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 Le Troisième Dragon III - The Lost Tale

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Crayon
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Ven 13 Nov - 4:50

Des vieux copains... Alan n'avait eut absolument aucune idée de ce quoi avait parlé l'autre garçon blond qui venait de sortir de la pièce. Ah bon lui aussi il le connaissait avant ? Décidément après ces années à ne trouver personne qui le connaissait, voilà qu'il rencontrait deux personnes de son passé dans la même soirée, rien que ça. Il n'avait pas eut le temps de répondre, avant que l'autre ne sorte de la pièce, et tant mieux peut-être, il n'avait pas l'envie d'expliquer une autre fois son problème de mémoire. Et qui s'en souciait ? Finalement, il se demandait si il vaudrait mieux qu'il renonce à son séjour ici même si ça avait l'air très agréable avec la plage et tout le bazar, mais rester avec des gens qui le connaissait plus que lui ne les connaissaient, c'était dérangeant. En fait il avait cherché des personnes capables de lui raconter son passé, autre que le dracoliche – qu'il n'avait plus vu depuis belle lurette de toute façon – mais maintenant qu'il était devant le ait accompli, c'était perturbant et peu engageant. Il y avait toujours un malaise super agaçant. Ce stupide dragon mort-vivant, il aurait mieux fait de le tuer complètement au lieu de le laisser dans cet état d'errance, Alan n'avait même plus l'impression d'être vivant, mais de ressembler plus à un fantôme enchaîné sur terre malgré lui. En plus de ça, il avait toujours l'impression d'être à côté de la plaque. D'être un paumé et rien de plus et ce n'était sûrement pas qu'une impression.
En bref et devant sa tentative misérable de commencer à parler avec l'autre jeune homme présent et qui l'avait aidé à se relever plus tôt, pour toute réponse, si on pouvait appeler ça une réponse, Alan avant hoché légèrement la tête. Bon ben, comme il s'en doutait, la conversation n'était pas son truc (*crayon se demande encore pourquoi elle fait toujours des persos asociaux*). En jetant un œil dehors, il remarqua la nuit qui s'annonçait. Et étant debout depuis facilement quatre ou cinq heure du matin, et ayant marché une bonne partie de la journée, il n'avait même pas la motivation pour aller manger. Finalement le garçon se leva, et tout se dont il avait envie, c'était d'aller s'en griller une. Alors il sorti du bâtiment, en fit le tour pour trouver un mur d'un côté ou il n'y avait ni terrasse ni rien d'autre que le mur. Il s'assit contre, en face de plusieurs arbres qui faisait le début d'une des forêts qui juxtaposait cette aile, les jambes étendues. Il ne voyait presque plus entre les troncs à cause de l'obscurité et du fait qu'il n'y avait ici rien d'autre que la lumière de la lune montante. Enfin, il y eut quelque secondes une minuscule lumière en plus, celle de la flamme du briquet qui lui servit à allumer sa cigarette. Il ne se rappelait même plus quand ni comment il avait commencé la première fois, ni pourquoi, seulement que quand il s'était réveillé, il avait été surprit par l'habitude que son corps avait avec cette chose malsaine. Ses poumons devaient être plus noirs qu'un béret basque, mais au point ou il en était, c'était le dernier de ses soucis.

Plongeant la tête sous l'eau, Skulrak n'était pas mécontent que le soleil laisse sa place à la nuit. Cet astre était toujours trop brillant dans les environs, de toute façon. Et en bonus, ça faisait déserter la plage à toute cette vermine humaine qui ne savait que grouiller. Du coup dans l'eau il n'y avait plus personne et c'était tant mieux. En tournant la tête vers les lumières du bâtiment et de la terrasse, il remarqua que les humains avaient l'air de vouloir manger ensemble, et ça, ça voulait dire conversation et autres mondanités agaçante ? Très peu pour lui, rien que les entendre ça tapait sur ses nerfs inexistants, alors le dracoliche se leva. Quand il était calme et n'avait rien à faire, quand il n'avait pas envie de défier un autre dragon dans un combat à mort ou a chasser, normalement il allait tout simplement dormir, ou se mettre en hibernation, pour un temps indéterminé. Alors il se leva, écarta ses ailes lacérées, et donna un seul fort battement pour sauter le plus loin qu'il put, se laissant ensuite lourdement tomber sous l'eau.
Il commença à marcher sur le sol marin, sans être gêné, intrigué par une lueur lointaine sous l'eau salée. Un genre de poisson globe peut-être ? Bien que ça semblait plus gros que ça. Ou un banc de poissons bioluminescents. Mais de là ou il était impossible de le dire. Skulrak fit en sorte de réduire son aura bleue, de sorte de ne pas attirer tout les poissons autour de lui non plus. Il marchant quelques temps, voulant atteindre les endroits profond ou il faisait plus froid, sauf qu'il sentit un mouvement au-dessus de lui. Des mouvements plutôt, comme si l'eau était agitée par quelque chose de gros. Le dracoliche leva le crâne, intrigué par des ombres à la forme étranges qui se découpaient sur les très faibles rayons de lune qui arrivaient encore à percer jusqu'à lui. Il donna un coup d'aile pour se décoller du sol, et attrapa un truc qui passa près de lui, entre sa mâchoire, qu'il coupa d'un seul coup de croc. C'était gluant. Une tentacule, sérieux ? Et d'ailleurs, le fait qu'il en sectionne une n'avait pas l'air de plaire beaucoup à cette espèce de grosse pieuvre, car elle s'agita d'un seul coup. Et Skulrak se sentit comme un chat qui venait d'attraper une musaraigne et qui commençait à s'amuser avec. Tout content d'avoir trouvé une bestiole de ce genre ici, il laissa ses pattes arrières retomber sur le sol, rien que pour se donner un appui, et il envoya un second fort battement d'aile pour se propulser vers le mollusque géant. D'ailleurs il rentra dans quelque chose de mou, et complètement à l'aveugle, il se mit à mordre dans tout les sens pour taillader ce truc. Ça faisait pas mal de remous, et le dracoliche ressurgit en surface en grognant, alors que les tentacules s'agrippait à ses os et que lui même accrochait ses griffes au corps mou. Remarquant ensuite la même dragonne que tout à l'heure, et mit d'humeur bien plus enjouée grâce à cette partie de pêche inédite, il choppa une autre tentacule dans sa gueule, et l'arracha en déchirant les chairs caoutchouteuses de ses crocs. Puis il l'envoya vers la dragonne comme si il lui faisait une passe.
-"Si vous n'aimez pas les boyaux, peut-être préférez vous les tentacules, milady ?"
Annonça t-il, et juste après, la bestiole calamar décida de se retourner, et lui envoya un magnifique jeu d'encre en plein sur le crâne. Les os teint en noir complet, mais pas du tout aveuglé – au moins l’absence d'yeux avait un avantage – il contre-attaqua en mordant férocement le bec de ce calamar, et l'arracha sans ménagement. Très amusé à l'idée de tuer cette chose, il continua à lutter contre, arrachant des bout de chair, les tentacules restantes du mollusque géant essayant aussi de lui décrocher les os, et perçant facilement les membranes de ses ailes.

***

Welo pencha la tête, intrigués par les dires de Saï, pour tout dire, il n'avait pas entendu parlé du lien brisé entre le garçon et son dragon. D'ailleurs, il n'avait pas vu Elios depuis longtemps d'ailleurs. Il se demandait bien ce qu'il devenait. Bon une vingtaine d'année dans une vie de dragon ça ne représentait pas grand chose, mais version humaine ça devait être tout autre chose.
-"Ah bon... désolé pour Elios."
Répondit le dragon à plumes. Puisque Saï n'avait pas l'air d’être gêné par l’absence de selle, Welo attrapa le jeune homme par le col comme un lion soulevant son petit, et la plaça délicatement entre ses épaules.
-"En plus ça fait un bout de temps que Holly ne coupe plus mes poils, ça sera confortable au moins. Accroche-toi bien !"
Sans perdre plus de temps, qui étendit ses ailes et décolla d'un coup sec pour prendre de la hauteur rapidement, et pour le bonus, tout content il fit quelques vrilles aériennes avant de se stabiliser.
Holly de son coté releva un peu le menton, amusée par la remarque de Tora sur la nourriture instantanée.
-"Vraiment ? Dans ce cas faudra que je t'invite manger à la maison un jour. J'ai plus de temps libre qu'avant. Et puis, quand t'as un enfant, tu ne peux décemment pas lui servir que des raviolis en boite alors j'ai bien été obligée de faire un effort pour cuisiner."
Remarqua t-elle en s'étirant les bras d'un geste nerveux. Puis concernant son frère, d'après ce que lui avait raconté Welo il y avait des années, elle avait été sure que le dracoliche avait encore fait un truc louche.
-"Pour être honnête... je m'en doutais un peu. Il a l'air... andlaust..."
Depuis pas mal de temps déjà elle considérait son frère comme mort. Le fait qu'il revienne maintenant... elle ne savais pas quoi en penser, seulement qu'il ne devait pas s'agir d'un problème dû à la vague de magie récente. D'ailleurs elle n'était même pas sure d'aller prendre la peine de lui expliquer en large, en long et en travers qu'elle était sa sœur, à quoi bon de toute façon, elle était sure qu'il re-disparaîtrai rapidement après avoir quitté cet endroit.
-"Personnellement, je préférerai manger avant de m'occuper de  ce problème."
Sur la terrasse, apparemment le repas du soir n'allait pas tarder donc, elle attrapa plusieurs chaises en plastiques et les disposa tout autour de la table. Ceux qui voulaient manger venaient et puis c'était tout... elle n'allait pas les appeler comme des gosses. Interpellée par une voix masculine inconnue qui avait l'air de sortir de nulle part, Holly tourna la tête pour regarder le grand homme au niveau de la barrière de la terrasse. Étrangement elle était certaine de l'avoir déjà vu quelque part. Mais seulement en photo, et pas le genre de photo que l'on prend en vacance. Plutôt dans le style "wanted". D'ailleurs elle avait aussi déjà vu ce genre de dragon bizarre qui l'accompagnait. Enfin, seulement en dessin, dans quelques compte-rendu de recherche. C'était ce qui arrivait quand on avait du temps pour lire et accès à beaucoup d'archives. Car si son corps avait régressé, au moins elle n'avait pas perdu la mémoire de tout ce qu'elle avait lu et apprit.
-"Je ne sais pas qui vous a dit de vous méfier, mais pour ma part il avait manifestement tord. Si vous voulez, vous pouvez venir manger avec nous."
Dit-elle en s'asseyant à table avec un demi-sourire amusé. Pourquoi pas après tout ? Cet endroit semblait comme hors du temps et de toute façon, ça faisait longtemps qu'elle avait perdu la motivation de faire régner la loi.
Welo n'avait prit que quelques minutes, autant qu'à l'allée, pour faire le retour. Il se posa en douceur sur la plage – histoire de ne pas faire voler tout un tas de sable dans tout les sens – et avant même que le garçon ne descende de son dos, il l'attrapa et le posa à terre. Parce que Welo adorait soulever les enfants en les attrapant par le col comme des lionceaux. En voyant arriver son dragon, Holly se manifesta vers le jeune arrivant en faisant un signe de la main et en l'appelant, lui faisant mine d'approcher.
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Feather
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 26 Nov - 17:48

Spoiler:
 

Welo ne se gênait pas pour rappeler à Saï qu’il était redevenu un gosse, enfin, c’était surtout en le portant en mode chaton qu’il le faisait. Être transporté par le col, Elios faisait ça aussi à une époque, lorsqu’il avait… véritablement l’âge dans lequel il s’était retrouvé. Ça l’avait toujours agacé mais ça avait toujours amusé les dragons. Au bout d’un moment, on ne râlait même plus et le garçon ne s’en redonna même pas la peine, reprenant l’habitude de se laisser faire. Il fallait bien qu’il accepte sa nouvelle condition après tout.
Saï n’avait jamais eu l’habitude des dragons à plumes et à poils du genre de Welo alors pour le confort… Honnêtement, il s’en fichait un peu, c’était plus sur la question du vol qu’il s’inquiétait un peu, ça faisait si longtemps… Mais Saï était un Argeyen pur souche et probablement sur une paire de génération alors lorsque le dragon doré s’envola, s’accordant le luxe de quelques acrobaties aériennes, le garçon sut instinctivement quoi faire pour garder l’équilibre malgré que Welo ne soit pas du tout son dragon.  

Sentir le vent fouetter son visage, respirer l’air pur de l’altitude, la légèreté du vol, la puissance du muscle du reptile, sa souplesse, tout ça, ça lui avait tellement manqué. Même avec un avion, on ne ressentait pas la même chose, c’était aussi pour ça qu’il avait abandonné tous ses projets  d’aviation, ça l’avait dégouté. C’était vraiment différent. Avec Welo, il ne ressentait pas les mêmes sensations, le même plaisir qu’il avait eu avec Elios mais il appréciait grandement d’avoir à nouveau ce type de vol.

Limite il aurait voulu lâcher les mains, étendre les bras, se laisser happer par l’air. Il regrettait tous ces moments perdu sur le plancher de l’île. Plus que l’armée d’Argeya qu’il avait toujours admiré, plus que les légendes qui faisait de l’île ce qu’elle était, plus que ses passions pour les machines volantes, c’était ça qu’il était, une personne faites pour vivre dans les airs, avec son dragon et c’était ce genre de personne qu’il n’avait jamais vraiment réussi à être, c’était peut-être pour ça que sa vie avait paru assez vide jusque-là, parce qu’il n’avait pas compris que c’était ce qu’il était et là, Welo, pour une simple promenade de pratique lui rappelait tout ce qui lui avait manqué. Parfois, il avait vraiment été très con.

Mais toutes choses ont une fin et les petits plaisirs aussi. Rapidement  le dragon doré arriva sur la plage où il y avait tout le monde, le fit descendre (encore en mode chaton à son grand désarroi). Et Holly l’appela, elle n’était pas seule, il y avait du monde déjà dont certaines personnes qu’il ne connaissait pas du tout (désolée, je ne sais plus qui est là et en relisant vite fait les posts, j’ai pas trouvé). Le garçon remercia Welo puis il rejoignit tout ce petit monde, pas franchement convaincu pour certains.

-Hum… salut.

***

Spoiler:
 


Il attendait une réponse de sa dragonne sans vraiment espérer en avoir une. Cette dernière avait laissé un blanc s’installer et il n’y avait plus que le sifflement du vent qui s’engouffrait dans la fenêtre et le fracas des vagues comme sons. Sentir l’air sur son visage, maintenant qu’il se sentait un peu mieux, lui fit énormément de bien, l’enfermement prolongé vous apprenait souvent ô combien la liberté était mieux. Mais la contemplation et ce moment de calme prirent tout les deux fin avec un énorme fracas métallique dans le couloir, suivit assez rapidement de pas qui semblaient lourds et maladroits, comme si la personne qui marchait était à bout de forces, le tout accompagné d’une odeur âcre de sang que notre jeune prince du passé avait fini par apprendre à reconnaître. On entra dans l’infirmerie. Alexandro se décala de son rebord de fenêtre, fit quelques pas histoire de trouver un équilibre entre la stabilité d’une position debout et la douleur qu’apportait sa blessure récente. Puis il se dirigea vers la porte qu’il ouvrit non sans un grincement gênant que faisaient presque toutes les portes qu’on voulait ouvrir sans faire trop de bruit. Sa dragonne, ayant pris une taille de poney, lui tira l’arrière du haut de pyjama, peu confiante, voulant que son cavalier n’attire pas trop l’attention et qu’il se repose comme si de rien n’était, chose qui n’empêcha en rien le garçon blond d’être curieux.

Il vit littéralement un fantôme. Là, se tenait devant la pharmacie une jeune femme cherchant frénétiquement quelque chose telle une camée en manque. Elle avait la peau pâle, ce qui tranchait effroyablement avec du sang qu’elle avait partout (mais qui étrangement, ne semblait pas si choquant que ça sur elle, comme un accessoire habituel), de longs cheveux clairs et un style vestimentaire plutôt particulier.

« Ce ne serait pas… »

« Zéro… »

Il avait coupé la phrase mentale de sa dragonne pour la finir avec ses propres pensées dites à haute voix. C’était Zéro, ça ne pouvait être qu’elle, impossible que ça puisse être quelqu’un d’autre, la similitude était beaucoup trop grande. Et ce nom, c’était la seule chose qu’il arrivait à dire à ce moment précis, il avait l’impression d’avoir bugué. Il avait l’impression que toutes les forces de son corps l’avaient quitté, si une explosion se produisait dans le couloir, il ne la remarquerait même pas. En lui, tous ses sentiments, toutes ces choses abstraites qui composaient les êtres pensants se mélangeaient pour ne faire qu’un fouillis monstrueux à l’intérieur de lui. Il avait envie de la haïr, l’insulter, lui cracher dessus, de la frapper pour avoir disparu, pour avoir abandonné son poste, avoir fait perdre la guerre, pour lui avoir tiré des larmes et pour l’avoir laissé tout seul. Et d’un autre côté, il était heureux de la revoir, limite il voulait la serrer dans ses bras pour s’assurer qu’elle était vraiment revenue même si elle risquait de le repousser violemment, ça lui réchauffait son cœur, lui rappelait qu’il avait eu des faiblesses d’enfants et qu’il les avait encore, lui rappelait que dans ce monde, il avait apprécié quelqu’un.
Mais il ne fit rien de ces deux choses, il tourna les talons et retourna dans sa chambre.

« Tu n’as pas répondu à ma question Alya »

La dragonne se retrouva sans comprendre. Cette Zéro était peut-être le seul être humain pour lequel son cher cavalier avait éprouvé de l’affection, il était même probable qu’il ait inconsciemment poussé ceci jusqu’à la considérer comme un équivalent d’une grande sœur ou quelque chose du même genre. Alors elle ne comprenait pas comment il pouvait repartir tranquillement comme ça aller admirer les étoiles par sa fenêtre.

« Je ne comprends pas, je pensais que tu irais… je sais pas… lui parler ? »

« Et pourquoi ça ? Les morts le resteront toujours quoiqu’il arrive et ceux qui ne le sont plus… »

Il se retourna un instant, pour revoir Zéro en face de sa porte puis il retourna à sa fenêtre, probablement un peu agacé.

« … Ne sont que des menteurs. »


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ytka

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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Dim 13 Déc - 22:57

Les cavaliers et leurs dragons mirent pieds à terre, observant avec ambition Argeya, source de leurs nouvelles vies qu'ils espéraient être meilleures. Ils se trouvaient à l'entrée de la ville qui fourmillait de dragons en liberté et de leurs cavaliers en tout genre. Ils étaient entourés d'immeubles, dans ce qui semblait être une sorte de quartier d'affaire.

- Bien, dit Livaï, je vais me rendre dans une mairie, pour me renseigner sur la législation ici. Je te laisse faire ce que tu veux excepté de te mettre une nouvelle fois dans une situation dangereuse. C'est bien clair?
- Oui oui... Tu viens Zéphir? On va voir ce qu'il y a d'intéressant à faire ici.

Ils s'éloignèrent en direction du centre-ville et laissèrent Livaï vaquer à ses occupations, non sans un regard plein de sous-entendus entre lui et Zéphir, quant à la protection de Cloud.

***


Cloud était impressionné de la grandeur d'Argeya, cela lui faisait effectivement une différence quand on la comparait à la taille ridiculement petite de son village dont il était originaire, Palis. Il prit le manche de son épée entre ses doigts et serra, comme pour tenter d'extérioriser sa colère et ses douloureux souvenirs. Heureusement, Zéphir était là pour le calmer :
- Cloud, tu viens ? Il y a un gros nuage de brouillard là-bas, j'ai envie d'aller voir ce qu'il y  de l'autre côté.
Le dragon était toujours heureux de voir du brouillard, surtout lorsqu'il était aussi épais que celui-ci, à l'écart de la ville. Il était par ailleurs curieux de voir ce qui se trouvait de l'autre côté, il n'avait rien pu apercevoir lors de leur arrivée sur l'île par la voie des airs.
Cloud, lui, avait la tête ailleurs depuis déjà quelques temps et ne manifestait pas vraiment d'envie à aller là-bas, mais pour ne pas inquiéter encore plus Zéphir il se força à sourire et de tenter de répondre d'un ton qui se voulait joyeux:
- Oui, on ne sait jamais, peut-être trouvera-t-on quelque chose!
Le dragon n'était cependant pas dupe, et vit bien que sa réponse ne correspondait pas au Cloud habituel. Il préféra ne rien dire et agir comme si ne rien n'était, pour voir comment il se comporterait plus tard, avec l'espoir que son humeur s'améliore.

Ce fut ainsi qu'ils se retrouvèrent à voler au-dessus d'Argeya, tout les deux soucieux mais aucun n'ayant le courage de prendre la parole et d'exprimer leur ressenti.

Argeya était vraiment une ville splendide, bien plus civilisée que la plupart des autres régions par lesquelles ils avaient déjà fait escale. Mais ce qui la différenciait des autres était bien sûr la quantité importante de dragons, tous plus beau les uns que les autres. Ils semblaient -pour la plupart- vivre en parfaite harmonie avec la population, du moment qu'ils se respectaient mutuellement. Cloud savait malheureusement que ce n'était pas le cas, et même une ville comme Argeya devait avoir sa dose de pauvreté et de problèmes liés aux dragons. Mais il semblait (du moins en apparence) que ce n'était qu'une partie relativement mineure de l'île.

Ils arrivèrent à l'entrée du nuage de brouillard, et Zéphir remarqua immédiatement que l'humidité était plus chargée en eau salée que d'habitude.
- Cloud, il y a quelque chose qui cloche.
- Mmh? Oui, quoi?
Zéphir le fit sursauter, Cloud était -encore une fois- perdu dans ses pensées.
- Je disais juste que le brouillard est différent, plus salé. Comme si nous étions proches de la mer.
- Vraiment? Eh bien voilà quelque chose d'intéressant!
- Mais nous sommes sur une île. Ce n'est pas normal.
- Tu sais, Argeya est un endroit qui regorge de dragons, ce qui la diffère totalement des autres îles. Alors le fait qu'il y ait même une plage ici ne m'étonne même pas.
- Mmh oui. C'est effectivement possible, en partant de ce point de vue-là.

Ils sortirent enfin du brouillard, et ils virent en effet une longue plage sur laquelle étaient déjà quelques dragons et leurs cavaliers, ainsi qu'une mer dont l'eau semblait très claire et un bâtiment qui faisait curieusement penser à un centre de vacances.
A la vue de cela, Cloud s'extasia comme un enfant le ferait, et voulu immédiatement se poser, requête qui fut acceptée avec exaspération par Zéphir, qui décidément n'en avait pas finit de s'occuper de lui.



***


Livaî soupira en voyant son neveu déjà se précipiter vers de nouveaux ennuis, il en était quasi-certain. Mais il y avait au moins Zéphir avec lui, et cela le rassurait beaucoup. Il se tourna vers Astragant :
- Tu peux aller te promener si tu veux, je risque d'en avoir pour longtemps.
Astragant ne se fit pas prier, et parti explorer l'île à la recherche de massifs montagneux.

Ce qui laissa LivaÏ seul, tout le monde étant parti vaquer à ses occupations. Il suivit les panneaux qui indiquaient le centre-ville, en espérant que tout se passerait bien cette fois-ci. Car étrangement, la plupart des personnes à qui il demandait son chemin ou une quelconque information prenaient peur et s’enfuyaient. Cloud lui répétait que cela était dû à son apparence et surtout à son expression effrayante et froide, mais il avait toujours du mal à le croire et se disait que cela était forcement à cause d'autre chose. Mais il ne savait seulement pas quoi.

Mais ici à Argeya, il n'avait pour l'instant croisé qu'une dizaine de personnes qui l'avaient dévisagé, rien de plus. Bon, et une jeune fille avait rougit en le voyant, mais ce n'était pas quelque chose d'important. En tout cas, il arrivait au centre-ville et vit au loin un grand bâtiment. Il s'en approcha et bingo, il tomba sur la mairie. Bon, il devait seulement trouver le moyen de s'inscrire, lui et Cloud en tant que citoyens d'Argeya, cela ne devrait pas lui poser beaucoup de soucis, du moins il l'espérait.
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 30 Déc - 0:17

Si Elliot était rapidement ressortit de la cuisine, ce fut une fois le repas prêts et la table de dehors pour qu'ils puissent manger à peu prêts mise -il ne savait même pas exactement combien ils seraient à manger là ce soir... mais passont ce détail- Il s'était apprêté à rejoindre les autres pour pouvoir au moins les prévenir que le dîner était prêts. Quand Kurakka eut l'excellente idée de soudainement le surprendre alors pas peu fier d'avoir fais sursauté son cavalier.... quand à la discution qui s'en suivit, Elliot n'en comprit pas vraiment le sens et en fut surtout mal à l'aise. Bien qu'il n'arrivait pas à savoir si il s'agissait là de son propre malaise ou de celui de son dragon... dragon qui venait juste de repartir sans même lui donner un semblant d'explication.
Mais il n'y prêta pas plus attention au final, car il fut surprit de remarquer Welo arriver... avec un jeune garçon qu'il portait comme le ferait une chatte avec son chaton, jeune garçon que le blond reconnu forcément. Alors Elliot afficha un de ces sourires qu'il affichait tout le temps lorsqu'il était content pour aller saluer son ami... qu'il n'aurait bien sur pas crut revoir de sitôt. Lui qui n'avait pas voulut voir les autres jusque là... Bref le blond ne se gêna absolument pas pour attraper Saï d'un bras et ébouriffer ses cheveux de l'autre main alors qu'il s'exclama :
" Hahaha ! Saï ! Je suis content de te voir ! Dis donc t'es redevenu aussi petit qu'à l'époque !"

Tora avait eut un large sourire à la proposition d'Holly, oui pourquoi pas si c'était proposé ainsi tiens, elle n'allait pas refuser une invitation... plus encore pour manger.
"Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde ~ Héhé dis toi que tu n'a pas besoin de faire de gros effort, si je suis capable de manger ce que je cuisine, n'importe quelle cuisine à côté peu bien paraitre délicieuse !"
Elle croisa les bras en écoutant simplement la réponse de la blonde quand elle lui parla d'Alan apparement l'ancienne lieutenante n'était pas vraiment surprise de ce que lui apprit Tora. Ce fut donc cette dernière qui s'intrigua plutôt de ce que devait bien savoir son amie. Mais elles pourraient en discuter plus tard... en attendant la forgeronne opina, oui qu'elles aillent d'abord manger ceci était une bonne idée.
Quand au geste qu'Holly fit, il attira forcément l'attention de Tora et elle fut contente de constater qu'il s'agissait de Saï. Tiens cela lui rappelait quand il venait à cet age-ci -avant que le temps ne remonte- lui demander quelques trucs de la forge. Oh tiens un peu de mélancolie...

Il faut savoir que mêpe sur Argeya se faire soudainement kidnapper par un dragon c'est vachement rare. Encore plus si ce dragon n'est pas le votre. Hotarô avait donc une double raison d'être surpris. Et les premières secondes passées il se demanda ce que pouvait bien lui vouloir Arashi. Hotaro prit tout de même soin de se tenir d'une main même si il soupira presque quand il demanda à la première parole posé du dragon de foudre :
"On t'a jamais dis denpas kidnapper le cavalier des autres ? T'es chanceux que je n'ai pas le mal de l'air"
Remarque pas si ridicule vu que certain cavaliers souffraient vraiment de mal de l'air, effet qui disparaissait uniquement sur le dos de leur dragon. Mais peut importe ces malheureux. Cette remarque de la part d'Hotarô lui valut une exclamation indigné de la part de Rin. Car non ce n'était pas forcément une bonne idée de parler sur un ton si nonchalant quand on est sur le dos d'un dragon n'étant pas le notre... enfin pas une bonne idée si l'on ne veut pas voir notre espèrance de vie soudainement réduite à quelque secondes tout au plus. Ceci provoqua un soupire exaspéré d'Hotarô, son frère et sa tendance à toujours paniquer....
Le cavalier repporta son attention sur le dragon, haussant un sourcil à sa question :
"Tu pourrait le demander plus poliment je suis pas une boite à info'"
Mais il ajouta quand même pour accéder à la requête -il tâchait d'ignorer le côté ordre par rapport à sa propre fierté mal placée- du dragon :
"Hm l'île est devenu vachement autonome. Plus de moyen de communication et plus de thecnologie, un gros boum en avant... pour les humains. Pour les dragons quelques loisnont été instaurés pour garder les territoires des dragons sauvages sain de toute présence humaine. Y avait trop de mort.
Puis cette explosion magique récemment... Des personnes ou dragons morts sont revenus à la vie et d'autres ont simplement disparu sans laisser devtrace. Pour ceux étant restés nous avont rajeunis. Et surtout y a une espèce de tour qui est apparut elle irradie la magie à un point insuportable mais cette chère armée argeyenne veille... z'ont déjà interdit tout accès et personne sait ce qui s'y trouve. En tout cas la magie est carrément instable en ce moment et c'est sûrement dut à tout ce bordel"
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Ikari
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Mer 30 Déc - 2:27



Elle se sentait à bout, perdu, le goût du sang se répandait sur sa langue, éveillant cette part monstrueuse qui se mouvait en elle, qui sortait d’une longue torpeur de vingt années.  Sa tête résonnait, son esprit s’engourdissait, son être sombrait peu à peu vers les délices de la malédiction, vers les délices de l’onde qui agissait comme les vibrations d’une corde tendue. Le sang l’appelait, la mort voulait l’enlacer, toutes raisons s’effaçaient, toutes pensées disparaissaient peu à peu. L’ombre en elle grandissait, plus horrible, plus terrible, plus enragée, plus excitée. Plus pire encore. L’espace autour d’elle disparaissait, engloutissait avec lui la notion du temps, volant à cette tueuse dont le sang pulsait, dont le sang prenait possession dans l’espoir d’une boucherie. Ses sens se perdaient, se noyaient sous l’envie, sous le désir de ce liquide vital, pire qu’une bête, pire qu’un monstre Zéro devenait un démon assoiffée, affamée. A peine avait-elle entendu la respiration de la personne dans l’infirmerie, à peine avait-elle sentit sa présence. Bien au-delà de tout cela, elle avait senti le sang. L’appel terrible, un sang qui pulsait dans le corps d’un être que l’Ombre voulait tuer. La mercenaire n’était plus. Elle était l’Ombre. Et elle voulait la mort, elle voulait de nouveau reconnaître le liquide rougeâtre.

Zéro avait échoué, la prise de médicament, de calmant, ne l’avait pas aidé dans le combat contre elle-même, ses tremblements redoublèrent, son souffle pantelant résonnait avec ses pas alors qu’elle marchait vers l’extérieur, s’enfuir, éviter de tuer tout le monde. Le peu de raison qu’il lui restait ce concentrait sur cet objectif avec peine tandis que ses mains froissaient ses vêtements blancs et sang, la misère lui tombait dessus. L’Ombre gagnait. Mais la bataille Zéro ne pouvait la perdre, c’était trop dangereux, trop risqué. Ses jambes ne la portaient plus, son corps lui-même se rebellait contre sa raison, et autours d’elle les lames prenaient grand plaisir à la taquiner, à voleter autour d’elle comme pour l’inciter à prendre une garde et à enfoncer la lame jusqu’à la poigne dans le ventre du premier passant, de le trancher, de le taillader, de l’entendre hurler, supplier sa propre mort. L’Ombre tressaillit à cette simple idée, à cette simple vision dans un esprit chaotique.
Il fallait tuer, torturer, il fallait faire couler le sang pour que cette ardeur se calme, il fallait assassiner, se baigner dans le sang et l’extase du meurtre pour que le roi trouve son divertissement. Il fallait s’abandonner comme par le passé à chacune de ses pulsions, à chacune de ses pertes de contrôle. Mais en vingt ans le monstre c’était seulement endormi, et son réveille demandait le sang, trop longtemps dans le déni car pour l’Ombre la mort était un déni, le déni de tout. Zéro avait ainsi pu éviter l’appel du sang, mais l’erreur était qu’aujourd’hui il était plus fort que jamais. Il pulsait, glissait, rampait dans ses veines tel un poison, se mêlait aux envies, aux désirs profonds et enfouis. Personne, personne ne pouvait arrêter l’Ombre gagnante, elle avait planté son drapeau sur le crâne de la fleur maudite et le lys s’était entièrement teinté de rouge, il gouttait comme des larmes roulant sur les joues pour gouter du menton.

Une ombre, un monstre, une bête, un démon, une infamie, une calomnie… Il ne restait que ça, seulement ça. L’œil rougeoyant brillait d’une étrange lueur alors qu’elle s’avançait dans l’ombre du bâtiment, dans l’ombre des arbres de la lisière sombre, noire, pleine de ténèbres tout comme elle. Zéro était la fin, en mercenaire elle était celle qui imposait la fin pour le détracteur de son client, elle était celle qui, reconnue, achevait la vie sans se poser de question. Elle avait été appelée au service d’un roi, maintenant elle était l’ennemie d’un peuple. Pourtant qu’importe, la jeune femme ne se cacherait pas, comptant reconquérir sa réputation, mais là, ici et avant tout… Elle comptait tuer. Elle voulait tuer. C’était une lutte contre soi-même qu’elle avait perdu, une lutte contre l’Ombre où elle avait échoué mais avait-elle déjà gagné auparavant contre l’Ombre ? Son esprit s’était toujours abandonné à cette folie, à cette pulsion sanguine, mais à l’époque elle avait carte blanche, tuer chaque soir, chaque nuit, sans vergogne, sans pudeur, sans risque. Comme une douce mélodie l’idée du meurtre jouait sa partition dans ses pensées, enveloppant son être, son corps et son esprit dans un cocon aux toiles de sang et de chair. Comme une droguée en manque de son graal Zéro tremblait, elle se portait, se supportait, mais dans tous les cas la bataille était perdue. L’Ombre cherchait une pauvre âme dans la solitude, ou une simple coquille qui ne manquerait à personne. L’Ombrait cherchait une personne aimé ou alors non aimé, elle cherchait une personne capable de se défendre ou une personne dans l’incapacité, elle cherchait une hurleur ou un silencieux. Elle s’en moquait. Elle voulait tuer. Tuer. Tuer encore. Tuer toujours.

La forêt de ténèbres semblait la guider, l’appeler, comme un doux murmure suave. L’Ombre se fiait aux ténèbres, sentant l’odeur de fumée dans l’air, l’alléchante odeur de cigarette. Mais en même temps Zéro s’était abandonnée à ce besoin primaire et bestial de sang, même elle voulait tuer de manière consciente, alors comme un partage, comme une forme de schizophrénie l’Ombre et Zéro pactisaient pour l’extase d’une glorieuse boucherie, tuerie. La proie ne fut pas longue à trouver : déjà dans son champ de vision se dessinait le corps assit d’un fumeur. Ses lèvres s’humectèrent tandis qu’elle se mordillait la lèvre inférieur avec joie et bonheur. L’Ombre l’enlaçait déjà si étroitement que le monde autour disparaissait dans un chemin de sang, dans le même chemin de sang qui dans son âme menait à son cœur puissant mais terre d’un lys aux racines s’enroulant sur l’organe pour y pousser. Dès cette instant il n’y eut plus rien d’humain chez Zéro, elle ferma son œil, trembla et une première lame apparut et vint se planter droit dans le poignet gauche du garçon alors qu’elle se rapprochait dangereusement vers celui qui calmerait cette  pulsion brûlante qui sévissait en son sein. Elle le tuerait ; elle allait le tuer. Mais d’abord elle voulait l’entendre hurler, gémir, pleurer, elle voulait qu’il le divertisse. Pourtant dans un sens elle sentait qu’elle ne pouvait pas prendre son temps, il pouvait être dangereux. Ce fut donc par conséquence qu’elle lui trancha la gorge avec la lame sacrée qu’elle utilisait si souvent, et la vue du sang fit parcourir sur son dos un étrange frisson de plaisir. La boucherie commença, et dans son esprit il lui sembla le connaître. Yan ? Lan ? Aan ? Elle chercha pendant un moment, alors qu’elle le réduisait en charpie, qu’elle le faisait saigner, qu’elle devait le torturer au point qu’il serait à peine méconnaissable une fois finit avec. C’était un jeu, un terrible jeu, un jeu inhumain certain mais l’Ombre n’avait rien d’humain.

Le sang s’écoulait sur ses mains, ses vêtements empestaient l’odeur du liquide et jusque dans sa bouche le goût de métal se répandait. L’autre ne devait plus être vivant vu le sang qui n’arrivait qu’avec peine à disparaître dans la terre. Mais dans tout cela, devant ce cadavre déchiqueté, comme si une bête venait d’en faire son repas, Zéro se sentait de nouveau bien. Son regard neutre fixait Alan, en elle aucune pitié, aucune honte, aucune compassion. Les faits étaient faits. Elle l’avait tué. C’était un fait. Dorénavant le calme froid l’habitait, peut-être avaient-ils attiré des gens, peut-être que bientôt des touristes arriveraient en masse, hurleraient et crieraient, peut-être rechercheraient-ils la chose qui avait fait ça. Qu’importe, elle était une tueuse. Zéro essuya son visage sanglant d’un revers de bras, poussant un long soupir alors qu’elle tournait les talons, glissant dans le sang, mais restant toujours bien droite. La mercenaire se moquait clairement de ce qu’elle venait de faire, elle avait toujours fait ça. Une rapide image d’Hotarô et de Rin naquit dans sa tête avant qu’elle ne se demande pourquoi elle pensait au noble quand soudain, au loin un cri retentit. La fleur maudite était partie au bon moment, elle ne s’était pas retournée et se dirigeait calmement vers sa chambre. Du rouge sur du blanc c’était toujours compliqué à faire partir. Il fallait donc mieux les laver le plus rapidement.

Quand elle fut de nouveau dans sa chambre les ténèbres engloutissaient déjà la pièce, l’avantage d’une chambre individuelle devait sûrement être la douche. Petite mais assez spacieuse pour être confortable, après ce qu’elle venait de faire c’était tout ce qu’il lui fallait. Ses vêtements se trouvaient en boule à ses pieds alors que l’eau roulait sur son corps qui aurait dû avoir trente-sept ans. Le sang s’était mélangé avec l’eau pour former un liquide rose s’échappant dans les conduits, et Zéro se l’avouait. Tuer l’avait manqué. Ses pulsions incontrôlables l’avaient manqué elles aussi. Son front se posa contre la paroi alors qu’elle frissonnait.
Oui. Tuer lui avait fait un bien fou. Ça l’avait calmé, ça l’avait détendu, et elle avait retrouvé la maîtrise sur soi-même. Tant pis pour cet Alan après tout, il avait été là. Au mauvais moment. A peine plus tôt, le gamin qui s’était tenu dans son angle mort dans l’infirmerie y serait passé si l’Ombre avait gagné à ce moment-là car même si Zéro ne l’avait pas vu. L’Ombre avait senti son sang. Mais l’Ombre était encore présente, affamée et désirant déjà une nouvelle proie.



Cet humain était réellement détestable, haïssable et la vouivre blanche ne s’empêcha pas de lever les yeux au ciel tout en sentant son corps se faire parcourir par sa douce électricité. En fait, ça lui donnait envie de jouer avec cet insecte. Un sourire carnassier se dessinait sur ses lèvres et déjà entamait-il une vrille descendante pour passer sous le sol de l’île, pour venir frôler la roche qui s’effritait. Il avait cette impression détestable que ce gamin se croyait plus fort que lui. Mais il préféra jouer à sa manière.
-Mon corps est parcouru par des milliers de volt qu’il crée… Je me demande si comme Zéro tu peux les supporter.
Sourire plus grand. Son cœur était palpitant, sa poitrine se serrait, une boule naissait dans sa gorge mais c’était la boule de l’extase, du plaisir que l’on retient, que l’on s’empêche de trop montrer. Se sentir vivant était si bon, mort on ne pensait plus, on en revenait comme à l’état d’un embryon. Mais un embryon mort. La sensation du vide alors que vivant il se sentait plein, il se sentait plus fort qu’avant, son pouvoir répondant avec harmonie à celle qui entourait à présent Argeya. Plus qu’avant il se sentait vivant.

Pourtant il fallait déjà reparler de chose plus sérieuse, mais Arashi continua de faire courir les lueurs bleues sur son cuir autour du noble, pour l’embêter assez. Puis… il avait beau y penser, il n’était pas satisfait des paroles, des racontars de Hotarô. De nouveau il repartit en vrille mais cette fois, à la manière d’un cheval sauvage, il fit tout pour faire glisser le garçon et le faire chuter. D’un coup agile, ses ailes fouettant l’air, ses épaules se contractant soudainement, et secoué par un spasme il fit tomber le cavalier. Ses yeux d’un rouge étranges suivirent un instant la chute puis aussi rapide qu’une fraction de seconde la bête de la foudre se retrouva sous le pauvre humain qu’il récupéra sur son museau. Peut-être aurait-il quelques douleurs à l’entrejambe. La vouivre s’en moquait. Royalement. Arashi s’excitait, prenait plaisir à vouloir jouer, à désirer que le duo rentre dans son jeu et pourtant il restait très attentif à ce qui l’entourait, il prenait gare à ne pas blesser le jeune homme, il faisait aussi attention à sa dragonne, on se méfiait toujours d’une belle femelle notamment quand elle était une Furie Nocturne un peu trop protectrice.
-Revenir à la vie… Mon cas. Vulcain est un idiot. Des lois n’arrêteront pas des dragons sauvages, si l’on veut un territoire on l’aura, qu’importe les portes, sur vous, même avec votre technologie nous sommes plus forts. Ne t’es-tu jamais demandé d’où viennent vos pouvoirs, petit humain ? Qui te dit que la concentration de magie vous les donne à la naissance et qu’au final ce n’est pas ton partenaire draconien qui te transmet une sorte de pouvoir caché ? Puis la technologie… Pauvres humains.

Il parlait en faisant bouger le cavalier assit sur son museau, et cette fois il était descendu plus bas, préférant les nuages sous son ventre que la roche au-dessus de sa tête. Vulcain était un griffon. Un tueur de dragon mais le problème était qu’il ne pouvait par conséquent pas les comprendre. Il les tuait, les chassait, ça coulait dans son sang, dans ses vaisseaux sanguins. C’était inévitable, par conséquent ce fait faisait que Vulcain même inconsciemment penchait plus pour l’entraide humaine et poussait les dragons plus loin dans les terres qui pourtant leur appartenaient. L’on pourrait dire tout pour le contredire mais c’était chose vraie, l’inconscient agissait sur la conscience, la génétique agissait sur le corps, l’esprit. L’instinct était pire que tout.
Soudainement Arashi arrêta de voler, il se plaça à la verticale, ses ailes brassant l’air pour le faire voler en surplace. Une certaine tension électrique se créa mais il n’en prit point compte, son regard se perdit quelques instants dans le vide avant de se planter dans ceux or du jeune homme. Un sourire terrible se dessina, il était atroce, affreux dans le sens où il signifiait quelque chose de tragique, son regard se fit joueur. Il trembla. Il frémit. Elle venait de recommencer. Elle venait de se laisser aller, abaissant toutes les barrières de son esprit mais fermant automatiquement toutes discussions. Il pouvait sentir l’odeur du sang à travers les sensations qu’elle ressentait. Il pouvait sentir le lys pomper son énergie et la part de ténèbres rentrer dans une joie démoniaque.
Quand de nouveau il parla de sa voix grave, le ton était à la fois sérieux et amusé, chaque syllabe était détachée, et terriblement effroyable. Il jouait.
-Tu devrais aller voir ma cavalière, je suis prêt à te l’offrir pour cette nuit entière, car la nuit tombe et l’ombre avec. Le paradis qui devient l’enfer. Je te conseille de te dépêcher, qui sait, tu vas peut-être calmer les ténèbres avides de sang…
Il parlait comme dans un chuchotement, il susurrait en tremblotante, l’électricité claquant comme un tonnerre à leur côté, la lueur bleutée se fit plus dangereuse, plus envahissant pour rencontrer ce jeune homme, les volts étaient dangereux, mais qu’importe, il avait déjà relâché son pouvoir et ce dernier les entourait. Il les cernait et chargeait les nuages en petits éclairs, il faisait monter la tension, rendant l’air lourd et insupportable, la sensation de la chaleur lourde sur le cuir, la peau, de cette oppression qu’offrait la foudre, une sensation délicieuse pour le mâle. Sûrement un enfer pour Hotarô. Pauvre humain.
Son vol reprit, il grimpa pour revenir à une hauteur convenable, les reflets de la lune qui l’accompagnait dans son ascension glissait sur son corps comme le tranchant d’une lame s’abattant sur sa proie. Arashi riait de ce qu’il voulait faire à Hotarô. S’il n’arrivait pas à la calmer, serait-il mangé par cette ombre dans le lys de sa cavalière ? Serait-il vainqueur d’un combat contre la plus violente, la plus délicieuse et la plus terrible des ombres ?
Un rugissement annonça sa venue alors que son regard trouva immédiatement le lieu du crime. C’était insane, une pure folie, et pourtant… Un grognement de joie s’empara de lui alors qu’il se posa à quelques mètres du mort où déjà des gens venaient.
Il secoua le museau, faisant tomber à terre le gamin et se mit bien droit sur ses pattes puissantes et musclées, sa queue racla le sol et les griffes de son aile droite se plantèrent dans les tuiles du bâtiment, les faisant chuter alors que son sourire était celui d’un dragon avide de sang.
-Dépêche-toi noble. Une victime ne satisfera jamais l’insanité ; si tu la calme tant mieux, si tu ne peux pas… Enfouis-toi, cours là où les ténèbres ne te rattraperont jamais, cours là où ses lames ne pourront atteindre ta chair, cours ou meurt. Fais s’abandonner à toi ma cavalière ou abandonne toi à l’ombre qui guette son repas.
Sa voix était suave, profonde, et toujours de ce chuchotement joueur. Cette nuit serait une lame pour le noble. La vouivre se lécha les babines et s’envola d’un coup, provoquant quelques cris à cause du vent refoulait, et il partit. Il savait le garçon assez intelligent pour aller la voir, le crime était trop grave. Après tout. Il connaissait. Rin et Hotarô connaissaient du passé Alan J. Walker.

***



Ce dragon était vraiment… Vraiment horripilant, détestable, un être à haïr plus que tout. Sûrement les pensées de quelconques dragons qui connaissaient le dracoliche. Pour Némésis ce genre de pensées s’approchaient des siennes et en même temps s’en retrouvaient aux antipodes. La dragonne ne pouvait s’empêcher d’être à la fois dégoûtée par le liquide visqueux qui se répandait sur son cuir et son corps ; et encore, le sang était bleu donc c’était moins pire. Mais en même temps elle se retrouvait amusée par le caractère du mâle, comme s’il la cherchait, tentait d’attirer son attention en l’embêtant. Ou alors elle se faisait de fausses illusions mais c’était en vérité amusant de le voir comme cela malgré la vue des tripes qui la firent tressaillir et détourner le regard et même la tête du cadavre qui flottait. L’ombre et la lumière détestait réellement ça, si bien qu’elle se concentrait le plus possible sur les reflets d’ors que ses ailes renvoyaient sur la surface bleutée. C’était à peine si elle n’osait bouger dans le remous sale.
Pourtant, pourtant elle avait très envie de faire la gamine et de sauter sur le dragon mais ce n’était clairement pas approprié, et elle avait encore la mine boudeuse sans pour autant cacher le léger sourire qui perlait au coin de ses lèvres. C’était plus fort qu’elle, la dragonne ne pouvait s’empêcher de faire grandir son sourire et en même temps elle laissait un regard totalement désapprobateur. Dire qu’elle avait juste voulu être assez sympathique au départ et que cela faisait deux fois en même pas une ou deux heures qu’il lui proposait des boyaux. Bientôt elle allait se balader avec une pancarte « végétarienne » autour du cou. C’était un comble pour un dragon mais jamais elle ne s’était sentie complexée par cela, bien au contraire elle trouvait cela plus noble. Dans tous les cas Némésis malgré son faible sourire se décida à bouger, passant dans les entrailles pour s’éviter un détour, le sang s’accrochant aux écailles d’ors de son ventre alors qu’elle ne dit mot au dracoliche, ne s’encombrant point de le frôler. Il lui fallait regagner la berge, son corps s’épuisait et elle ne souhaitait pas sombrer dans des flots qui étaient noirs à présent par les premiers éclats sombres de la nuit. Néanmoins quand elle passa près du mâle la différence de température lui faisait un choc, la froideur, la fraicheur qui prenait possession de l’onde semblait se battre avec sa chaleur, comme pour l’asservir, la dominer. L’eau autour de la dragonne perdit assez de degré pour qu’immédiatement le gèle ne s’attaque à la température élevée, cherchant à la faire baisser. Ses membres s’engourdirent dans une sensation détestable alors que sa tête lui tournait. Elle se sentait bizarre, les mots naissaient dans sa gorge mais s’en retrouvaient bloqués.

Le malaise s’emparait d’elle, comme d’une pauvre bête devant son destin de mourir à cause d’un changement trop brutal de température. Son corps entier refusait ce choc thermique, tentant vainement de le combattre alors que la fraîcheur glaçait même ses ailes. Son sang ralentit, son cœur manquant quelques battements et sa vue se troublant, dans sa tête tout se bousculait, tout s’entrechoquait dans un fracas. Elle devait nager mais elle s’était arrêtée, tétanisée, bloquée, apeurée. Tentant vainement de faire grimper sa propre chaleur sans y arriver, elle se noyait dans la détresse, dans sa détresse alors qu’elle lui jetait un regard désemparé. Son souffle lui-même devenait brume et des tremblements saccadés coururent le long de son échine et en même temps la sensation que quelque chose clochait se fit plus forte, son esprit se vidait, ses sens se perdaient, sa vue n’était plus qu’un voile de ténèbres qui ne discernait qu’avec peine l’entourage, son toucher ne ressentait plus que le froid mordant qui l’avait remporté sur sa chaleur ardente, son odorat se perdait, son goût lui ne dévoilait que celui amer de la bile remontant dans sa gorge et ses oreilles… Ses oreilles bourdonnaient, vibraient et l’Angoisse, terrible, l’enlaçait avec étroitesse comme pour l’empêcher tout mouvement.  

Il fallait pourtant se redresser, ne pas dévoiler cette état, ses pattes avant grimpèrent sur l’un des morceaux du calmar qui flottait encore, il était assez gros pour qu’elle n’y grimpe toute entière alors qu’elle faisait dos au mâle. Elle s’ébroua. Etendit ses ailes violement pour faire repartir son sang, sa vue retrouva chaque couleur et chaque nuance avec joie, or de l’eau refroidit son corps augmenta de plusieurs degré la température de l’air ambient, et toujours sans une parole contrairement à ses habitudes elle relança un regard au dracoliche. Némésis ne s’était pas attendu à une telle sensation, une sensation faisant perdre tout sens, faisant perdre jusqu’à la raison, la rendant vulnérable, totalement soumise d’une manière insupportable. Elle se sentait faible mais ne laissa rien paraître. Ses grands yeux émeraudes se fermèrent sur la vue du dragon d’os puis elle s’élança, d’un violent, puissant battement, transformant la chair mort et putride sous ses pattes en un amas de sable qui s’envolait déjà par le souffle des ailes. Alors, comme par affront, par jeux et voulant se venger de l’hypothermie grave qu’il venait de lui causer, elle créer de petites répliques de lui en sable, comme tantôt qui voletèrent autour de son crâne. Sa température avait bien du chuter à une vingtaine de degré alors que la normalité chez elle était d’au moins quarante minimum. C’était étrange, cette sensation d’avoir soudainement très froid, de perdre toutes sensations, de voir ses membres s’engourdirent au point de ne plus savoir quel mouvement est effectué, au point de se sentir lourd et épuisé. Un soupir passa entre ses babines alors qu’elle se secouait en vol, son sourire retrouvait l’incident était clos et passé.

-Je n’aime pas la viande dracoliche ! Tu n’as aucune galanterie, tu es exécrable et presque détestable, j’aime bien, ça change des dragons avec qui je voyage ; puis au moins t’es pas une dragonne ! Pourquoi on ne jouerait pas un peu ? S’il te plaît ?
Cette fois-ci la dragonne se posa sur un morceau de bois mort, prenant garde à ne pas le faire sombrer, elle ne voulait pas retourner dans l’eau froide, mais elle avait envie de s’amuser, de faire la gamine, et le caractère de ce mâle était vraiment très agréable. Il ne s’encombrait pas de toutes les idioties, il ne semblait même pas se soucier du fait que s’il l’importunait il pouvait facilement se retrouver avec une masse de dragon mafieux sur son dos. En parlant de dos Némésis se retenait de s’en servir comme perchoir, mais elle se doutait bien qu’il n’apprécierait pas alors gardait-elle ses pattes pour le rondin. Elle avait parlé avec son timbre de voix habituel, comme si sa chute de température de l’avait pas dérangé alors que c’était tout l’inverse, mais n’était-ce donc par une raison pour se changer les idées ?
La dragonne commençait à apprécier le laisser aller du mâle, et puis même, elle appréciait généralement tout le monde mais avec des préférences, lui commençait à devenir l’une de ses préférences. Du moins tant qu’il ne l’approchait pas trop avec sa basse température.

***



Une mine boudeuse apparue sur son beau visage d’ange, il se sentait légèrement ignoré par les autres, comme s’il était une personne lambda alors qu’ils avaient devant eu le plus puissant mafieux, l’homme à femmes par excellence, l’un des criminelles les plus recherchés et son dragon était d’autant plus une curiosité, un fantôme, une âme sans enveloppe charnelle.
-Pour un ancien soldat tu es bien imprudente sur ce coup… Holly J. Hopkins.
Son sourire réapparu, à se damner, mais il y avait ce léger côté effrayant, d’un homme toujours souriant mais dont on ne connait que peu de chose, d’un homme inquiétant derrière un masque de joie. Il fallait d’autant plus se méfier quand c’était un mafieux. Il connaissait par cœur presque chaque soldat, chaque ancienne tête de soldat, il avait des dossiers sur eux, sur leur vie, leur famille, leurs déceptions, leurs colères, leurs joies. Il était renseigné sur une grande part de la population et disait-on même qu’il s’étendait sur le monde d’en bas. Byakuran était un homme puissant, riche, fort et terriblement influant et ce même au sein de la politique. Nombre de fois avait-il tourné les arrangements à son avantage, il était ce beau parleur, ce menteur, ce joueur de poker, ce tricheur et ce gagneur. Jamais il ne perdait s’il s’y mettait sérieusement. Il était cet homme désiré par les femmes et les hommes tout comme craint par toute la population. Il était un démon, le diable, dans un corps d’homme. Il était un serpent, s’enroulant autour de sa proie, resserrant son étau pour lui briser les os, l’étouffant pour se délecter d’un cadavre encore palpitant.

Pourtant, son regard tourna à l’ancienne qui avait perdu quelque chose de précieux pour se poser sur les courbes agréables de la jeune femme qui vint parler à cette ancienne. Elle se tenait dos à lui, lui offrant une merveilleuse vue sur sa chair ronde, sur le rebondi. Il ne résista pas, son dragon s’envola pour le laisser bouger. Il voulait jouer, s’amuser, prendre du bon temps en cette soirée tiède, il avait faim. Mais d’un tout autre repas. Son torse se plaça à quelques centimètres du dos de la jeune femme aux long cheveux noirs, l’une de ses mains glissa sur sa hanche, son pouce effleurant la peau nue, il la fit glisser lentement afin de placer son index sur l’ourlet du short. Et doucement, dans un souffle inaudible hormis pour elle, il lui susurra d’une voix sucrée, suave quelques mots.
-Que dirais-tu de venir me rejoindre dans une balade sur la plage, dans un coin ignoré de tous, juste toi et moi ma belle ?

Personne ne pouvait voir ce qu’il faisait, personne ne prêtait assez attention pour que l’on puisse voir sa main, ses doigts, frotter doucement la peau blanche, personne ne pouvait comprendre ce qu’il lui faisait, ni même entendre ce qu’il venait de lui dire. Si elle était assez intelligente elle comprendrait rapidement ce qu’il désirait. Mais par pour précaution, Byakuran était prêt à reculer, à prendre son envol s’il le fallait, une seule fois il s’était fait rejetée et d’une manière violente, depuis il ne prenait plus de risque. Pourtant il continuait à caresser sa peau, à laisser son souffle chaud s’écraser contre sa nuque, et son sourire ne partait pas. Narquois. Amusé. Il voulait voir comment elle réagirait, alors qu’il ne la connaissait même pas. Mais son corps sculpté, où les muscles apparaissaient comme une délicate courbe venant prononcer ses traits et ses atouts, ce corps l’appelait.
Néanmoins il était rare qu’il fasse des avances, il n’était pas un coureur de jupons, c’était les femmes qui venaient à lui, il acceptait simplement de se laisser aller avec elles, histoire d’une nuit, certaines revenaient, d’autres non. Les plus intelligentes d’ailleurs ne revenaient pas. Faire des avances était quelque chose d’assez inédit.
Si elle refusait alors, car homme à femme mais pas toutes bien heureusement, sûrement perdrait-elle une chance inouïe. Il avait fait le premier pas, elle lui devait une réponse. Cette fois, les rôles étaient échangés.
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Jeu 31 Déc - 5:21

Soufflant un énième nuage de fumée grisâtre et toxique, Alan fixait bêtement le sol, assit contre le mur du bâtiment. Les ombres de la forêt s'allongeaient, et bientôt, il n'allait plus être éclairé que part la minuscule lueur rouge de sa cigarette, qui devait bien se voir de loin. C'était pour cela qu'il avait réduit sa consommation, à un moment... enfin, il se rappelait à peu près avoir réduit sa consommation, lui restait surtout le souvenir de la frustration d'avoir besoin d'en griller une et de ne pas pouvoir. Certes cet endroit était quasiment paradisiaque, mais était-ce vraiment une bonne idée de rester ? Avec tout ces gens inconnu qui appartenaient à un passé dont il ne se souvenait pas, ou plutôt, au passé de cet Alan J. Walker dont il n'était plus que l'ombre. Alors, devait-il se remettre en marche et vivre comme un vagabond sans histoire comme il l'avait jusqu'à maintenant ? Ayant perdu toute sa vie, il se sentait absolument pas de s'en refaire une autre. Il n'en n'avait ni le courage ni la volonté. Depuis le déchirement, il avait été en sursis, et sans doute que le dracoliche aurait mieux fait d'emporter son corps plutôt que le condamner à une errance.
Il aurait pu rester longtemps dans cet état de semi-végétation, à attendre que le temps passe en voyant le monde sans le regarder, sans s'y intéresser. Dans le silence morbide de la forêt, il releva les yeux en entendant un mouvement d'air filant et acéré, et sans savoir comment, reconnu ce son avec une impression familière de crainte. Car il savait que après ce son venait la douleur, c'était le son d'un tranchant qui perçait l'air avant de percer la peau, et la seconde d'après, ce tranchant se planta sans ménagement dans sa chair. La douleur le fit réagir par reflex, il poussa une courte expiration de surprise tout en se levant d'un bond. Déjà il sentait le liquide chaud se sauver de ses veines alors qu'il empoignait cet arme à pleine main et l'arrachait de son poignet d'un seul coup comme on arrache un pansement... même si c'était une mauvaise idée, car il savait qu'il saignerait moins si la lame restait dans la plaine. Serrant les dents et sa main autour de la blessure pour tenter d'en retenir le sang, il releva la tête pour tenter d'identifier son agresseur. Un meurtrier, ici ? Mais qui et pourquoi ? Ses yeux rouges en rencontrèrent un autre pendant une seconde, dans le noir ambiant c'était tout ce qu'il arrivait à discerner, et cela lui donna l'impression de rencontrer une sorte de démon, une chose qui n'était pas humaine. Par un seul regard, il se dit que cette chose devant lui ne lui en voulait pas personnellement. Pas la peine de tenter une négociation, ou même de parler, non cette chose voulait simplement tuer, et cela aurait pu être n'importe qui d'autre. Aujourd'hui, cela tombait sur lui, point. Devant l'angoisse et le danger que dégageait cette inquiétante étrangeté, le garçon aurait voulu se défendre, faire n'importe quoi, un geste même pour faire semblant de ne pas vouloir mourir ainsi, mais rien ne bougea, même pas son bras qu'il venait pourtant d'essayer de lever. Il ne pu en aucun cas faire appel à ses pouvoirs, comme si quelque chose au fond refusait qu'il se défende et voulait le voir mourir. Normalement, la peur de mourir lui aurait au moins fait faire un geste futile pour ne serai-ce que tenter de se protéger. Tu crois que c'est terminé ? Personne ne peut flouer la mort et s'en tirer à si bon compte. Cela avait été la seule mise en garde du dracoliche lors du premier rituel. Dans tout les cas, la mort fut la plus rapide.
Il perçu l'éclat opalin des derniers rayons sur de l'acier tranchant, il senti distinctement le métal glaçant et acéré qui lui découpa la chair, et son propre sang qui gicla par litres sur le sol. La douleur de la gorge éclipsa directement celle du poignet, et instinctivement, il porta brutalement une main à son cou. Mourir égorgé, il avait déjà vu ce que cela faisait. Il sentait ses poumons se noyer dans son propre sang, le vertige lui attaqua l'esprit, mais ce n'était rien à côté de la panique, la vision d'horreur de voir ce liquide rouge en quantité terrifiante se répandre sur le sol, sur ses vêtements, sur sa peau, et de savoir qu'il ne pouvait absolument rien faire pour l'en empêcher. D'un seul coup bien placé, c'était terminé, l'être humain fragile et couvert de faiblesses qu'il était mesurait l'équilibre de l'existence. Le goût dégoûtant et métallique du sang qui lui remplissait la bouche, Alan bascula en arrière, son dos faisant un bruit de choc en rencontrant le sol, et sa gorge des gargouillis rebutant alors qu'il essayait inutilement de respirer. Il crachait et toussait, et vomit encore du sang en essayant de crier, alors qu'il sentait la lame entrer dans sa chair de nouvelles fois, encore et encore sans se lasser de massacrer son corps sans âme. Se faire tuer par il ne savait qui, il ne savait quoi, dans les ombres d'une forêt anonyme. Ce n'était qu'un juste retour des choses, il savait déjà qu'il payerait de sa vie pour ses anciens crimes, que c'était mérité et que le coyote gris sans yeux le rattraperait tôt ou tard, alors que son meurtrier sans nom avide de sang s'acharnait comme dans une transe sanglante. On revoit sa vie au moment de mourir ? Lui n'y voyait que du noir, de la souffrance et un froid tout autre que celui de sa glace qui gelait son esprit et ses chairs. Il savait que si il perdait conscience, il ne se réveillerait jamais. Mais il ne lutta pas, car il priait pour partir rapidement et ne plus sentir la lame trancher, se sauver loin de cet être qui le torturait, les quelques secondes d'agonie furent les pires et les dernières, avant que son corps ne soit inerte et qu'il plonge dans le noir, l'existence effacée ne laissant qu'un tas de viande. Un cadavre sanguinolent de plus dans la vie d'un meurtrier, une vie de plus prise par l'épée, juste un sang versé de plus sur l'île aux dragons dont la terre en avait absorbé des milliards de litres

***

L'eau aussi avait son lot de sang. Le monstre marin géant avait rendu l'âme dans l'onde de la mer, répandant ses chaires visqueuses et son encre, souillant l'eau bleu d'une couleur non naturelle. Skulrak secoua la tête, se débarrassant des dernier morceaux de viande de calamar qui restaient entre ses crocs. Il secoua aussi ses ailes pour en reconstruire la membrane noir, avant de toute part percée par les tentacules qui maintenant flottaient à la surface dans une sorte de mixture sanglante. D'ailleurs, ce point plu grandement au dragon d'os comme si il était dans un bain revigorant et très agréable, le froid de l'eau et le sang plein de protéines faisaient frémir son squelette si bien qu'on aurait dit qu'il se mettait à grelotter. Trouvant cette situation particulièrement plaisante, il ramena quelques bout de chairs vers lui comme un humain qui ramènerait de la mousse de son bain chaud, et se mit à tourner le crâne vers la dragonne. Il se disait que si elle ne supportait pas d’être en contact avec des simples et délicieuses tripes, alors ce bain sanglant devait l'incommoder. Ou peut-être pas, d'ailleurs il avait du mal à saisir ce qu'elle voulait transmettre comme sentiment. Elle était contente, dégoûtée peut-être ? Ou les deux à la fois. Dans tout les cas Skulrak ne bougea pas d'un iota et la suivit du regard alors qu'elle nageait dans le mélange de calamar et d'eau salé et passait près de lui vers la berge. Il s'était seulement attendu à ce qu'elle passe et s'en aille, et du coup, il s'en trouva agacé quand elle se stoppa à côté. Il se demandait toujours ce qu'elle cherchait en le collant ainsi, et s’apprêtait donc à lui poser la question avec son tact habituel, mais ne dit finalement rien en croisant le regard qu'elle lui lançait. Il lui trouvait même un air livide. Était-ce seulement à cause du sang ? Ou qu'elle était frileuse ? Lui ne se rendait pas bien compte vu que rare étaient les autres qui l'approchaient et encore moins lorsqu'il était dans l'eau. En tout cas ce qu'il perçu, c'était que la dragonne avait un corps chaud et qu'il n'aimait pas trop ça. Ses os n'aimaient pas la chaleur en général d'ailleurs. Skulrak se mit à la dévisager, attendant ce qu'elle comptait faire, parce que lui, pas question qu'il se bouge, il était trop bien à son endroit plein de sang et d'eau fraîche, perturbée malheureusement par la présence chaude juste à coté. La dragonne aussi semblait perturbée par la fraicheur. Au lieu de parler le dracoliche pensait plutôt à faire claquer sa mâchoire de manière bruyante comme pour lui dire de s'écarter. Seulement, ce fut elle qui s'éloigna en premier, comme si elle reprenait d'un coup conscience, en se servant de son sable pour s'extraire de l'eau... les choses en sables qui volaient comme des mouches l'agaçait aussi, il donna d'ailleurs plusieurs coup de crâne pour tenter de les détruire.
Après ce moment qu'il trouvait personnellement étrange, Skulrak étendit ses ailes qu'il laissèrent flotter sur l'eau, relevant le crâne pour regarder la dragonne. Non seulement il trouvait cela bizarre qu'elle dise ne pas aimer la viande, mais en plus, elle l'aimait bien et voulait jouer avec lui ? Pendant une seconde, le dragon d'os pensait qu'elle se moquait de lui, mais comme elle semblait sérieuse, il pensa ensuite qu'il devait lui manquer une case, ou quelque chose dans ce genre là. D'ailleurs il s'apprêtait à ne pas se prier pour le lui faire remarquer – et aussi que ces jeux à lui incluaient du sang et des cadavres – mais une sale impression l'arrêta avant même qu'il n'ai commencé à répondre. Une violente douleur comme si on venait de lui faire sauter une côte, et immédiatement, il lâcha un lourd rugissement, alors que sa lueur bleue se fit brutale et envahi toutes ses vertèbres. Pour prendre son envol, il forma un bloc de glace sous ses pattes, et s'en servi d'appui si violemment qu'il émit un craquement sinistre en se rompant sous l'impulsion des griffes du dragon, déjà dans les airs, les os gouttant d'eau et de sang. Son instinct ne le trompait jamais, et quelque chose dans sa magie venait de se déchirer, alors il se précipitait vers la source pour vérifier ce qu'il craignait. Son maître, ou ce qu'il en restait, couvert de rouge et entouré de quelques personnes qui gardaient leurs distances, et ce vouivre blanc qui venait de prendre son envol, si Skulrak avait eut du sang ce dernier n'aurait fait qu'un tour. Il se posa violemment à terre, au-dessus du cadavre, et poussa un fort rugissement d'intimidation pour faire fuir les humains, faisant les rase-motte de la queue en menaçant de trancher les jambes à ceux qu'il s'approchaient trop.
-"Ar maro ne efpern dèn e-bet... et les dunes sont vengeresses."
Murmura t-il en ramassant délicatement le corps à terre, et le tenant contre ses côtes, il décolla pour ne laisser qu'une grosse trace de sang sur le sol, et s'éloigna rapidement de la station balnéaire.

***

Holly de son côté avait plus de chance. Suite à la remarque du mafieux, elle avait seulement haussé les épaules en souriant et levant les yeux au ciel, l'air de dire que effectivement laisser un mafieux de cet trempe en liberté n'était certainement pas une bonne idée, mais après tout, elle ne comptait pas se fatiguer à rester sur ses gardes. Ça c'était le boulot des cavaliers d'Argeya, et non seulement elle n'en faisait plus parti mais en plus ses anciennes motivations n'étaient pas revenues avec le jeune corps. Et heureusement pensait-elle. La jeune femme appuya son dos contre le dossier de sa chaise, la mettant en équilibre sur ses deux pieds arrières en s'étirant les bras, détendue malgré les présences dangereuses qui régnaient dans les environs. Et son mauvais pressentiment. Quoi qu'il en soit le jeune homme semblait intéressé par Tora, ce qui fit rire Holly qui se demandait bien qu'elle serai la réaction de cette dernière – et elle espérait ne pas déclencher une bagarre non plus même si ça serai drôle à voir. Tournant la tête lorsque Elliot alla saluer chaleureusement Saï, elle lui fit un signe de la main.
-"Contente de te revoir, Saï, effectivement tu as du mal à changer toi. Ça ramène en arrière. Si tu as faim tu peux venir t'asseoir, sert-toi on n'a bien assez."
Holly lui aurai bien demandé les mêmes questions qu'elle s'était posé il y avait des années, sur le pourquoi il était parti et qu'est-ce qu'il avait fait après, mais elle jugea qu'il valait mieux le laisser arriver et se poser avant de le bombarder de questions.
Son mauvais pressentiment se confirma lorsqu'elle aperçu le vouivre blanc de la mercenaire traîner dans le coin, ça ne lui présageait rien de très bon. Elle plissa d'ailleurs les yeux en entendant un rugissement résonner, un de ceux du dracoliche depuis le temps elle les reconnaissaient. De plus, il semblait y avoir de l'agitation de l'autre côté du bâtiment, quelque chose s'était passé et cela n'allait sûrement pas embellir les vacances et l'air paradisiaque de la station balnéaire. Holly se demandait quoi faire, aller s'incruster pour aller voir ce qu'il se passait ou ignorer ? Elle aimerait bien se dire que ce n'était pas ses affaires. Mais au minimum et curiosité oblige, elle fini par se lever.
-"Bougez pas, j'reviens dans une minute."
Marmonna t-elle, tout de même se bougeant à contrecœur. Elle marcha pour tourner au coin du bâtiment, vers le mur plongé dans les tons sombres du crépuscule, plusieurs personnes parlait de manière stressée et certaines répétaient qu'il fallait appeler la police. En voyant la mare de sang sur le sol, la jeune femme n'eut pas besoin de beaucoup de temps pour faire le lien avec le rugissement du dracoliche... repérant une tête connue, elle se rapprocha et vint saisir le garçon part le bras pour attirer son attention.
-"Hé toi, Rin c'est bien ça ? Que s'est-il passé ici ?"

Welo lui, faisant traîner ses poils dans le sable, il se bougea et se recula un peu sur la plage en sautillant bêtement. Ayant un creux et voulant rameter d'autres dragon pour aller chasser, lorsque son regard se posa sur un dragon noir, avec son cavalier blond, qui s'était posé sur le sable, sans concession le reptile à plumes vint l'aborder de manière bavarde comme à son habitude.
-"Hé toi, dragon noir, on ne s'est pas déjà rencontré ? Tu me fait penser à l'ancien qui vit sous la cascade, tu serais de sa famille peut-être ? Ou je dis n'importe quoi ? Je vais bientôt aller chasser, tu veux venir ? Et on se fait un concours de celui qui ramène le plus gros cerf. Oh attend, je vais inviter le dragon blanc fantomatique aussi !"
D'allieurs, il avait décidé d'asticoter le dragon fantôme pour voir si c'était un vrai fantôme qui hantait les manoirs et qui bougeait les objets en poussant des hurlements. Intrigué par cette curiosité de la nature de l'île, après s'être couché juste à côté de la terrasse, le dragon jaune baissa son cou longiligne pour approcher son museau près de celui blanc du fantôme – en même temps se demandant si il s'agissait d'un mâle ou d'une femelle – et se mit à le renifler. Puis il s'amusa à lui donner des légers coups de tête pour voir si il passait à travers ou non.
-"Tu n'est pas un vrai spectre, dragon ! Bien que t'en as l'air. Je suis Welo, sixième dans la fratrie Serg'ga, et toi, d'où vient tu ? Personnellement je meurt de faim, tu veux venir chasser ?"
Le dragon à plume tourna ensuite la tête en sentant le stresse de sa cavalière qui était partie voir la source de l'agitation.
-"On dirait qu'il y a du grabuge la-bas."
Welo se remit debout, et cette fois jugea qu'il ne préférait pas se mêler des affaires des humains. Durant les dernières années il s'était beaucoup plus éloigné d'eux et même de sa cavalière, bien qu'il répondrait présent si elle l'appelait, maintenant il n'allait pas imposer sa présence.

(pardon mon petit Saber, promis dans le prochain je te joue XD)
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MessageSujet: Re: Le Troisième Dragon III - The Lost Tale   Sam 12 Mar - 22:03

La conversation qu'elle avait avec Holly, bien qu'elle semble terminée fut, lui sembla-t-il interromput par l'arrivée d'un jeune homme sur la terasse. Enfin il était ici depuis tout à l'heure mais se manifestait surtout maintenant prennant la parole a l'attention d'Holly d'abord. Et, ne le connaissant ni de client ni de vu, Tora l'aurait normalement simplement ignorée. Normalement. Quand Holly s'éloigna, l'autre se rapprocha plutôt et Tora pouvait bien admettre une chose : certe cet inconnu n'était pas des plus désagréable à regarder ou entendre, au contraire, mais la jeune femme n'appréciait pas vraiment cet air trop sur collé à son visage... ou l'assurance de ces gestes. Elle n'avait pas pour habitude de laisser l'occasion aux hommes de trop s'approcher d'elle. Que voulez vous, être forgeronne forge le caractère -sans mauvais jeux de mots- il fallait bien ça pour faire fermer le clapet de certain grandvet hros costaud qui pensaient à tords que sa petite taille lui conférait un statut de faiblesse. Enfin Tora, fronca un peu les sourcils l'agacement léger assombrissant un peu ses yeux pourpre. Pourtant, pour une fois, elle se retint de d'abord répondre d'une droite métallique dans le nez de son interlocuteur aux mains baladeuses et paroles suggestives qu'elle avait évidemment très bien comprises. Tora ne bougea pas d'un milimètre les bras croisés et ne se tournant pas vers la source du souffle qui glissait dans sa nuque  quand elle répondit :
"Je te répondrais d'aller trouver rapidement à qui faire tes propositions."

***

Hotarô était de mauvaise humeur. Qui ne le serait pas dans de telles conditions ? Se faire kidnapper ainsi par un dragon beau parleur. Le cavalier lui donnait simplement les informations que le dragon blanc voulait savoir -enfin plus exigé que demandé- et cet air supérieur par rapport aux humains avait un don pour mettre le brun en rogne mais il n'était pas stupide et fit attention à ne pas provoquer le dragon. Surtout que sa propre dragonne n'était pas à proximitée au cas où il "glisserait accidentellement" du dos d'Arashi. Mais autrement il lui aurait bien donné un petit cours d'histoire : l'île d'Argeya volait grâce à un humain, les dragons étaient, avant qu'Argeya existe, en danger d'extinction à cause de l'espèce humaine et c'était pour ça que ce serait une catastrophe si Argeya tombait sur terre. Sous-estimer l'Homme était une grossière erreur de la part de beaucoup de dragons...
Au passage pour en revenir à "tomber accidentellement" Arashi s'arrangea pour faire glisser Hotarô de son large corps. Si jusque là le cavalier avait sut s'adpater à l'électricité -hé il contrôlait les molécules, les siennes aussi s'arranger pour ne plus souffrir de petites décharges n'était pas un soucis, confiner son pouvoir à des explosions était stupide après tout mais passons- il du se retenir de grimacer soudainement, le souffle coupé par la douleur quand Arashi le rattrapa sur son museau de manière douloureuse pour son entrejambe. Mais Hotarô a le défaut d'être fier et il ne voulut pas donner satisfaction au dragon en grimaçant clairement de douleur. Il fronca plutôt les sourcils de plus en plus irrité par la tournure de la situation. Mais il se trompa. Le brun s'était attendu a un nouveau discour fanfaronnant encore la soi-disajte supériorité des dragons et infériorité des humains -pas sur qu'il aurait gardé son sang froid face à de nouvelles remarques de ce style- alors Hotarô fut largement surprit par ce que Arashi lui dit à propos de Zéro, même dans ce contexte le dragon blanc n'était-il pas normalment contre le fait qu'il se rapproche de la jeune femme ? Normalement il lui avait toujours parut assez hostile, que ce soit envers lui ou Rin d'ailleurs. Mais Hotarô se garda bien de le faire remarquer -on sait jamais si il se décidait à changer d'avis- En tout cas il avait tout de suite compris. Il avait compris le problème dont lui parlait Arashi, rien n'avait changé par rapport à l'époque. Et à l'instant Hotarô fut content de ne pas percevoir la présence de Rin, pas le moment que ce dernier apparaisse maintenant Rin était toujours plus sensible et empathique que lui, il lui semblait là que ce n'était vraiment pas le moment de laisser place a de tels sentiments. Il avait un mauvais pressentiment. Pressentiment confirmé quand Arashi se posa au sol le laissant enfin descendre, Hotarô avait beau adorer voler à dos dragon la il était heureux de retrouver la terre ferme. Enfin ce fut plutôt jusqu'à ce qu'il comprenne que la victime de Zéro était Alan. Si il avait bien moins parlé à ce dernier et sympathisé avec lui que son frère, il se sentit tout de même attristé par un sort aussi violent pour le cavalier. Pourtant il ne laissa rien paraitre sur son visage, comme la plus part du temps.
Hotarô n'avait jusqu'ici pas dit un seul mot, ayant surtout ruminé quand il était plutôt dans les airs, et même maintenant il avait simplement regardé silencieusement Arashi s'éloigné. D'ailleurs la présence du grand dragon blanc fut vite remplacer par l'autre imposante du squelette, ce dernier s'étant posé prêt de son ancien cavalier totalement attiré par ce corps sans vie. Etbpour le coup, Hotarô fut soulagé que le dragon ne perçoive pas sa présence bien qu'il emporta avec lui le corps d'Alan, il ne voulait pas trop penser au cas de figure où le squelette géant l'aurait remarqué et accusé du meurtre de son cavalier.
N'attendant pas plus sur place le brun voulut rejoindre Zéro, il fut pourtant interromput par la sœur du cavalier défunt, Holly. Quelle poisse. Le sort s'acharnait à le retarder et l'empêcher d'avancer ! Que faisait-elle là ? Hotarô se tourna un instant vers elle pour lui répondre assez rapidement :
"Je doit dire que je ne suis pas sur de ce qui s'est exactement passé, mais je suis préssé et je ne peut pas t'expliquer quoi que ce soit maintenant. Au pire si tu veut à ce point savoir demande au dragon de ton frère"
Sans rien ajouter de plus explicite, voulant esquiver une autre question qui le retarderait, Hotarô se détourna de la blonde et prennant la direction du bungalow juste en face, il esperait au moins que l'ancienne lieutenante ne le suivrait pas là. Mieux valait éviter le plus de monde à voir Zero dans cet état après tout, que ce soit dans le cas où Zero attaquerait Holly ou celui où cette dernière comprendrait que c'était l'albinos qui avait assassinée son frère.
Pour le moment ne voulant pas se soucier de cela, et ne se souciant de toute façon plus de cela, Hotarô put enfin rejoindre le bungalow sans kidnapping de dragon, apparition de squelette géant ou ex-lieutenante au très mauvais timing pour l'arrêter. Quand il entra à l'ntérieur il put remarque que l'endroit était presque totalement plongé dans la pénombre, seule les rayons chatoyants et orangés du soleil couchant permettaient d'éclairer un peu les pièces possédant des fenêtres de ne pas être totalement dans le noir. Quand sa vue fut enfin habitué à ce sombre constant, ne voulant pas chercher à allumer la lumière et risquer de déranger et faire paniquer Zero, Hotarô se permit d'avancer pour retrouver la cavalière. Procédant par élimination, Zero nese trouvant ni dans le salon, la chambre ou la cuisine, il finit par se rendre a la salle de bain et le bruit chuintant de l'eau lui confirma que Zero devait se trouver là. D'ailleurs la porte avait était laissé ouverte et du sang poisseux se trouvait encore au sol, en tout cas Hotarô put appercevoir Zero après un instant mais il tout juste le temps de réagir quand elle se redressa faisant apparaitre une dague, ah celle qu'elle avait laissé à Rin il y a longtemps quelle ieonie, pour l'attaquer. Geste que Hotarô esquiva in extremist sentant le froid de la lame effleurer son oreille, bien Arashi l'avait prévenu mais il n'était pas vraiment le genre à prendre ses jambes à son cou. De plus, si il reconnaissait que Zero était une excellente combattante, dans cet état là ses gestes lui semblait désordonnés comme un violon mal accordé, c'était aussi dangereux pour les autres que pour elle. Réagissant au quart de tour pour l'arrêter, lorsqu'un nouvel assaut de la part de la jeune femme fut tenté, Hotarô tâcha de saisir son poignet, la désarmant et inversant leurs positions pour la coincer entre le lui et le mur de salle d'eau afin de bloquer toute nouvelle tentative d'attaque. Ses yeux maintenant parfaitement habitués au sombre -penser à faire remarquer à Rin que ses heures passé dans le noir n'étaient pas si inutile en fait- lui permettant de mieux détailler la cavalière. Il ne fut pas surpris de constater qu'elle était nue, se trouver dans une salle de bain sous la douche et habiller serait bien plus bizarre après tout mais il essayait surtout de trouver comment calmer la folie présente au fond de la prunelle de son œil. Comment en était-elle venue à un tel état ? Il avait l'impression d'être face a un animal blessé où tout geste brusque était à bannir, peut-être que lui parler pourrait au moins la calmer un minimum. Il finit donc par s'adresser à elle sur un ton qu'il voulait aussi ferme pour se faire entendre que cale et doux pour ne pas la faire paniquer d'avantage :
"Zero. Ça suffit, calme toi maintenant. Tu n'a plus rien a craindre, ne te fait pas plus de mal..."
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