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 I AM - The New And Last Life

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Loupwolf
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Messages : 173
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Date d'inscription : 16/11/2014

MessageSujet: I AM - The New And Last Life   Jeu 29 Oct - 18:43

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"Oh Dieux, créateurs de ce monde, cette année encore, accordez nous votre bénédiction. Protégez nous des maladies et des catastrophes, protégez nos familles et préservez notre monde et la paix qui l'occupe pour toutes les éternités à venir. Nous vous en supplions..."




Elfes, fées, Monstres, Changelins, Humains... Oui contrairement à ce que l'on peut croire tout ce monde vit en harmonie. Bien sur cela n'a pas toujours été ainsi. Pouvoir, territoire, maladie, catastrophe, famille, alliance... il y a eu tellement d'excuse par le passé pour expliquer et excuser les guerres d'antan. Mais si tous ces êtres ont bien un point commun c'est leur croyance en les êtres divins. Les Dieux, quelque soit leurs origines. Grec. Nordique. Egyptienne. Asiatique. Déchu, Oublié. Cela a toujours été la particularité de ces peuples au final si semblable et si opposés. C'est sûrement cela qui les a tant rapprochés, tant unis pour réussir à obtenir la paix après des siècles de guerre. Mais personne n'est parfais, pas même un dieu...

Guerre Ancestrale:
 

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Oui trop simple ! Le destin aussi cruel et joueur que de coutume ne pouvait se contenter de cette fin presque parfaite. Quelques temps après l'arrivée des Dieux sur terre, une gigantesque tour ébranla la terre. Déchirant les cieux, s'imposant de par sa grandeur, elle surplombait n'importe quelle créature la rendant aussi minuscule qu'un insecte.
Cette tour inconnue fut rapidement source de grande curiosité et peur également. Plusieurs personnes s'y aventuraient voulant comprendre, voulant savoir ce que cette tour pouvait bien avoir de si particulier...

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Tour Meurtrière:
 

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Familia. C'est ainsi qu'on nomme les groupes de personne béni par le même Dieu par exemple la Zeus Familia. Certain Dieu n'on pas de bénis, d'autre ont une Familia comportant des cinquantaine de membres bien sur ces Familia sont les plus riches et plus puissantes. Un aventurier ne peut partir explorer la tour si il n'est pas béni par un Dieu. Seul le Dieu peut faire monter le Level de son Béni et ainsi lui permettre de devenir plus fort et aller jusqu'à développer des capacités magique. Les Dieux ne peuvent aller dans la tour, ils ne possèdent normalement plus de pouvoir et même si ils savent se battre ce seraient du suicide, les Dieux possèdent une magnifique et puissante aura qui attire tout les monstres alentours...
A partir du dixième niveau les aventuriers commencent bien souvent à former des alliances pour se battre contre les monstres plus puissant de la tour. Sachez aussi que quand un monstre meurt il abandonne derrière lui de magnifique pierre aux éclats mauve, bleu, rosés ou rouge ces pierres suivant leurs tailles et leurs couleurs peuvent êtres échangés contre une somme d'argent plus ou moins importante une fois sortie de la tour. Voilà pourquoi les Familia nombreuses sont les plus riches.
Une questions est suspendus cependant à beaucoup de lèvres. "Que se passera-t-il lorsque nous atteindront le sommet de la tour ?"

Cependant c'est bien connu rien ne se passe jamais comme prévue. Et parmi la tranquillité et le quotidien qui s'est installé depuis des années de sombres choses commencent à arriver. Cela a d'abord été déploré par la disparition soudaine et brutal de d'aventuriers et même de Dieux. Sans oublier le fait que de plus en plus de monstres commencent à arriver à sortir de la tour. Chose jamais vu avant... la tour s'agrandirait-elle ? Si c'est le cas ou si les monstres l'occupant peuvent maintenant se permettre de sortir personne n'est plus à l'abris et si la tour s'écroulait libérant même les monstres des étages supérieur ? des suspicions se créer de plus en plus aux seins des Dieux rendant ces derniers temps tendu... L'équilibre de la paix installé est devenu tellement instable...

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Précisions du Maitre du jeu!:
 
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Ikari
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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Mer 11 Nov - 18:33

(J'aime quand lw me donne le droit de poster x) ♥ )



Encore une fois. Encore une fois il fallait tout recommencer à zéro, partir du premier palier, tout remonter pour finalement abandonner au cinquantième, pour finalement délaisser, et se faire rattraper par les fantômes du passé, ou plutôt par les démons, par la souffrance et la peur dont les lèvres closes ne discutaient jamais. C’était une boucle, un cercle à l’infini, sans fin, sans début, il tournait, elle tournait. Chaque fois à répéter les mêmes gestes, les mêmes prestations, le même spectacle mortel parmi des bêtes assoiffées, affamées de sang, de chair, de meurtre. Mais ce n’était pas le pire, ce n’était pas ce qui lui faisait peur, c’était même des broutilles, des bêtises, des pacotilles et encore, même ça c’étaient plus dangereux.

Ses muscles se contractèrent, tout son corps se raidit et ce fut en toute élégance et en souplesse qu’elle bondit, tourna son corps dans les airs pour plaquer la carte jaune sur ce qui semblait être une gargouille mais qui finalement pouvait lui aussi utiliser une magie de terre, modifiant le sol, le faisant soit exploser où soit créant des pics transperçant. Cela ne durait que l’instant d’une attaque, et cette gargouille magique, nommé Neviros avec le temps, donnait du fil à retordre au ninja. Aucune faiblesse réelle, mais là encore ce n’était que du menu fretin, même sans faiblesse il ne lui posait pas de problème, et pour simple preuve fut sa mort et sa disparition après que la carte jaune l’ait touché. Un flash avait envahi les alentours avant qu’un crépitement ne se fasse entendre suivi d’un éclair qui heurta de plein fouet le monstre. Quand celui-ci eu disparu, la carte de la foudre fut porté aux lèvres qui dessinaient tout de même un sourire satisfait. Elle avait assez bien nettoyé cette zone, même si les monstres pullulaient et revenaient inlassablement, toujours prêt à en découdre encore et ce sans vergogne, sans pauses, sans rien. L’étage où elle se trouvait était le trente-huit, et bien entendu depuis la dernière fois qu’elle était venue ici il avait changé, il s’était paré de nouveau, il s’était fait beau, s’ornant d’arbres aux bois denses, ne laissant à peine passer une lumière de source inconnue, et seuls des gargouillements, des grognements, des grincements se faisaient entendre dans cette petite forêt enfermée dans la tour, dans ce petit bois, dense, sombre, lugubre où seuls les sinistres bruits parvenaient à l’ouïe tendu. Ici l’on ne pouvait percevoir le danger, rien ne se faisait avec les yeux, tout fonctionnait avec l’odorat, le touché, l’ouïe, et parfois même le goût. Mais la vue était obstruée, les yeux étaient aveugles, incapables de reconnaître une feuille d’un monstre. Pour trouver comment grimper à l’étage au-dessus il fallait se fier à son instinct, et ceux qui se fiaient trop à leurs yeux en pâtissaient dans ce lieu ci.

La dernière fois qu’elle y était allée, l’étage trente-huit ressemblait à un chemin de montagne, les escaliers se trouvaient tout en haut d’un mont difficile à escalader où monstres volants se relayaient pour faire vivre la misère aux grimpeurs qui n’étaient pas tous expérimentés. C’était dans ce genre de condition qu’elle appréciait être ninja, avoir des facilités dans assez de domaines pour n’avoir que quelques difficultés pour l’environnement changeant que les étages proposaient à chaque fois. Dans un sens, c’était presque grisant cette facilitée, mais elle n’avait pas à réfléchir de tout ça, elle était fixée sur son but, lointain et proche, inatteignable mais qu’elle devrait affronter à un moment où l’autre. Alors elle s’entraînait comme à son habitude, combattant, toujours plus encore que les fois précédentes, toujours dans la solitude, à faire pâlir les groupes de personnes qui ne voyaient en elle qu’un assassin froid et sérieux.

Un glissement se fit entendre sur l’herbe boueuse, tachetée de sang, piétinée par tout et n’importe quoi. C’était un glissement presque silencieux, inaudible, un frôlement dans l’air. Un rampant qui se glissait, se mouvait entre les troncs forts et imposant, entre les branches plus denses et grandes que celles d’un hêtre alors qu’elles se touchaient, s’entrechoquaient et se repoussaient les unes et les autres, entre les feuilles immobiles et pourtant frémissantes de la magie de la tour. Ainsi quelque chose l’espionnait alors que, sur le qui-vive elle passait la main dans ses cheveux noués et de couleur corbeau avant de resserrer le nœud entourant sa taille. Elle savait déjà ce qui l’attendait, elle connaissait déjà ce glissement dans l’ombre, typique au Lamia. D’un calme froid, limpide, le ninja rangea les cartes de la foudre, sortant de l’une de ses poches cachées celles de glace. Au même moment la Lamia bondit sur elle, dans un hurlement se mélangeant au sifflement des serpents. Une simple esquive face à cette attaque banale. Pourtant dans cet étage, et même tous les étages au-dessus du dix, il fallait toujours se méfier, toujours s’attendre au pire, et la facilité déconcertante qu’elle avait pour se battre seule lui portant aujourd’hui préjudice. La queue de serpent s’enroula autour de sa cheville tandis que les griffes du Lamia s’étaient enfoncées dans un tronc afin de pouvoir de nouveau s’élancer ou alors tout simplement pour s’arrêter dans son attaque première. Elle tomba en arrière, son dos heurta un rocher et sa voix se coupa au beau milieu d’un gémissement, d’une plainte alors que la Lamia resserrait sa queue autour de la cheville, coupant la circulation du sang, alors que la femme à moitié serpent se faufilait pour venir s’aplatir contre elle, pour venir la menacer, de la tuer. Mais le piège ne s’était pas refermé sur le ninja. Le piège avait fermé sa gueule aux crocs acérés sur la Lamia. La carte bleutée, presque d’un blanc immaculé, heurta le ventre du monstre, libérant la magie élémentaire de la glace qui rampa sur ce corps féminin, qui gela chaque parcelle de peau, d’écailles, jusqu’à remonter lentement dans le sang, dans les organes, jusqu’à répandre  le froid dans ce corps qui criait, hurlait, gémissait et tentait d’enlever la couche de gel. Malheureusement pour la Lamia, les serpents ne pouvaient supporter le froid. Les cartes de glace gelées, endommagées, blessées, créées même des engelures et sur les hommes et les monstres plus intelligents ou moins sensible elles ne pouvaient causer que des dommages jusqu’à la mort mais jamais engendrer celle-ci immédiatement. Sauf pour des êtres extrêmement sensibles.

Le corps chuta aux pieds du ninja qui ne resta pas bien longtemps face au Lamia mort, il lui fallait trouver l’escalier, normalement à l’étage quarante un campement était basé, il lui manquait le trente-neuf donc. Encore à ses pieds galopaient une sorte de renard à queues bleues, dont une clochette sonnait à chacune des foulées de ce qui était en fait un esprit. Seulement ce dernier était bien connu, et il grimpa le long du corps de l’humaine afin de tenir sur son épaule, comme un chaton tout léger, alors que déjà elle posait les pieds sur l’escalier de bois, tout comme cette forêt. Sous ses traces les racines semblaient se contracter, vouloir s’écarter, briser l’escalier de bois qu’elles formaient. Ainsi le ninja commença à courir tandis que les racines se dénuaient sous ses pieds, qu’Elles se brisaient, s’écartaient sous elle comme une entité vivante. Mais il était trop tard. Déjà le trente-neuvième étage.

Cette fois c’était une grande plaine, vide. De glace. Ou plutôt… C’était un lac. Un lac géant, glacé, où la glace était transparente, où elle laissait apercevoir cadavres et monstres marins qui faisaient glisser leurs ombres à la surface fermée. L’escalier se trouvait à l’autre bout du lac. Bien. De manière rapidement, c’est-à-dire en faisant les bonds typiqued des ninjas, le genre de bonds qui battent de manière rapide et expéditive le record du monde, elle traversa le lac. Ou du moins elle aurait espéré parvenir à le traverser, car ce dernier se craquela, se brisa, laissant les monstres aquatiques remonter vers la surface. Si ça, ce n’était pas être dans le pétrin. Ellen se retrouva sur une sorte de morceau de banquise qui se faisait battre par les remous, alors que déjà le petit animal, l’esprit, avait rejoint les escaliers.
-Sheena !
La voix aiguë, enfantine de l’esprit l’appelant résonna contre la surface de l’eau, alors qu’autour du morceau où elle se tenait debout, des nageoires dorsales fendaient les eaux pour tourner en cercle, de manière menaçante sous le glaçon. C’était bien sa veine.  C’était toujours sa veine, toujours sa « chance ».

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***



Cette fois il était dans de bas étages, le quinzième peut-être, ou le seizième, peut-être même le dix-septième ? Il n’en savait rien, et il s’en moquait en fait, tout ce qu’il voulait c’était le sang, c’était du sang. Et puis tout ce qu’il savait, c’était qu’il était sous sa forme de monstre, qu’il avait un pauvre type dans sa gueule dont il avait brisé, broyé les os, répandant son sang sur sa langue, sur son palais, le goût métallique glissant dans sa gorge, et les os dont il ne faisait qu’une bouchée il les sentait se dissoudre dans son estomac. Mais il n’avait pas faim. Alors le corps, coupé en deux, glissait de ses mâchoires, roulant sur le sol de marbre alors que l’étrange monstre aux ailes fines, ressemblant vaguement à une sorte de dragon s’enroulait autour des pilonnes, des piliers sculptés qui entouraient la salle. Cet étage était circulaire, vide, de marbre et de pierreries, et une dizaine de piliers se tenaient, droits, fiers, soutenant le plafond, et dans le fond de cette pièce se trouvait l’escalier. Il était donc simple à passer cet étage, ce n’était qu’un cercle vide, au sol marbré, aux murs ornés, splendides, aux piliers si bien sculptés que seul un dieu aurait pu créer une telle beauté architecturale. Tout aurait pu être simple. Mais ce n’était jamais simple. Il était là, Il était là. L’un des monstres à éviter, l’une des bêtes à fuir le plus possible. Une chose que l’on préférait ne pas croiser. Jamais.
Néanmoins, il ne fallait jamais dire jamais, et les imprudents de cet étage, qui était le quinzième, le seizième ou peut-être même le dix-septième, étaient tombés sur lui. Un véritable démon, une terreur, sans pitié, sans merci. Un être de violence, de haine, sanguin.

Ils tentaient vainement de le blesser, mais ils étaient faibles, ils étaient lâches, ils étaient sa valeurs. D’un simple revers de queue il balaya le groupe qui s’était formé, il écrasa un second homme sur un pilonne, le craquement d’os résonna dans la pièce, le sang gicla, coula entre les belles interstices blanches, dorénavant sanglantes. Il en riait presque, ou plutôt : il riait, intérieurement il se moquait de ces piètres personnes, humaines, elfes, gnomes, et ainsi de suite, il se foutait de leur tête où il prenait malin dont il prenait malin plaisir à arracher de leur tronc, de leur buste. Pour eux, le voyage s’arrêtait ici, pas plus haut, ils n’auraient pas cette chance.  Le monstre longiligne était tout simplement trop fort, ils n’étaient pas au niveau, et quand bien même, même avec des pouvoirs, de ceci et des cela ils ne pouvaient l’abattre. En les voyant il se relever, il abattit cette fois-ci sa patte avant sur l’un des membres, il l’enserra, il fit gonfler ses yeux larmoyant, il fit taire les gémissements, les hurlements et les supplications en appuyant encore plus fort sur le thorax qui craqua sous ses doigts, sous ses griffes. Et finalement. Finalement le corps implosa. Les organes chutèrent lourdement sur le marbre sanglant, sur le marbre témoin d’une boucherie spectaculaire. Le foie, le cœur, les poumons, l’estomac, la rate et ainsi de suite. Tous, tous tombèrent sans jaloux, sans exception. Un grognement, un rictus glissa de la gueule du monstre alors que son souffle s’écrasait sur le dernier debout. Cette salle serait à lui aussi son tombeau.

Quand il reprit une forme humaine, ce fut pour lécher le sang de son poignet, sa langue glissa sur la peau maculée par le liquide vital qui dégoulina une nouvelle fois dans sa bouche alors que son regard de glace balayait la salle avec amusement. Son travail était fini pour cette pièce, sa boucherie allait donc toucher un autre étage mais lequel choisir ? Un plus bas… ou un plus haut ? Dans les étages supérieurs se trouvaient des aventuriers plus forts, plus puissants, près à mieux le blesser, à rendre le challenge meilleur, à l’exciter par son propre sang comme l’on peut être excité par un baiser fiévreux, à le rendre fou, de rage, de haine mais aussi de plaisir, à faire pénétrer la molécule du bonheur pour qu’il plane dans le sang et un ciel de terreur, dans un air respirant la peur qu’il ferait inspirer. Il voulait se sentir pantelant, haletant mais jamais ne trouvait-il de chausseur à son pied même parmi les monstres et les plus hautes strasses de la tour, c’était comme tourner en rond, se mordre la queue, patienter, attendre un duel où la défiance serait de mise, où la méfiance ne serait que des corps jetés dans une mêlée où les organes fleuriraient autant que le sang coulerait. Un défi où la passion, où l’exaltation serait présentes pour glisser sur les corps et les faire frémir, gémir.
Un frisson hérissa l’échine du monstre humain comme si une caresse avait glissé lentement et doucement, d’une douce, frêle, et imperceptible touché, aussi délicat d’une femme sur le point d’être brisée et violentée par lui-même, qui descendait le long de sa colonne. Un sourire malsain, narquois se dessina alors que la tour le laissait grimper les escaliers de l’étage supérieur tranquillement, calmement, une aura malsaine dansant autour de lui, s’accrochant au mur comme pour marquer l’endroit de sa domination, comme si tout ceci n’était que son territoire. Un territoire où il était comme un roi, un souverain, un véritable tyran, un horrible, atroce, sanguinaire dictateur ! Il était un roi, sans grand divertissement si on lui enlevait son libre arbitre, si on lui enlevait l’amour qu’il portait et qu’il répandait dans un souffle sur toutes les femmes, et tous les hommes, succombant à ses yeux de glaces, mais ce n’était pas l’amour d’un homme, c’était l’amour d’un animal. D’une bête. D’un monstre. A chaque sourire qui faisait sombrer un plus la personne soumise à lui dans le plaisir lui il se rapprochait vers son heure de plaisir extrême, d’une intensité telle qu’il frissonnait rien quand y pensant. A chaque souffles courts, coupés, lui allait bientôt rejoindre cet état à demi-conscient, cet état fiévreux, d’extase. Et quand le gouffre se rapprochait, quand le gouffre engloutissait son ou sa partenaire alors dans un accès de plaisir, de rage et de folie bestiale, monstrueuse et d’une atrocité, il se laissait aller à tuer sa proie. Ce n’était qu’un jeu. Un jeu dangereux, un jeu de fou, un jeu de psychopathe.
Mais pouvait-on réellement dire ça de lui ? Il était un monstre, il avait connu, goûté, senti le sang et son appel jeune. Un instinct récurrent, alertant et terriblement attirant. Un doux effluve alléchant, excitant dans lequel lui se perdait, dans lequel il y laissait son esprit, dans lequel il s’abandonne volontiers, allant jusqu’à tendre ses bras pour embrasser ce jeu à l’effluve délicieux.
Il était un animal après tout. Il était Nier, cette bête redoutée, crainte, dont le sourire carnassier n’était rien, face à ce qu’il était. Un monstre.

(je précise, effluve est un masculin, parfois féminin au pluriel. Même moi j’ai du mal à résister à mettre le mot au féminin totalement car c’est plus esthétique, mais c’est comme cela, il est masculin !)

***



Ce jour-ci il était calme. De ce calme serein, placide. Pourtant ce calme, son calme ne signifiait pas seulement cela, il en disait long sur le fait si aujourd’hui il était allié ou ennemi, s’il était à fuir ou au contraire à avoir avec lui. C’était la question que tous se posait quand ils le voyaient, quand ils sentaient son aura royal les envelopper et le soumettre à sa présence seule et unique. Il fallait l’éviter, le fuir même quand il n’était pas calme. Pourtant il était toujours distant et calme, même quand il tuait, même quand le sang giclait sur son visage il restait d’un calme déstabilisant et dangereux.

Sa main passa dans ses cheveux d’argents, évitant les cornes noires et il examina rapidement l’endroit où il se trouvait. Une grande salle d’un Café, où il était assis près d’une fenêtre à l’écart. Sûrement ce café avait dû par le passé avoir des bénéfices fleurissant, et sûrement avait-il dû accepter et donc faire une mixité de toutes les espèces vivantes. Enfin, peut-être qu’avant ce café n’existait pas, il était vrai que ses souvenirs étaient intacts malgré les quatre mille ans de vie à son actif. Il avait vu la Tour naître, grandir, s’élever. Ce qui n’était pas le cas de la plupart du monde. Par conséquent ce café n’avait peut-être aucun passé. Quand il fût arrivé dans ce havre pour les Hommes on le regarda avec des regards distants, on ne voulait pas de lui, pas de sa présence, il était un monstre après tout, on ne voulait pas des monstres. Déjà il était un monstre, mais il était en plus vêtu de manière peu habituelle : une chemise blanche, doté d’une veste noire et d’un pantalon taillé sur mesure de la même couleur que ses cornes, le tout muni d’une cravate, connaissaient-ils le mot « cravate » ? Il cachait généralement pas une grande cape sombre mais il ne passait jamais inaperçu. Quoi de plus pour le haïr ? Pourtant son regard noir et son aura avait vite fait plier les clients et les employés, les réduisant au silence face à sa présence ici. Il les avait fait obéir silencieusement alors qu’il s’était installé dans un coin. Depuis longtemps déjà le monde avait du mal à accepter les monstres. Aujourd’hui ils n’étaient que des acteurs de boucheries, de tueries. Plus aucune distinction n’était faite, ils étaient tous les mêmes, ils avaient tous l’étiquette « monstre, assoiffé de sang, affamé de chair » collée sur eux, qu’importe qui ils soient. Mais de ceci il n’en avait que faire, il était indifférent au regard des autres et à ce qu’ils pensaient. Il avait bien longtemps arrêté d’être bon et généreux, il n’était plus qu’une coquille vide. Qu’importe le sang royal qui coulait dans ses veines il ne courrait pas après un trône détruit et un pays anéanti. Il n’avait même jamais tenté de courir après cette chimère. Les livres parlaient de cet épisode.

Il porta la tasse de café à ses lèvres, il ne courait pas après un trône, c’était inutile, futile même aujourd’hui. Son royaume était mort en même temps que lui. Ils avaient tous les deux été oublié. Les livres relataient ce royaume comme d’une utopie s’étant réalisée, les démons et les anges même rêvaient encore de ce lieu mais jamais n’y pensaient comme d’un endroit qui un jour avait pu exister. Les récits parlaient de la fin, de la folie d’un roi qui mena à la perte du royaume, et ce n’était pas totalement faux. Les livres historiques avaient raison. Mais aujourd’hui il estimait avoir donné, assez donné, il ne comptait pas reconstruire ce qu’il avait construit et défait, il ne comptait pas faire renaître le royaume et faire reparler du roi fou. Il avait au fil du temps été oublié après tout. Aujourd’hui il se retrouvait à être une personne calme et placide qui n’en était pas moins dangereuse, une personne dont on ne connaissait presque pas le nom mais dont on savait qu’on appréciait mieux l’avoir avec que contre nous. Ainsi aujourd’hui certains s’en iraient dire qu’il était avec les aventuriers.

Son regard se porta sur le paysage au travers de la fenêtre, pouvait-on réellement le placer dans tel ou tel camp ? Il était en dehors de la tour, et il pouvait très bien céder à son désir de vengeance et son désir de sang. Il pouvait très bien, malgré son calme apparent, tuer et faire régner la peur et le sang. Rien ne dépendait du fait qu’il était calme ou non, il était toujours calme et distant, mais s’il voulait se venger il le faisait. Il ne se vengeait pas pour courir après son trône, il se vengeait pour les faits et les actes du passé qui firent de lui un roi fou, il se vengeait pour ce qu’on lui avait enlevé, ou plutôt ce qu’on lui avait faire et ce qu’on l’avait obligé à lui-même s’enlever. Placide il n’en restait pas moins dangereux, c’était pour cela que les regards des clients se posaient sur lui avec un air inquiet, apeuré, mais là encore il s’en moquait. Ils pouvaient l’insulter, parler sur son dos, tenter de le frapper ou de le faire partir ils n’arriveraient à rien face à une personne qui avait essuyé de multiples guerres et qui avait plus de quatre mille ans d’existence.
Il voyait la tour ici, cette tour qui s’élevait vers les cieux comme une tour de Babel qui serait achevée et qui aurait eu comme punition d’être infestée de monstres. Ses yeux noirs et blancs se baladaient sur sa structure, et même d’ici il pouvait voir les entrées qu’utilisaient les monstres, il les connaissait et même quand il aidait les Hommes jamais il ne révélait quoique ce soit. Après tout, lui-même était un monstre et l’on se demandait parfois s’il ne tentait pas de les attirer vers le sommet pour mieux les tuer. L’on se demandait parfois même si ce roi déchu et oublié, dont on ne savait même pas qu’il était le roi d’un royaume de prospérité jadis, n’était pas l’un des ennemis des derniers étages de la tour et qu’il ne faisait que jouer avec eux. Ce genre de rumeurs faisaient clairement sourire le roi qui ne confirmait ni n’infirmait ce genre de paroles, laissant ainsi planer le doute dans les esprits. Si cela pouvait leur faire plaisir, leur donner quelque auquel croire qu’est-ce que cela pouvait-il bien lui faire ?

Le tintement de la tasse de café sur son socle de porcelaine fit taire tous les chuchotements, fit frémir toutes les personnes ici présente d’un sentiment de malaise, de mal-être alors qu’il se levait, ne prêtant toujours aucune attention aux regards qu’on lui portait. Il était l’heure pour lui de s’éclipser. Il ne comptait pas s’éterniser ici même si depuis bien longtemps il ne savait plus où aller avec exactitude.
Son pas assuré traînait dans la rue alors que sa présence de roi, de diable même s’insufflait dans les passants qui lui lançaient des regards terrifiés. Il avançait droit devant, le pas vers la Tour, toutes les routes menaient à cette Tour, c’était inévitable. Tout comme le fait que le désir de vivre de ce roi déchu était inévitable.

Il était son propre ennemi. Le monstre. Le démon.
Il était kcalb Etihw. Le roi. Le diable.


Dernière édition par Ikari le Sam 21 Nov - 20:58, édité 1 fois (Raison : remplacement de mikase par etihw)
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Feather
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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Ven 13 Nov - 19:05




Ils étaient un  peu plus haut que le vingtième étage, ils savaient que les monstres ici commençaient à être un poil plus coriaces que ceux des étages inférieurs mais ce n’était pas pour eux qu’ils étaient là, comme ce n’était pas non plus pour la progression des paliers et ça Il le savait. Ils étaient quatre : un gros et grand, le style qui fait bien mal quand tu te prends son poing dans la tronche, un normal qui se met souvent à l’avant, probablement le leader, un svelte assez grand, le style à se mettre sur le côté pour t’envoyer des trucs à la gueule et un encapuchonné, un mage sûrement. Le tout dans un joli paysage de forêt enchantée en pleine nuit, si vous avez de la chance, peut-être verrez-vous une licorne, si vous en avez moins, une meute de loups.
Lui, il était là, accroupi dans l’ombre d’un feuillage, calant sa respiration sur le bruissement de celui-ci. Chose étonnante, le vent soufflait à l’intérieur de supposés murs mais tant pis, on disait généralement « laisses tomber, c’est magique » alors on ne posait pas trop de questions. Il les guettait, ils le savaient et il savait qu’ils savaient comme ils savaient qu’il savait qu’ils savaient. Bref, tout le monde savait tout et pour être honnête, ils étaient juste en train de se regarder dans le blanc de l’œil là, chacun attendant que quelqu’un bouge. Seul le bruit du vent perturbait le silence.

Vous la sentez venir là ? Vous savez, la musique épique qui accompagne l’action ? Non, oui ? Il brisa le silence et l’immobilité, sautant de sa branche pour atterrir juste devant eux avec son immense sourire juste avant de refaire un pas sauter en arrière se retrouvant sur ses quatre pattes, fixant le groupe de ses yeux bleus, la queue battante. A son ancienne position se trouvait une flèche qu’il aurait bien pu se prendre. Ils étaient tous en position, la mage invoqua un sort et pour l’occuper, le gros s’avança non sans brandir une hache qu’il avait dû payer assez cher. Il lui passa entre les jambes d’une roulade, c’était inutile de faire ça mais ça faisait vachement classe une roulade et puis, il pouvait bien se permettre ça, esquiver, c’était sa spécialité.
Nouvelle flèche, il l’évita avec un nouveau saut qui le fit arriver devant le leader, c’était lui qui l’intéressait ou surtout, ce qu’il avait. L’autre brandit son épée, lui, il n’eut pas le temps de réfléchir à une parade, il échappa de peu à une boule de feu qui lui crama le haut des mèches, heureusement qu’il s’était baissé mais du coup, il se retrouva en position défavorable et l’épéiste en profita pour lui trancher la tête… Enfin, il aurait pu s’il n’était pas une bestiole rapide. Nouveau saut, il se retrouva perché sur le plat de la lame qu’il remonta joyeusement jusqu’aux épaules du gars. Ses compagnons ne savaient que faire, il était beaucoup trop proche de ce monsieur (en même temps il était dessus) pour une nouvelle attaque. Quelques coups de griffes bien placés et hop, il sectionna les lanières du sac qu’il emporta, s’éloignant d’un saut et avec un sourire de triomphe. Leur faisant dos, il leur fit un salut militaire avant de partir tranquillement. Il ne manquait que quelques explosions pour faire vachement classe.

Un son de corde tendu puis un sifflement dans le vent et un truc qui passa à quelques millimètres de son visage vint se planter dans l’arbre juste à côté. Il tourna légèrement la tête vers l’archer qui venait de tirer. Evidemment, se barrer sans problème après un vol face à des espèces de chercheurs d’item en étant un monstre dans une tour plein de monstre en guise de mods agressif pour vous faire level up, forcément, c’était trop demander. Ils étaient tous prêt à en découdre et lui… il était surtout prêt à fuir. Petit sourire et il se carapata  non sans se faire poursuivre par ces sauvages à travers tout le niveau et même celui inférieur (notons qu’ayant plus l’habitude de la première dizaine comme étage, il retournait chez lui en quelque sorte). Son salut s’avéra être un paysage de type ravin dangereux avec pont suspendu franchement pas solide. Croyez-vous qu’il allait risquer de l’emprunter ? Nooon, il préféra longer le ravin en croisant les doigts pour trouver une solution. Puis d’un seul coup, il sauta dans le précipice, souriant face à ses poursuivants qui ne comprenaient pas tout.



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CHANGEMENT !


Le paysage se déforma, les rocher se couvrirent d’herbe grâce et de fleurs parfumée, le plancher s’égalisa, créant éventuellement des petites collines, le ciel devint bleu et limpide et l’air était frai, agréable. Il adorait lorsque les reboot de terrain se faisaient, il trouvait ça tellement fun (quoique c’était chiant parfois) et depuis le temps qu’il traînait sa carcasse ici, il avait découvert les signes distinctifs et à défaut, connaissait les heures de roulement.
Se retrouvant prêt de monsieur muscle, il passa dans son dos en mode furtif et emprunta les escaliers pour le niveau inférieur une nouvelle fois. Il se retrouva dans le paysage classique du bord de mer : plein d’eau, des falaises, des cailloux, du sable, des crabes. Il se percha à l’abri su un rocher, s’assura qu’on ne l’avait pas suivi puis il décida de fouiller joyeusement dans le sac. Il sortit casserole, sac de couchages, quelques pommes, une gourde, des poignards, une armure, des gemmes, une corde, un grimoire, du linge sale (il faudrait peut-être dire à ces messieurs que les sacs chargés font ralentir les personnages dans pas mal de jeux) et surtout le Graal des Graals. Il trouva enfin l’OBJET de sa prise de risque, le résultat de sa quête. Il avait pris plusieurs jours pour le trouver depuis qu’il en avait entendu parler et l’obtenir n’avait pas été une chose simple mais maintenant, il l’AVAIT. Oui, son cher précieux, le Saint Muffin aux myrtilles fait à partir de la dernière recette élaboré par cette guilde de cuisiniers chercheurs d’items rares et périssables et en plus, c’était le DENIER Saint Muffin aux myrtilles fait à partir de la dernière recette élaboré par cette guilde de cuisiniers chercheurs d’items rares et périssables. Il en pleurait presque tient.
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Crayon
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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Dim 15 Nov - 0:34

Cela faisait si longtemps qu'elle courait dans le froid, que ses poumons lui faisait mal. Elle était à l'étage 41, et si elle arrivait à rebrousser chemin, elle arriverait enfin à la zone neutre ou elle pourrait se reposer et se soigner ! Cette pensée ne la quittait pas, c'était son salut. Cet étage ressemblait maintenant à une montagne qu'il fallait gravir, pour passer de l'autre côté et atteindre la sortie... sauf que bien sur, elle était couverte d'une neige épaisse, profonde, sous laquelle certains monstres aimaient se cacher et attendre qu'une jambe passe à leur porter pour faire de son propriétaire un unijambiste dans le meilleur des cas. L'air glacial n'arrangeait rien, il battait les sommets et les rochers, transportant des fines particules de poudreuses qui s'infiltraient de partout et humidifiait n'importe quel vêtement, glaçant les aventuriers jusqu'aux os. La jeune fille se demandait comment est-ce qu'il pouvait y avoir des vents aussi forts dans une tour, tout de même. Elle marchait le plus vite qu'elle pouvait, ses pieds s'enfonçant sous le manteau blanc, sa peau était rouge et les engelures qui lui faisait mal avant, elle ne les sentait plus. Ce qui n'était pas du tout bon signe. Mais elle devait continuer à avancer, sinon le monstre qui l'a poursuivait allait la rattraper, et là... elle aurait du mal à se défendre, avec ses membres gelés. Dire qu'elle avait essayé de passer comme d'habitude, très discrètement... mais cette fois, ça n'avait pas suffit.
Relevant la tête, elle jeta un coup d’œil derrière elle. L'avait-elle semé ? Avec de la chance, dans le blizzard qui soufflait et masquait ses empreintes, son poursuivant avant perdu sa trace. Mais la peur ne lui donnait aucun moment de répit, et elle savait qu'elle n'en n'aurait aucun avant d'arriver à l'étage précédant. Sa gorge la brûlait affreusement, elle avait un goût âcre et métallique dans la bouche, et prise d'une violente toux, elle cracha quelques gouttes de liquide rouge, qui tombèrent au sol avant de se faire rapidement avaler par la neige. Mais elle ne s'arrêta même pas, malgré ses bronches en feu, au contraire elle accéléra le pas, pour s'échapper d'ici au plus vite. La jeune aventurière ne faiblissait pas, mettant un pied devant l'autre, s'assurant qu'elle se rapprochait peu à peu... du coin de l’œil, elle cru voir quelque chose bouger dans les bourrasque polaires, et l'adrénaline remontant d'un coup, elle se força à bouger ses jambes plus vite, pour vaincre la pression de la neige qui lui arrivait au genou, et celle du vent qui manquait de la faire basculer à chaque rafale. Elle ne pouvait s'empêcher de regarder derrière elle, mais heureusement, ne vit rien à part du blanc aveuglant. Le monstre avait dû abandonner la poursuite.
À force de persévérance, elle arriva enfin au col qu'elle avait vu de loin, l'endroit le plus rapide pour passer de l'autre côté, elle serai bientôt en mesure de se reposer à l'étage neutre. Ce col était protégé de vents, ses jambes n'étaient plus embourbées dans cette neige. Mais elle posa une main contre la paroi de la roche, reprenant un peu son souffle pour faire passer un vertige désagréable qui l'a faisait tituber. Plus qu'à descendre et le tour était joué, alors elle avança en gardant sa main contre la falaise du col, faisant glisser ses doigts qui ne sentaient plus le froid. Seulement, lorsqu'elle releva la tête, il était là. Son poursuivant, le monstre qu'elle tentait de fuir depuis le début, il l'attendait bien sagement, sur une pierre.
La jeune fille se laissa tomber à genoux, la respiration courte et l'air terrorisée. Comment était-il arrivé jusqu'ici avant elle ? Le corps tremblant autant de froid que de peur, elle le regardant se lever, et marcher tranquillement vers elle, les yeux fermés, mais un rictus mauvais sur la gueule qui laissait apparaître ses petits crocs. Le monstre ouvrit un œil bleu, puis l'autre doré, fixant sa proie désemparée. Bien sur qu'elle passerait par ici, c'était l'endroit le plus rapide. Et puis, il ne pouvait pas perdre sa maîtresse. Et cette dernière ne pouvait pas s'échapper.
-"Le contrat n'est pas honorée, maîtresse."
La jeune fille sorti immédiatement son épée, et la dirigea vers le félin.
-"Sale traître..."
-"Vous vous trompez. J'ai respecté à la lettre notre pacte."
Et c'était le cas. Mais après tout, Grim n'avait jamais dit que ce pacte était équitable. Il passait simplement certaines choses sous silence, et savait parfaitement comment tirer profit de n'importe quel type d'arrangement, alors... berner une gosse n'était pas plus difficile que de voler son hochet à un nourrisson.
-"Sur ce. Adieu, maîtresse."
Le chat bondit, et prit son dû. Cela fut rapide, et il eut à peine le temps de reposer ses quatre coussinets à terre que le corps froid et sans vie de la jeune fille s'effondrait sur le sol. Elle n'avait même pas eut le temps de fermer les yeux, son expression de peur gravée sur ses traits. Les humains sont faciles à embobiner... mais il ne trouvait pas leurs âmes très goûteuses. Soupirant, le chat se lécha les babines. Soudainement, son oreille pivota, attirée par un bruit à l'arrière. Un monstre des neiges, grand de plus de deux mètres, commençait à s'avancer. Il se stoppa juste devant le cadavre, et toisa le félin noir de ses yeux globuleux, avant de faire le moindre mouvement.
-"Le reste ne m'intéresse pas. Alors régale-toi."
Annonça Grim en se levant, et s'éloignant du corps alors que les bruits de craquement osseux et de chair dévorée se faisaient déjà entendre. Le matagot se rassit plus loin, regardant la pente neigeuse qui amenait à l'étage précédant, le poil agité par le vent. Bon sang de bon sang... c'était affreusement frustrant. Un de ces maîtres venait de se faire tuer. Un autre, qu'il avait laissé dans les bas étages pourtant ! Ça ne devait pas être un problème pour lui, alors qu'est-ce qu'il avait fabriqué ? Très énervant. Il l'avait sentit se faire tuer, à peine quelques minutes plus tôt, pendant qu'il poursuivait celle qu'il venait de dévorer... mais de toute façon, le temps que le félin ne redescende tout les étages, l'âme lui aurait échappé. Très agaçant, quand un de ces maîtres ce faisait tuer avant qu'il ne prenne leur âme. Au moins, ça diminuait sa charge magique. Le chat avait faim, il n'aurait pas dit non à un repas bien chaud, l'âme fade était loin de le contenter, alors il se leva et bondit, sautant sur le flanc de la montagne pour redescendre, il laissait les vents forts l'aider à sauter, profitant de son poids léger. Ses pattes s'enfonçaient à peine dans la neige quand il atterrissait, et il faisait de grand bond, glissant sur le blizzard jusqu'à arriver aux escaliers.
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ytka

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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Dim 22 Nov - 22:53

Fenrir s'était mis à l'abri sous un arbre, la lumière étant trop forte au trente-sixième étage. Le roulement avait décidé une forêt ensoleillée cette fois-ci, pas vraiment adaptée pour un loup nordique. De ce fait, la neige lui manquait. Il désirait tant la sentir crisser sous ses pattes, une tornade de vent glacial faisant glacer la neige accumulée sur sa fourrure. En bref, il détestait cet étage. Il se demandait bien pourquoi il était redescendu ici, alors qu'il était sur le point de passer au prochain étage, le quarante-quatre.
Ah oui. Il se souvenait maintenant, c'était parce que son Dieu, soucieux de bien faire, lui était apparu l'autre jour pour lui dire qu'il avait oublié un item important pour la suite, une sorte de parchemin s'il avait bien compris.

Enfin bref, il n'allait pas rester caché sous un arbre jusqu'à attendre le prochain roulement de décor. Et les monstres n'allaient pas l'attendre non plus pour se jeter sur lui. Tiens d'ailleurs, quel était ce bruit sur sa droite? Il avait bien cru entendre quelqu'un -ou quelque chose- dans les buissons. Cela ne le rassurait pas vraiment. Pas parce qu'il est trouillard, non! Loin de là! Juste qu'il aime la tranquillité et tient à rester le plus loin possible des ennuis. De plus, reprendre sa forme de loup avec cette chaleur, alors là, pas question! Il ne tiendrait même pas une minute.

Il entendit un crissement de nouveau, et vit un mouvement, faisant bouger les feuilles. Fenrir pu alors voir que la bestiole (car quelque chose d'aussi petit ne pouvait certainement pas être un humain) se déplaçait de gauche à droite, et inversement. Un peu comme un chien qui court après une balle et la rapporte. Fenrir s'éloigna alors un peu, passant sous un autre arbre. La bestiole se rapprocha. Il recommença, elle fit de même. Il avait déjà eu affaire à des petites bêtes, qui, au départ, semblait inoffensives, mais qui se révélaient être des monstres dont il aimerait ne plus avoir à croiser le chemin. Il espérait seulement que ce ne soit pas le cas ici.

Fenrir se mit alors à courir avec le peu d'énergie qui lui restait, histoire de ne pas finir en brochette de viande pour certains monstres. Surtout qu'il se rappelait en avoir déjà entendu dire que la viande de loup était délicieuse, chose qu'il n'avait pas envie de les laisser expérimenter. Il courait donc, et la bête le suivit. Quant il sortit des fourrés, il pu apercevoir que effectivement, c'était un mignon petit lapin blanc au premier abord mais avec une marque noire sur le flanc gauche, indiquant bien qu'il s'agissait en réalité d'un monstre, ce qui ne rassurait pas, mais alors pas du tout Fenrir. Il avait bien choisi le pire moment de la journée pour l'attaquer celui-là. Tout en maudissant intérieurement le roulement d'étage, il continua de courir aussi vite que ses forces actuelles lui permettaient. Il courait alors, et c'est alors qu'une tempête de vent glacial s’abattit sur tout l'étage, permettant ainsi à Fenrir de se défendre. Et ce changement climatique n'était autre que l’œuvre de Zhenwudadi, le Dieu de Fenrir.

Utilisant le temps de condition idéale que lui octroyait son Dieu, Fenrir se changea en Loup géant, sa forme naturelle. L'autre bête reprit elle aussi une forme plus convenable au combat, c'est-à-dire un serpent géant. Assez paradoxal, du fait que ce soit également un lapin, deux ennemis sous une seule et même conscience. Ce fut Fenrir qui attaqua en premier, histoire d'en finir plus rapidement. Le serpent évita, mais Fenrir n'en resta pas là. Il le chargea à nouveau, et atteint sa cible, lui laissant une marque de morsure ensanglantée près de la base de son cou (si on peut appeler ça comme ça pour un serpent). Profitant alors du fait que son adversaire ait du mal à se remettre de sa précédente attaque, il abrégea ses souffrances sous un dernier asseau.

Il reprit sa forme humaine, la bénédiction de Zhenwudadi ayant pris fin. Avant qu'il ne reprenne sa route, on pu l'entendre dire tout bas:
- De toute façon, j'aurai très bien pu me débrouiller tout seul...


***


Zhenwudadi observait son petit protégé grâce au lien mental qui les unissait, sirotant un verre de vin rouge. Il se trouvait dans son jardin, près du palais que certains fidèles avaient construit en son honneur. Ce qui n'était pas pour lui déplaire. Il surveillait alors Fenrir attentivement, et se rongeait les ongles d'inquiétude en voyant apparaître un monstre. Lorsqu'il se mit à courir, il ne réfléchit pas, et il lança un vent glacial, tout simplement. Pour permettre à son petit ange de retrouver des forces et d'éliminer ce monstre, ce qu'il fit brillamment.
Il ricana lorsqu'il l'entendit dire à voix basse la même phrase que d'habitude, lorsqu'il refuse d'admettre quelque chose. Il lui envoya alors mentalement sur un ton ironique mais malgré tout bienveillant:
- Oui, et c'est pour ça que je protège.
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Feather
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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Mar 29 Déc - 3:21

Le premier pallier était l'étage parfait lorsqu'on cherchait un compagnon d'aventure avec qui s'associer. Rien de tel que le commencement pour trouver des débutants à qui on pouvait prêter sa lame. Surtout que lorsqu'on a des niveaux un peu élevés, enfin des niveaux moyens, plus que les débutants quoi, l'offre était très demandé surtout quand en bonus, on connaissait la tour comme sa poche, on peut avoir le choix.Enfin... ça c'est en principe, pour dire la vérité, ça faisait au moins une semaine que Lancelot tournait en rond prêt de la porte.
En fait, en ce moment, c'était surtout des expérimentés qui passaient par là. Des collectionneurs d'items, des aventuriers des hauts paliers ayant été obligé à faire demi-tour et qui relançaient un assaut, des marchands, etc. Bref, des gens à éviter lorsqu'on est un monstre né dans cette Tour infernale dans laquelle se produisait chaque jour des génocides immenses d’aventuriers généralement humanoïde et plus couramment de monstres qui n'ont rien demandé à personne. Saloperie de vie. Lancelot lui voulait sortir d'ici, parcourir les chemins, combattre brigands et voleurs, sauver la veuve et l'orphelin, être acclamé en héro et pourtant jouer les modestes, repartant sur les routes boisées pour sauver d'autres contées. Il voulait rencontrer un groupe d'humains sympas, genre les voyageurs qui parcourent le monde à la recherche d'une quête perdu... Le rêve quoi... Cette Tour le saoulait. Fallait faire gaffe à pas se faire bouffer, à pas se prendre une flèche ou un coup d'épée. Il n'y avait que des brutes sanguinaires. Heureusement qu'il avait trouvé des livres (et qu'il sut lire aussi,  tout une histoire). Il n'osait pas quitter ces lieux cependant. Parce que ici... c'était chez lui, il n'était jamais sorti. Enfin bref, ça n'a pas d'importance car justement voici le type parfait qui allait avoir besoin de lui.

Là, peu rassuré, marchait un gars, genre la vingtaine, une armure de cuire sur le dos, une épée à la main, sursautant au moindre bruit. Se faufilant entre les buissons avec une agilité féline, Lancelot se rapprocha du jeune homme, préparant le moment où il allait faire son entrée. Parce que c'était méga important une entrée réussie, ça permettait d'avoir un minimum de crédibilité. Une fois que le gars fut à distance suffisante, il sortit de la végétation telle une apparition improbable, laissant voler un peu sa cape grâce à l'élan produit par un coup d'épée dans le vide puis il fit une révérence, un grand sourire sur le visage.

«Bien le Bonjour cher Monsieur. Je me présente, je suis Lancelot et je suis ici pour... AAAH mais qu'est-ce que tu fous ? »


Heureusement qu'il baissa la tête, à quelques centimètres prêt, il perdait sa tête. Mais il était pas bien l'autre à l'attaquer comme ça ! Il avait rien fait en plus lui, il se présentait juste merde à la fin quoi ! L'autre couillon tremblait comme une feuille... ou comme un débutant face à son premier monstre de la Tour quoi. D'ailleurs il récitait toujours la même chose comme une incantation.

« Premièrement, tout les monstres sont tes ennemis, deuxièmement, ne jamais faire confiance aux monstres, troisièmement, toujours essayer de tuer un monstre avant que lui le fasse. Premièrement... »

Euh...Il est sérieux là ? Lancelot resta un instant interdit, regardant l'autre le menacer de la pointe de sa lame. Celui-là, il manquait vraiment de technique, en gros, il avait vraiment besoin d'un épéiste d'exception pour l'aider. Et il avait du bol parce lui était là.

« Bon déjà, tu devrais te calmer un peu ok ? C'est pas bon de stresser comme...

-TOUJOURS ESSAYER DE TUER UN MONSTRE !!! »

Et voilà que l'autre abruti fonçait sur lui en agitant son épée dans tout les sens. Autant il était nul, autant un blaireau apeuré, ça restait vachement dangereux. Lancelot préféra donc se carapater.
Hum... mauvais choix, de la proie cet imbécile d'humain devint le chasseur et se mit à le poursuivre, visiblement beaucoup plus rassurer pour avoir réussi à mettre un « méchant » en fuite et vachement déterminé à lui faire la peau maintenant. Et en plus, c'est qu'il courait vite ce con ! Heureusement, Lancelot était me type de bestiole qui courrait vite. Il réussit donc à le semer mais il s'arrêta que lorsqu'il fut à bout de souffle, se cachant derrière un rocher. Il jeta un dernier coup d'oeil pour voir si on ne l'avait pas suivi puis il s'écroula au sol en soupirant. Dur d'être un monstre dans ce monde d'humain.

Sale journée, ça commençait bien tiens.
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Loupwolf
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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Mer 2 Mar - 19:22

Calme. Si on lui avait demandé ce qu'il pensait de cette journée -bien qu'ils étaient encore en matinée- Loki aurait répondu que c'était calme, trop calme. Moins poliment le Dieu de la malice se faisait carrément chier. Pourquoi les choses intéressantes se passaient toujours dans la tour ? Alors qu'elle était interdite aux dieux, quelle injustice ! Que seul les aventuriers "bénis" puissent s'y rendre vraiment. Même si le concept d'obéir aux règles n'était pas tout à fait le même pour Loki et la plus part des personnes normale. Ce n'était pas un stupide interdit qui l'empêcherait d'aller là bas ! Mais pour aujourd'hui, il voulait trouver autres chose que s'aventurer dans les étages de la gigantesque tour, la vie deviens si rapidement répétitive, il avait horreur de ça.
D'un geste lasse et lâchant un soupire semblable à ceux que l'on pourrait pousser un après-midi de dimanche pluvieux, Loki décida de se concentrer sur ce qui l'entourer. Le rouquin avait décidé de sortir un peu pour voir si il avait des chances de trouver de quoi venir à bout de cette lassitude qu'il ressentait depuis qu'il avait ouvert les yeux mais rien. Il n'avait même pas vu son adorable Fenrir. Ah, lui aussi, il avait du filer visiter la tour aujourd'hui également. Bon tant pis il trouverait bien le moyen de le voir un peu plus tard. Mais la grande question de son existence, actuellement, était surtout : que pouvait-il faire pour s'occuper ? Défilant depuis un temps dans les ruelles marchandes, Loki était en train de terminer des sucreries qu'il avait.... emprunté sur le stand d'un marchand un peu trop discret. Vraiment trop facile. Et ce n'était pas avec ça qu'il allait s'amuser un peu ! Et c'est bien connu quand lui le grand Loki, ne trouve rien à faire et s'ennuie ainsi de pied ferme ce sont surtout les autres qui trinquent. Nous ne reparleront pas ici du Ragnarok bien que ce cher Dieu maintiendrait sûrement que ce n'était pas une unique question d'ennui pour cette fois-ci...
Tiens et si il jouait quelques tours aux passants ? Peut-être même à un ou deux dieux. C'est les réactions de ces derniers qui étaient les plus amusantes, ou alors celle de ceux osant s'aventurer dans la tour. Loki afficha son premier sourire de la journée, bon il allait bien trouver quelque chose après tout.

******

Hak' reposa pieds au sol avec une souplesse qu'on ne soupçonnerait pas chez quelqu'un de son gabarit. L'homme ne se retourna même pas pour voir si il avait achevé le monstre, pas la peine il savait que c'était fait. Il avait hâte de rejoindre l'étage supérieur et trouver un peu plus de défis, ici le niveau des monstres étaient trop faible à son goût. Même si, bien que du genre imbu de sa personne, Hak' n'était pas stupide au point de baisser sa garde si facilement, même les meilleurs pouvaient se faire avoir de manière aussi stupide. Pas question que ce soit son cas, il avait une réputation à tenir.
Hak' se retourna pour pouvoir ramasser la gemme que le monstre avait laissé quand il l'avait achevé. Une mauve. Un soupir franchit ses lèvres, les gemmes aux valeurs les plus faibles il n'allait pas aller loin avec ça. Il la rangea tout de même pour continuer son chemin.
Hak' progressa par la suite assez rapidement, les étages devenant moins évident et il n'allait pas s'en plaindre. Mais il songea tout de même que si il souhaitait aller aux étages bien plus haut, ici il fallait toujours viser plus haut après tout, il ferait mieux de trouver un ou une partenaire ? Bien que pour le moment le besoin ne s'en faisait pas ressentir.
C'est avec ces quelques pensées que Hak' atteignit l'étage 39. Le décor indiquant au passage que le décor serait glacial pour cette fois-ci, bon il était content de pas vraiment craindre le froid mais il se méfiait surtout des pièges de ce genre d'étages. Comme les crevasses par exemple ou les avalanches, ce genre de chose pardonnant difficilement en règle générales. Bien qu'ici il s'agissait d'un lac, mieux valait donc se méfier de la glace déjà fragmentée et qui risquerait de faire tomber dans l'eau glaciale quiconque feraient sous les mouvements trop brusques.
En parlant de mouvement, il y en a un qui attira le regard et l'attention d'Hak'. Il pouvait voir d'ici une jeune femme sur le point de se faire attaquer par un monstre aquatique, apparemment prise par surprise en vu de cette réaction. Mais cette personne d'ailleurs, il la connaissait... et savait déjà comment elle réagirait si il venait lui, lui donner un coup de main. La sauver ici n'est ce pas ? Bon il ferait mieux de penser aux sarcasme plus tard. Hak' se pencha légèrement en avant pour se mettre à courir usant au passage de sa foudre pour pouvoir atteindre la femme ninja et le monstre en un temps record. Juste au moment où la bestiole aquatique se décida à sortir sa « jolie » gueule de l'eau. Quelle mauvaise idée, pour elle. Quel bon timing, pour Hak'. Dans un vif et rapide mouvement il sortit son arme, la faisant tourner d'une main pour l'élan et charger l'énergie électrique, avant de l'abattre, transperçant la tête monstrueuse de part en part. Le monstre Wah, one-shot. Même quand il n'avait pas l’intention de frimer il le faisait sans faire exprès.... Bon autant aller jusqu'au bout non ? Hak' se retourna vers la jeune fille, large sourire arrogant et typiquement Hiroomien sur le visage. Bah c'est pas comme si il avait essayé de cacher sa fierté une seule fois dans sa vie après tout et puis si son interlocutrice réagissait au quart de tour, il gagnait. Ah ce qu'il aimait agacer son entourage :
« Eh bien mon timing est toujours parfais décidément ~ On dit quoi pour le service la Miss ? »
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Ikari
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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Dim 13 Mar - 22:23

Elle ne s’était jamais sentie autant piéger, sans pouvoir utiliser une foudre qu’elle ne contrôlait pas, sans pouvoir invoquer l’esprit convenable. Piégée, enchaînée, incapable. Les mots lui restaient en travers de la gorge par frustration. Les cartes de barrières ne pouvaient servir à quoique ce soit, trop froid, et si le poisson l’avalait ses protections seraient mise à mal. Mourir à l’étage trente-neuf… La honte voilait ses épaules comme un châle, l’amertume lui faisait mordre sa lèvre inférieure alors qu’elle regardait péniblement les dorsales se rapprocher d’elle, tourner autour du morceau de glace pour finalement lui faire face.
Pourtant la ninja avait sentie, vue, et tempêtée en elle, la personne la plus exécrable. La personne qui lui donnait envie de le frapper, de le tuer sans aucune forme de pitié, elle, ninja presque incapable de blesser un humain à cause des remords. Alors que le monstre aquatique rendait l’âme, l’invocatrice appela l’élémentaire du vent pour permettre à leur étrange « barque » de rejoindre les abords du lac. Même si elle aurait préféré le pousser dans l’eau.
 
Pas même un regard ne lui fut jeté, elle connaissait déjà sa stature et son physique et même si ses priorités n’étaient pas les hommes ou les femmes, Sheena devait reconnaître la beauté de celui-ci. Le seul bémol était son caractère. Ce fut d’ailleurs sans grand motif que sa jambe rencontra les flancs du garçon.
- Haku… J’aurais préféré ne pas voir ta sale tête ici ! Je me débrouillais très bien jusqu’à ce que tu m’imposes de force ta présence !!
Elle ne se fit pas prier pour lui cracher ses paroles au visage, haïssant cet aventurier trop prétentieux, trop assuré, trop si, trop ça et qui par-dessus tout avait un contrôle sur un élément qui lui était intimement lié, sur un élément qu’elle chassait éperdument depuis petite, jusqu’au point de s’exiler elle-même. Ses poings se serrèrent, la jointure de ses doigts blanchit alors que les souvenirs de son passé revenaient douloureux et peu agréables. Corrine en traitresse était grimpée sur l’épaule de l’ennemi de sa maîtresse. Celle-ci tournait déjà les talons, manquant légèrement de glisser comme à sa terrible habitude. Il lui semblait que Haku aussi n’était jamais monté plus haut que le cinquante et unième étage, l’endroit, le lieu de résidence de Volt ; elle savait qu’elle devait se dépêcher avant qu’un autre invocateur ne fasse un pacte avec lui, puisque après tout ce temps, toutes ses années, après ce qu’elle avait subi, l’idée qu’une autre personne puisse pactiser avec lui…
 
-Corrine, on y va.
S’en attendre, sans un mot de plus, sans se retourner, la Fujibayashi s’avança dans les escaliers ; le petit esprit ressemblant à un renard sautillant pour venir grimper sur les vêtements violets, non sans avoir salué Haku. Pourtant Sheena savait pertinemment qu’il allait la suivre, qu’ils allaient cheminer ensemble. Un soupir s’échappa alors qu’elle ralentissait un tout, tout petit peu, de manière à peine perceptible. Enfin, qu’il n’espérait pas s’arrêter au campement : si vite arrivée et si vite repartie, Sheena prenait déjà les escaliers pour l’étage quarante et un. De toute façon toutes ces personnes la mettaient mal à l’aise, ils étaient bruyant, presque sauvages et elle ne voulait faire affaire avec personne !

***

C’était toujours la même chose, la même routine, la même folie, le même sarcasme. Toujours, encore, identique, la pareil ! Nier avait encore migré, vers l’étage trente-sept, peut-être plus peut-être moins, qui comptait les étages de son propre chez soi ? Le paysage était une belle région montagneuse, aux pics acérés, aux chutes inévitables, et il pouvait déjà voir la mort qu’il allait offrir aux prochains, il pouvait déjà sentir l’odeur du sang. Son corps entier frémit à cette simple évocation et un sourire carnassier naissait sur ses lèvres. Il voulait savoir, il avait soif de cette connaissance… Que ferait un aventurier en voyant un homme à terre ? Un grognement peu humain parcouru sa gorge alors que sa lance se faisait planter dans la roche dur et âcre, il se laissa glisser contre celle, encore couvert du sang des pauvres moutons.
 
Attendre n’était clairement pas son fort, il était impulsif, impatient, égoïste et détestait perdre. Pourtant il se forçait à faire semblant d’être mal en point, attendant quelqu’un, attendant une proie. Le jeu en valait la chandelle, imaginer le visage d’un aventurier se faisant poignarder dans le dos, plus excitant que de s’en prendre à une pauvre femme et la détruire psychologiquement et physiquement. Cela permettait de réfléchir aussi un peu, de faire un planning de la journée, peut-être retrouver certains monstres, peut-être faire un crime ou deux, s’amuser avec une pauvre vierge… Des choses habituelles, peu communes et plutôt ennuyantes à force. Nier commençait à désespérer de trouver un adversaire à sa taille. A peine utilisait-il réellement sa forme de monstre, il n’utilisait pas sa force à son maximum, jouait plus qu’il ne se battait et trouvait au final la chose lassante.
 
Pourtant il lui fallait patienter, son regard, dès lors, se glissait sur les pics rocheux, sur les falaises abruptes, sur les paysages désertiques, nus de rivières, de fleuves, d’arbres… Nus de tous vivres, de toutes ressources. Une chaleur sèche chauffait la pierre, la poussière voletait en nuage rendant la respiration difficile et l’inhalation de particule brûlante pour la gorge. Enfin, ce n’était pas le genre de chose qui dérangeait Nier, en vérité, ça l’arrangeait même plutôt bien, les escaliers étaient dissimulés –lui semblait-il – en haut d’un amas de roches non stables que des monstres tels des verres de sable, prendraient un malin plaisir à détruire. Il imaginait déjà la tête des pauvres, pauvres petits aventuriers…
 
 ***


Cela faisait un moment qu’il avait atteint la tour, et bien entendu il n’avait aucun problème pour s’y déplacer, les monstres le laissant simplement tranquille, mieux ne valait-il pas énerver ce roi déchu. Si Kcalb se redirigeait sans cesse vers cette tour, s’il ne pouvait s’empêcher d’y être attiré ce n’était pas pour voir des gens mourir, pour se battre ou pour retrouver sa puissance d’antan, il avait depuis longtemps fais, de lui-même, un trait sur sa vie passée. Le démon savait qu’il ne pouvait pas la retrouver, et il s’était même interdit de la retrouver.
Nul besoin de grimper pour chercher ce qu’il voulait, même en dessous de la dizaine les documents enfouis dans certaines salles. Pour le roi la tour n’était pas seulement un lieu de violence, mais aussi à la manière d’une bibliothèque, une source de ressource, de culture mais bien plus encore, quelques données sur sa lignée, sur son passé et sur sa ville. Lui recherchait des choses bien spécifique, il attendait seulement que la tour ne lui donne une salle emplie de bibliothèques, d’étagères poussiéreuses, aux livres, aux pages, aux mots effacés, brûlés, effarés, oubliés. Il patientait jusqu’à ce qu’un sol de glace, de pierre, de feu ou d’herbe ne devienne qu’un parquet craquant, grouillant de rats et d’araignées. Une seconde, une heure, trois heures, un jour, cinq jours… Chaque fois il attendait dans une salle au hasard, une dont il était sûr qu’elle changeait, et doucement, la tour changeait, se métamorphosait en cette grande bibliothèque mi morte mi vivante, partagée entre des livres où l’écriture s’était estompée, où l’écriture s’était rendue ardente pour finir par prendre part à la poussière. Partagée entre les spectres la hantant, entre ces goules silencieuses, épiant dans l’ombre, entre ses objets possédés par une quelconque entité, entre ses fantômes emplissant l’aspect mystique de cette vieille bibliothèque par leurs plaintes sinistres et sombres.
 
Pourtant, à peine fut-il installé, près des escaliers, roi qui jamais ne fut dérangé, une présence vint le heurter. Il put sentir le froid émaner d’un petit être, dont du coin de l’œil il voyait un pelage sombre et quelques peu couvert de neige. Sûrement provenait-il d’un endroit de type montagneux et enneigé.
- Cela faisait un moment que je ne t’avais pas revu Matagot.

Sa voix était calme, presque diplomate, cependant à peine regardait-il le monstre, Kcalb avait simplement déposé sa lecture, tournant légèrement le dos à ce qui ressemblait à un chat. Depuis le temps qu’il vivait, ce roi pouvait au moins se dire qu’il connaissait du monde que ce soit par liens, par vues ou simples connaissances, mais parfois c’était aussi d’anciens sujets, de très vieux camarades, ou des nouveaux avec qui il avait eu une ou deux conversations. Mais dans ce présent, les gens qui l’entouraient étaient plutôt rares, dorénavant, ce n’était plus que des gens, des monstres avec qui il avait de très léger lien.
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Crayon
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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Mar 29 Mar - 4:17

Ça faisait quelques temps qu'il ne s'était pas retrouvé dans cette situation... il l'avait oublié, mais la femme dont il venait de dévorer l'âme était son dernier maître, maintenant que le garçon s'était bêtement fait tué dans les bas étages. Le chat était donc complètement libre, c'était un sentiment à la fois agréable et stressant, car s'il n'y avait plus personne pour l'appeler et lui demander d'utiliser sa magie pour quelques renforcement, en même temps il n'avait plus aucune proie à dévorer. En conclusion, il fallait qu'il aille chercher d'autres pigeons à l'extérieur de la tour, et ça le faisait sourire, car c'était un moment qu'il adorait, le sentiment d'être libre et de partir en chasse comme il le voulait. À moins qu'il mette sa chasse en pause et aille voir si une des familles n'avait pas besoin d'un "service" ? Il y avait toujours des informations à aller voler, des assassinat à perpétrer, et tout cela contre bonne rémunération évidemment. Le chat d'argent aimait beaucoup les défis, et s'infiltrer dans un lieu réputé très surveillé et imprenable était bien le style de challenge qui lui plaisait. Ou alors, tout en sautant dans les escaliers, il se dit qu'il irait bien se payer un repas dans un bon restaurant. Tellement de possibilités, et cela le rendait enthousiaste. Alors comme pour montrer et cracher son contentement aux yeux du monde, le chat galopait et sautait joyeusement dans les escaliers, au point qu'il ne prenait pas la peine de masquer entièrement sa présence et ne faisait pas attention à rester discret, et tout façon si in monstre dangereux le repérer, il pourrait toujours s'enfuir en disparaissant dans les ombres, ou en faisait diversion, ou encore en embrouillant l'adversaire avec ses qualités d'orateur. En tout cas, l'animal ne s’embarrassait pas de difficultés ni de grandes questions, la seule qui tournait dans sa tête en de moment concernait ce qu'il préférait faire après être sorti et par quoi commencer, il savourait sa matérialité et le fait d'être un être comme les autres, fait de chair et de sang. Pour l'instant surtout concentré à réfléchir sur ce qu'il allait faire une fois sorti de la tour, le petit monstre préféra descendre les escaliers plutôt que se fatiguer à chercher un passage secret pour sortir plus rapidement, dans tous les cas il faudrait qu'il descende et sans ailes c'était plus simple par l'intérieur.
Grim se stoppa quelques instants alors que la tour changeait, et qu'il entendait les étages se mouvoir et sentait les escaliers trembloter sous ses coussinets. Pourvu que le prochain étage n'ait pas un climat trop embêtant à traverser. Il ne descendait pas de bien haut, et arriva vers un étage dont l'odeur de vieux papier fut ce qui titilla en premier son museau, avant même qu'il n'ai fini de descendre les escaliers. Lorsqu'il atterrit sur ces quatre pattes, sans avoir besoin de regarder pour confirmer, il sentit une aura à la fois familière et mystérieuse s'imposer autour de lui, qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps, mais ce genre de présence de s'oublie pas. Il supposait que l'ancien roi qui se dressait dos à lui n'avait pour l'instant pas d'intentions belliqueuses, mais il resta sur ses gardes, et pas question de se départir de son rôle de matagot au caractère opportuniste, il agissait exactement comme on pourrait l'atteindre d'un chat d'argent aussi peu scrupuleux que le disait la réputation de ce genre de félin.
-"Heureux de vous revoir, Sir."
Annonça le chat d'un ton grave, bien qu'il s'agissait plus d'une formule de politesse totalement convenue qu'une réelle salutation. Malgré tout la marque de respect n'était pas factice. La neige sur sa fourrure noire se mettant à fondre, le chat s'ébroua pour retirer le plus gros de l'eau glacée qui parcourait ses poils, puis s'approcha d'un pas feutré vers son interlocuteur. Il ne comptait pas les années, mais ça faisait un bail qu'il ne l'avait pas vu, il avait même pensé qu'il avait fini par passer l'arme à gauche, ou qu'il avait fini rongé quelque part dans un coin. Grim grimpa sur les épaules du roi cornu, et lui fit son numéro de matagot. Inutile de tenter de lui proposer un contrat, mais ne laissant passer aucune occasion d'initier un échange ou un troc, comme à son habitude à chaque fois qu'il rencontrait une vieille connaissance, le chat lui proposa quand même les autres services qu'il avait en réserve.
-"Avez-vous besoin de quelque chose ? Une potion ou un élixir peut-être ? J'ai aussi des sorts et quelques malédictions amusantes... à moins que vous ne préfériez les poisons ? Je possède les habituelles toxines létales, paralysantes ou lénifiantes, mais aussi des poisons expérimentaux aux résultats surprenants..."
Assit sur l'épaule du sang bleu, le chat fit frémir ses moustaches sans grande utilité, rendu fébrile à cause du poids de l'aura et sa proximité, mais n'en perdit pas pour autant ses moyens, il faisait surtout très attention à ne pas avoir un mot de travers, mais en profita tout de même pour se renseigner ouvertement sur les raisons de sa présence ici, et peut-être au grès de la conversation, glaner quelques on-dit ou informations intéressantes ou utiles.
-"... À moins qu'une personne de votre importance ne cherche d'autres choses ? À venir musarder dans le coin ?"
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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Jeu 14 Avr - 15:35

Ok, là Fenrir en avait sa claque. Déjà, il avait dû traverser un ravin géant pour récupérer une nouvelle capacité, puis se battre contre quelques dizaines de monstres qui avaient bien faillit avoir sa peau, il avait alors été obligé de battre en retraite, pour récupérer des forces dans une sorte de caverne extrêmement humide, sous sa forme humaine. Et voilà qu'une bonne femme apparaissait devant lui, blonde aux yeux bleus et mielleuse à souhait, désirant sans aucun doute l'enjôler pour le voler.
Qu'est-ce qui ne tournait pas rond dans cet étage? C'était trop demandé pour un loup de se reposer tranquille sans qu'un malheur arrive ensuite, puis un autre, et encore un autre?

Il soupira, laissant clairement voir son exaspération à la demoiselle.

- Allez, reprenez donc un peu de ce délicieux vin ~

Fenrir poussa un grognement profond, dans le but de faire comprendre qu'il ne se laisserait pas tenter, malgré toute l'énergie qu'elle pouvait bien mettre dans son enjôlement.

- Oh ne soyez pas si vexé, laissez-vous tenter...

Elle se pencha en avant, dévoilant sa généreuse poitrine, puis se rapprocha de plus en plus dangereusement de Fenrir... Lequel la repoussa violemment à son opposé, dans cette étroite caverne. Elle poussa un cri aigu, ce qui eut pour effet de provoquer un mal de crâne au pauvre loup, qui commençait à vraiment en avoir marre de cette foutue tour, et de ces joueurs qui se croyaient tout permis.

Il se changea en loup nordique, espérant bien effrayer cette femme indésirable hors de sa vue. Cela fonctionna alors plus facilement qu'il ne l'aurait cru, puis il choisi de prendre une pause, une longue pause loin de cette fichue tour. Des petites vacances lui feraient du bien après tout.

***

Zhen observait toujours Fenrir dans ses aventures, dépité de ne pas pouvoir aider et intervenir plus que ça dans la tour. Lorsque cette... Femme apparue, cette aguicheuse de second rang qui commença à essayer de séduire son protégé, Zhen tourna alors rouge vif, les vitres autour de lui explosèrent, il entra dans une colère sombre. Il ne réfléchit pas plus, et fonça trouver la personne qui, il l'espérait, saurait trouver une solution à ce fâcheux problème.

Il quitta son sanctuaire au plus vite, et se dépêcha de rejoindre le contre-ville, courant à s'en faire exploser la poitrine. Il regardait sans cesse autour de lui, cherchant des yeux une chevelure rouge comme le feu. Plusieurs mères de famille éloignèrent leurs enfants qui jouaient, les personnes âgées changeaient de trottoir, tout le monde s'écartaient sur son passage.
Lorsqu'il fut arrivé en ville, seuls les regards étranges persistaient, il surprit même plusieurs jeunes lycéennes rougir. Mais il ne s'en préoccupait guère, surtout lorsqu'il repéra finalement la personne qu'il cherchait, occupée comme toujours à se jouer des passants. Sa cible regardait ailleurs, et il jouait à la perfection son rôle de Dieu de la Malice. Zhen attendit qu'il eut fini son petit jeu, puis l’agrippa par l'épaule, et, paniqué, lui apprit la nouvelle:

- Loki! Vite, cesse de t'amuser et vient m'aider à faire quelque chose pour empêcher Fenrir de se faire séduire par cette démone!

***

Encore une nouvelle journée qui commence. Jör n'avait rien de prévu aujourd'hui, et il ne se sentait pas de partir à nouveau à l'assaut de la tour. Son père l'obligeait bien à participer, mais il était las de ces quêtes sans sens. Il installa ses lunettes sur son nez, masquant ainsi légèrement ses yeux de serpents verts, pour effrayer le moins possible les domestiques. Il enfila une simple chemise blanche de satin, un pantalon noir uni, et ses bottes noires également. Il retroussa ses manches, laissant apparaître ses écailles, visibles également sur une partie de son visage et de son torse.

Il partit se promener par la fenêtre de sa chambre, et sauta de plusieurs étages, avant de retomber sous sa forme de serpent. Jör rasa ainsi le long du bâtiment, espérant juste ne pas tomber sur un connaissance sous sa forme humaine, ou même pire, son frère, son père, ou cet idiot de Dieu qui prenait soin de Fenrir.
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Feather
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MessageSujet: Re: I AM - The New And Last Life   Sam 16 Avr - 18:27

[j'ai viré lancelot finalement pour le remplacer par Wiggle]

Il n'était pas resté longtemps dans son étage de plage, dés qu'il eut englouti son  Saint Muffin aux myrtilles fait à partir de la dernière recette élaboré par cette guilde de cuisiniers chercheurs d’items rares et périssables, il était retourné au vingtième étage pour ne pas avoir à esquiver tout le monde, que ça soit aventuriers ou monstres, parce qu'il n'était pas en zone neutre. Là il l'était et il était même parti rendre visite à un « ami » qui l'était devenu par défaut à force de se voir.
Cet ami, c'était Peterson Wiggle, un slime qui essayait de faire des affaires dans cette tour pour nourrir sa famille qu'il ne voyait plus qu'une fois par moi et dont la photo demeurait depuis le début sur une petite étagère derrière son bar à côté des tasses à café. Il était bon cuisinier, très bon et ceux qui connaissaient la bâtisse se donnaient toujours à cœur joie pour venir y manger son célèbre potage au choux (dont les légumes poussaient d'ailleurs dans le petit potager qu'il avait fait dans le terrain à l'arrière du restaurant). Tout les aliments qu'il ne pouvait produire lui même était importer des meilleurs étages de la tour dans les meilleurs conditions, il paraissait même que les grains dont il se servait pour son café provenait des étages supérieur au quarantième. Pourtant, malgré cette attention dans ses produits, malgré ses qualités de cuisinier et son air chaleureux envers toutes les créatures qui entraient ici, il n'avait pas ou très peu de clients humanoïdes. Rares étaient ceux s'abaissaient à être servit pas un simple slime. Pas facile d'être ce genre de monstre dans un monde intolérant.
Lui, il aimait bien Wiggle et venir boire un chocolat chaud chez lui était toujours agréable. Assis au bar comme à chaque fois, avec sa petite tasse blanche entre ses mains et un morceau de cheese cake dans une petite assiette juste à côté, il écoutait vaguement les bruits de l'activité du restaurant tandis que le slime bleu essuyait sa vaisselle avec un torchon blanc derrière son bar. L'oeil de la bestiole poilue finit par tomber sur une lettre posée à côté du tiroir caisse.

« Des problèmes de livraison ? »

Peterson soupira en se dandinant un peu (les expressions, c'était quelque chose d'assez complexe chez les slime, trop pour un œil non averti). Encore un problème qui lui était tombé dessus et face auquel il aurait dû mal à faire face.

« Tu n'imagines même pas. Ces imbéciles d'aventuriers ont déjà tué trois livreurs en croyant que c'était des monstres sanguinaires comme ils ont l'habitude d'en croiser, enfin qu'ils pensent avoir l'habitude de croiser, et mon fournisseur ne veut pas risquer d'en renvoyer. Il faudrait que je me rende à l'étage 50 moi-même pour aller chercher ma commande... mais tu connais mon niveau, c'est déjà risquer pour moi rien que pour rejoindre mon restaurant ou la porte qui me ramènera chez moi »

Nouveau soupir, notre bestiole en face, prit une petite gorgée de son chocolat comme si de rien n'était, le problème était récurant, ces humains étaient de vrais sauvages. Puis soudaine, il sentit comme un regard très appuyé sur lui. Chose très étonnante quand on savait que celui qui faisait ça n'avait pas d'yeux.

« Hééé, mais toi, tu pourrais le faire pour moi non ? Ça va être juste une balade de santé après tout, cette hauteur d'étage, c'est presque chez toi ! »

Il cracha son chocolat.

« Quoi ?! Mais t'es malade, j'ai pas envie de me ressasser la vieille époque en retournant là haut juste pour aller te chercher trois morceaux de lard et un sac de farine, demande à quelqu'un d'autres.
-Les autres ne me doivent pas d'argent eux. »

C'était à son tour de soupirer.

« J'effacerais tes dettes.
-Ok, ok, j'vais essayer d'y aller... »

Et sur ceux, notre bestiole de mis à s'affaler sur le bar, tel une victime qui se maudissait, même si là, ce n'était que pour essayer de faire changer d'avis le slime.
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