma ses yeux émeraude, que son corps lutta, s’affaiblit pour finalement laisser des poumons en feu, ses ailes frappèrent la masse mouvante, se propulsant faire la surface scintillante Némésis émergea la respiration haletante alors que son cœur battait à tout rompre, et, perdue au milieu de la mer, alors qu’elle ne pouvait que distinguer les personnes sur la plage qu’avec difficulté, elle laissa échapper un doux rire enfantin, comme si ce qu’elle s’amusait à faire était anodin.

Pourtant, quand elle revint à la réalité après s’être ébrouée –toujours dans l’eau-, et qu’elle commença à nager pour rejoindre le rivage, la masse de mouettes tournant à quelques brasses devant elle était plutôt inquiétante. Tout comme la masse sombre et grandissante. Ne disait-on pas que les mouettes s’agglutinaient et tournaient autour des calamars géants ?
Elle s’arrêta de nager. Reculant même, alertée, son instinct criant, hurlant car ici, elle n’était qu’une proie, une proie prise dans une toile d’araignée.

En effet il avait reçu un papier étrange lui disant de venir ici, maintenant que celui qui s’était fait frapper en parlait Vincent y repensait, quand il était au bar, cela ne remontait qu’à seulement quelques heures mais pourtant il n’aurait pu dire, décrire le visage de l’homme lui ayant remis le papier. Ainsi il resta quelques temps dans ses pensées, à réfléchir sans pourtant répondre, oubliant même la bonne odeur de la cuisine du blondinet.
-Oui, j’ai reçu un mot.
Ce fut tout ce qu’il dit, sans regarder Alan, les yeux fixés sur la corbeille de fruit avant qu’il ne se lève, prenant un nombre d’assiettes égales au nombre de lui pour installer la table dehors, ils devaient tous y mettre du leur et en prime, se réunir allait sûrement leur permettre de pouvoir parler autant de « Papynova » que du pic de magie qui faisait rage depuis un moment. Quelques personnes manquaient à l’appel de la nourriture, le Valentine se demandait bien ce qu’ils faisaient à cet heure mais bien entendu il gardait un air placide et stoïque sur le visage, il s’installa et en voyant le dragon du cuistot il se demanda aussi où était la sienne. Seulement il ne l’appela pas mentalement, elle détestait ce faire appeler, elle était toujours restée libre et encore plus sauvage qu’un dragon sans cavalier et sauvage lui-aussi. Alors le regard de l’homme à la prothèse dorée laissa juste son regard vagabonder sur le bout de plage qu’il voyait, et sur la mer qui luisait, laissant le soleil l’inonder de ses rayons mais aussi commencer à faire apparaître un ciel noir mais brillant. La nuit s’annonçait sûrement sans nuage et d’une beauté. Mais ce ne fut pas ce qui retint son attention, ce qui l’attira ce fut la volée, la tornade, l’ouragan de mouettes. Heureusement ils n’entendaient pas le boucan infernal qu’elles faisaient. C’était tout de même peu rassurant et alors la question rentra peu à peu dans l’esprit du jeune homme : à quel point cette île était-elle profonde ? A quel point la mer allait en termes de profondeur ? L’eau était sombre au loin, et l’on ne pouvait que se demander ce qu’il se passait sous l’onde calme. Ou du moins ce qu’il se trouvait dessous. C’était le genre de question pour attendre, pour faire attendre car sûrement n’allaient-ils pas manger, dîner sans les autres. Chacune des personnes ici semblait attendre des réponses, chercher, et vouloir les réponses. Tout était étrange depuis quelques temps, les bizarreries avaient débuté avec l’explosion de la magie, les secrets qu’Argeya cachait à son peuple. Comme si tout allait partir en dégringolade d’ici peu. Alors en attendant il fallait continuer de profiter du jour présent, de l’instant donné, du moment instant avant que tout ne se brise comme un miroir.

***

La nuit était tombée, ou du moins elle commençait, se répandant, doucement, sûrement comme si quelqu’un peignait avec ardeur le ciel pour qu’il laisse place à l’espace. Une œuvre dans une œuvre, c’était comme cela que les yeux de reptiles rouges voyaient le ciel dans lequel il planait, frôlant dangereusement la cime des arbres. Rester à peine quelques heures et déjà il n’en pouvait plus, déjà il voulait partir, déjà il voulait reprendre la route comme il l’avait durant toutes ses années. Calme la vouivre repensait à tout cela, déstabilisé il se questionnait, alors qu’au-dessus de lui se trouvait l’île qu’ils ne pouvaient quitter, l’île où ils étaient prisonniers et où la sensation que c’était ici toujours l’été n’avait jamais été plus forte dans l’esprit de la bête. Mais après tout Argeya était une gigantesque île au-dessus des nuages, mais elle avait ses propres nuages, sûrement plus lourd et violent que ceux de la terre, ou inversement. Pourtant la magie qui exaltait de la terre de cette endroit, et en comparaison avec le passé, avec le « avant sa mort » la magie n’avait jamais dû être aussi puissante. En plus de neuf cents ans jamais Arashi n’avait connu un pic aussi dangereux et instable. Comme un mauvais pressentiment naissant, grandissant, un parasite glissant sous la peau, sous la chair, embrassant chaque nerf pour l’alerter.
Le maître de la foudre passa sous une cascade, sûrement un endroit où terminait cette soi-disant mer qui à la surface donnait l’illusion de s’étendre à l’infini. Mais soudain la bête se réveilla, se tira de sa torpeur que faisait naître ses pensées et finalement il remonta vers la plage, vers là où il s’était tenu avec sa cavalière et l’ancien noble. Lui n’avait rien dit, mais il avait son mot à dire. Sans paroles, presque avec violence, dans un état où il ne pensait pas, la vouivre blanche enroula, referma sa queue acérée autour du corps du brun avant qu’il ne puisse rentrer dans l’un des édifices. Sans se soucier s’il pouvait hurler, crier, où appeler sa dragonne, utiliser son pouvoir, de toute façon, Arashi n’avait connu que le pouvoir de Hotarô, et quel que soit celui de Rin il avait ce sixième sens commun aux animaux qui lui disait qu’il aurait toujours le contrôle, ainsi donc, sans se soucier, il le fit s’envoler dans les airs pour le réceptionner sur son dos. Toujours volant, planant autour de l’île sans fatiguer, repoussant chaque fois les limites des endroits où il pouvait voler, parfois piquant vers le sol, parfois prenant une altitude démesurée ou simplement gardant une certaine stabilité. De toute manière, le vent diminuait, s’endormait comme le soleil qui disparaissait à l’horizon pour eux et étrangement, le dragon blanc se demanda si dans le monde du bas le soleil se couchait ? Sûrement commençait-il mais la nuit ne devait pas faire apparaître ses premières étoiles, puisque après le monde d’en bas et dans haut ne pouvait se voir, se connaître, se toucher, si bien qu’il devait y avoir comme un décalage.
Mais ici n’était pas les pensées de la bête, ou du moins, ici ne devait pas s’égarer l’esprit du sage qu’il était par moment. Alors, après de longues minutes à voler sans qu’il ne dise mot, avec son kidnappé sur le dos, sur son dos qui quelques fois était parcourue par sa propre électricité que des poches d’organes créaient sans cesse, même quand il absorbait ce pouvoir qu’il contrôlait depuis si longtemps, avec qui il dansait sans cesse.

-Tu as peut-être fini de parler avec Zéro mais certainement pas avec moi.
Sans pour autant donner le sujet, sans pour autant dire ce qu’il voulait, ce qu’il désirait de ce gamin, de cet humain dans lequel il ne voyait que des pauvres êtres, des pauvres insectes. Une colonie de fourmi sans l’intelligence de celle-ci. Mais pour le moment, même si cela devait être très inconfortable pour le jeune homme –il ne savait pas en plus auquel des frères il parlait- mais qu’importe, il se moquait bien de savoir si cette fourmi tenait sur son dos ou non, pour Arashi il était l’un des seuls vers qui il pouvait se tourner et avoir des réponses. Puis de toute façon, il était quelque peu obligé de lui répondre après tout ils étaient en plein vol et même si la Furie Nocturne était rapide son cavalier aurait sûrement quelques frayeurs avant de se faire reprendre. Mais le mâle ne comptait pas aller jusque-là, enfin, il n’espérait pas aller jusque-là. Alors, encore après quelques instants où il avait laissé le silence s’installer la vouivre rouvrit la gueule, laissant sa voix grave et profonde devenir plus forte que ses battements d’ailes. Il devait savoir.
-Raconte-moi ce que nous avons manqué pendant toutes ses années. Si Z ne veut pas savoir, moi si.
Et ce fut tout, il attendait la réponse de ce « cavalier », cela sonnait comme un ordre, telle une exigence car Arashi ne posait pas la question de savoir si oui ou non il avait envie de lui raconter. Il devait lui dire, c’était comme cela. Il n’avait pas le choix, il n’avait pas le loisir de choisir. Qu’importe sa réaction, il était entravé, contraint de lui raconter.

Zéro n’avait pas bougé, elle ne pouvait pas bouger de toute manière, l’appelle du sang était trop fort, trop dense, il fallait se concentrer, échapper au rire carnassier qui vibrait dans sa tête. Echapper au rire de sa sœur. Elle se sentait mal, elle voulait vomir, hurler, obliger son sang à vouloir celui des autres. La mercenaire n’était qu’un monstre, pire qu’une bête, assoiffée par le sang, affamée par la chair elle ne savait plus comment réagir comme si son corps, comme si son esprit avait oublié comment faire à cause des années qui s’étaient écoulés, des années qui s’étaient perdues dans la mort, dans le froid, mais comment décrire la mort ? Zéro ne savait pas elle-même, elle ne pouvait pas décrire ça, elle ne pouvait pas décrire cette sensation, cette impression, car après tout… Avait-elle ressentie quoique  ce soit ? La jeune femme, à peine adulte qui normalement aurait dû avoir presque quarante ans, si elle n'était pas morte, si elle n’avait pas mis fin à ses jours…
Cependant la mercenaire n’arrivait plus à penser, elle n’arrivait plus à réfléchir, à remettre de l’ordre, tuer était le seul mot de son esprit. Une pulsion dans un endroit comme tel était trop dangereux, succomber à l’appel du sang signifiait succomber à l’idée de faire un massacre. Doucement elle se recroquevilla sur elle-même, posant sa tête sur ses genoux ramenés à la poitrine, le sang tachait, coulait, gouttait, son odeur prenait possession de la pièce, et elle avait le goût métallique sur la langue. Son lys n’était plus blanc, il était d’un rouge terrifiant, d’un rouge alertant. Et même si elle avait eu l’habitude, aujourd’hui Zéro se demandait comme résister, comment lutter face à une pulsion qui se répandait en elle comme une vague violente, prenante. Par le passé elle avait toujours lutté contre ce sentiment de vouloir tuer, ce sentiment de devenir une bête irréfléchie. Par le passé elle avait aussi souvent laissé sa pulsion s’emparer d’elle, en tant que mercenaire, quand elle devait tuer si par la même occasion elle pouvait éviter que ses pulsions ne prennent le dessus alors elle en profitait, attendant le moment où le démon se réveillait, où il venait l’enlacer, comme une personne derrière son dos, glissant ses mains autour de son cou Zéro se laissait abuser par la pulsion grandissante, par ses mains blanches qui l’enlaçaient par derrière, l’incitant à chuter, à sombrer dans ce monde bestial, de meurtre, de tuerie, d’une merveilleuse boucherie.

Le fracas dû se faire entendre dans tout le couloir, quelques armes roulaient sur le sol chaud, d’autres le transperçaient alors que les doigts exerçaient une pression sur la fleur de lys saignante. Toujours haletante Zéro avait simplement laissé son pouvoir vrombir, exploser, préférant oublier de contrôler ce pouvoir meurtrier et mettre toutes ses forces dans cette lutte interminable. Mais finalement, quand le monstre délaissa la Fleur Maudite, lâchant prise sur cette pauvre femme qui combattait seule dans le noir des pulsions dévoilant des cadavres sur le chemin de son âme. Un soupir exalté traversa les lèvres de l’albinos, les racines du lys glissant dans ses organes, aspirant la vie, encore et toujours. Il lui fallait quitter ses pièces, se nettoyer et trouver quelques calmants. Ainsi, chercha-t-elle le chemin de l’infirmerie, essayant d’éviter au maximum les gens, cachant la fleur aux pétales gorgés de sang, liquide rougeoyant qui coulait sur ses doigts fins, qui gouttait sur le sol, laissant la trace de son passage. Et quand enfin elle trouva l’infirmerie et qu’elle y pénétra, elle ne put dire si quelqu’un si trouvait ou non, son angle mort cachant une bonne partie de la salle alors que la mercenaire se dirigeait vers la petite armoire à pharmacie qui se tenait près de l’entrée sur sa gauche. Il lui fallait des calmants, de quoi dormir cette nuit, de quoi éviter une véritable boucherie.

***

La nuit s’annonçait belle, peut-être fraîche mais belle, les derniers rayons s’endormaient, glissaient vers le monde du bas, vers la Terre comme on l’avait nommé. Il était toujours attablé, encore en train de manger, encore en train de laisser son regard joueur et son sourire glisser sur la plage et les bâtiments face à l’endroit où il se tenait. C’était une autre glace, avec des saveurs différentes, peut-être en était-il même à sa cinquième ? Sa sixième ? Tout ce dont il était certain c’était qu’il avait mangé un nombre de glace égal ou supérieur à cinq, et c’était en quelque sorte son dîner, il savait parfaitement qu’il n’allait pas manger autre chose que des sucreries et de bonnes choses. C’était tellement bon après tout, pourquoi devoir se priver ou manger des choses dites saines quand l’on avait un corps ne grossissant pas et plutôt bien entretenu ?
La cuillère tinta dans la coupe qui avait contenu la glace, le chef des chefs de la mafia se leva, d’un pas nonchalant, d’un pas de balade, calme, alors qu’il gardait cette habitude de sourire calmement au monde qui l’entourait. Que ce monde soit sanglant, atroce ou magnifique, splendide, Byakuran continuait de sourire, de rire joyeusement malgré le sang qui se trouvait dans son verre, malgré le sang que l’on pouvait trouver dans son ombre comme déjà dit. Le vieux lui avait dit que des gens qui avaient été dans la garde étaient là ? Bien, pourquoi ne pas leur faire une petite visite après tout ? En tant que si bons ennemis. Ainsi se dirigea-t-il vers les ailes nommés, se dédale de couloir pour retrouver une seule et unique aile parmi un bâtiment qui faisait bien plus d’un quart de l’île, et l’île était assez grande. C’était plutôt risible, il venait presque les narguer mais en même temps il ne pensait pas qu’ils allaient l’arrêter, et dans tous les cas ça aurait été vain.

Le dragon volait autour de lui comme un fantôme car n’était-ce après tout, pas comme cela qu’on avait nommé sa race où il était seul représentant ? Son air neutre était comme un miroir de Byakuran, mais un miroir faux, renversé. Lui toujours joyeux et le dragon toujours indifférent, d’un calme plat et stoïque face au sourire quelque peu enfantin et rieur de son cavalier.
Son pied passa entre deux barreaux d’une barrière encadrant une petite terrasse où une réunion avait lui, enfin une réunion pour manger, il se hissa sans problème, croisant les bras sur le haut de la petite barrière, et y posant sa tête, regardant les gens tout sourire.
-Alors c’est de vous que je dois me méfier ?
Son regard, où une lueur amusée dansait, glissait, comme une petite flamme, fit le tour de la table jusqu’à reconnaître une tête qu’il connaissait. Tiens, c’était étrange que Vincent soit ici, s’était-il trompé d’aile ? Impassable, Byakuran ne se trompait pas souvent, le vieux lui aurait-il donc menti ? Il était trop sympathique pour ça voyons. Mais malgré son air étonné, son sourire revint immédiatement, non il ne s’était pas trompé, ni lui, ni le vieux. Alors le jeune homme aux cheveux blancs enjamba la barrière, amusé, et il s’adossa à celle-ci une fois dans leur petite terrasse où il ne se priva pas pour prendre un truc à grignoter. On ne changeait pas ses habitudes. En parlant d’habitude il avait quand même troqué ses vestes et ses jeans déchirés tout comme ses hauts pour un ensemble ressemblant à un [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] masculin. La plage c’était tout de même nettement mieux vêtu de manière lâche et ample, plus que décontracté même. Et rapidement Drago Di Cielo revient se placer en arc de cercle autour de son cavalier qui laissait ses yeux pâles languir sur les personnes présentes, une nouvelle fois.

Non, il n’était pas déçu que Vincent se trouvât avec d’anciens gardes, dont un qui n’avait pas donné de nouvelle de lui depuis vingt années. En fait, il jubilait presque, comme un enfant, pire qu’un enfant. Si Papy lui avait parlé de cela, c’est qu’il savait très bien que Byakuran s’y rendrait, non par curiosité, mais par pur défi, ou alors par amusement, de toute manière, même lui ne savait pas ? Mais il continuait de sourire joyeusement, ce disant que finalement le vieil homme l’avait intentionnellement envoyé ici. Alors le chef attendait une réponse, quelque chose qui aurait un déclic et en attendant il se mit à caresser le dragon fantôme, toujours l’air amusé, guilleret, et pourtant… Pourtant cet air cachait inexorablement quelque chose.  Mais qui pouvait le deviner ? Son sourire s’élargit, entrouvrant ses lèvres dans une sorte de léger rictus. Il était très heureux d’être là, face à de vieux ennemis et face à un allié de sa famille.

[Okay. Je crois que je me suis lâchée là *o*]
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